Protection des Français contre le Covid-19 : la grande arnaque d’Emmanuel Macron.

22 Jan

« La France renforce ses contrôles à l’intérieur de l’Union européenne pour lutter contre la propagation des variants du coronavirus. » a prétendu Emmanuel Macron lors du Conseil européen consacré à la crise sanitaire, jeudi 21 janvier. Avec  l’introduction d’une obligation de présenter un test PCR réalisé 72 heures avant le départ pour l’ensemble des voyageurs (hors voyages dits essentiels) en arrivant dans l’Hexagone. Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront exemptés de cette obligation. Ces mesures s’appliqueront à compter de dimanche « à 00h00 », selon le communiqué de l’Elysée. 

Le président français a réaffirmé qu’il fallait une coordination renforcée sur les tests et mesures de quarantaine pour les voyageurs en provenance de pays tiers.

Il a rappelé que la France avait déjà décidé d’imposer systématiquement la présentation d’un test PCR négatif de moins de 72 heures, une quarantaine de sept jours et un second test à l’issue de la quarantaine aux voyageurs pour tous les pays extérieurs à l’UE, Royaume-Uni inclus.

Mais ce test PCR négatif de moins de 72 heures sera exigible à partir de la nuit de samedi à dimanche, dimanche à minuit, seulement pour les avions et les ferrys, dans toute l’Europe, au-delà de l’espace Schengen. En revanche, les automobilistes et les voyageurs qui prennent le train ne sont pas concernés par le renforcement des contrôles aux frontières liés au Covid-19.

Comprenez-vous ce que cela signifie ? Tout simplement que les migrants extra-européens qui ne voyagent ni en avion ni en ferry mais exclusivement en train, en voiture ou à pied, avec l’aide de passeurs et autres collabos ne sont pas concernées par ces mesures de protection de nos populations !

Résultat… rien de changé; « grand remplacement » oblige. Et ça porte un nom :

Le 22 janvier 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

L’administrateur du blogue du CER requière toute votre attention.

21 Jan

Son entourage très proche étant victime d’une sévère attaque du Covid-19, il doit prendre un certain nombre de dispositions pour protéger ceux qui lui sont chers, ce qui mobilise une grande part de son énergie et de son temps. Il va donc lui être très difficile d’assumer la gestion du blogue du CER comme la publication de nos articles au rythme habituel.

Il sollicite toute votre indulgence et espère renouer prochainement avec le cours habituel de nos publications. Il vous remercie de votre patience.

Le 21 janvier 2021.

Message de Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

21 Jan

Ce jeudi 21 janvier 2021, 228ème anniversaire du martyre de son prédécesseur le Roi Louis XVI, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, à l’heure même où le couperet tomba pour consommer le sacrifice du Roi-martyr, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant :

Merci à tous ceux qui en ce 21 janvier, priant ou pensant au Roi Louis XVI, pensent et prient pour la France dont bien des maux actuels découlent de ce sacrifice.
Puisse la France retrouver les chemins de la tradition et de sa vocation.

Louis, duc d’Anjou.

Le 21 janvier 2021.

A propos de TV Liberté.

20 Jan

Nous avons eu aujourd’hui le plaisir d’un long entretien, fort agréable, avec Anne Brassié, dans son émission « Perles de Cultures« , sur les ondes de TV Liberté. Celui-ci a donné lieu à un enregistrement et il sera diffusé d’ici à trois semaines environ. Vous serez tenus informés de la date précise de diffusion de cette émission.
A bientôt donc.

Le 20 janvier 2021.

Quelques nouvelles fraîches de Marion Maréchal.

19 Jan

L’avenir nous appartient !

Le 19 janvier 2021.

(Merci à Hervé Volto pour son information)

Scoop !

19 Jan

Demain, mercredi 20 janvier, à la veille du 228 ème anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI, le Conseil dans l’Espérance du Roi sera sur les ondes de TV Liberté, dans l’émission d’Anne Brassié, « Perles de Culture« .

Ne manquez pas ce bon moment.

Le 19 janvier 2021.

« Printemps arabes ».

19 Jan

Dans son édition datée des dimanche 17 et lundi 18 janvier, le quotidien Le Monde publie un cahier spécial de 12 pages au titre aussi nostalgique qu’irréaliste : PRINTEMPS ARABES, LA REVOLUTION INACHEVEE (https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/15/dix-ans-apres-les-printemps-arabes-le-chaos-et-l-espoir_6066426_3210.html). Comment cette prétendue « révolution » pourrait-elle être inachevée puis qu’il n’y a jamais eu d’authentique révolution ? Tout au plus quelques émeutes de populaces manipulées par les habituels fauteurs de troubles à leur avantage, tels les divers courants islamistes. On l’a d’ailleurs bien vu dans tous ces pays, de la Tunisie à l’Egypte en passant par la Syrie

Bien qu’il s’agisse du triste constat (inavoué) qu’il n’y a rien a attendre des masses arabes en matière de progrès ou même de prise de conscience des dures réalités de l’existence quant elles sont chaperonnées par l’islam, vous n’y trouverez pas la moindre autocritique des reportages et autres commentaires publiés à partir du 14 janvier 2011, après le renversement du président tunisien Ben Ali. Seulement une discrète petite phrase introductive qui résume le mal-être du quotidien officiel de la République :

« Dix ans après la vague de soulèvements, le renouveau espéré n’a pas eu lieu. »

La Une du Monde, le 15 janvier 2011

Un peu court quand on sait que la Tunisie vient de connaître trois nuits successives d’émeutes, noyées dans la répression et le sang ! Et que ces évènements ne manqueront pas de pousser un nombre encore plus important de migrants tunisiens vers les côtes européennes… Dont beaucoup perdront la vie au cours de la traversée de la Méditerranée.

Quel aveuglement.

Ou les méfaits de la rencontre entre les utopies des Lumières (que la Terre entière nous envie) et du droit-de-l’hommisme (que la Terre entière veut nous imposer). Ces gens sont fous.

Le 19 janvier 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

19 Jan

La richesse des archives de notre blogue est telle que l’idée nous est venue de rappeler de temps à autres au souvenir de nos amis lecteurs (surtout ceux qui viennent de naître !) quelques-uns des articles que nous y avons publiés. En voici un exemple (datant du 13 mai 2017) et qui devrait faire réfléchir alors que notre pays est frappé par une crise sanitaire sévère que le gouvernement d’Emmanuel Macron s’avère incapable de maîtriser. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride ! 

Souvenez-vous que du début à la fin du quinquennat calamiteux de François Hollande, nous avons publié chaque jour un Bulletin climatique quotidien de la République française (1 339 au total) qui décrivait les illusions, les échecs, les mensonges comme les turpitudes de celui qui se voulait un président « NORMAL » de la République française. Dans ce contexte, et malgré les apparentes nouveautés et autres promesses de la campagne présidentielle de 2017, nous avions perçu la gigantesque imposture de la candidature d’Emmanuel Macron et avions tenté de dissuader nos compatriotes de voter pour lui. Hélas, ils ne nous ont pas entendus et… n’ont pas fini de le regretter !

Nous avions ainsi publié, le 13 mai 2017, un ultime Bulletin climatique à l’intention des Français bernés. Le voici in extenso.

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CECI EST LE DERNIER BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

13MAI

NDCER : à la suite de la publication du texte qui suit, au soir du second tour de l’élection présidentielle, de très nombreux amis lecteurs de ce Bulletin climatique ont eu à notre égard (soit par leurs commentaires soit par leurs courriels) des mots qui nous ont émus. Ils se reconnaîtront. Qu’ils en soient vivement remerciés.

Nous ne ferons pas le bonheur des Français malgré eux.

Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (CER), en mars 2012, et dans la foulée de l’élection du candidat socialiste, François Hollande, à la présidence de la République nous étions convaincus que les cinq années qui s’ouvraient à nous seraient les pires que la France aurait à connaître depuis la dernière guerre mondiale.

Nous savions quelles seraient les conséquences catastrophiques de cette situation pour notre pays et la vie de nos compatriotes. Nous l’avons d’ailleurs exprimé par deux Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Et pourtant, jamais, depuis 1873, nous n’avons été si proches de pouvoir y mettre un terme pour donner à la France la chance de revenir au seul régime politique qui puisse lui être bénéfique : la monarchie.

Il nous a semblé alors indispensable de témoigner jour après jour du déclin de la France et des malheurs croissants des Français consécutifs à la gouvernance désastreuse qui venait d’être mise en place et de réunir à cette fin le plus grand nombre de preuves afin de les remettre à la Chambre d’instruction pour le Tribunal de l’Histoire que nous avons fondé par le Consilium Consulte du 10 février 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Nous l’avons fait, en particulier, grâce à la rédaction d’un Bulletin climatique quotidien de la République française qui avait pour objectif de rassembler les faits les plus marquants de la vie politique, sociale, économique ou culturelle de notre pays telle qu’elle résulte des institutions en place et de l’action mortifère de l’oligarchie médiatico-politique au pouvoir. De décrire en somme le climat dans lequel vécurent la France et les Français au long du quinquennat de François Hollande.

La somme des informations que nous y avons publiées et commentées est considérable (1338 Bulletins à ce jour) et constitue un exceptionnel témoignage pour les générations à venir. Nous avons consacré à ce travail beaucoup d’efforts et plus encore de temps. Que toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés et nous ont aidés en soient chaleureusement remerciés…Mais que le soient aussi tous ceux qui nous ont fait l’amitié de nous lire !

Cinq ans plus tard, tout ce que nous avions annoncé s’est hélas produit…au-delà même de nos craintes. Mais nous avions néanmoins le secret espoir que, aidés de nos observations et de nos réflexions, nos compatriotes ouvriraient enfin les yeux sur les calamités engendrées par la République et en déduiraient l’impérieuse nécessité d’y mettre fin.

Ils ne l’ont pas fait et ne nous ont pas entendus.

Mystifiés par la désinformation des médias aux mains des plus grands groupes financiers cosmopolites et par le bagou d’un jeune illusionniste aux dents longues et aux mains d’une camarilla sans foi ni loi, ils ont choisi de laisser notre pays perdre son âme. 

Désormais assujettie aux ploutocrates mondialistes, sous le joug d’une Union européenne germanisée et livrée à l’invasion de hordes barbares, la France va inexorablement sortir de l’Histoire. Détruite par la volonté de ses ennemis et l’aveuglement de ses propres enfants.

Les Bulletins climatiques quotidiens de la République française, publiés sur le blogue du CER, ayant ainsi perdu toute vertu pédagogique pour éclairer nos compatriotes, ils ne se justifient plus et votre serviteur a donc décidé, avec tristesse, d’y mettre fin.

Mais le blogue du CER continuera bien sûr, avec d’autres armes et sur d’autres terrains, à oeuvrer pour le retour du Roi qui restera pour la France l’ultime planche de salut.

Sic Transit Gloria Mundi.

En ce 8 mai  2017.

Jean-Yves Pons, OCSG, CJA.

Vaccination contre le Covid-19 : le gouvernement français est d’une incurie inégalable.

18 Jan

Souvenez-vous : tout va devenir possible… nous vaccinerons à tour de bras… priorité à nos anciens qui sont les plus à risque, etc. etc.

Résultat : pas plus tard que ce matin le brillantissime porte-parole du gouvernement, l’inénarrable Gabriel Attal, annonce aux personnes de plus de 75 ans qui devaient pouvoir prendre rendez-vous pour leur vaccination dès aujourd’hui… qu’il va falloir patienter !

Pour la bonne raison que les rendez-vous sont déjà complets pour plusieurs semaines dans la plupart des départements. « Notre campagne de vaccination va prendre plusieurs mois, a expliqué Gabriel Attal sur France 2. Ça va se faire progressivement. » Ainsi, au moment où la campagne de vaccination grand public débute, avec l’ouverture des rendez-vous aux plus de 75 ans hors Ehpad, le porte-parole a estimé qu' »il va falloir attendre un peu pour un certain nombre d’entre eux« . Doux euphémisme quand on l’entend ajouter ceci : « Pour les 15 millions de personnes vulnérables, les plus âgés et ceux qui ont des comorbidités, on se fixe (l’objectif) de les vacciner avant l’été. »

Çe n’est que dans six mois !

Les demandes de rendez-vous, ouvertes en fin de semaine dernière ont été marquées par un afflux de demandes, avec plus d’un million de rendez-vous déjà pris, alors que 833 centres étaient « ouverts et accessibles à la réservation« , selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais tous les seniors n’ont pas pu s’inscrire, générant quelques crispations. S’ils savaient que ce n’est pas par manque de bras médicaux ni de centres de vaccination mais

PAR MANQUE DE DOSES VACCINALES. OU L’INCURIE AU POUVOIR…

Dans le Var par exemple, aucun rendez-vous n’est disponible avant quatre semaines pour cette seule raison, indique BFMTV. « On est complet jusqu’au 17 mars« , indique même la mairie de Fréjus ! Un cauchemar.

Quand on sait que les derniers sondages indiquent que 54% des Français souhaitent désormais se faire vacciner… il va leur falloir beaucoup de patience et aussi de la chance pour échapper au virus et à ses mutants. Mais quand on sait aussi que l’Allemagne a déjà vacciné plus d’un million de ses citoyens, l’Italie près de un million et demi et le Royaume-Uni… trois millions et demi on sent monter une bouffée de colère.

Voterez-vous encore pour Emmanuel Macron en 2022 ?

Le 18 janvier 2021.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

A défaut d’une reprise économique, Bercy va creuser davantage la dette de l’Etat.

17 Jan

L’épidémie de Covid-19 fait désormais cohabiter deux France. L’une travaille, l’autre pas. La première s’ennuie mais prospère bon an mal an, la seconde se désespère, craint la banqueroute et ne doit son avenir qu’à la générosité de l’Etat qui distribue une manne financière dont…il n’a pas le premier euro. En annonçant, jeudi 14 janvier, un couvre-feu généralisé à 18 heures pour l’ensemble du territoire à compter du samedi 16 et « pour au moins quinze jours », le premier ministre Jean Castex semble avoir assumé cette dichotomie.

La nouvelle restriction vise à freiner « le contact social tout en maintenant l’activité économique et éducative », a souligné le locataire de Matignon. Il s’agit de limiter « l’effet apéro, si je puis dire », avait décrypté la veille Stanislas Guerini, délégué général du parti présidentiel, La République en marche. La plupart des Français continueront ainsi à exercer leur activité professionnelle quand tous les secteurs liés, de près ou de loin, à « l’apéro » (bars, cafés, restaurants), mais aussi au divertissement (salles de sports, de spectacles, théâtres, événementiel), accusés de stimuler la propagation du virus, resteront condamnés à la paralysie.

Pour cette France à l’arrêt, « qui ne souhaite qu’une chose : travailler », le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a reconnu ne pas être en mesure de donner de « visibilité sanitaire ». Si les chiffres de contaminations au coronavirus stagnent à un niveau jugé « préoccupant » sans être « alarmant », de l’ordre de 16 000 à 20 000 par jour, la menace d’une accélération de la pandémie due à l’arrivée d’un variant britannique, brésilien ou sud-africain, fait craindre un possible emballement qui obligerait l’Etat à avoir recours « sans délai » à des mesures plus strictes, tel un nouveau confinement.

Alors, à défaut d’offrir un horizon, Bruno Le Maire offre des millions ! L’arsenal de mesures de soutien aux entrepreneurs les plus affectés sera donc prolongé « aussi longtemps que nécessaire » et renforcé. Le fonds de solidarité, qui permet de toucher jusqu’à 200 000 euros, s’adressera désormais à un public plus large, allant des restaurateurs aux fabricants de nappes en papier jusqu’aux éleveurs de pintades et aux métiers de l’art (les secteurs dits S1 et S1bis), et sera accessible quel que soit le nombre de salariés employés – il était auparavant limité aux entreprises de moins de 50 salariés.

Le fonds cessera de déduire du calcul des indemnités les revenus issus de la vente à emporter et des livraisons à domicile. L’Etat prendra aussi en charge jusqu’à 70 % des coûts fixes des entreprises fermées administrativement et de celles qui appartiennent aux secteurs les plus touchés (S1 et S1 bis) qui ont un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros par mois. Cette aide exceptionnelle, qui se cumule avec celle du fonds de solidarité, sera plafonnée à 3 millions d’euros.

Enfin, l’échéance des prêts garantis par l’Etat sera « de droit » reportée d’un an et les exonérations de charges sociales seront prolongées, tout comme le recours au chômage partiel. Pour « soulager la trésorerie des entreprises », il sera aussi possible de différer l’amortissement comptable d’équipements sous-utilisés (fours, équipements de boîtes de nuits, machines de remontées mécaniques). A ce dispositif, le ministre a ajouté une mesure à destination des viticulteurs touchés par les sanctions américaines liées au conflit Boeing-Airbus pesant sur les vins et le cognac, en leur permettant de toucher une indemnité proportionnelle à la perte de leur chiffre d’affaires, dans la limite de 200 000 euros… Tout est bon pour réclamer l’aide de l’Etat et tant pis si ce sont nos petits-enfants qui devront rembourser ces dettes abyssales. Après tout, nous ne serons plus là pour voir leur visage grimaçant !

Car, ne l’oublions pas, au total, ces aides, sans compter le coût du chômage partiel, se chiffrent à quelque 4 milliards d’euros par mois, calcule Bruno Le Maire. Le tout sera financé par les crédits qui n’avaient pas été utilisés en 2020 et par ceux déjà prévus pour 2021. « Nous avons été prévoyants », s’est félicité le ministre. Quant aux Français qui s’inquiéteraient de savoir qui finira par rembourser ces milliards d’argent public, le transfuge de la droite l’a répété : « Nous n’augmenterons pas les impôts. »

Merci Bruno. Mais permettez que je m’inquiète pour ma descendance…

Pour cette France condamnée à l’inaction, le locataire de Bercy poursuit ainsi son rôle de protecteur de l’économie française, « quoi qu’il en coûte ». Pour l’autre moitié du pays, prête à se projeter dans l’après Covid-19 pour investir et consommer, le ministre promet d’engager « sans délai » la relance. Si Bruno Le Maire n’en a pas fait mention jeudi, Bercy serait même prêt à revoir le montant jusqu’ici avancé de 40 milliards d’euros (sur 100 milliards au total) censés être débloqués cette année. Une somme trop timide aux yeux de nombreux économistes. Emmanuel Macron l’a évoqué, mardi 12 janvier, lors d’un déplacement sur le site d’ArianeGroup, à Vernon, dans l’Eure. « Il avait raison. Il faut tenir compte de la nouvelle situation sanitaire. Il va falloir remettre du charbon dans la machine », confirme une source proche du ministre de l’économie.

« On peut rallonger toutes les pompes à morphine et redonner des cachets excitants, mais à un moment il faudra aussi se poser la question de savoir comment on renaît de tout ça. On emploie beaucoup d’argent public mais on ne parle pas beaucoup de réformes qui nous permettraient de croître mieux », réagit Eric Woerth, député (Les Républicains) de l’Oise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Les réformes ? Le locataire de Bercy en rêve. Mais celui qui ne manque jamais une occasion d’évoquer son souhait de voir les Français « travailler plus », de réformer le système des retraites ou les institutions, reste, pour l’heure, prisonnier de la gestion de la crise liée au Covid-19.

« Le virus et ses avatars continuent à décider de beaucoup de choses », atteste Eric Chaney, conseiller économique de l’Institut Montaigne, qui espère, comme beaucoup de ses confrères, une rallonge du plan de relance. Mais il serait prématuré de s’engager trop vite dans l’après-crise, reconnaît-il. « Une fois qu’on y verra plus clair sur la dynamique du virus mutant et que le plan de vaccination sera nettement plus avancé, alors oui, on pourra appuyer sur le bouton », dit-il.

Après presque une année soumise aux aléas du virus, ponctuée de confinements et de couvre-feux, le vaccin offre « l’espoir d’une sortie progressive de la crise d’ici à l’été prochain », a avancé Jean Castex. Mais « donner comme horizon l’été prochain, ce n’est pas audible pour le grand public. La lassitude est trop grande », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondage IFOP.

Il n’a pas tort. Car, même lorsqu’on va plutôt bien (en tout cas par rapport à la pandémie), disons-le franchement :

ON EN A MARRE.

Le 17 janvier 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.