BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (27/28 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Août

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Le rat et l’huître

«  Cette Fable contient plus d’un enseignement.
Nous y voyons premièrement :
Que ceux qui n’ont du monde aucune expérience
Sont aux moindres objets frappés d’étonnement :
Et puis nous y pouvons apprendre,
Que tel est pris qui croyait prendre.« 

Jean de La Fontaine, dans sa fable  » Le rat et l’huître « , annonçait déjà que les apôtres républicains de la laïcité finiraient par mourir de leurs contradictions et de leur mauvaise foi. Nous en eûmes déjà maints exemples mais la farce du  » burkini  » est un sommet en la matière.

La polémique née autour de cette ânerie des dirigeants de notre pays doublée d’une provocation de leurs amis musulmans ne cesse de provoquer des déflagrations politiques, désormais jusqu’au sein du gouvernement et même de la plus haute juridiction de l’ordre administratif de France, le Conseil d’Etat.

Jeudi 25 août, plusieurs ministres ont exprimé publiquement leurs réserves par rapport à la position dictée par Manuel Valls. Dans un entretien accordé à La Provence, le 17 août, le premier ministre avait dit  » comprendre  » et  » soutenir  » les maires – pour la plupart membres du parti Les Républicains – de plusieurs villes balnéaires qui ont pris des arrêtés demandant l’interdiction du port de cette tenue de bain par certaines femmes musulmanes.

 » La prolifération – de ces décisions municipales – n’est pas la bienvenue « , a estimé, jeudi matin, sur Europe 1, la ministre de l’éducation dite nationale, Najat Belkacem (son nom étant en la matière tout un programme). Elle a considéré que la multiplication des arrêtés municipaux «  pose la question de nos libertés individuelles : jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes mœurs  » ? Ce qui, il faut en convenir, est piqué au coin du bon sens a condition de ne pas en faire un… » casus provocationis  » !

Pour la ministre, la focalisation du débat politique autour de ce sujet «  libère la parole raciste « .  » Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques « , a conclu Mme Belkacem, après la publication, mardi 23 août, des photos du contrôle par la police d’une femme voilée sur une plage de Nice.

 » Je pense que ces arrêtés ne sont pas une dérive « , lui a répondu M. Valls, quelques minutes plus tard sur RMC. Désavouant sa ministre, le chef du gouvernement a rappelé que «  ces arrêtés ont été pris au nom même de l’ordre public, à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice, dans un contexte particulier « . Quant à un risque de surenchère raciste, c’est  » une mauvaise interprétation  » pour M. Valls. Fermez le ban. Mais Najat Belkacem n’est pas le seul membre du gouvernement à avoir exprimé une divergence sur le sujet avec M. Valls.

Dans un texte publié jeudi sur son site Internet, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a, elle aussi, lancé une mise en garde contre une  » polémique de tous les dangers « .  » Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité « , a-t-elle écrit, précisant que  » la laïcité ne peut pas et ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays « . Bref et comme dans d’autres domaines trop de laïcité tue la laïcité !

En réalité, le gouvernement se trouve une fois de plus confronté à ses contradictions et ses divisions internes sur la question de la laïcité et sur celle de la place de l’islam en France.  » Sur ces sujets, il n’y a pas une seule position possible, donc c’est forcément le bordel « , se désole avec bon sens un haut dirigeant socialiste.

Pour Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès,  » ce n’est qu’une étape supplémentaire d’un débat qui traverse la gauche depuis Lionel Jospin et l’affaire du voile dans les années 1980. Pendant vingt ans, la gauche a choisi d’éluder cette question, soit parce qu’elle considérait qu’il s’agissait d’une diversion, les vrais sujets étant économiques, soit parce qu’elle redoutait sa division « .

Mais le «  style Valls  » crée aussi et comme souvent, des remous. «  C’est toujours la même chose, il balance une énormité sans prévenir personne et, comme il est premier ministre, cela engage l’ensemble du gouvernement « , s’agace un conseiller ministériel.

Fidèle à lui-même, François Hollande a tenté de contenter chacun sans prendre clairement position. Raminagrobis :

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Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.*

S’exprimant jeudi à l’issue d’une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens, le chef de l’Etat, dans une allusion claire au débat sur le burkini, a invité à ce que  » chacun se conforme aux règles et qu’il n’y ait ni provocation ni stigmatisation « .

Le lendemain, vendredi, le Conseil d’Etat rendait son arrêt. Car s’en est un…

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), il s’est prononcé contre l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). L’ordonnance du tribunal administratif de Nice qui l’avait validé, le 22 août, est ainsi annulée par la plus haute juridiction administrative française. L’exécution de l’arrêté est suspendue. Dans cette commune, porter des vêtements religieux à la plage n’est donc plus interdit. L’ordonnance du Conseil d’Etat précise notamment que « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

La décision du Conseil d’Etat concernant l’arrêté de Villeneuve-Loubet se veut un arrêt de principe, il fera donc autorité pour toutes les juridictions administratives de France, où une trentaine de communes ont interdit le port de tenues « manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse lors de la baignade et sur les plages ». Mais il faut noter aussi qu’il se veut une limitation des pouvoirs de police des maires (battus en brèche chaque jour davantage) « Si le maire est chargé (…) du maintien de l’ordre dans la commune, il doit concilier l’accomplissement de sa mission avec le respect des libertés garanties par les lois », écrit le Conseil d’Etat. En pratique, le Conseil d’Etat choisit donc de restreindre l’étendue du pouvoir de police des maires, qui ne peuvent réguler l’accès à un espace public en raison d’une tenue considérée comme manifestant une appartenance religieuse.

Finalement, le vrai caillou dans l’espadrille des gouvernements successifs de la République n’est autre que…la présence pléthorique et ostentatoire d’une communauté musulmane de plus en plus revendicative de sa religion et de ses pratiques dont ils ne savent plus comment se dépêtrer.

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La solution à ce problème est dans sa formulation.

* Jean de La Fontaine : Le chat, la belette et le petit lapin

Et les racailles du 9-3 qui font la loi 

Tous les soirs, cet habitant de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) va chercher sa femme à l’arrêt de bus Hôtel de Ville. Il ne veut pas la laisser seule dans le sombre passage de la Croix-Blanche qui mène à leur appartement. « Ça ne coûte rien de marcher 100m. C’est mieux que d’attendre quatre heures au commissariat pour porter plainte« , ironise ce Français originaire du Cambodge. Comme de nombreuses femmes asiatiques de Seine-Saint-Denis, son épouse a été victime d’une tentative de vol à la tire par une de ces innombrables « Chances pour la France » venues du Maghreb ou d’Afrique. « Ils étaient trois, près de l’arrêt de bus. Elle s’est accrochée à son sac, elle a été projetée au sol« , raconte son mari.

La faute à des préjugés coriaces, qui avait déjà fait de nombreuses victimes dans le quartier parisien de Belleville en 2011 : les Asiatiques transportent beaucoup d’argent liquide, ils parlent peu Français et ne portent jamais plainte. « Les jeunes attendent ici et là, explique cet informaticien, en pointant des recoins discrets. Parfois, des guetteurs les appellent depuis le tramway ou l’arrêt de bus, du genre ‘attention, vous allez réceptionner des asiatiques avec des sacs’« .Et d’ajouter : « On a parfois l’impression d’être un lapin dans la savane. Quand on sort du terrier, on regarde à droite, à gauche, s’il n’y a pas de prédateur. »

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A quelques kilomètres plus à l’Est, à Aubervilliers, une ville où se trouve une forte communauté chinoise, cette violence a fait un mort. Agressé le 7 août, Zhang Chaolin, un couturier de 49 ans, n’a pas survécu aux coups qu’il a reçus. Un drame qui ne surprend pas l’association pour l’amitié chinoise en France. Dans le petit local de la rue Henri Barbusse, de grandes photographies sont étalées sur la table. Visages tuméfiés, lèvres suturées, mains bandées, bras en écharpe… Il y a là une soixantaine de photos de victimes d’origine chinoise ou asiatique, agressées depuis le début de l’année. « Ici, tout le monde a subi au moins une agression« , résume Qian Chen, un assureur de 29 ans. Arrivé dans la commune il y a un mois, il a subi une tentative de vol dès la deuxième semaine.

A côté de lui, Zheng Jiqing, un étudiant en droit de 21 ans, a failli perdre un œil, le 15 janvier à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). « J’accompagnais ma sœur en mode escorte. Huit personnes nous suivaient, en se rapprochant de plus en plus. Je me suis retourné, j’ai pris un coup de batte dans la figure« , témoigne-t-il. Aujourd’hui, il a perdu 75% de la vision de son œil gauche. « J’ai de la chance d’être encore là« , commente-t-il. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, les vols avec violence ont triplé en un an à Aubervilliers, 105 contre 35 sur les sept premiers mois de l’année.

Face à ces violences, la communauté chinoise se sent pourtant abandonnée. « Lorsqu’on appelle la police, ils ne viennent pas. Et quand ils viennent, ils nous disent ‘c’est normal, bienvenue à Aubervilliers’« , s’agace Eric Ha, un restaurateur francilien. Les longues heures d’attente nécessaires à un dépôt de plainte reviennent régulièrement dans la conversation.

La police n’est pas la seule cible de leurs critiques. « A l’endroit où M. Zhang est mort, rue des Ecoles, on avait demandé à la mairie de mettre des caméras« , raconte Cao Huaqin, le président de l’association pour l’amitié chinoise en France. Résultat : RIEN. Ils dénoncent enfin le « laxisme » de la justice et du gouvernement. Les quelques mesures annoncées par la mairie et la préfecture – renforcement des effectifs policiers, vidéo surveillance – ne les convainquent qu’à moitié. Mais les médias et les associations ne sont pas oubliés. « Ils sont où SOS Racisme ? On est agressé, il y a un mort« , tonne Eric Ha, hors de lui.

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Au lieu de faire des  selfis avec ces voyous…

Alors, pour faire face, la communauté s’organise. Depuis la mort de M. Zhang, deux manifestations ont été organisées et une troisième est prévue le 4 septembre, à Paris. A Aubervilliers, l’association de M. Cao a mis en place des escortes autour des métros, ainsi qu’un groupe de discussion sur Wechat, le réseau social chinois. « Si quelqu’un se fait attaquer, il peut poster un appel au secours« , indique M. Cao. La victime est ensuite prise en charge par l’association, pour les soins et le dépôt de plainte.

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Manifestation contre les agressions dont ils sont victimes

A La Courneuve, plusieurs habitants ont pris une décision radicale, en septembre 2015, après l’agression d’une femme enceinte, rouée de coups en bas de son immeuble. Chaque soir, de 20h à 23h30, une vingtaine d’habitants du passage de la Croix-Blanche, en majorité asiatique, descendent passer la soirée au pied de l’immeuble, pour attendre les personnes qui rentrent tard et éviter les agressions.

On a pas monté une milice pour écraser les racailles, on veut juste leur montrer qu’on vit ici et qu’on veut vivre en paix. Et pourtant, ne serait-ce pas la meilleure solution ? Les débuts furent difficiles. « On se faisait caillasser, on recevait des œufs, des oignons, des bocaux en verre« , raconte Limiao, 31 ans, un des habitants à l’origine de cette initiative. Au bout d’un mois, la mairie a accept de leur prêter une salle, en bas de leur immeuble.

Un an après, cette présence a permis d’améliorer la situation. Ce lundi soir du mois d’août, une vingtaine de personnes d’origine asiatique papotent tranquillement dans la cour ou jouent aux cartes dans la salle. « Il y en a toujours qui viennent faire le guet, voir si on est là« , explique Limiao, en montrant les vélos qui tournent à quelques mètres de là. A l’exception notable d’une violente altercation le soir du 13 juillet, à coup de feux d’artifice, les violences dans le passage de la Croix-Blanche ont diminué. « Le problème s’est déplacé, mais il n’est pas réglé« , estime une habitante d’origine portugaise, qui préfère rester anonyme. Car les racailles sont toujours là et, en plus…elles se reproduisent !

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Quelques  » Chances pour la France « , au hasard

Surtout, la lassitude gagne certains des habitants, qui aimeraient bien que cette mobilisation ne soit que temporaire. « Je préférerais passer mes soirées chez moi, avec mes enfants, avoue Limiao, un peu agacé de faire « le travail de la police » en plus de son boulot de manutentionnaire à Paris. Notre présence est le symbole de leur inefficacité, alors que le commissariat n’est qu’à 100 mètres d’ici… »

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Il n’y a pas de doute, la solution à ce problème est bien dans sa formulation.

 

Croissance française en berne ; croissance espagnole en hausse

Cherchez l’erreur

La croissance économique a été nulle en France au deuxième trimestre, a confirmé vendredi l’Insee, rendant incertain l’objectif gouvernemental d’une hausse de 1,5% du PIB cette année. A l’origine de ce résultat décevant : un ralentissement de la consommation des ménages, mais aussi une baisse des investissements et un recul de la production, affectée par les mouvements sociaux contre la loi travail, précise l’institut statistique.

Moteur traditionnel de la croissance française, les dépenses des ménages ont ainsi stagné entre avril et juin (0,0%), avec une baisse dans les services (-0,1%), attribuée notamment à « un contrecoup après l’achat des billets de l’Euro 2016 de football au premier trimestre » ! La bonne blague…

Les dépenses d’investissement se sont pour leur part repliées (-0,2%), alors qu’elles avaient augmenté de 1,3% au premier trimestre. La production, enfin, a reculé de 0,1%, après une hausse de 0,7% en début d’année, avec une chute notable dans le secteur des biens manufacturés (-0,9%).

Pour le gouvernement, qui a fait de sa capacité à tenir ses engagements budgétaires un argument politique, ce coup d’arrêt est problématique, alors que Bercy doit trouver des marges de manoeuvre pour bâtir son budget 2017, qui prévoit quelques modestes baisses d’impôts pour les ménages, promises par François Hollande pour acheter quelques voix lors des élections à venir.

Jeudi, le Premier ministre Manuel Valls a assuré qu’il maintenait son objectif de croissance à 1,5% du PIB cette année. Pour cela, « il faut de la croissance au troisième et au quatrième trimestre. Nous avons le sentiment qu’il y en a« , a-t-il argumenté. Il se  » veut confiant « , selon l’expression consacrée directement inspirée par la méthode d’Emile Coué de la Châtaigneraie…

Mais « les conditions ne me semblent pas réunies pour réenclencher la reprise francaise sur des rythmes trimestriels qui permettraient d’atteindre 1,5%« , estime une analyste de BNP-Paribas qui rappelle quelques éléments négatifs : la « baisse de la fréquentation touristique« , mais aussi « les mauvais résultats de la production agricole » et « l’incertitude liée au Brexit« . Des obstacles de plus pour une réelle reprise de l’activité qui pèsent davantage que le contre-coup de l’après vente des billets de l’Euro 2016 de foot !

Et, pendant ce temps-là, la croissance de l’économie espagnole est restée vive au deuxième trimestre, grâce à une demande des ménages toujours aussi soutenue et à une hausse des exportations et ce malgré l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis la fin 2015.

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Mariano Rajoy

L’Espagne est privée de majorité parlementaire depuis les élections législatives de décembre dernier. Le scrutin anticipé de juin n’a pas permis de débloquer la situation, l’émergence de Ciudadanos, au centre, et de Podemos, à gauche, ayant privé le Parti populaire de Mariano Rajoy, arrivé en tête des deux scrutins, de la majorité absolue au Congrès des députés.

Le Premier ministre sortant a dit la semaine dernière qu’il se soumettrait à un vote d’investiture au Parlement, programmé pour le 30 août, mais rien ne garantit qu’il obtiendra cette investiture, ce qui fait planer la perspective de nouvelles élections d’ici Noël.

Et pourtant le blocage politique ne semble pas avoir à ce stade freiné la croissance. Au point que l’on peut s’interroger sur l’importance de la stabilité du pouvoir politique en France !

Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) espagnol a augmenté de 0,8% sur la période avril-juin, affichant ainsi l’un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro, selon les données définitives publiées jeudi par l’Institut national de la statistique (INE). Ce taux de croissance est similaire à celui enregistré au premier trimestre et est même supérieur de 0,1 point de pourcentage à une première estimation de l’INE.

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Sur un an, la croissance a été de 3,2% au deuxième trimestre. Quant à la consommation des ménages, elle a augmenté de 3,6% sur un an, avec notamment un pic des achats de biens durables. Sur l’ensemble de 2016, la hausse du PIB pourrait être de 2,9%, soit plus que l’objectif officiel de 2,7%, a déclaré le mois dernier le ministre de l’Economie Luis de Guindos. 

Un résultat à faire pâlir de jalousie François Hollande et ses sbires, Valls, Sapin et les autres.

 

Parlons-en d’ailleurs de Manuel Valls…

à propos de la fiscalité des ménages

Le Premier ministre a évoqué jeudi 25 août sur BFM TV et RMC une baisse de l’impôt sur le revenu en 2017, dont les modalités restent à préciser (nous avons vu ce qu’il fallait en penser plus haut). Il a, au passage, affirmé avoir fait diminuer la fiscalité sur le revenu des ménages depuis qu’il a pris la tête du gouvernement, le 31 mars 2014.

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Manuel Valls

CE QU’A DIT MANUEL VALLS :
« Nous avons fait baisser, depuis que je suis premier ministre, l’impôt sur le revenu. 12 millions de personnes des classes moyennes et des couches populaires ont vu leur impôt baisser. Dans mon discours de politique générale, j’avais dit que nous baisserions de 5 milliards l’impôt sur le revenu. Nous y sommes et nous allons poursuivre cette baisse. »

EN VERITE…C’EST UN MENSONGE.
Si l’on se réfère aux comptes de l’Etat de 2012 à 2015 et aux prévisions pour l’année 2016 mentionnées dans la loi de finances initiale, l’affirmation de Manuel Valls est fausse car l’impôt sur le revenu a augmenté chaque année depuis l’élection de François Hollande, quelque soit le Premier ministre.

En quatre ans, le produit régalien net de l’impôt sur le revenu (c’est-à-dire ce qu’il rapporte réellement à l’Etat une fois les déductions et erreurs prises en compte) est passé de 60,27 milliards d’euros en 2012 à 70,8 milliards en 2015. La prévision pour 2016 est de 72,3 milliards d’euros, ce qui représente au total une hausse de 20 % en quatre ans. Soit nettement plus que l’inflation (3,4 % selon l’Insee) ou que la hausse de l’ensemble des recettes fiscales (2,2 %) au cours de la même période.

Une partie de cette augmentation s’explique certes, par exemple, par des mesures fixées les années précédentes, dont les effets s’appliquent à retardement, comme la suppression de la déductibilité des intérêts d’emprunts immobiliers décidée en 2011 (qui a conduit à environ 500 millions d’euros de déductions en moins par an sur cinq ans depuis 2012).

Ou encore le remplacement de la prime pour l’emploi par la prime d’activité. Cette dernière est désormais versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et est donc sortie du champ des impôts, entraînant une hausse d’impôt compensée par ailleurs.

Il reste néanmoins faux de dire, comme le fait Manuel Valls, que l’impôt sur le revenu aurait baissé ces dernières années. Il est aussi trompeur d’occulter les hausses d’impôt décidées jusqu’en 2014, ce que le Parti socialiste a également fait récemment dans un tract sur le bilan du quinquennat.

Le Premier ministre a en revanche raison d’affirmer que certains contribuables ont bénéficié d’une baisse de leur impôt sur le revenu depuis sa nomination à Matignon. Au total, selon les chiffres du gouvernement, 12 millions de ménages ont vu leur contribution diminuer de 300 euros à 1 200 euros. Cela reste loin de représenter l’intégralité des 19,2 millions de foyers qui étaient redevables de l’impôt sur le revenu en 2013.
Il faut néanmoins rappeler que ces mesures visaient en grande partie à rectifier le tir après des hausses d’impôt qui avaient affecté des ménages parmi les plus modestes. 1,35 million de foyers, et pas des plus aisés, étaient par exemple devenus imposables en 2014 par l’effet de mesures décidées au début du quinquennat de François Hollande.

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Toujours Manuel Valls

Lorsqu’il avait fait ces annonces dans son discours de politique générale, le 8 avril 2014, le Premier ministre avait d’ailleurs bien précisé que ce geste, limité à certains contribuables, était destiné à « améliorer le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes », alors que son intervention, jeudi 25 août, laisse plutôt entendre, à tort, qu’il s’agit d’une baisse globale de l’impôt.

Mais, comme d’habitude avec Manuel Valls,  » il avalerait une souris et la queue dépasserait…il dirait que ce n’est pas vrai . »

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Grand projet au château de Chambord :

La renaissance du jardin à la française et de la grande perspective

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Dans sa stratégie de développement, le domaine national de Chambord fait de l’amélioration des conditions d’accueil du public une priorité. C’est ainsi que l’établissement public souhaite restituer les jardins à la française et la grande perspective dans leur état du XVIIIe siècle, afin de permettre aux visiteurs de découvrir le château non plus comme un objet isolé, mais comme l’élément d’une composition majestueuse mêlant des espaces naturels sauvages (le parc), aménagés (le jardin) et une construction architecturale exceptionnelle.

La restitution des jardins à la française est un projet à très grande visibilité, d’intérêt international. L’image de ces jardins est indissociable de la grande façade de Chambord, mondialement connue, car ils se situent aux pieds du château, dans un terrassement dessiné pour Louis XIV. Les axes fondateurs, la structure et les perspectives qui ont présidé à la composition de ces jardins au XVIIIe siècle sont toujours présents aujourd’hui. La plupart des prises de vue du château incorporent ces espaces.
La perception du visiteur en sera transformée : les jardins à la française offriront une transition entre le château et la forêt, remettant en majesté la façade d’honneur par deux lignes d’arbres qui dirigent l’œil dans sa contemplation.

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La perspective, longue de 4 560 mètres, traverse le château de part en part dans le strict alignement de l’escalier à doubles révolutions. Elle est le prolongement, en ligne de fuite, des bras de croix Nord et Sud comme une projection de l’architecture intérieure du château. Ces allées qui se fondent dans la forêt concourent à mettre le château en majesté. Elles participent à une meilleure perception du monument par le public. Le château impose sa géométrie aux espaces extérieurs à partir de 1680, à travers les axes Nord-Sud et Est-Ouest qui règlent la composition du jardin au Nord et à l’Est, mais également celle de la place d’armes et des écuries au Sud. La première conception de cette perspective figure dans des plans conçus pour Louis XIV en 1683 par Jules Hardouin-Mansart. L’installation de cet axe majeur, sous sa forme actuelle, s’effectue au XVIIIe siècle

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Le projet de Chambord est exemplaire dans la fidélité de la restitution et rare dans le croisement des données scientifiques : archives, plans anciens, gravures mais aussi prospection géophysique confirmant à quelques dizaines de centimètres près les emplacements figurant dans les plans. Le projet consiste à restituer le jardin installé en 1734, dans son évolution du milieu du XVIIIe siècle, qui correspond à l’état des abords le plus durable de l’histoire de Chambord.

Le 27 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Août

Après Vintimille, la  » Jungle  » de Côme

Car la Suisse ne veut pas des milliers de migrants clandestins venus du sud de l’Italie et qui cherchent à violer sa frontière.

Admirez ces paysages du lac de Côme :

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Comment pourrait-on les imaginer ainsi : 

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C’est pourtant ce qui arrive à la petite ville italienne de Côme, transformée en nouvelle « Jungle » de Calais .

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Blason de Côme ou la Liberté en chute libre

Cela fait un mois environ que quelque 500 migrants ont élu domicile dans l’espace public situé au pied de la gare San Giovanni de Côme, dans le nord de l’Italie. Erythréens et Ethiopiens sont majoritaires, mais on trouve aussi des Guinéens, des Gambiens*, des Soudanais… 

L’apparition de ce camp sauvage remonte à la mi-juillet. A Chiasso, rien qu’en juillet, les gardes-frontières suisses ont interdit l’entrée à 3 560 personnes. La plupart des candidats à l’asile étant sans papiers, ils doivent être renvoyés dans le premier pays où ils ont été enregistrés en vertu des accords de Dublin, dont la Suisse applique les règles, même si elle ne fait pas partie de l’Union européenne. Dans la quasi-totalité des cas, les migrants sont donc expulsés vers l’Italie qui doit subir leur présence et la dénaturation de son magnifique environnement.

 

Adam, un Soudanais souriant de 25 ans, est ici depuis dix jours. Il raconte facilement son voyage qui a commencé en juin : d’abord l’Egypte, puis la traversée de la Méditerranée pendant quatorze jours sur un bateau de fortune. « Mon rêve est d’aller en France », explique-t-il avec les quelques mots  d’anglais qu’il connaît. Au Soudan, il cultivait le coton. Une fois en Italie, il est d’abord allé à Vintimille, où on lui a refusé le passage en France. Il est venu à Côme pour retenter sa chance par le nord en traversant la Suisse. En vain.

Comme Adam, la plupart des migrants tentent d’abord de passer en train. Mais dans tous les wagons, les contrôles sont devenus systématiques. Pour ceux qui traversent à pied, par les chemins de montagne, l’accès est tout aussi surveillé. Migrants et associatifs du lobby immigrationniste ont observé des hélicoptères et des drones thermiques, qui sillonnent la frontière. Une fois interceptés, les clandestins sont fouillés, interrogés puis renvoyés en Italie où ils campent dans des lieux improbables dans des conditions sanitaires précaires : des cas de gale, de tuberculose et même de malaria ont ainsi été détectés. Car ces bonnes personnes qui rêvent d’ « aller en France » ne manquent pas d’apporter dans leurs maigres bagages leurs cultures, leurs moeurs mais aussi leur maladies contagieuses…

Au bord du lac de Côme, à dix minutes à pied de la gare San Giovanni, les touristes qui n’ont pas encore fuit savourent encore la beauté des lieux. Mais pour combien de temps ?

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Quelque 500 migrants ont élu domicile dans l’espace public situé au pied de la gare San Giovanni de Côme

Pour ceux qui n’ont pas l’intention de demander l’asile en Suisse, la Confédération helvétique est dans son bon droit, puisqu’elle applique à la lettre les règles en vigueur sur le continent. La ministre de justice et de la police, Simonetta Sommaruga, l’a récemment confirmé lors d’une conférence de presse : la Suisse ne deviendra pas un pays de transit. Tout juste est-elle prête à accepter ceux qui ont de la famille dans le pays. Déjà, hélas, la municipalité de Côme, prise à la gorge, a décidé d’installer des baraquements en dur pour abriter tous ces migrants qui ne manqueront pas de passer l’hiver en Lombardie.

La « Jungle » de Côme n’en est qu’à ses débuts.

* À propos des Gambiens, il nous revient une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM – http://www.iom.int/cms/fr/sites/iom/home.html), publiée au printemps 2015 et qui montrait que ceux-ci constituaient l’un des plus importants contingents de migrants sub-sahariens (avec les Sénégalais, les Camerounais, les Nigérians, les Nigériens, les Maliens, etc.). Ce qui revient à faire le constat qu’il s’agit non pas d’une immigration d’asile consécutive aux persécutions guerrières mais bien, comme nous le prétendons depuis toujours, d’une immigration économique de gens miséreux qui viennent en Europe pour y couler des jours meilleurs et s’y installer avec leurs familles. Ce sont les victimes de la nouvelle traite négrière mais aussi les instruments du « Grand Remplacement«. Ne soyez pas dupes ! Ouvrez les yeux :

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la Gambie est le plus petit Etat d’Afrique ! Et sa population n’est que de 1,8 millions d’habitants. Alors, imaginez ce qui se passera quand les autres finiront par se mettre en marche…

 

Ne vous trompez pas sur les véritables objectifs militaires de la Turquie

Nos médias officiels se sont enflammés cette semaine sur l’offensive éclair, mercredi 24 août, de quelques milliers de rebelles syriens soutenus par des F16 et des chars turcs qui sont parvenus à prendre aux djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) la ville syrienne de Djarabulus, à l’ouest de l’Euphrate, non loin de la frontière turco-syrienne. Prétendant que le régime de Recep Tayyip Erdogan venait de lancer par là-même une campagne militaire visant à l’éradication des forces du prétendu Etat islamique.  » La Turquie ne tolérera aucun fait accompli en Syrie « , a d’ailleurs expliqué aussitôt le chef de l’Etat turc.

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Couverts depuis les airs par la coalition anti-EI menée par les Etats-Unis, dont on connaît les liens avec la Turquie, les rebelles syriens n’ont pas eu de mal à établir leur contrôle sur la ville. Et en début de soirée, des photos de combattants posant dans le centre-ville déserté de Djarabulus commençaient à circuler sur les réseaux sociaux. Visiblement, la conquête de cette ville stratégique, dernier point de contact du  » califat  » avec le monde extérieur, a été rapide, la plupart des djihadistes ayant pris la fuite vers Al-Bab, un autre bastion de l’EI au sud-ouest, avant l’arrivée des combattants. L’opération a causé la mort…d’un rebelle syrien.

Soutenue par la coalition internationale, l’incursion de l’armée turque marque de fait un nouveau tournant dans la guerre en Syrie. Mais pas le tournant auquel prétendent nos médias officiels pour tenter de redorer le blason passablement terni du régime de Recep Tayyip Erdogan. Baptisée  » Bouclier de l’Euphrate « , elle a pour cible non seulement et marginalement l’EI, mais surtout les combattants kurdes des unités de protection du peuple (YPG), le bras armé du Parti de l’union démocratique (PYD), affilié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), en guerre contre Ankara depuis 1984 et qui font un travail militaire considérable contre l’EI en Syrie. Dailleurs, selon un officiel turc, l’opération vise à  » sécuriser la frontière turque « , à  » aider la coalition anti-EI  » ainsi qu’à  » créer une zone libérée des terroristes au nord de la Syrie « .

En réalité, les djihadistes de l’EI et les milices kurdes sont mis sur un même plan par les autorités turques car Ankara est bien décidé à empêcher la jonction des trois régions kurdes de Syrie (Afrin à l’ouest, Kobané et Djazira à l’est) que le PYD brûle de voir émerger en une seule région autonome kurde aux portes de la Turquie. Fort du soutien américain (frappes aériennes, armes, conseillers), à la pointe du combat contre l’EI, les Kurdes syriens se sont d’ores et déjà rendus maîtres d’une bande de 400 kilomètres à l’est, le long de la frontière turque, depuis l’Irak jusqu’à Kobané. Pour la Turquie, il est impensable que les 90 kilomètres restant, de Djarabulus à Afrin, puissent tomber aux mains des  » cousins  » du PKK.

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Et c’est alors qu’apparaît, une fois encore le grand écart du gouvernement des Etats-Unis dans sa (ses) politique(s) au Proche-Orient. Epine dans le pied de la relation turco-américaine, la question du soutien de Washington aux milices kurdes de Syrie a dominé la visite du vice-président américain Jœ Biden, arrivé mercredi à Ankara, quelques heures après le lancement de l’offensive sur Djarabulus. Le soutien de Washington à la Turquie est sans faille.  » Nous voulons aider les Turcs à débarrasser la frontière de l’EI « , a-t-il déclaré hypocritement sitôt arrivé, précisant que conseillers américains étaient présents au sein de la cellule de planification de l’offensive.

Soucieux de ménager le partenaire turc, allié incontournable au sein de l’OTAN, M. Biden a lancé un avertissement aux milices kurdes, les sommant de se retirer sur la rive orientale de l’Euphrate, faute de quoi  » elles ne pourront en aucune circonstance recevoir le soutien américain « .  » Les milices YPG doivent se retirer à l’est de l’Euphrate. Si elles ne le font pas, nous ferons tout ce qui est nécessaire pour « , a renchéri, mercredi matin, Mesut Cavusoglu, le ministre turc des affaires étrangères. Comme Manbij, ville syrienne située à 30 kilomètres au sud de Djarabulus, est située à l’ouest de l’Euphrate, les Kurdes syriens devront s’en retirer.

Lorsque les milices kurdes, associées à des combattants arabes au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), avaient lancé leur offensive sur Manbij, les Américains avaient promis aux Turcs que les Kurdes se retireraient sur la rive est de l’Euphrate après la conquête. Manbij a finalement été prise à l’EI le 12 août, mais les YPG ne se sont pas retirés. Un  » Conseil militaire de Djarabulus  » a même été créé au sein des FDS afin de préparer l’offensive sur la ville. Son chef, Abdul-sattar Al-Kadiri, a été assassiné dans le nord de la Syrie mardi 23 août ! Depuis, les responsables du PYD ont pointé du doigt les services turcs, lesquels nient être pour quoi que ce soit dans cet assassinat.

Ulcéré par l’offensive sur Djarabulus, Salih Muslim, le chef du PYD, a promis sur son compte Twitter que la Turquie serait   » défaite comme Daech – acronyme arabe de l’EI –  dans le  » bourbier syrien « . Alors, jusqu’où ira l’armée turque en Syrie ? S’agit-il d’une incursion  » rapide « , comme l’a affirmé le vice-premier ministre Numan Kurtulmus, ou d’une opération de longue durée ?  Une chose est sûre, les Turcs ne s’arrêteront pas à Djarabulus. Leur objectif est de réaliser une  » zone de sécurité  » qu’ils réclament depuis longtemps. Il est question que la portion de territoire allant de Marea à Djarabulus soit placée sous le contrôle de la rébellion syrienne soutenue par Ankara. Non content d’être une zone tampon entre les Kurdes d’Afrin et ceux de Kobané, l’endroit pourrait abriter les réfugiés syriens que la Turquie, terre de refuge pour 3 millions d’entre eux, n’a plus les moyens d’accueillir. CQFD ! Mais l’éventualité d’une confrontation directe turco-kurde en Syrie ne risque-t-elle pas de porter un coup fatal à la stratégie américaine contre l’EI ?

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 » La proposition turque de créer une zone de sécurité devrait être reconsidérée par la communauté internationale « , a expliqué, mardi, M. Kurtulmus dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NTV. Selon lui, il serait  » naturel  » que le président syrien, Bachar Al-Assad, trouve sa place à la table des négociations en vue d’une transition en Syrie.

Les priorités turques ont changé. Longtemps réclamé par Ankara, le départ de Bachar Al-Assad est devenu secondaire, l’objectif numéro un étant désormais d’empêcher à tout prix l’émergence d’une région autonome kurde le long de la frontière turque. Ce changement de stratégie a permis aux Turcs de réchauffer leurs relations avec la Russie et l’Iran, principaux soutiens du régime de Damas.  » La proposition turque de créer une zone de sécurité devrait être reconsidérée par la communauté internationale « , a expliqué, mardi, M. Kurtulmus dans un entretien accordé à la chaîne de télévision NTV. Selon lui, il serait  » naturel  » que le président syrien trouve sa place à la table des négociations en vue d’une transition en Syrie.

Sans leur aval, la Turquie ne se serait pas risquée à mettre un pied en Syrie. Témoin des tractations régionales qui ont lieu en ce moment, des représentants des pays voisins, notamment le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, et Hossein Jaberi Ansari, vice-ministre des affaires étrangères iranien, se trouvaient à Ankara mardi. Selon la presse turque, des responsables des services turcs de renseignements (MIT) se sont rendus la semaine dernière à Damas pour informer le régime syrien des détails de l’opération sur Djarabulus.

Comme nous le savons bien, ce n’est pas la girouette qui tourne…c’est le vent. 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

À ne pas manquer !

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L’exposition Charles Gleyre (1806-1874) – Le romantique repenti

Au Musée d’Orsay – Paris – jusqu’au 11 septembre 2016

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Académique, pompier ou romantique repenti ? Voilà toute la question que soulève le musée d’Orsay à propos du peintre suisse Charles Gleyre, dont c’est la première exposition monographique en France. Admiré par Gustave Flaubert ou Théophile Gautier, son art porté par le symbolisme et nourri d’ailleurs, à la suite de longs séjours en Egypte et au Liban, dont il revint mourant, fait les délices du débat en un corpus de quelque cent vingt œuvres. D’une grande probité, l’exposition examine le cas Gleyre, sa peinture au raffinement précieux, un peu froide, néogrecque ou présymboliste (Le Soir, 1843), ses échecs de reconnaissance, sa liberté d’aquarelliste lorsqu’il va sur les ruines de Karnak, et enfin son influence sur ses élèves, les futurs impressionnistes, Renoir, Sisley, Bazille ou Monet. On lit là toute une page de vie.

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Le Soir

Le 26 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Communiqué de Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon.

25 Août

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Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu’elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

 

PS : relire notre communiqué du 3 août 2016 ( https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/03/il-nous-faut-le-dire-en-pleurs-il-nous-faut-le-crier-et-meme-le-hurler-pour-que-lon-entende-aussi-notre-colere/ )

Ça se passe en France…

25 Août

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Ne manquez pas de lire cet article : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/24/01016-20160824ARTFIG00340-un-camp-d-ete-decolonial-interdit-aux-blancs-s-ouvre-a-reims.php

 

Le 25 août 2016, Fête de Saint-Louis roi de France.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Août

Et ils ont osé l’appeler « Loi El Khomri« …

Passons sur la provocation que constitue le fait de donner à une loi de la République le nom d’une servante maghrébine de François Hollande et…du roi du Maroc. Attardons-nous plutôt aujourd’hui sur les conditions dans lesquelles cette servante fut traitée par ses supérieurs hiérarchiques au gouvernement en donnant au vain peuple l’illusion de la promotion de la diversité sociale et culturelle dont ils ont fait leur antienne. Avec en prime le mépris dont ils accablent les sans-dent !

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Myriam El Khomri et Manuel Valls : « Je t’aime, moi non plus« 

Dès le mois de mars dernier, l’ex-conseiller et ancienne plume de Myriam El Khomri, ministre du travail, avait confié son amertume sur le projet de loi travail : « Une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères. » Six mois plus tard, Pierre Jacquemin livre un récit acide de la genèse au forceps de ce texte controversé dans Ils ont tué la gauche (éditions Fayard), en librairie mercredi 24 août. Il y décrit une Myriam El Khomri court-circuitée, dépossédée de ses prérogatives. Selon lui, le « véritable » patron de la Rue de Grenelle n’est autre que Pierre-André Imbert, le directeur de cabinet et cornac de Mme El Khomri, décrit comme « le porte-parole de Matignon ». « Le projet de loi travail, c’est lui. C’est lui, à travers l’autorité politique [du premier ministre] Manuel Valls et non de sa ministre. »

D’après M. Jacquemin, le texte a été « rédigé en chambre » par « l’équipe techno », « loin du regard » de Myriam El Khomri, et sans que la plupart de ses conseillers ne soient consultés. Ainsi, quand Le Parisien dévoile, le 17 février, une version provisoire du projet de loi, c’est la « surprise générale » au sein du cabinet qui n’en connaissait rien. « Dans la coulisse, la ministre du travail n’adhérait pas aux arbitrages de Matignon, qu’il s’agisse de l’inversion de la hiérarchie des normes, du licenciement économique ou même du plafonnement des indemnités prud’homales. » Et il raconte raconte un déjeuner du cabinet le 14 février, après les arbitrages, où « la ministre faisait grise mine. Presque dévastée ». Par la suite, elle lui aurait confié avoir « pensé à démissionner ».

Quand on a la prétention d’être au gouvernement de la France, il ne suffit pas de penser. Il faut agir et la question qui vient nécessairement à l’esprit est : POURQUOI NE L’A-T-ELLE PAS FAIT ? La réponse est sans doute assez simple : d’abord pour les prébendes liées à sa position ministérielle mais ensuite, sait-on jamais, parce qu’elle est sans doute l’un des chevaux de Troie du roi du Maroc (avec Najat Belkacem) au sein du gouvernement français et des institutions de la République….

D’ailleurs, Pierre Jacquemain fait de Mme El Khomri un portrait au vitriol, l’accusant d’avoir « renié ses propres convictions » et « trahi ses ami-e-s, celles et ceux qui l’ont portée intellectuellement et politiquement ». Elle aurait aussi « progressivement tourné le dos » à François Hollande, « le taxant “d’amateur” en privé »…« Myriam El Khomri a abandonné la politique. Les idées. La pensée. Et la gauche avec. Elle est devenue la super-cheffe de l’administration du travail », précise M. Jacquemin.

La loi abusivement intitulée « loi El Khomri  » a été promulguée par François Hollande et publiée le 9 août au Journal officiel. A l’issue de cinq mois de conflit social et d’affrontements politiques, le texte a été définitivement adopté par le Parlement le 21 juillet, après un troisième recours du gouvernement à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution, qui permet de se passer de vote !

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C’est ça la République française.

Le prestidigitateur est entré en campagne ! 

Après l’annonce sans surprise de la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2017, tomberez-vous une fois de plus dans le panneau ? Près de dix ans après sa victoire, lors de l’élection présidentielle de 2007, durant laquelle il a trompeusement attiré de nombreuses voix d’électeurs du Front national (FN), Nicolas Sarkozy repart à la conquête de l’Elysée en plaçant, au premier plan de sa campagne, un thème qui avait contribué à son succès : celui de l’identité nationale, au cœur de son livre Tout pour la France (Plon, 232 pages, 18 euros), paru mercredi 24 août.

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 » Stopper  » l’immigration économique,  » suspendre  » le regroupement familial, réformer le droit du sol, interdire le voile à l’université… Avec son programme musclé, l’ancien chef de l’Etat joue le tout pour le tout pour essayer de convaincre les franges identitaires de la droite et de l’extrême droite – l’électorat de Valeurs actuelles, en somme – de lui (re)faire confiance.

 » Il sent la France, il a ça pour lui. Il a raison de choisir l’identité comme thème de campagne, et il a d’ailleurs eu raison avant ses principaux concurrents de la primaire « , félicite le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard, élu avec le soutien du FN, qui reconnaît au personnage du  » talent « , de la  » force de conviction  » et un caractère  » combatif « .

Mais, pour l’ancien journaliste, héraut de la  » droite hors les murs « , cette coterie d’hommes politiques et d’intellectuels de droite et d’extrême droite qui ne se retrouvent ni dans LR ni dans le FN et portent au pinacle les sujets identitaires, une question demeure sur la stratégie sarkozyste.  » Est-ce que c’est un choix tactique, de tempérament, de conviction ? Le problème, c’est qu’on a cinq ans de pratique du pouvoir derrière. Je crains que ce ne soit que des postures « , concède M. Ménard.

Marine Le Pen emporte plutôt la conviction de l’élu, malgré des différences de fond assumées avec elle – il ne devrait pas être présent aux «  Estivales  » du FN organisées à Fréjus (Var), les 17 et 18 septembre. «  Elle n’en rajoute pas, elle est crédible sur ce terrain-là. C’est la différence « , estime M. Ménard.

Le degré de sincérité de Nicolas Sarkozy est jugé avec plus de tranchant du côté d’Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro et auteur de l’essai La Guerre civile qui vient (Pierre-Guillaume de Roux, 208 pages, 19 euros) :  » C’est du réchauffé, il court après les faits, après un diagnostic déjà fait par la droite “hors les murs” et par Marine Le Pen. Je ne vois pas beaucoup de conviction dans ce qu’il dit et ce qu’il semble découvrir. Tout le monde sait que Sarkozy a des sincérités successives.  »

Alors que les attentats se multiplient depuis janvier 2015 et que la place de l’islam en France est devenue un sujet quotidien dans le débat public, une grande partie de la droite veut croire que les questions économiques et sociales vont passer au second plan pendant la campagne présidentielle, derrière celles qui ont trait à l’identité. L’ancien président de LR aurait donc pris de l’avance.  » Depuis plusieurs mois, le discours de Nicolas Sarkozy m’apparaît être en adéquation avec ce que veulent les Français, mais c’est un discours. Comment cela se traduit-il institutionnellement ? « , s’interroge l’entrepreneur Charles Beigbeder, auteur du livre Charnellement de France (Pierre-Guillaume de Roux, 252 pages, 22 euros). Et si l’ancien secrétaire national de l’UMP se dit intéressé par l’ancien chef de l’Etat, il assure que son vote en 2017 ne sera qu' » un choix par défaut  » face à une offre politique jugée défaillante.

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De son côté, le FN feint l’amusement face aux déclarations de M. Sarkozy et entend dissuader ses électeurs de se tourner vers lui.  » L’identité, il en parlait déjà en 2007, a expliqué Florian Philippot, vice-président du parti, sur i-Télé. Qu’est-ce qu’il a fait ensuite au pouvoir ? Il a fait encore plus d’immigration que Jospin. Il a organisé le CFCM – Conseil français du culte musulman – , c’est-à-dire le communautarisme institutionnalisé pour organiser l’islam. Il a fait l’intervention catastrophique en Libye, qui a mis les djihadistes au pouvoir.  »

Et d’utiliser un argument massue pour n’importe quel électeur de droite :  » C’est à cause de Nicolas Sarkozy que nous avons François Hollande, c’était un vote sanction, – en 2012 – « . Aux yeux de certains, les plus belles stratégies ne valent rien quand on y oppose un bilan.

Tous ces points de vue ne manquent pas de lucidité ni d’intérêt. Mais pour nous, c’est clair. Nous ne croirons à la stratégie de Nicolas Sarkozy que s’il accepte notre dossier consacré à  » La face volontairement cachée de l’identité de la France » ( https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/15/la-face-volontairement-cachee-de-lidentite-de-la-france/ ) et ses propositions que nous allons incessamment lui faire parvenir.

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À bon entendeur, salut.

Il n’y a pas que les chevaux de Troie,

Il y a aussi la Cinquième colonne !

Et pas seulement chez nous. En Allemagne aussi, avec les Turcs immigrés* et la situation explosive dans leur pays d’origine.

Tout autour de la place Kottbusser Tor, dans le quartier de Kreuzberg à Berlin, les hauts immeubles sont couverts d’antennes paraboliques pour capter la télévision d’Ankara. Et sur les trottoirs, devant les boutiques aux noms turcs, les hommes fument et discutent, plus passionnément encore que d’habitude. Depuis quelques semaines, Kreuzberg, habituellement considéré comme le symbole d’une société allemande multiculturelle pacifique, est divisé comme jamais.

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Manifestation de Turcs à Berlin, contre la reconnaissance du génocide arménien

Sevim Aydin est née en Turquie en 1972, mais elle a grandi dans la Naunynstrasse, à quelques rues de la porte de Kottbuss. Pour la première fois, elle se présente dans son quartier pour les élections régionales qui se tiennent à Berlin le 18 septembre. Elle ne le cache pas, faire campagne en ce moment est loin d’être confortable.

 » Ici, la communauté turque est très divisée à cause de ce qui s’est passé en Turquie. On est sans arrêt interpellé par des gens qui nous lancent : ‘Vous, au SPD, vous ne soutenez pas Erdogan !’  Les tensions ont commencé après le vote du Bundestag sur le génocide arménien, qui a beaucoup déçu ici. A la suite de cela, il est arrivé qu’on déchire un tract du SPD sous mes yeux.  » Voilà où mène l’importation pléthorique de populations allogènes, comme nous le rappelions hier à propos des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. Difficile, pour Sevim Aydin, de comprendre pourquoi elle est autant prise à partie sur ce sujet.  » Je fais campagne pour le quartier ! Pour les écoles, pour l’emploi et la justice sociale ! Mais les gens s’attendent toujours à ce que je m’exprime sur les événements de Turquie.  »

Comme Sevim Aydin, les Turcs d’Allemagne font l’objet de multiples pressions. D’un côté, les tensions politiques qui agitent actuellement la Turquie trouvent leur écho dans le quartier de Kreuzberg, comme dans toutes les villes à forte concentration turque. Depuis quelques années, la présence médiatique renforcée du président Recep Tayyip Erdogan en Allemagne et les succès économiques du régime ont rendu à beaucoup de Turcs leur fierté nationale, et contribué à son influence dans le pays. De l’autre, les invectives répétées d’Ankara à l’encontre de Berlin ces derniers mois ont détérioré les relations entre Turcs et Allemands. Ce sont des expressions caractéristiques de ce que nous nommons  » La Cinquième colonne « . Qui peut prétendre le contraire ?

Même plus la chancelière Angela Merkel qui déclarait ceci, mardi 23 août dernier :  » Nous attendons des personnes d’origine turque qui vivent en Allemagne depuis longtemps qu’elles développent un niveau élevé de loyauté vis-à-vis de notre pays. En échange, nous essayons d’avoir une oreille ouverte à leurs problèmes et de les comprendre.  » Manifestement, l’eau a beaucoup coulé sous les ponts de la Spree depuis l’été 2015…

En juin, le vote du Bundestag qui reconnaissait officiellement le génocide arménien avait provoqué le courroux d’Ankara. C’est le député Vert d’origine turque Cem Özdemir – favorable à cette reconnaissance comme l’ensemble de ses homologues de la même origine – qui avait subi les attaques les plus violentes : accusé par le président Erdogan d’avoir un  » sang corrompu « , il avait reçu un nombre inouï de menaces de mort. Prenez bien la mesure de l’expression et de ses conséquences car nous serons tôt ou tard confrontés aux mêmes situations, en France.

Fin juillet, un rassemblement de 30 000 personnes à Cologne, organisé par une association liée au Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan, pour condamner le putsch militaire avorté en Turquie, avait également déclenché une polémique. Et certains députés du Bundestag se montrent de plus en plus méfiants vis-à-vis des services secrets turcs. Selon une enquête du quotidien conservateur Die Welt parue dimanche 21 août, ceux-ci emploieraient 6 000 informateurs en Allemagne, soit un informateur pour 500 citoyens d’origine turque. Les Verts allemands ont demandé que le sujet soit mis à l’ordre du jour du Bundestag. Cinquième colonne vous dis-je.

En Turquie, comme en Allemagne, chacun est désormais prié de choisir son camp. Pro ou anti-Erdogan, loyal à l’Allemagne ou à la Turquie. Peu importe que la grande majorité des Turcs d’Allemagne ne votent pas lors des élections turques. Au dernier scrutin, à l’automne 2015, 570 000 citoyens turcs ont voté dans les consulats allemands, sur trois millions d’inscrits ; 60 % d’entre eux se sont prononcés pour l’AKP.

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Manifestation pro-Erdogan à Cologne

 » J’ai voté pour la première fois pour des élections turques, raconte Murat, 30 ans, Germano-Turc, qui préfère rester anonyme. Toute la famille a voté pour le parti kurde, simplement pour éviter qu’Erdogan ne remporte la majorité absolue.  » Dans sa fratrie turque aux liens très forts, installée en Allemagne depuis les années 1960, ce sont les anciens qui influencent le vote commun.

«  Pour nous, entre l’Allemagne et la Turquie, la question ne se pose pas, prétend Murat. On essaie de garder notre culture, on est content quand un footballeur d’origine turque joue en Allemagne. Mais on vit ici. Ceux ici qui votent AKP et qui critiquent l’Allemagne, ils n’ont qu’à vivre là-bas et faire leur service militaire dans les zones à risques !  » Mais tous ne pensent pas ainsi.

De son bureau d’agent immobilier spécialiste des projets de construction à Neukölln, dans le sud de Berlin, Bilal, 24 ans, est fier d’avoir réussi à monter sa société et à convaincre des clients. Né en Allemagne, marié et père d’une petite fille, il entretient des liens intensifs avec la Turquie, où il se rend très régulièrement.  » C’est difficile pour un Turc bien intégré dans la société allemande d’entendre des gens ici critiquer la Turquie. » Discret sur ses convictions politiques, Bilal estime que le putsch manqué a eu pour conséquence que la Turquie  » se sente renforcée « .

Et l’Allemagne, se sent-elle renforcée par la présence de ces Turcs?

*  La communauté turque compte 2 710 000 personnes dont 1 658 083 citoyens turcs vivant en Allemagne et 840 000 citoyens allemands d’origine turque ayant au moins un parent turc, le reste de la communauté provenant des minorités turques d’autres pays, principalement Grèce et Bulgarie.

 

Est-ce d’ailleurs une coïncidence ?

Si, pour la première fois depuis 1989, le gouvernement allemand a rédigé un nouveau plan de défense civile.

Sur fond d’attentats et de violences liées à l’irruption incontrôlable déplus d’un million de migrants en Allemagne, Berlin remet le concept de défense civile au goût du jour. Le plan prévoit une série de mesures pour l’approvisionnement de la population en nourriture et médicaments en situation d’urgence, rapporte la Deutsche Presse-Agentur (DPA). Selon Deutsche Welle, il s’agit également d’un plan d’action du gouvernement au cas où le service d’eau et d’électricité tomberait en panne lors d’une menace biologique, chimique ou nucléaire. L’avertissement de la population sera effectué via tous les supports de communication, y compris le signal d’alerte générale. Le renforcement de l’ossature des bâtiments a également été revu, tandis que l’édification de locaux blindés pourrait être envisagée.
En cas de situation d’urgence, les civils doivent se munir de dix litres d’eau par personne pour un délai de cinq jours et de la nourriture pour dix jours. La construction de puits d’eau potable afin d’y garantir un accès pour quinze jours revient au programme. Sans oublier des mesures pour le ravitaillement en médicaments.

Le nouveau document a été vivement critiqué pas Les Verts et La Gauche allemande au Bundestag, en lui reprochant de semer la panique parmi la population civile, indique Deutsche Welle.
En juillet, Berlin a également adopté une nouvelle doctrine militaire, nommée Livre blanc, pour la première fois depuis 2006. La Bundeswehr, pour sa part, sera renforcée de 16.600 soldats et 4.400 spécialistes civils d’ici 2023, et son budget sera revu à la hausse de 34,3 à 39,2 milliards d’euros d’ici 2020.

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Et, cerise sur le gâteau si l’on pense à ce que le CER réclame depuis sa fondation, il y a quatre ans et demi, la presse allemande a révélé, mardi 23 août, que le gouvernement envisageait un retour du service militaire obligatoire en cas d’opération de l’OTAN pour protéger les frontières extérieures d’un de ses membres. Le service militaire obligatoire avait été supprimé en 2011 par le gouvernement d’Angela Merkel, qui estimait alors qu’il n’avait plus lieu d’être face aux menaces terroristes ! Cette femme, décidément, est bien folle.

En juin, la ministre de la défense, Ursula von der Leyen, avait affirmé qu’elle ne voyait pas de raison de le rétablir, malgré les tensions avec la Russie. La menace intérieure a-t-elle été réévaluée ? La France ferait bien d’y réfléchir.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

En ce 25 août, jour de la Saint-Louis, jour aussi des XXIXe Rencontres providentialistes de la Charte de Fontevrault, nous souhaitons vous donner à lire des extraits d’une lettre datant de 1869 de Monseigneur le Comte de Chambord – de jure Sa Majesté le Roi Henri V – , dans laquelle il exposait l’idéal politique traditionnel de la royauté française, qui est toujours aujourd’hui l’idéal et le but poursuivis par la plupart des royalistes attachés à la Légitimité :

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Henri contre de Chambord

« Vous voulez la monarchie (…) ; vous avez reconnu qu’elle seule peut vous rendre, sous un gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations ; ne vous livrez pas à des illusions qui, tôt ou tard, vous seraient fatales.
(…) La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages…
(…) La France et la société tout entière sont menacées de nouvelles commotions ; (…) la monarchie héréditaire est l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur.
Poursuivre en dehors de cette monarchie la réalisation des réformes légitimes que demandent avec raison tant d’esprits éclairés, chercher la stabilité dans les combinaisons de l’arbitraire et du hasard, bannir le droit chrétien de la société, baser sur des expédients l’alliance féconde de l’autorité et de la liberté, c’est courir au-devant de déceptions certaines.
La France réclame à bon droit les garanties du gouvernement représentatif, honnêtement, loyalement pratiqué, avec toutes les libertés et tout le contrôle nécessaires. Elle désire une sage décentralisation administrative et une protection efficace contre les abus d’autorité.
Un gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite, loin de redouter ces garanties et cette protection, doit, au contraire, les rechercher sans cesse.
Ceux qui envahissent le pouvoir sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples, après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus. » 

À méditer…

 

Le 25 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Août

Tôt ou tard, l’Espagne sera poussée hors de ses enclaves du Maroc

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Ceuta (18 km2) et Melilla (12 km2) sont les deux dernières survivances de l’Espagne coloniale sur le continent africain, fichés dans le nord du Maroc, cernés par la Méditerranée d’un côté, les barbelés de la frontière de l’autre. Elles durent longtemps subir les assauts répétés des hordes de migrants sub-sahariens cherchant à pénétrer en Europe par ces enclaves du royaume d’Espagne mais aujourd’hui, depuis la construction de très efficaces barrières anti-migrants et  l’étroite coopération sécuritaire entre l’Espagne et le Maroc, ces assauts sont pratiquement taris. Le lieutenant-colonel Ambrosio Martin-Villasenor , commandant la Garde civile du royaume d’Espagne dans la ville autonome de Melilla, fut d’ailleurs élevé exceptionnellement, en mai 2014, à la dignité de Compagnon de l’ordre royal du Mérite de Sainte Jeanne d’Arc pour l’intelligence et la détermination avec lesquelles il dirige ses hommes pour faire face aux hordes de migrants sub-sahariens qui se lancent quotidiennement à l’assaut de ce territoire. (Lire « Quand on veut…on peut » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/ et https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/11/consilium-consulte-n-2014001-portant-promotion-dans-lordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/).

En revanche, un problème non moins grave a surgi : la radicalisation islamique d’un nombre de plus en plus élevé de citoyens hispano-marocains vivant dans ces enclaves (ou gagnant la péninsule ibérique). Selon la dernière étude de l’Institut royal Elcano, qui fait référence en la matière, intitulée  » l’Etat islamique (EI) en Espagne  » (publiée en juillet dernier), sur les 124 individus détenus dans le pays pour des activités liées à l’EI entre juin 2013 et mai 2016, près de la moitié étaient des Espagnols. Parmi eux, 71 % étaient nés à Ceuta et Melilla. Selon Fernando Reinares et Carola Garcia-Calvo, les auteurs du rapport, si la région de Barcelone est le premier théâtre de la mobilisation de l’organisation Etat islamique en Espagne, Ceuta est  » le principal foyer de sa composante autochtone « .

L’Institut royal Elcano a dressé le portrait-robot d’un détenu pour ses liens avec l’EI en Espagne : un homme jeune, marié, avec enfants, ayant fait des études secondaires, de nationalité espagnole mais d’origine marocaine (45 %) ou marocaine (41 %). La radicalisation peut s’opérer sur le Web ou pas, dans des lieux de culte, centres culturels, ou prisons. Mais c’est le contact direct avec un agent de radicalisation qui semble décisif.

 » Le problème est avant tout social  » affirme Francisco Herrera, sociologue et Ceutien depuis toujours. L’un de ses confrères, Manuel José Lopez Ruiz, acquiesce :  » Il y a deux Ceuta : le Ceuta qui vit bien, en gros quelque 20 000 fonctionnaires, et le Ceuta qui galère, ceux qui n’ont pas de travail « , reprenant l’argument traditionnel des intellectuels de gauche.

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Ceuta

Le petit centre historique de Ceuta est agréable : des plages, des vestiges de fortifications royales, quelques élégants bâtiments à l’architecture coloniale où flânent des touristes souvent en route pour le Maroc. Quelques minutes en taxi suffisent à monter dans le quartier du Principe où vivent la plupart des maghrébins. On change alors radicalement de décor : il n’y a ici ni hôtels ni grands magasins, peu d’infrastructures, mais un assemblage de maisons multicolores, accrochées à flanc de colline, aux airs de favela. L’insécurité y est élevée : El Principe a longtemps été réputé quartier le plus dangereux d’Espagne.

 » On vit sans problème l’un à côté de l’autre, mais pas vraiment ensemble « , avoue-t-on. La population de Ceuta a toujours été multiculturelle : des chrétiens espagnols, des musulmans nord-africains mais aussi de petites communautés juive et hindoue. Aujourd’hui, près de la moitié (43 %) des 85 000 habitants de Ceuta est musulmane, principalement originaire du Rif marocain.(région traditionnellement christianophobe et rebelle à toute présence occidentale). Peu à peu, la séparation s’est faite territoriale à l’intérieur de Ceuta. Les  » cristianos « , comme on les appelle ici, sont plutôt dans le centre-ville, tandis que les périphéries sont habitées par des musulmans. Les indicateurs sociaux de Ceuta (comme ceux de Melilla) sont parmi les plus mauvais d’Espagne, parfois d’Europe : l’abandon scolaire s’élève à 25,2 %, le taux de chômage à 35 %, celui des jeunes à 67,5 %.

En réalité, voilà où mène l’accueil irréfléchi d’une population allogène envahissante et devenue de fait pléthorique.

 » Au contexte de marginalisation et de pauvreté dans certains quartiers – de Ceuta et Melilla – , s’ajoute un autre ingrédient pouvant expliquer qu’une frange de jeunes musulmans soit encline à se radicaliser : la contagion du Maroc « , estime le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, qui vient de publier La Espana de Ala ( » L’Espagne d’Allah « , non traduit), enquête dans laquelle il consacre une centaine de pages aux deux enclaves, sous le titre sans de  » Ceuta et Melilla, villes sans futur « .

Le nord-est du Maroc est en effet un important pourvoyeur de djihadistes. Selon l’étude de l’Institut royal Elcano, sur les 800 Marocains partis en Syrie fin 2013, 35 % venaient de la région Tanger-Tétouan et Alhucemas. Or, les liens sont forts entre les habitants de Ceuta et ceux des villes marocaines voisines. Mais la proximité du Maroc se veut aussi une protection : c’est lui qui envoie l’essentiel des imams dans les mosquées de Ceuta. La promotion d’un islam modéré étant présentée par les autorités marocaines comme une stratégie de lutte contre le radicalisme. Mais constituant peut-être aussi le cheval de Troie du royaume chérifien pour récupérer ces territoires espagnols…

Les autorités de Ceuta se veulent, elles, rassurantes (mais l’expérience prouve que quand on SE VEUT RASSURANT, on n’est déjà plus très loin des mauvaises surprises !). Dans son bureau de la municipalité, costume sombre et moustache impeccable, le président de la ville, Juan Jesus Vivas, du Parti -populaire (PP, conservateur), en place depuis 2001, ne cesse de vanter la  » convivencia  » régnant ici entre communautés. Mais aussi les efforts de sécurisation de ces dernières années, ainsi que l’important investissement social fait dans ces quartiers populaires grâce à des fonds nationaux et européens.  » Ceuta n’est pas le nid de djihadistes que certains décrivent « , proclame l’édile.

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Melilla

 » Ceuta comme Melilla ont été parmi les lieux ayant connu le plus d’opérations de police ces dernières années « , reconnaît Ignacio Cembrero. Après le traumatisme du 11 mars 2004 – où 191 personnes avaient été tuées et plus de 2 000 blessées dans des attentats commis par Al-Qaida contre des trains de la banlieue de Madrid –, l’Espagne a été le pays ayant mené le plus d’opérations policières antiterroristes en Europe (jusqu’aux attentats de novembre 2015 en France). Avec un certain succès, puisque le pays n’a pas connu de nouvelles attaques.

Côté travail, les autorités proposent des  » planes de empleo  » : des jobs sans qualifications, à durée déterminée, ressemblant à nos emplois subventionnés dans nos quartiers malfamés. Mais c’est surtout le commerce dit  » atypique « , en fait la contrebande tolérée, qui fait vivre de nombreuses personnes de part et d’autre de la frontière. Les habitants de la région de Tétouan, au Maroc, voisine de Ceuta, peuvent se rendre sans visa dans l’enclave. En tout, plusieurs milliers de personnes entrent et sortent chaque jour de ces 18 km2, à pied ou en voiture dans d’interminables files d’attente.

A Ceuta, la bataille pour  » l’égalité des droits  » s’est intensifiée sur le terrain politique : des partis à dominante musulmane ont vu le jour, telle la coalition Caballas, qui regroupe deux formations de gauche et est devenue la première force d’opposition. Mayda Daoud milite, elle, au PSŒ. Souriante et énergique, cette toute jeune institutrice qui porte le voile a été élue seconde vice-présidente de l’Assemblée de Ceuta depuis 2015. «  La citoyenneté se reflète dans la représentation « , rappelle-t-elle, soulignant que la sous-représentation des citoyens de confession musulmane a tendance à se résorber ces dernières années. Entendez que les Ceutiens d’origine maghrébine deviennent non seulement de plus en plus nombreux, comme nous l’avons rappelé plus haut, mais aussi de plus en plus influents politiquement. Ils prendront bientôt le pouvoir.

Chez nous, cela porte un nom :  » le Grand Remplacement « .

 

Comme en Egypte, les pyramides ne font plus recette au Louvre

Les touristes ont boudé Paris tout au long du premier semestre de cette année. L’Arc de triomphe, les tours de Notre-Dame ou le musée du Louvre ont subi une baisse de l’ordre de 30% de leur fréquentation, selon les chiffres révélés, mardi 23 août, par le comité régional de tourisme de Paris et de l’Ile-de-France.

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Les pyramides du Louvre

Inquiets pour leur sécurité, les étrangers évitent la France en général et surtout la région parisienne. Au cours du premier semestre, un million de touristes ont fait faux bond aux hôteliers franciliens, par rapport à la fréquentation du premier semestre 2015.

Au total, 14,9 millions d’arrivées hôtelières ont été recensées sur les six premiers mois en Ile-de-France, ce qui marque une baisse de 6,4 %, tirée par la forte désaffection de la clientèle internationale (– 9,9 %). A Paris même, c’est pire (– 11,4 %). Les touristes japonais, chinois ou même italiens se sont envolés vers l’Espagne ou la Grèce, sans passer par la case Paris.

 » Nos indicateurs montrent que cette tendance s’est poursuivie sur la saison estivale « , déplore Frédéric Valletoux, président du comité et maire Les Républicains de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Entendez que l’été sera catastrophique.  » Nous estimons que la région a perdu 1 milliard d’euros de retombées économiques entre le 1er janvier et la fin août. Et si cela continue au même rythme, cela fera 1,5 milliard en moins sur l’année, une saignée inédite pour la filière touristique francilienne.  »

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Pas de files d’attente à la Tour Eiffel, du jamais vu

Conséquence,  » certaines des 75 000 très petites entreprises concernées ne passeront pas l’année « , prévient M. Valletoux. Pour lui, cette  » catastrophe industrielle  » risque de se traduire par un  » plan social majeur  » qui affecterait une partie des 500 000 emplois liés dans la région. Et d’appeler les pouvoirs publics à engager sans attendre  » un plan Orsec « , afin d’aider les entreprises du tourisme à traverser cette crise. En résumé, la courbe du chômage, malgré les tripatouillages opérés par les organismes officiel chargés de l’emploi, n’est pas prête de s’améliorer.

A l’issue du conseil des ministres du 3 août, le gouvernement avait déjà promis  » l’étalement des cotisations fiscales et sociales et des interventions de Bpifrance en matière de trésorerie et de financement « . Ce qui signifie une baisse des rentrées fiscales et un budget de l’Etat encore plus mal en point.

«  On ne pouvait pas faire pire. Bien sûr, les dramatiques attentats de Paris, de Bruxelles et de Nice ont fait fuir les touristes étrangers, mais il y a eu aussi la crue de la Seine, les grèves du transport aérien, le blocage des raffineries, des manifestations musclées, des chauffeurs de taxi qui font le coup de poing, des touristes chinois détroussés… « , énumère Didier Arino, président du cabinet d’études et de conseil Protourisme. Et de conclure :  » Pourtant, la casse est limitée par rapport à des pays comme la Turquie ou la Tunisie, qui subissent des plongeons de 30 %, voire 40 %, de leur fréquentation touristique.  » Quand on n’a plus que ces références à faire valoir…

D’ores et déjà, l’Insee évalue à – 4,8 % le recul de la fréquentation, exprimée en nuitées, dans les hébergements collectifs touristiques au deuxième trimestre en France métropolitaine. Une dégringolade, alors que le premier trimestre avait marqué un rebond de 1,1 %. Entre avril et juin, la baisse est accentuée par la clientèle étrangère (– 8,5 %).  » Le recul de la fréquentation étrangère, plus important qu’au premier trimestre (– 2,7 %), est comparable à celui observé au quatrième trimestre de 2015, à la suite des attentats de novembre « , précise l’Insee.

Ce sont en particulier les voyageurs  » long-courrier  » – Chinois, Japonais et autres Américains –, qui manquent à l’appel. Les même qui avaient permis en 2015 à la France, première destination mondiale, de battre un record, en attirant 84,5 millions de visiteurs étrangers.

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L’écrin exotique de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie ! Les parfums de l’Orient…

Même Paris-plage, l’archétype du festivisme bobo, n’a pas fait recette et une importante baisse de la fréquentation des berges de la Seine a été observée par les organisateurs. C’est dire…Et c’est tant mieux.

 » On voit très peu de Japonais, surtout depuis janvier. C’est pourtant la clientèle qui fait vivre le Mont à l’année « , témoigne un spécialiste du tourisme au Mont-Saint-Michel, dans la Manche.  » Au total, la fréquentation est en baisse de 10 % sur les sept premiers mois de l’année. L’abbaye a tiré son épingle du jeu en juillet (– 5,6 %), car c’est un mois où la clientèle des visiteurs individuels domine. Or, ce sont surtout les visites de groupes qui se sont réduites « , précise Anne-Flore Marziou, adjointe de l’administrateur pour l’abbaye du Mont-Saint-Michel, gérée par le centre des Monuments historiques.

Sur le mois de juillet, les cent sites du Centre des monuments nationaux ont enregistré une baisse globale de 5 % de leur fréquentation. A noter que si les stars parisiennes font grise mine, le château de Champs-sur-Marne (+ 52 %), en Seine-et-Marne, les remparts d’Aigues-Mortes (+ 30 %), dans le Gard, ou encore les tours de La Rochelle (+ 20 %), autant de lieux éloignés des sentiers battus et donc réputés menacés, ont été plébiscités.

En Ile-de-France, la désaffection des Japonais est la plus forte, avec un déficit de touristes nippons de 126 000, au premier semestre 2016, soit 46 % de moins par rapport à la même période de 2015, sur un total de 723 000 étrangers évaporés. Une perte sèche : l’absence de ces visiteurs, plus dépensiers que les Chinois, représente un manque à gagner estimé à 98 millions d’euros pour la région.

Mais les voyageurs lointains n’ont pas été les seuls à se détourner de la capitale. Au premier semestre, 115 000 Italiens ne se sont pas présentés, entraînant un manque à gagner de 105 millions d’euros pour l’Ile-de-France, le plus gros déficit. Ajoutez-y nos vacances vénitiennes et vous aurez mesuré l’importance de la catastrophe pour la Région !

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Vous connaissez nos suggestions pour réduire drastiquement le risque islamiste. Redonnons à la France son roi et c’en sera également fini de la chienlit qui ronge notre pays et fait fuir nos visiteurs.

 

Pourquoi il faut boycotter les produits de Lactalis

Les éleveurs du Grand Ouest font le siège, depuis lundi 22 août, du numéro un mondial de la distribution de produits laitiers, à Laval avec comme mot d’ordre :

 » Lactel ruine les éleveurs « 

Depuis le début de l’été, ce slogan se décline sous de multiples formes : peint sur les bâches des ballots de foin dans les champs, le long des routes de l’ouest de la France, inscrit sur une banderole tirée par un avion qui survole les plages normandes, apposé dans des grandes surfaces sous forme d’autocollants par les agriculteurs ou servant de hashtag sur Twitter.

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L’avertissement illustre la colère des producteurs de lait face à Lactalis. Le numéro un mondial du secteur, plus connu pour ses marques comme Lactel, Bridel, Bridélice ou Président, est accusé d’être le plus mauvais payeur de lait en France et fragiliserait un peu plus une filière en difficulté, affectée par la chute des cours et la surproduction. Pour se faire entendre, l’ensemble des éleveurs des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie ont été appelés à manifester, lundi 22 août, devant le siège de l’entreprise, à Laval, en Mayenne.

 » Cette action est prévue pour une durée indéterminée, car nous voulons reprendre les négociations et trouver un accord  » sur un meilleur prix du lait, affirmait, lors de l’annonce de cette manifestation, le 12 août, Philippe Jéhan, le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de la Mayenne.

La contestation vise les 257 euros pour 1 000 litres que paye le groupe aux éleveurs, soit de 10 à 30 euros de moins que ses concurrents (Bongrain, Sodiaal, Bel, Danone ou des PME du secteur). Or, souligne Jérémy Trémeau, le président des Jeunes agriculteurs de la Mayenne, dans ce département  » le coût de production est de 386 euros pour 1 000 litres de lait, en incluant un salaire d’un smic et demi – ce qui, pour le travail fourni, n’est pas énorme « .

Voilà deux ans que la situation en Europe s’est dégradée, avec la fin des quotas laitiers au 1er avril 2015, le coup de frein aux importations chinoises et l’embargo russe, décrété mi-2014. Cela a créé une situation de surproduction, car la demande interne n’a pas augmenté.

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Après avoir atteint plus de 370 euros la tonne en 2014, les cours du lait sont tombés à 305 euros en 2015, avant de chuter autour de 275 euros aujourd’hui, alors que, comme le rappelle Thierry Roquefeuil, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), les coûts de production sont estimés à 350 euros en France.  » Une catastrophe pour de nombreux producteurs, notamment pour les jeunes « , affirme-t-il.

De fait, le taux de cessation d’activité dans les 60 000 exploitations françaises, qui emploient 110 000 éleveurs, devrait doubler cette année pour avoisiner les 9 %. Or, souligne M. Roquefeuil,  » un éleveur laitier génère six à sept emplois  » (du chauffeur qui vient collecter le lait au vétérinaire).

 » On s’enfonce petit à petit « , déplore Max Vié, le président de l’Organisation des producteurs Normandie Centre, en soulignant le moral très bas des agriculteurs devant l’effondrement des prix :  » Certains font des emprunts à court terme pour boucher les trous. Enormément d’exploitants arrêtent ou projettent de le faire.  »

Marc-Antoine Blot, le responsable du secteur laitier pour les Jeunes agriculteurs de la Manche, confirme les difficultés de trésorerie des éleveurs :  » Dans mon exploitation, nous sommes deux et nos conjointes travaillent à l’extérieur, c’est ce qui nous permet d’y arriver. Les éleveurs travaillent à perte depuis trop longtemps.  » Ce qui est évidemment intolérable.

Et un producteur de l’Orne, qui ne se dit  » pourtant pas un petit « , avec 400 000 litres produits chaque année, anticipe une baisse de chiffre d’affaires de 30 000 euros à la fin de 2016 et envisage de mettre la clé sous la porte, dans un an,  » si les cours ne remontent pas « .

 » Grosso modo, le lait est payé 10 % moins cher qu’ – en 2015 – , qui avait également enregistré un recul de 10 % « , évalue Dominique Barrau, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Pour lui, la démarche de Lactalis incite  » les autres industriels à tirer les prix vers le bas et à payer moins qu’ils pourraient « .

 » Tous nos industriels, pas seulement Lactalis, font des bénéfices record sur le premier trimestre « , constate M. Trémeau, qui estime ces derniers également concernés par la manifestation du 22 août.  » Mais si Lactalis ne bouge pas, les autres ne bougeront pas « , juge-t-il.

Pour le patron de la FNPL,  » c’est l’illustration de la politique libérale : il s’agit d’acheter le moins cher possible et de gagner des parts de marché « . Cela permet de faire des promotions dans les grandes surfaces.  » Quand vous achetez six packs de lait pour le prix de trois, c’est sur le dos du producteur. Le consommateur devrait en prendre conscience, insiste-t-il. On est en train de détruire une profession.  »

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Lactalis réfute l’ensemble de ces critiques. En réponse à une lettre envoyée, le 4 août, par Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, à Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, qui lui demandait une rencontre pour débloquer la situation, le groupe rappelle qu’il ne négocie pas les prix avec les syndicats. Les discussions se font avec son réseau de producteurs, avec lesquels le dialogue n’a jamais été rompu. C’est ce qui s’appelle, en langage clair, diviser pour mieux régner.

De plus,  » on ne peut pas à la fois proposer de se mettre autour d’une table et être sur le pied de guerre en organisant des manifestations « , affirme Michel Nalet, le directeur de la communication de Lactalis.  » Il n’y a qu’en France que le syndicalisme agricole refuse la réalité du marché et s’en prend à une entreprise en particulier, avec un discours irresponsable que le groupe Lactalis a dénoncé et condamne fermement « , écrit le géant laitier dans un communiqué diffusé le 18 août mais qui ferait bien de relire les oeuvres de Maximilien de Béthune, duc de Sully.

Lactel ? Bridel ? Bridélice ? Président ? À vous de voir…

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Nous sommes davantage familiers, au Conseil dans l’Espérance du Roi, des bestiaires héraldiques…C’est pourquoi nous savourons aujourd’hui une grande première : l’exposition organisée par la Galerie Kugel et entièrement consacré aux horloges automates de la Renaissance, constituant le plus grand bestiaire mécanique de cette époque, entre 1580 et 1630.

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Un bestiaire mécanique
Horloges à automates de la Renaissance

du 9 septembre au 5 novembre 2016

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Plus de trente automates peuplent l’exposition, constituant ainsi la plus grande collection jamais assemblée. On y découvre une ménagerie d’animaux exotiques : lions, dromadaires, éléphants, ours, singes… À chaque heure ou bien à la demande, les mécanismes des automates s’activent : une gueule féroce s’ouvre, une langue sort, une patte se lève, une queue se balance, tandis que les yeux roulent au rythme de l’horloge. Si les animaux prédominent au royaume des automates, on y croise également des personnages singuliers, notamment un turc à cheval brandissant son cimeterre et des dompteurs d’ours et de lion tirant sur leur corde.

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De l’époque d’Homère à celle des robots, l’Homme a toujours rêvé de donner vie à un être artificiel. À la fin du Moyen-Âge, le développement de l’horlogerie permit la création des premiers automates, situés à la croisée de la science et des arts. À la Renaissance, ce rêve s’incarna en de luxueuses horloges en forme d’animaux ou de personnages en bronze doré, destinées au plaisir des princes.

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Ces merveilleux objets combinant l’art de la sculpture, de l’horlogerie et parfois de l’ébénisterie, furent réalisés pour l’essentiel dans la ville d’Augsbourg, alors principal centre artistique germanique. Rivalisant de fantaisie et d’ingéniosité, ils fascinèrent les cours européennes. On les retrouve aujourd’hui dans les plus grands musées historiques : Vienne, Dresde et Munich. Ils servirent parfois de précieux cadeaux diplomatiques. À partir du milieu du XVIe siècle, des horloges automates furent régulièrement envoyées au sultan à Istanbul, dans le cadre du tribut annuel dont l’Empire s’acquittait pour préserver la paix. Au XVIIe siècle, des automates furent offerts, parmi d’autres horloges et curiosités scientifiques, à l’empereur de Chine par les prêtres jésuites qui souhaitaient, par ce geste, propager les idées chrétiennes en Asie.

Près de 400 ans après sa création, ce bestiaire mécanique continue de nous émerveiller.

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Exposition en accès libre, du lundi au samedi de 10h30 à 19h.

GALERIE J.KUGEL
25 Quai Anatole France
75007 Paris
http://www.galeriekugel.com

Le 24 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur d’Antonia : Petit article estival sur les châteaux de sable

23 Août

Voici quelques réflexion estivales que m’a inspiré cet extrait de Tocqueville : « … l’espèce d’oppression, dont les peuples démocratiques sont menacés »…

(http://lafauteraousseau3.hautetfort.com/archive/2015/04/25/tocqueville-l-espece-d-oppression-dont-les-peuples-democrati-5610054.html)

C’est vrai, cet extrait d’Alexis de Tocqueville est très impressionnant de clairvoyance et de vérités : égoïsme, infantilisation, manipulation des esprits dont notre époque porte la marque…

Curieusement, à la lecture de cet article, ma pensée effectue un rapprochement avec les islamistes qui, eux aussi, « ne veulent rien d’autres qu’eux-mêmes » dans la société et dans le monde.

On comprend pourquoi les mahométans arrivent si facilement à se répandre dans nos sociétés occidentales gauchisées : c’est que les occidentaux et les islamistes se sont mis à se ressembler par un trait de leur esprit : cette faculté à ne vouloir rien d’autres qu’eux-mêmes. Inspirée par l’orgueil, cette faculté conduit à la pensée unique, au despotisme, à la cruauté mentale (et tout cela en se dédouanant grâce aux sempiternels « droits de l’homme » prônant l’égalité, ce fléau).

Au contraire, durant la monarchie, sous l’union de Dieu et du roi, régnait en France cette manière de décentralisation, donc de tolérance et de confiance qui faisait que chaque petite instance du royaume pouvait développer son patrimoine, son particularisme, sa richesse. Le respect du bien commun, très loin de l’égoïsme de notre temps, faisait que l’ordre, la dignité, le travail étaient appréciés et enseignés.

Entre autres, cette richesse s’observe encore aujourd’hui dans les costumes anciens de chaque région et petit pays français ; ils restent les témoins de ce temps. Chose qui doit bien sembler extraordinaire aux nabots mal fagotés de notre temps, avez-vous jamais remarqué combien rigueur et joyeuseté se mêlaient avec bonheur dans ces costumes, prouvant combien sont unis toujours la beauté et l’ordre. Tous les aspects de la vie et des arts portaient l’empreinte de cette union.

Aussi, même si nous ne devons pas tomber dans un excès de nostalgie immobilisant, il nous faut nous rendre à l’évidence : la décadence est là, sous nos yeux. Et Tocqueville l’avait imaginé ce monde qui s’avance pareil à un gigantesque « Club méditerrané » et comme dans un mauvais rêve devenu réalité de châteaux qui ne sont plus que de sable.

Le 22 août 2016.

Antonia, Conseiller à l’information, aux moyens de communication et à leur usage dans la société.

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