Conseil de lecture.

24 Jan

Si vous souhaitez découvrir la face cachée et très sombre de la gestion de beaucoup de nos Ehpad (et donc du sort de nos anciens), ne manquez pas de lire cette remarquable enquête du journaliste Victor Castanet, intitulée Les Fossoyeurs :

Après trois ans d’investigations, Victor Castanet livre une plongée inquiétante dans les secrets du groupe Orpéa, leader mondial des Ehpad et des cliniques. Truffé de révélations spectaculaires, ce récit haletant et émouvant met au jour de multiples dérives, bien loin du dévouement des équipes d’aidants et de soignants.

Vous pouvez aussi lire l’analyse de l’ouvrage publiée dans Le Monde d’aujourd’hui : https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/24/deja-il-y-avait-cette-odeur-de-pisse-terrible-des-l-entree-extraits-des-fossoyeurs-une-enquete-sur-le-business-du-grand-age_6110747_3232.html

Grâce à ces documents vous découvrirez aussi d’insupportables magouilles politico-financières entre ce géant de la gestion des maisons de retraite et celui dont vous n’auriez jamais imaginé qu’il trempe dans un tel scandale (et pour qui vous auriez même, peut-être, pensé voter à la prochaine élection présidentielle s’il n’avait pas été battu par sa copine, Valérie Pécresse) :

Xavier Bertrand !

Le président de la région des Hauts-de-France dont le CER n’a cessé, pour des motifs d’ailleurs différents *, d’affirmer l’imposture.

Le 24 janvier 2022.
Du Plessis

(*) Ne manquez pas non plus de relire cela :

Les compromissions de Valérie Pécresse ou « Dis-moi qui sont tes amis… »

24 Jan

Surtout, que personne ne s’y trompe. Si, par malheur, Valérie Pécresse était élue en avril prochain à la présidence de la République, rien ne sera différent du quinquennat désastreux d’Emmanuel Macron… Car, comme nous l’avons écrit depuis sa désignation par ses pairs du parti Les Républicains, Valérie Pécresse et Emmanuel Macron, c’est  » bonnet blanc et blanc bonnet » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/12/09/sachez-le-et-faites-le-savoir-emmanuel-macron-et-valerie-pecresse-cest-bonnet-blanc-et-blanc-bonnet/).

Mais il y a pire encore. Emmanuel Macron avait vendu son âme pour un plat de lentilles auprès des lobbys bancaires et financiers. Bref les riches et même les très, très riches qu’il n’a cessé de remercier pendant cinq ans au travers d’innombrables avantages économiques et fiscaux. C’est ce que nous dénoncions régulièrement dans notre rubrique « Dis-moi qui sont tes amis et je dirai qui tu es« , que vous retrouverez facilement dans les pages de notre blogue. Sachez donc que, de son côté, Valérie Pécresse n’est pas en reste même si c’est dans un autre domaine.

Craignant en effet de ne pas parvenir à rassembler sur son programme les sympathisants d’Eric Ciotti, particulièrement favorables à l’union des droites (et, en particulier, d’une union avec la droite la plus dure), elle a multiplié les appels du pieds du côté du ventre mou du centrisme, le Marais, d’Hervé Morin et, surtout, de Jean-Christophe Lagarde !

 La candidate des Républicains à l’élection présidentielle vient donc de recevoir successivement l’investiture des Centristes puis de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), deux petites formations au fort potentiel de nuisance et qui réunissaient chacune leur conseil national samedi 22 janvier. Il est vrai qu’elle n’avait pas lésiné sur les promesses que, bien sûr, elle ne tiendra pas : « un programme de puissantes réformes », sans lâcher sur la fermeté en matière de régalien. « Mon projet est de droite, il est de rupture, mais il est 100 % compatible avec vos valeurs », a assuré la candidate devant le mouvement des Centristes mais aussi « La famille de la droite et du centre est prête à aller bâtir l’alternance » et « nous sommes ici pour incarner une troisième voie entre l’immobilisme et la démagogie », a-t-elle ajouté devant…l’UDI. Souvenez-vous de ce que nous écrivions à propos de la campagne électorale d’Emmanuel Macron, en 2017, et que nous pouvons répéter à propos de Valérie Pécresse… sans y changer une virgule :

« Si Pécresse est élue… c’est cinq ans de foutus ! » !

Car, souvenez-vous de qui est Jean-Christophe Lagarde (au cas ou vous auriez perdu la mémoire) :

» Qui se sent morveux se mouche »: https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/17/quand-le-maire-de-drancy-tente-de-se-blanchir/

« L’UDI, instrument de la Taqyia« :https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/14/bulletin-climatique-quotidien-14-novembre-2014de-la-republique-francaise/

« Balle au centre » :https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2014-de-la-republique-francaise/

« Et ce n’est pas mieux chez ceux d’en face… » :https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/08/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-aout-2014de-la-republique-francaise/ et, pourquoi pas,

« Méfiez-vous du marais ! » :https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/10/29/bulletin-climatique-quotidien-29-octobre-2014de-la-republique-francaise/ et, pourquoi pas,

« Ah, dhimitude, quand tu les tiens… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/13/bulletin-climatique-quotidien-13-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

Liste à laquelle il serait intéressant d’ajouter celui-ci :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/02/25/jean-christophe-lagarde-et-les-racailles-de-banlieue/, mais aussi celui-là : https://www.europe1.fr/societe/une-enquete-denonce-le-pacte-de-jean-christophe-lagarde-avec-la-voyoucratie-de-bobigny-3949937

Il n’empêche que la candidate a promis de « remettre de l’ordre dans les comptes » avec un programme de « puissantes réformes » sur les retraites, l’assurance-chômage ou la décentralisation. « Nous allons mettre au cœur de notre projet le mot éduquer », a-t-elle également prôné, en reprenant son idée de « nation éducative » qui « mettra fin au collège unique qui est en fait uniforme ».

Critiquant sans le nommer Eric Zemmour, la présidente de l’Ile-de-France a estimé que « l’inclusion scolaire n’est pas une obsession dangereuse, mais une ardente obligation » car « nous devons apprendre l’existence de la vulnérabilité et de la différence ». Et « je veux parler aussi dans cette campagne de tendresse, d’amour et de fraternité », a lancé sans rire l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur.

Nous en avons les larmes aux yeux !

« Je ne suis pas zigzag, je ne dis pas à chacun ce qu’il souhaite entendre », a-t-elle même osé au lendemain d’une visite à Laurent Wauquiez, en soulignant son « obsession » de « refaire nation »« Avec moi vous aurez une présidente qui remettra de l’ordre », a-t-elle assuré en proposant un « pacte d’impunité zéro » et un « plan d’urgence ».

D’ailleurs, dès samedi, Jean-Christophe Lagarde tempérait l’enthousiasme de sa nouvelle amie avec l’objectif que son mouvement devienne la « jambe modérée » de la candidate face à la ligne droitière de son lieutenant Eric Ciotti ! Ça commençait bien…

« Pour l’instant, elle est juste la candidate de la droite. Il faut maintenant qu’elle sache, comme Nicolas Sarkozy, réunir la droite et le centre, et aller chercher les électeurs qui votent Macron », disait-il au Figaro. Car la candidate des Républicains « a très bien rassemblé sa famille politique », mais « il faut qu’elle sorte de ce qui serait un piège », expliquait encore Jean-Christophe Lagarde : « L’omniprésence d’Eric Ciotti donne une fausse idée de la candidature de Valérie Pécresse, ça la rend unijambiste. » Nous vous l’avions bien dit.*

Jean-Christophe Lagarde à la Une du Point en février 2020

Samedi, Valérie Pécresse a savamment dosé les propositions, défendant un « projet de liberté et d’autorité », de « fierté française retrouvée dans une belle Europe », en louant les valeurs centristes dans lesquelles elle se « reconnaît »« L’Europe, la solidarité, la liberté, la décentralisation » mais aussi « ouvert sur la société, ses évolutions » telles que « l’égalité entre tous quelle que soit [la] couleur ou [l’]origine, l’égalité femmes-hommes », a-t-elle égrené.

Elle a aussi promis un programme de « puissantes réformes » sur les retraites, l’assurance-chômage ou la décentralisation. Auditionnée par l’UDI, elle a plaidé pour la « souveraineté agricole », le nucléaire comme « énergie à part entière de la stratégie zéro carbone 2015 », ou encore un « plan Marshall européen » pour l’Afrique… « A Jupiter qui détruit par la foudre, nous préférons Athéna qui construit par la force et par l’amour », a conclu M. Lagarde.

Elle est encore plus « ATTRAPE TOUT » qu’Emmanuel Macron.

« Valérie Pécresse se présente officiellement comme la candidate du centre »a raillé sur Twitter Guillaume Peltier, ex-numéro deux des Républicains passé chez Reconquête !

Dans cette conquête de l’électorat centriste, l’ancienne ministre sarkozyste a durement taclé le « cynisme » et le « mépris » d’Emmanuel Macron, son « autosatisfaction permanente » et sa « cécité ». Comme en écho, Hervé Morin a critiqué un président « qui a fracturé le pays », tandis que Jean-Christophe Lagarde le qualifiait d’« ambitieux » « qui n’aime que les godillots »« A Jupiter qui détruit par la foudre, nous préférons Athéna qui construit par la force et par l’amour », a conclu M. Lagarde.

Lui donneriez-vous le Bon Dieu sans confession ?

Et vous voteriez pour ce ramassis de traîtres et de bandits ?

Le 24 janvier 2022.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) https://www.lepoint.fr/politique/ces-elus-qui-ont-vendu-leur-ame-13-02-2020-2362506_20.php

Le meeting d’Eric Zemmour à Cannes (22 janvier) sur l’union des droites.

23 Jan

Le 23 janvier 2022.

Communiqué du Conseiller aux Armées du CER.

23 Jan

Un cinquante-troisième soldat de l’opération Barkhane, le brigadier Alexandre Martin, est mort pour la France, samedi 22 janvier au Mali.

Ce militaire du 54e régiment d’artillerie de Hyères (Var) a été « grièvement blessé » par des tirs de mortiers sur le camp de Gao, au centre du pays. « Il a été immédiatement pris en charge par le détachement médical de la plateforme de Gao mais a succombé à ses blessures. Neuf autres militaires ont été légèrement blessés. Leur état n’inspire aucune inquiétude », précise l’Etat-Major des Armées.

54e régiment d’artillerie de Hyères

Le Conseil dans l’Espérance du Roi s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce héros. Il partage la douleur de sa famille et de ses proches comme de ses camarades de combat auxquels il adresse ses condoléances attristées.

Il élève ce courageux soldat, à titre militaire, au rang de Compagnon de l’Ordre et ardente Compagnie royale du Mérite sous le vocable de Sainte Jeanne d’Arc (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/08/01/consilium-consulte-n-2012006-du-1-er-aout-2012-instaurant-l-ordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/).

(Ordre royal de Sainte Jeanne d’Arc, dessin de Maître Louis Chiren)

R I P

Le 23 janvier 2022.

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi

Longtemps ancrée dans la neutralité, la Suède réarme à vitesse grand V.

23 Jan

Dans le contexte d’instabilité international actuel, pas un mois sans que la Suède ne recrée des régiments qui avaient été dissous à la fin de la guerre froide et de l’émergence des illusions pacifistes. La dernière remise d’étendard à l’une de ces unités ressuscitées (21ème régiment d’infanterie dit de Västernorrland) fut présidée par le prince Carl Philip, missionné par son père, le roi Carl XVI Gustaf, immobilisé temporairement par le Covid-19 :

Régiment de Västernorrland (I 21)

Mais l’escalade continue en Mer Baltique avec le réarmement et quelques bruits de bottes dans l’île de Gotland, sur la côte sud-est du pays, une position-clé à deux pas des Pays Baltes et de l’enclave russe de Kaliningrad :

Depuis près d’une semaine, les images sont diffusées en boucle sur les chaînes de télévision suédoises et tous les journaux en ont fait leur Une. On y voit des chars, circulant sur les routes de l’île de Gotland pendant que des soldats armés patrouillent sur le port de la ville de Visby où débarquent les renforts.

Selon les médias locaux, une centaine de soldats seraient arrivés, entre le 14 et le 15 janvier, en ferry et en avion, pour compléter le régiment de 350 militaires déjà stationné sur l’île depuis quelques mois. Ces chiffres n’ont pas été officiellement confirmés. « Il y a beaucoup d’incertitudes, car nous n’avons vu que ce que l’armée a bien voulu nous montrer », commente Pär Ullrich, chef de l’information au journal Gotlands Allehanda, dont la rédaction se trouve juste en face du terminal des ferries.

Quelques jours plus tôt, le 12 janvier, l’armée suédoise avait annoncé qu’elle allait accentuer sa présence sur l’île de 60 000 habitants, grande comme un tiers de la Corse, alors que la Russie avait déployé trois navires de débarquement en mer Baltique, en plus des trois qui s’y trouvent habituellement. Finalement, les bateaux sont repartis mardi 18 janvier – avant de jeter l’ancre dans le détroit du Kattegat, entre la Suède et le Danemark, probablement en raison du mauvais temps.

Le grand navire de débarquement Minsk

Sur l’île de Gotland, l’armée s’est faite discrète après l’arrivée des renforts. Mardi matin, aucun soldat ne patrouillait plus dans les rues de Visby et les chars avaient disparu. Seul le bruit de deux hélicoptères, survolant le port en rase-mottes, en début de matinée, venait rappeler les événements du week-end.

De passage sur l’île avant la visite du ministre de la défense, mercredi, le chef de l’armée de terre, Karl Engelbrektson, a précisé que le renforcement des troupes à Gotland n’était pas une réponse à « une menace directe », mais « faisait partie d’une redistribution des forces »dans le cadre d’« un environnement international marqué par la rhétorique des grandes puissances et leurs capacités renforcées dans le voisinage ». Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…

Un peu plus tôt dans l’après-midi, Mattias Ardin, commandant des forces de Gotland, a improvisé un point presse pour les journalistes, arrivés en nombre de Stockholm et des capitales voisines. Sur le parking de l’ancienne caserne, le colonel a rappelé l’importance géostratégique de l’île : « Si vous prenez une carte de la Baltique, nous sommes au milieu. Celui qui se trouve ici peut contrôler les allées et venues, en mer ou dans les airs. »

Dans les rues de Visby, l’arrivée des renforts est plutôt bien accueillie. « C’est bien que les soldats soient là et que la Suède montre qu’elle est prête à défendre le Gotland. Je ne pense pas que les Russes aient l’intention d’attaquer, mais si c’était le cas, ils savent désormais qu’il leur faudra mobiliser des ressources », dit l’un des habitants de Visby. Plus que tout, celui-ci regrette le départ de l’armée de Gotland, en 2007. La guerre froide était terminée, l’URSS avait implosé et les Baltes avaient regagné leur indépendance. « C’était une autre époque, dans un autre monde », résume Mattias Ardin. Convaincu que la paix dans la région serait durable, Stockholm avait alors décidé de renoncer à sa défense territoriale au profit d’une armée professionnelle, tournée vers les opérations à l’étranger. Le service militaire avait été suspendu et l’armée avait quitté Visby…

« A l’époque, tout le monde sur l’île pensait que c’était une erreur », affirme la présidente conservatrice de la région, Inger Harlevi. Quelques années plus tard, l’annexion de la Crimée par la Russie, en 2014, a mis un terme à l’optimisme. En 2017, la Suède a fait un virage à 180 degrés. En plus d’augmenter massivement les budgets de la défense et de rétablir la conscription, le gouvernement, dirigé par les sociaux-démocrates, a décidé de réinstaller un régiment à Gotland.

Régiment de Gotland

Les habitants de l’île, eux, n’ont jamais oublié ce que l’histoire leur a enseigné et la menace qu’a toujours représentée le voisin russe, assure Inger Harlevi. Elle mentionne l’arrivée de plus de 10 000 réfugiés estoniens, fuyant l’invasion soviétique en 1944. Celle aussi, vingt ans plus tôt, de dizaines d’habitants de Gammalsvenskby – le « vieux village suédois », fondé en 1781 dans le sud de l’Ukraine par des Suédois d’Estonie –, en butte aux révolutionnaires russes. « Encore aujourd’hui, leurs descendants sont très actifs sur l’île et nous sommes jumelés avec Zmiyivka [anciennement Gammalsvenskby], alors, évidemment, nous suivons ce qui se passe en Ukraine », explique Mme Harlevi. Un bel exemple de mémoire longue que beaucoup trop de nos compatriotes ont perdue !

Depuis qu’ils commencent à mesurer leur naïveté et leurs erreurs dans l’accueil d’innombrables migrants en 2015-2016, les Suédois gagnent heureusement en lucidité et en pragmatisme. Pourvu que ça dure.

Le 23 janvier 2022.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

A onze semaines du premier tour de l’élection présidentielle…

22 Jan

25 % des électeurs français ont l’intention de voter pour Emmanuel Macron !

Autant de cocus magnifiques.

Et, si par malheur Macron est élu, tous auront contribué à précipiter notre pays dans l’abîme.

D’ailleurs, à entendre l’Elysée, les bonnes nouvelles voleraient en escadrille pour Emmanuel Macron. Entre « la dynamique vaccinale », « le taux de chômage » au plus bas ou « l’attractivité économique du pays » pour les investissements étrangers, le chef de l’Etat n’aurait que des raisons de se réjouir. A trois mois de l’élection présidentielle, les fidèles du « candidat-président » se montrent plutôt confiants, en rappelant que le chef de l’Etat reste le favori des sondages.
Dans ce ciel en apparence bleu azur, quelques nuages noirs ont pourtant fait leur apparition, ces dernières semaines, accréditant l’idée que M. Macron entame une période compliquée en ce début d’année. Avec une série de mauvaises nouvelles, qui se sont accumulées.

Alors que la gestion de la crise liée au Covid-19 apparaissait jusque-là comme un point d’encrage fort, l’exécutif se retrouve sérieusement en difficulté sur le protocole sanitaire à suivre dans les écoles. Elèves devant multiplier les tests, parents déboussolés, directeurs croulant sous les tâches administratives… Depuis trois semaines, les multiples changements de règles annoncés par le gouvernement ont entraîné un « chaos » et un sentiment de ras-le-bol dénoncés par des enseignants à bout de nerfs.

Face à l’opposition, qui réclame la démission du ministre de l’éducation nationale après son séjour à Ibiza en fustigeant une « faute politique et morale », le sommet de l’Etat s’efforce de faire bloc pour tenter de sauver le « soldat Blanquer ». Avec l’espoir, surtout, que cette polémique ne rejaillisse pas sur le futur candidat Macron. Peu importe que M. Blanquer soit « cramé », comme l’admet un élu de la majorité, tant que cela ne réactive pas un procès en « déconnexion » et en « arrogance » contre celui qui s’apprête à briguer un second mandat.

Ce dysfonctionnement concernant les écoles a toutefois alimenté une baisse de la confiance des Français dans la capacité de l’exécutif à gérer la crise sanitaire dans son ensemble. Alors qu’ils étaient 52 %, cet été, à faire confiance aux autorités pour répondre efficacement au virus, ils ne sont plus aujourd’hui que 41 %, selon l’IFOP. De quoi accréditer, selon le directeur général de cet institut de sondages, Frédéric Dabi, l’idée d’« une perte de maîtrise » de M. Macron dans ce domaine, considéré jusque-là comme un de ses atouts majeurs.

« Le sentiment de désorganisation à l’école n’est pas bon pour l’exécutif car cela impacte directement le quotidien des Français, complète Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut Ipsos. Quand on y associe l’épisode de Jean-Michel Blanquer à Ibiza, cela donne une mauvaise séquence, qui abîme l’image d’une gestion relativement bonne de la crise due au Covid de la part du pouvoir. »

De surcroît, les nouvelles caractéristiques d’Omicron, plus contagieux mais moins dangereux, compliquent la tâche du gouvernement pour faire adhérer la population à sa stratégie « 100 % vaccination ». Si le vaccin permet d’éviter les formes graves, le fait qu’il n’empêche pas les contaminations « affaiblit l’argumentaire » du pouvoir sur la nécessité absolue de se faire injecter une dose, note M. Teinturier. En particulier pour convaincre de l’utilité du passe vaccinal. Conscient de cet écueil, le ministre de la santé, Olivier Véran, a souligné mardi 18 janvier que le passe sanitaire, « c’est 4 000 vies sauvées, des milliers d’hospitalisations évitées, une vie économique et sociale préservée », en citant une étude du Conseil d’analyse économique sur les effets de cet outil, entre juillet et décembre 2021.

Malgré cet argument rationnel, la crainte que les électeurs fassent payer au chef de l’Etat « deux ans de déprime » existe chez les fidèles de M. Macron. « Une lassitude est en train de monter dans l’opinion, a pointé le patron des députés Les Républicains, Damien Abad, dans Le Journal du dimanche. Les gens veulent qu’on apprenne à vivre avec le virus. Ils commencent à être fatigués des ordres et des contrordres. »

Si d’autres épisodes sont de nature à écorner l’image d’Emmanuel Macron, comme la polémique autour de ses propos contre les non-vaccinés, qu’il a dit vouloir « emmerder » ; sa déclaration sur la possible fin de la gratuité des cours à l’université ; ou encore son implication dans les affaires de la majorité, afin d’affaiblir Edouard Philippe, l’autre sujet le plus sensible pour M. Macron – car il affecte fortement les Français dans leur quotidien – reste celui de la hausse des prix de l’énergie. L’Elysée surveille comme le lait sur le feu l’augmentation des prix des carburants, qui ont atteint le montant record de 1,68 euro le litre pour le sans-plomb 95 il y a quelques jours, ainsi que de ceux de l’électricité et du gaz. Et bien qu’à ce jour on ne perçoive pas le réveil du mouvement des « Gilets jaunes » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2022/01/20/ou-sont-passes-les-gilets-jaunes/).


Trois ans après ce mouvement populaire et trois mois avant la présidentielle, pas question de subir une fronde sur ce sujet. Le gouvernement multiplie donc les mesures de soutien, et affiche sa « détermination totale à protéger le pouvoir d’achat des Français », comme l’a souligné le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, le 13 janvier, en présentant la décision de l’Etat de limiter à 4 % la hausse des prix de l’électricité en 2022. « La question du pouvoir d’achat reste le sujet majeur de toute élection, souligne M. Teinturier. C’est celui qui peut détruire le plus efficacement possible l’action d’un président sortant. »

Alors que l’immigration et ses conséquences constituent, comme nous ne cessons de le répéter, LA PLUS GRANDE TRAGEDIE DE TOUTE NOTRE HISTOIRE !



Mais ces difficultés n’ont pas pour l’instant d’effet important sur le potentiel électoral de M. Macron, qui demeure un candidat solide, soulignent les sondeurs. Et même si on constate une légère érosion de sa popularité récemment, le chef de l’Etat reste largement en tête dans les intentions de vote pour la présidentielle, en étant crédité de 25 % à 26 % au premier tour, selon l’Ipsos, à plus de huit points de ses principaux opposants de droite.

D’après M. Teinturier, le « candidat-président » dispose de deux atouts principaux : outre un socle électoral fidèle, issu essentiellement du « Marais » et dans lequel domine l’idée qu’aucun de ses rivaux « ne ferait mieux que lui » au pouvoir *, M. Macron profite de la faiblesse de l’opposition, dans laquelle « aucun candidat ne s’impose totalement, à ce stade de la campagne, pour ancrer l’idée d’une alternative forte et positive ».

Ce n’est même plus le déclin qui s’annonce. Avec les électeurs d’Emmanuel Macron, c’est la disparition pure et simple.

Le 22 janvier 2022.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) Mais oubliant toutes les annonces et autres prophéties du candidat Macron de 2017 : on allait voir ce qu’on allait voir et faire de la politique autrement ! Quand le CER prédisait que

« Si Macron est élu… c’est cinq ans de foutus » !

Et qui avait raison ?

En ce jour de deuil,

21 Jan

et alors que notre pays, malgré les prétentions de ceux qui nous gouvernent, s’enfonce dans le malheur et la misère, pensons fidèlement et avec recueillement à notre roi Louis XVI qui fut assassiné le 21 janvier 1793.

Mais ayons aussi une pensée pour un républicain lucide, feu le président de la République Raymond Poincaré (1860-1934), qui eut le courage de déclarer :

 » Maintenant que j’ai le temps de méditer, je me demande si la cause de nos maux ne remonte pas à l’échafaud de Louis XVI « 

Le 21 janvier 2022.

La vieillesse est un naufrage.

21 Jan

Mais c’est tant pis pour eux. Les Etats-Uniens ont laissé les démocrates voler la réélection de Donald Trump au profit du cacochyme Joe Biden (qui était le candidat de nos médias de gauche, comme l’avait été Barak Obama avant lui) alors que nous avions prédit que son mandat serait catastrophique.*

C’est gagné, il est bien catastrophique !

Et le dernier exemple en date est la dangereuse partie qui se joue en ce moment avec la Russie, aux confins orientaux de l’Union européenne. Cette dernière étant une fois encore… aux abonnés absents.

Contenir le feu qu’on a soi-même déclenché est une gageure. L’administration Biden s’est évertuée, jeudi 20 janvier, à clarifier les propos tenus la veille par le président américain, lors d’une conférence de presse au sujet de la menace russe contre l’Ukraine.

Au cours de cette intervention longue et anémique, Joe Biden a été interrogé à plusieurs reprises sur la crise internationale du moment. Balançant entre approximations, aveux inutiles et menaces contradictoires, le dirigeant a suscité le trouble et la nervosité à Kiev et dans les capitales européennes qui, à dire vrai, n’avaient pas besoin de ça. Sur le fond, la ligne américaine demeure inchangée, alors que le secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, à Genève (Suisse), aujourd’hui vendredi. Mais le souci constant, depuis deux mois, d’un front commun occidental face à Vladimir Poutine s’en trouve écorné.

Interrogé sur les intentions du maître du Kremlin, Joe Biden a répondu comme un expert ou un commentateur, au lieu de s’en tenir aux lignes rouges édictées par son administration. « Je pense qu’il va entrer. Il doit faire quelque chose. » Réflexion calamiteuse s’il en est. La confusion s’est installée après une autre remarque : « Cela dépend de ce qu’il fait. C’est une chose s’il s’agit d’une incursion mineure… » Et, là, ce n’est plus calamiteux, c’est tragique ! A partir de quel degré une agression russe serait-elle acceptable ? Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a vite réagi sur Twitter, en anglais. « Nous voulons rappeler aux grandes puissances qu’il n’existe pas d’incursions mineures et de petites nations. »

Dans la soirée, au terme de la conférence de presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a dû publier un communiqué pour reformater la position officielle, en soulignant la distinction entre cyberattaque, attaque de type paramilitaire et invasion militaire classique. Joe Biden lui-même, jeudi, a tenté de dissiper le trouble. « Si un groupe d’unités russes, quel qu’il soit, traverse la frontière de l’Ukraine, c’est une invasion. » Il était temps !

Au cours de sa conférence de presse, le président américain a prédit un « désastre » pour la Russie, si elle choisissait l’aventure militaire. Il a même évoqué le fait que « leurs banques ne pourront plus commercer en dollars », sans entrer dans les détails. Une perspective explosive, qui aurait, reconnaît-il, un « impact négatif » pour les Etats-Unis comme pour les économies européennes. Voilà pourquoi les sanctions financières envisagées à Washington, comme la déconnexion de la Russie du système d’information Swift, ne font absolument pas l’unanimité au sein de l’Union européenne (UE).

De même, Joe Biden a admis l’existence de « différences au sein de l’OTAN [Alliance atlantique] sur ce que les pays sont prêts à faire, en fonction de ce qui se passe »militairement en Ukraine. En officialisant ces tensions internes, le président américain leur donne encore plus corps et affaiblit les discours de ses conseillers, qui ne cessent de vanter l’intensité des échanges transatlantiques dans cette crise.

« La probabilité d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN à court terme n’est pas très forte », a enfin lâché Joe Biden, en citant notamment les réformes à mener en matière de démocratie et d’Etat de droit. En reconnaissant cette évidence factuelle, le président américain a semblé donner un gage public à Moscou, sans aller jusqu’à rejeter, sur le principe, l’idée d’une adhésion. Celle-ci figure dans les conclusions du sommet de l’Alliance au printemps 2008. La Russie, elle, exige l’impossible, c’est-à-dire un engagement solennel et écrit que ni la Georgie ni l’Ukraine ne sont vouées à rejoindre l’OTAN.

En visite à Berlin, après un passage mercredi à Kiev pour réaffirmer le soutien américain, Antony Blinken a rencontré ses homologues français et allemand, Jean-Yves Le Drian et Annalena Baerbock, ainsi que le vice-ministre britannique, James Cleverly. Le secrétaire d’Etat poursuit ainsi un effort intense de consultations avec les Européens, au nom d’une unité indispensable. Une« centaine de contacts », de formes différentes, ont été établis au cours des dernières semaines, a même tenu à préciser la Maison Blanche. Mais la porte-parole, Jen Psaki, a aussi reconnu lors de son point presse qu’« être uni ne signifie pas que tout sera identique » entre alliés. Vladimir Poutine n’en espérait pas tant…

Le secrétaire d’Etat n’a pas dit autre chose sur ce point, au cours d’une conférence de presse avec Mme Baerbock, lorsqu’il a été interrogé sur les sanctions économiques dans l’hypothèse d’une opération militaire russe : « Il ne fait aucun doute qu’il y aura une division du travail, si ces sanctions se révèlent nécessaires, a souligné le responsable américain. Mais tout doit être fait en complémentarité, en se renforçant mutuellement, en coordination étroite. »

Washington tente donc de préserver la cohérence du camp occidental en laissant de la place à une forme de souplesse en matière de réponse punitive, conscient notamment de la complexité des équilibres internes, dans la coalition allemande, LE POINT FAIBLE DU SYSTEME DEPUIS LES LIENS TISSÉS PAR ANGELA MERKEL AVEC LES RUSSES POUR PRÉSERVER L’APPROVISIONNEMENT DE L’ALLEMAGNE EN GAZ NATUREL.

Par ailleurs, le département d’Etat américain poursuit son action dans la guerre des récits engagée depuis longtemps avec Moscou. Il a engagé, jeudi, un effort de sensibilisation internationale aux campagnes de désinformation conduites par la Russie, en diffusant un argumentaire sur les principaux points de contentieux. En outre, le département du Trésor a annoncé que quatre Ukrainiens avaient été ajoutés à la liste des sanctions individuelles, prévoyant le gel de leurs avoirs éventuels aux Etats-Unis. Parmi eux, se trouvent deux députés de la Rada, le Parlement ukrainien, Taras Kozak et Oleg Volochine, membres du parti créé par Viktor Medvedtchouk. Ce puissant oligarque, proche de Vladimir Poutine, est considéré comme le premier agent de déstabilisation prorusse par les autorités ukrainiennes.

Mais tout ça arrive bien tard et en ordre bien dispersé pour impressionner la Russie. Décidément, les Américains ont tout à craindre de leur piètre président.

Le 21 janvier 2022.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Ces deux-là sont des traîtres.

21 Jan

En 1940 et dans les années qui suivirent, on les appelait « collaborationnistes » ou, en abrégé, « kollabos« . Ils militaient pour une France allemande et même une intégration de notre pays au « Grand Reich« , voulu par Hitler et résultant de l’intégration, sous la férule allemande, de nombreux pays d’Europe.

C’est aujourd’hui, sous une forme édulcorée mais finalement guère différente, ce que réclament deux de nos ministres dans une tribune publiée par Le Monde du 19 janvier (https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/19/clement-beaune-et-marlene-schiappa-il-est-temps-de-donner-plus-de-consistance-a-la-citoyennete-europeenne_6110074_3232.html) sous le titre « Il est temps de donner plus de consistance à la citoyenneté européenne« .

Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires européennes et Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, se sont mis en tête de profiter de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pour lancer et tenter d’institutionnaliser l’idée d’une CITOYENNETE EUROPEENNE.

 » L’idée de citoyenneté est née en Europe. Traversant notre histoire depuis l’Antiquité, vécue par les cités-Etats italiennes et pensée par les Lumières françaises, cette idée de droits et de devoirs appartient à notre quotidien. Il est pourtant possible de l’enrichir une fois de plus.

Face aux défis immenses de notre temps, ceux du climat et de la transition numérique, seule l’Europe est à la bonne mesure. Dans un monde de puissances continentales, elle est notre meilleure réponse pour peser et faire valoir nos valeurs et nos intérêts. Ce projet politique d’une Europe puissance, souveraine et démocratique * est au cœur de notre action depuis 2017. Sa réalisation est à portée de main pour les nouvelles générations. Mais il ne suffira pas de s’accorder sur des investissements communs dans les filières industrielles-clés ou sur une réponse plus ferme aux menaces extérieures à nos frontières : l’Europe puissance a aussi besoin d’un projet de citoyenneté  » ,

nous affirment ces deux ministres prétendument Français. Et, là, nous sommes au coeur de ce que voulaient imposer les collaborationnistes de 1940. Ne nous disent-ils pas aussi que, dans les faits, cette citoyenneté supranationale existe déjà sous diverses formes en précisant cependant que,

 » Pour la plupart d’entre nous, l’image sensible de cette citoyenneté européenne, c’est d’abord une monnaie commune, un drapeau, un hymne, une devise, et bien sûr des institutions partagées (mais) il est temps de donner plus de consistance à cette citoyenneté. Pour cela, la présidence française du Conseil de l’Union européenne propose plusieurs initiatives.« 

Et voici précisément les initiatives promues par ces bonnes personnes qui ne connaissent manifestement rien à l’histoire (aucun des deux n’était même né avant la signature du traité de Rome et l’instauration de la Communauté économique européenne) !

 » Nous proposons à nos partenaires de créer un service civique européen. D’une durée de six mois, nous le souhaitons ouvert à tous les jeunes de moins de 25 ans qui veulent s’engager. Erasmus est une des plus grandes réussites de l’Union : avec ce service civique, nous proposons d’offrir ce creuset de l’identité européenne à davantage de jeunes.

Nous proposons également de pouvoir mieux raconter l’histoire de l’Europe dans les écoles, les collèges et les lycées, en complément bien sûr de nos histoires nationales. Après tout, il n’est pas de communauté politique qui ne s’appuie sur un grand récit. Parce que nos mémoires sont différentes, opposées ou simplement s’ignorent, la France souhaite qu’un comité d’historiens indépendants commence, dès juin, un grand travail sur nos histoires d’Europe, nos conflits comme nos convergences, qui traversent les siècles.

Faire une communauté de citoyens européens suppose aussi de renforcer notre cohésion autour de nos valeurs. Avant d’être une réalité institutionnelle ou économique, l’Europe est un état d’esprit, un rapport au monde, et son centre de gravité la dignité de chaque personne humaine. « 

Mais ça n’en est pas fini avec les utopies, qui fleurent bon les rassemblements de jeunes militants autour d’un feu de bois tel qu’on en a connu dans la première moitié du XXème siècle…

 » Pour renforcer notre socle de valeurs communes, nous proposons de créer une académie d’Europe, réunissant des intellectuels de tous nos pays. Cette académie pourra éclairer nos débats éthiques, notre rapport aux libertés, nous proposer des actions et des projets culturels. C’était le sens de la proposition, en 1937, de l’écrivain autrichien Franz Werfel, qui faisait écho à l’avertissement de Husserl quelques années plus tôt : « La crise de l’existence européenne n’aura que deux issues : ou bien elle sombrera dans une haine barbare de l’esprit, ou bien elle renaîtra de l’esprit de la philosophie. » Dans le bruit et la fureur de cette entre-deux-guerres, la suggestion de l’écrivain en exil ne pouvait susciter que railleries ou indifférence. Nous sommes mûrs maintenant pour ce projet.

Nous croyons aussi nécessaire de renforcer nos instruments pour encourager, faire vivre et promouvoir nos libertés. C’est dans cet esprit que nous portons le projet d’un fonds de soutien au journalisme indépendant et d’investigation. C’est dans cet esprit aussi que nous souhaitons étendre la liste des infractions européennes aux crimes et discours de haine, nous doter d’une stratégie de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi que d’une législation sur la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ben voyons !

Dans le même temps, nous devons être fermes en activant les mécanismes de pression voire de sanction chaque fois que les valeurs fondamentales de l’Union ne sont pas respectées par un Etat membre.« 

Suivez leur regard !… Et que Eric Zemmour, l’ami de Viktor Orban, se le tienne pour dit.

Le 21 janvier 2022.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) Bref, une Grande Europe fédérale…

Où sont passés les « Gilets jaunes » ?

20 Jan

C’est une première en France. Selon les bilans officiels du ministère de la Transition écologique, les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés dans notre pays, alors que le coût du pétrole connaît actuellement une hausse importante. 

Dans le détail, le prix du gazole, le carburant le plus utilisé dans l’Hexagone, s’est vendu en moyenne la semaine dernière à 1,6214 euro le litre.*

Une hausse significative lorsque son prix s’établissait encore en moyenne la semaine précédente, celle du 7 janvier, à 1,5583 euro le litre. Un seuil similaire à celui du 15 octobre dernier, qui constituait le précédent record. 

Ces prix interpellent dans la mesure où ils sont quasiment les mêmes à ceux observés à l’automne 2018. A l’époque, la hausse du prix des carburants avait provoqué la descente dans les rues de milliers de personnes, donnant vie au mouvement des « Gilets jaunes«  . Le prix du litre du gazole à la pompe affichait alors 1,5331 le 12 octobre 2018, soit 0,0883 euro de moins que le prix actuel (moyenne des différents prix pratiqués selon les différentes stations,). 

Outre, l’augmentation du prix du baril de pétrole, raison pour laquelle les prix des carburants augmentent, cette hausse s’explique aussi par la fluctuation des taux de changes et l’application des taxes. Deux paramètres qui se conjuguent eux-mêmes à la demande et l’offre disponible. 

Mais, étonnamment, IL NE SE PASSE RIEN DANS LA RUE !

PAS UN SEUL MANIFESTANT AU GILET JAUNE…

Que se passe-t-il donc ? La proximité de l’élection présidentielle dans l’esprit  » pas de vagues pour le moment  » ? Ou bien encore  » la vengeance est un plat qui se mange froid  » ? Peut-être. Mais une autre idée nous vient à l’esprit : le gouvernement, très conscient du danger de cette nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des Français, ne serait-il pas tenté de se servir abusivement de la carte du TELETRAVAIL pour réduire l’usage des automobiles et donc la consommation de carburants !… Avec, comme corollaire, une forme déguisée de gel (temporaire) des dépenses des ménages.

Trop fort Emmanuel !

Le 20 janvier 2022.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) Petite remarque subsidiaire : les carburants constituent le seul bien de consommation dont le prix s’affiche en euro avec quatre décimales – notion qui ne figure dans aucun traité ni aucun texte légal – ! Ce qui, accessoirement permet bien des magouilles à la pompe…