BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Août

Tôt ou tard, l’Espagne sera poussée hors de ses enclaves du Maroc

Ceuta-et-Melilla.-Villes-espagnoles-ou-dernieres-colonies-en-Afrique-par-Yves-Zurlo

Ceuta (18 km2) et Melilla (12 km2) sont les deux dernières survivances de l’Espagne coloniale sur le continent africain, fichés dans le nord du Maroc, cernés par la Méditerranée d’un côté, les barbelés de la frontière de l’autre. Elles durent longtemps subir les assauts répétés des hordes de migrants sub-sahariens cherchant à pénétrer en Europe par ces enclaves du royaume d’Espagne mais aujourd’hui, depuis la construction de très efficaces barrières anti-migrants et  l’étroite coopération sécuritaire entre l’Espagne et le Maroc, ces assauts sont pratiquement taris. Le lieutenant-colonel Ambrosio Martin-Villasenor , commandant la Garde civile du royaume d’Espagne dans la ville autonome de Melilla, fut d’ailleurs élevé exceptionnellement, en mai 2014, à la dignité de Compagnon de l’ordre royal du Mérite de Sainte Jeanne d’Arc pour l’intelligence et la détermination avec lesquelles il dirige ses hommes pour faire face aux hordes de migrants sub-sahariens qui se lancent quotidiennement à l’assaut de ce territoire. (Lire « Quand on veut…on peut » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/ et https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/11/consilium-consulte-n-2014001-portant-promotion-dans-lordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/).

En revanche, un problème non moins grave a surgi : la radicalisation islamique d’un nombre de plus en plus élevé de citoyens hispano-marocains vivant dans ces enclaves (ou gagnant la péninsule ibérique). Selon la dernière étude de l’Institut royal Elcano, qui fait référence en la matière, intitulée  » l’Etat islamique (EI) en Espagne  » (publiée en juillet dernier), sur les 124 individus détenus dans le pays pour des activités liées à l’EI entre juin 2013 et mai 2016, près de la moitié étaient des Espagnols. Parmi eux, 71 % étaient nés à Ceuta et Melilla. Selon Fernando Reinares et Carola Garcia-Calvo, les auteurs du rapport, si la région de Barcelone est le premier théâtre de la mobilisation de l’organisation Etat islamique en Espagne, Ceuta est  » le principal foyer de sa composante autochtone « .

L’Institut royal Elcano a dressé le portrait-robot d’un détenu pour ses liens avec l’EI en Espagne : un homme jeune, marié, avec enfants, ayant fait des études secondaires, de nationalité espagnole mais d’origine marocaine (45 %) ou marocaine (41 %). La radicalisation peut s’opérer sur le Web ou pas, dans des lieux de culte, centres culturels, ou prisons. Mais c’est le contact direct avec un agent de radicalisation qui semble décisif.

 » Le problème est avant tout social  » affirme Francisco Herrera, sociologue et Ceutien depuis toujours. L’un de ses confrères, Manuel José Lopez Ruiz, acquiesce :  » Il y a deux Ceuta : le Ceuta qui vit bien, en gros quelque 20 000 fonctionnaires, et le Ceuta qui galère, ceux qui n’ont pas de travail « , reprenant l’argument traditionnel des intellectuels de gauche.

61.+ceuta+city

Ceuta

Le petit centre historique de Ceuta est agréable : des plages, des vestiges de fortifications royales, quelques élégants bâtiments à l’architecture coloniale où flânent des touristes souvent en route pour le Maroc. Quelques minutes en taxi suffisent à monter dans le quartier du Principe où vivent la plupart des maghrébins. On change alors radicalement de décor : il n’y a ici ni hôtels ni grands magasins, peu d’infrastructures, mais un assemblage de maisons multicolores, accrochées à flanc de colline, aux airs de favela. L’insécurité y est élevée : El Principe a longtemps été réputé quartier le plus dangereux d’Espagne.

 » On vit sans problème l’un à côté de l’autre, mais pas vraiment ensemble « , avoue-t-on. La population de Ceuta a toujours été multiculturelle : des chrétiens espagnols, des musulmans nord-africains mais aussi de petites communautés juive et hindoue. Aujourd’hui, près de la moitié (43 %) des 85 000 habitants de Ceuta est musulmane, principalement originaire du Rif marocain.(région traditionnellement christianophobe et rebelle à toute présence occidentale). Peu à peu, la séparation s’est faite territoriale à l’intérieur de Ceuta. Les  » cristianos « , comme on les appelle ici, sont plutôt dans le centre-ville, tandis que les périphéries sont habitées par des musulmans. Les indicateurs sociaux de Ceuta (comme ceux de Melilla) sont parmi les plus mauvais d’Espagne, parfois d’Europe : l’abandon scolaire s’élève à 25,2 %, le taux de chômage à 35 %, celui des jeunes à 67,5 %.

En réalité, voilà où mène l’accueil irréfléchi d’une population allogène envahissante et devenue de fait pléthorique.

 » Au contexte de marginalisation et de pauvreté dans certains quartiers – de Ceuta et Melilla – , s’ajoute un autre ingrédient pouvant expliquer qu’une frange de jeunes musulmans soit encline à se radicaliser : la contagion du Maroc « , estime le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, qui vient de publier La Espana de Ala ( » L’Espagne d’Allah « , non traduit), enquête dans laquelle il consacre une centaine de pages aux deux enclaves, sous le titre sans de  » Ceuta et Melilla, villes sans futur « .

Le nord-est du Maroc est en effet un important pourvoyeur de djihadistes. Selon l’étude de l’Institut royal Elcano, sur les 800 Marocains partis en Syrie fin 2013, 35 % venaient de la région Tanger-Tétouan et Alhucemas. Or, les liens sont forts entre les habitants de Ceuta et ceux des villes marocaines voisines. Mais la proximité du Maroc se veut aussi une protection : c’est lui qui envoie l’essentiel des imams dans les mosquées de Ceuta. La promotion d’un islam modéré étant présentée par les autorités marocaines comme une stratégie de lutte contre le radicalisme. Mais constituant peut-être aussi le cheval de Troie du royaume chérifien pour récupérer ces territoires espagnols…

Les autorités de Ceuta se veulent, elles, rassurantes (mais l’expérience prouve que quand on SE VEUT RASSURANT, on n’est déjà plus très loin des mauvaises surprises !). Dans son bureau de la municipalité, costume sombre et moustache impeccable, le président de la ville, Juan Jesus Vivas, du Parti -populaire (PP, conservateur), en place depuis 2001, ne cesse de vanter la  » convivencia  » régnant ici entre communautés. Mais aussi les efforts de sécurisation de ces dernières années, ainsi que l’important investissement social fait dans ces quartiers populaires grâce à des fonds nationaux et européens.  » Ceuta n’est pas le nid de djihadistes que certains décrivent « , proclame l’édile.

adfc19ae1def88439b7b216cb36f01fa

Melilla

 » Ceuta comme Melilla ont été parmi les lieux ayant connu le plus d’opérations de police ces dernières années « , reconnaît Ignacio Cembrero. Après le traumatisme du 11 mars 2004 – où 191 personnes avaient été tuées et plus de 2 000 blessées dans des attentats commis par Al-Qaida contre des trains de la banlieue de Madrid –, l’Espagne a été le pays ayant mené le plus d’opérations policières antiterroristes en Europe (jusqu’aux attentats de novembre 2015 en France). Avec un certain succès, puisque le pays n’a pas connu de nouvelles attaques.

Côté travail, les autorités proposent des  » planes de empleo  » : des jobs sans qualifications, à durée déterminée, ressemblant à nos emplois subventionnés dans nos quartiers malfamés. Mais c’est surtout le commerce dit  » atypique « , en fait la contrebande tolérée, qui fait vivre de nombreuses personnes de part et d’autre de la frontière. Les habitants de la région de Tétouan, au Maroc, voisine de Ceuta, peuvent se rendre sans visa dans l’enclave. En tout, plusieurs milliers de personnes entrent et sortent chaque jour de ces 18 km2, à pied ou en voiture dans d’interminables files d’attente.

A Ceuta, la bataille pour  » l’égalité des droits  » s’est intensifiée sur le terrain politique : des partis à dominante musulmane ont vu le jour, telle la coalition Caballas, qui regroupe deux formations de gauche et est devenue la première force d’opposition. Mayda Daoud milite, elle, au PSŒ. Souriante et énergique, cette toute jeune institutrice qui porte le voile a été élue seconde vice-présidente de l’Assemblée de Ceuta depuis 2015. «  La citoyenneté se reflète dans la représentation « , rappelle-t-elle, soulignant que la sous-représentation des citoyens de confession musulmane a tendance à se résorber ces dernières années. Entendez que les Ceutiens d’origine maghrébine deviennent non seulement de plus en plus nombreux, comme nous l’avons rappelé plus haut, mais aussi de plus en plus influents politiquement. Ils prendront bientôt le pouvoir.

Chez nous, cela porte un nom :  » le Grand Remplacement « .

 

Comme en Egypte, les pyramides ne font plus recette au Louvre

Les touristes ont boudé Paris tout au long du premier semestre de cette année. L’Arc de triomphe, les tours de Notre-Dame ou le musée du Louvre ont subi une baisse de l’ordre de 30% de leur fréquentation, selon les chiffres révélés, mardi 23 août, par le comité régional de tourisme de Paris et de l’Ile-de-France.

louvre-afp

Les pyramides du Louvre

Inquiets pour leur sécurité, les étrangers évitent la France en général et surtout la région parisienne. Au cours du premier semestre, un million de touristes ont fait faux bond aux hôteliers franciliens, par rapport à la fréquentation du premier semestre 2015.

Au total, 14,9 millions d’arrivées hôtelières ont été recensées sur les six premiers mois en Ile-de-France, ce qui marque une baisse de 6,4 %, tirée par la forte désaffection de la clientèle internationale (– 9,9 %). A Paris même, c’est pire (– 11,4 %). Les touristes japonais, chinois ou même italiens se sont envolés vers l’Espagne ou la Grèce, sans passer par la case Paris.

 » Nos indicateurs montrent que cette tendance s’est poursuivie sur la saison estivale « , déplore Frédéric Valletoux, président du comité et maire Les Républicains de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Entendez que l’été sera catastrophique.  » Nous estimons que la région a perdu 1 milliard d’euros de retombées économiques entre le 1er janvier et la fin août. Et si cela continue au même rythme, cela fera 1,5 milliard en moins sur l’année, une saignée inédite pour la filière touristique francilienne.  »

MaxPPP TagID: maxnewsworldtwo474836.jpg/Photo via MaxPPP

Pas de files d’attente à la Tour Eiffel, du jamais vu

Conséquence,  » certaines des 75 000 très petites entreprises concernées ne passeront pas l’année « , prévient M. Valletoux. Pour lui, cette  » catastrophe industrielle  » risque de se traduire par un  » plan social majeur  » qui affecterait une partie des 500 000 emplois liés dans la région. Et d’appeler les pouvoirs publics à engager sans attendre  » un plan Orsec « , afin d’aider les entreprises du tourisme à traverser cette crise. En résumé, la courbe du chômage, malgré les tripatouillages opérés par les organismes officiel chargés de l’emploi, n’est pas prête de s’améliorer.

A l’issue du conseil des ministres du 3 août, le gouvernement avait déjà promis  » l’étalement des cotisations fiscales et sociales et des interventions de Bpifrance en matière de trésorerie et de financement « . Ce qui signifie une baisse des rentrées fiscales et un budget de l’Etat encore plus mal en point.

«  On ne pouvait pas faire pire. Bien sûr, les dramatiques attentats de Paris, de Bruxelles et de Nice ont fait fuir les touristes étrangers, mais il y a eu aussi la crue de la Seine, les grèves du transport aérien, le blocage des raffineries, des manifestations musclées, des chauffeurs de taxi qui font le coup de poing, des touristes chinois détroussés… « , énumère Didier Arino, président du cabinet d’études et de conseil Protourisme. Et de conclure :  » Pourtant, la casse est limitée par rapport à des pays comme la Turquie ou la Tunisie, qui subissent des plongeons de 30 %, voire 40 %, de leur fréquentation touristique.  » Quand on n’a plus que ces références à faire valoir…

D’ores et déjà, l’Insee évalue à – 4,8 % le recul de la fréquentation, exprimée en nuitées, dans les hébergements collectifs touristiques au deuxième trimestre en France métropolitaine. Une dégringolade, alors que le premier trimestre avait marqué un rebond de 1,1 %. Entre avril et juin, la baisse est accentuée par la clientèle étrangère (– 8,5 %).  » Le recul de la fréquentation étrangère, plus important qu’au premier trimestre (– 2,7 %), est comparable à celui observé au quatrième trimestre de 2015, à la suite des attentats de novembre « , précise l’Insee.

Ce sont en particulier les voyageurs  » long-courrier  » – Chinois, Japonais et autres Américains –, qui manquent à l’appel. Les même qui avaient permis en 2015 à la France, première destination mondiale, de battre un record, en attirant 84,5 millions de visiteurs étrangers.

tourisme-france-paris_5011631

L’écrin exotique de la Sainte-Chapelle et de la Conciergerie ! Les parfums de l’Orient…

Même Paris-plage, l’archétype du festivisme bobo, n’a pas fait recette et une importante baisse de la fréquentation des berges de la Seine a été observée par les organisateurs. C’est dire…Et c’est tant mieux.

 » On voit très peu de Japonais, surtout depuis janvier. C’est pourtant la clientèle qui fait vivre le Mont à l’année « , témoigne un spécialiste du tourisme au Mont-Saint-Michel, dans la Manche.  » Au total, la fréquentation est en baisse de 10 % sur les sept premiers mois de l’année. L’abbaye a tiré son épingle du jeu en juillet (– 5,6 %), car c’est un mois où la clientèle des visiteurs individuels domine. Or, ce sont surtout les visites de groupes qui se sont réduites « , précise Anne-Flore Marziou, adjointe de l’administrateur pour l’abbaye du Mont-Saint-Michel, gérée par le centre des Monuments historiques.

Sur le mois de juillet, les cent sites du Centre des monuments nationaux ont enregistré une baisse globale de 5 % de leur fréquentation. A noter que si les stars parisiennes font grise mine, le château de Champs-sur-Marne (+ 52 %), en Seine-et-Marne, les remparts d’Aigues-Mortes (+ 30 %), dans le Gard, ou encore les tours de La Rochelle (+ 20 %), autant de lieux éloignés des sentiers battus et donc réputés menacés, ont été plébiscités.

En Ile-de-France, la désaffection des Japonais est la plus forte, avec un déficit de touristes nippons de 126 000, au premier semestre 2016, soit 46 % de moins par rapport à la même période de 2015, sur un total de 723 000 étrangers évaporés. Une perte sèche : l’absence de ces visiteurs, plus dépensiers que les Chinois, représente un manque à gagner estimé à 98 millions d’euros pour la région.

Mais les voyageurs lointains n’ont pas été les seuls à se détourner de la capitale. Au premier semestre, 115 000 Italiens ne se sont pas présentés, entraînant un manque à gagner de 105 millions d’euros pour l’Ile-de-France, le plus gros déficit. Ajoutez-y nos vacances vénitiennes et vous aurez mesuré l’importance de la catastrophe pour la Région !

images1

Vous connaissez nos suggestions pour réduire drastiquement le risque islamiste. Redonnons à la France son roi et c’en sera également fini de la chienlit qui ronge notre pays et fait fuir nos visiteurs.

 

Pourquoi il faut boycotter les produits de Lactalis

Les éleveurs du Grand Ouest font le siège, depuis lundi 22 août, du numéro un mondial de la distribution de produits laitiers, à Laval avec comme mot d’ordre :

 » Lactel ruine les éleveurs « 

Depuis le début de l’été, ce slogan se décline sous de multiples formes : peint sur les bâches des ballots de foin dans les champs, le long des routes de l’ouest de la France, inscrit sur une banderole tirée par un avion qui survole les plages normandes, apposé dans des grandes surfaces sous forme d’autocollants par les agriculteurs ou servant de hashtag sur Twitter.

lactalis-sous-pression_1

L’avertissement illustre la colère des producteurs de lait face à Lactalis. Le numéro un mondial du secteur, plus connu pour ses marques comme Lactel, Bridel, Bridélice ou Président, est accusé d’être le plus mauvais payeur de lait en France et fragiliserait un peu plus une filière en difficulté, affectée par la chute des cours et la surproduction. Pour se faire entendre, l’ensemble des éleveurs des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie ont été appelés à manifester, lundi 22 août, devant le siège de l’entreprise, à Laval, en Mayenne.

 » Cette action est prévue pour une durée indéterminée, car nous voulons reprendre les négociations et trouver un accord  » sur un meilleur prix du lait, affirmait, lors de l’annonce de cette manifestation, le 12 août, Philippe Jéhan, le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de la Mayenne.

La contestation vise les 257 euros pour 1 000 litres que paye le groupe aux éleveurs, soit de 10 à 30 euros de moins que ses concurrents (Bongrain, Sodiaal, Bel, Danone ou des PME du secteur). Or, souligne Jérémy Trémeau, le président des Jeunes agriculteurs de la Mayenne, dans ce département  » le coût de production est de 386 euros pour 1 000 litres de lait, en incluant un salaire d’un smic et demi – ce qui, pour le travail fourni, n’est pas énorme « .

Voilà deux ans que la situation en Europe s’est dégradée, avec la fin des quotas laitiers au 1er avril 2015, le coup de frein aux importations chinoises et l’embargo russe, décrété mi-2014. Cela a créé une situation de surproduction, car la demande interne n’a pas augmenté.

milch-milchprodukte-milchproduktion-milchfett_06

Après avoir atteint plus de 370 euros la tonne en 2014, les cours du lait sont tombés à 305 euros en 2015, avant de chuter autour de 275 euros aujourd’hui, alors que, comme le rappelle Thierry Roquefeuil, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), les coûts de production sont estimés à 350 euros en France.  » Une catastrophe pour de nombreux producteurs, notamment pour les jeunes « , affirme-t-il.

De fait, le taux de cessation d’activité dans les 60 000 exploitations françaises, qui emploient 110 000 éleveurs, devrait doubler cette année pour avoisiner les 9 %. Or, souligne M. Roquefeuil,  » un éleveur laitier génère six à sept emplois  » (du chauffeur qui vient collecter le lait au vétérinaire).

 » On s’enfonce petit à petit « , déplore Max Vié, le président de l’Organisation des producteurs Normandie Centre, en soulignant le moral très bas des agriculteurs devant l’effondrement des prix :  » Certains font des emprunts à court terme pour boucher les trous. Enormément d’exploitants arrêtent ou projettent de le faire.  »

Marc-Antoine Blot, le responsable du secteur laitier pour les Jeunes agriculteurs de la Manche, confirme les difficultés de trésorerie des éleveurs :  » Dans mon exploitation, nous sommes deux et nos conjointes travaillent à l’extérieur, c’est ce qui nous permet d’y arriver. Les éleveurs travaillent à perte depuis trop longtemps.  » Ce qui est évidemment intolérable.

Et un producteur de l’Orne, qui ne se dit  » pourtant pas un petit « , avec 400 000 litres produits chaque année, anticipe une baisse de chiffre d’affaires de 30 000 euros à la fin de 2016 et envisage de mettre la clé sous la porte, dans un an,  » si les cours ne remontent pas « .

 » Grosso modo, le lait est payé 10 % moins cher qu’ – en 2015 – , qui avait également enregistré un recul de 10 % « , évalue Dominique Barrau, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Pour lui, la démarche de Lactalis incite  » les autres industriels à tirer les prix vers le bas et à payer moins qu’ils pourraient « .

 » Tous nos industriels, pas seulement Lactalis, font des bénéfices record sur le premier trimestre « , constate M. Trémeau, qui estime ces derniers également concernés par la manifestation du 22 août.  » Mais si Lactalis ne bouge pas, les autres ne bougeront pas « , juge-t-il.

Pour le patron de la FNPL,  » c’est l’illustration de la politique libérale : il s’agit d’acheter le moins cher possible et de gagner des parts de marché « . Cela permet de faire des promotions dans les grandes surfaces.  » Quand vous achetez six packs de lait pour le prix de trois, c’est sur le dos du producteur. Le consommateur devrait en prendre conscience, insiste-t-il. On est en train de détruire une profession.  »

lait

Lactalis réfute l’ensemble de ces critiques. En réponse à une lettre envoyée, le 4 août, par Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, à Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, qui lui demandait une rencontre pour débloquer la situation, le groupe rappelle qu’il ne négocie pas les prix avec les syndicats. Les discussions se font avec son réseau de producteurs, avec lesquels le dialogue n’a jamais été rompu. C’est ce qui s’appelle, en langage clair, diviser pour mieux régner.

De plus,  » on ne peut pas à la fois proposer de se mettre autour d’une table et être sur le pied de guerre en organisant des manifestations « , affirme Michel Nalet, le directeur de la communication de Lactalis.  » Il n’y a qu’en France que le syndicalisme agricole refuse la réalité du marché et s’en prend à une entreprise en particulier, avec un discours irresponsable que le groupe Lactalis a dénoncé et condamne fermement « , écrit le géant laitier dans un communiqué diffusé le 18 août mais qui ferait bien de relire les oeuvres de Maximilien de Béthune, duc de Sully.

Lactel ? Bridel ? Bridélice ? Président ? À vous de voir…

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Nous sommes davantage familiers, au Conseil dans l’Espérance du Roi, des bestiaires héraldiques…C’est pourquoi nous savourons aujourd’hui une grande première : l’exposition organisée par la Galerie Kugel et entièrement consacré aux horloges automates de la Renaissance, constituant le plus grand bestiaire mécanique de cette époque, entre 1580 et 1630.

bestiary-1
Un bestiaire mécanique
Horloges à automates de la Renaissance

du 9 septembre au 5 novembre 2016

5

Plus de trente automates peuplent l’exposition, constituant ainsi la plus grande collection jamais assemblée. On y découvre une ménagerie d’animaux exotiques : lions, dromadaires, éléphants, ours, singes… À chaque heure ou bien à la demande, les mécanismes des automates s’activent : une gueule féroce s’ouvre, une langue sort, une patte se lève, une queue se balance, tandis que les yeux roulent au rythme de l’horloge. Si les animaux prédominent au royaume des automates, on y croise également des personnages singuliers, notamment un turc à cheval brandissant son cimeterre et des dompteurs d’ours et de lion tirant sur leur corde.

8

De l’époque d’Homère à celle des robots, l’Homme a toujours rêvé de donner vie à un être artificiel. À la fin du Moyen-Âge, le développement de l’horlogerie permit la création des premiers automates, situés à la croisée de la science et des arts. À la Renaissance, ce rêve s’incarna en de luxueuses horloges en forme d’animaux ou de personnages en bronze doré, destinées au plaisir des princes.

30

Ces merveilleux objets combinant l’art de la sculpture, de l’horlogerie et parfois de l’ébénisterie, furent réalisés pour l’essentiel dans la ville d’Augsbourg, alors principal centre artistique germanique. Rivalisant de fantaisie et d’ingéniosité, ils fascinèrent les cours européennes. On les retrouve aujourd’hui dans les plus grands musées historiques : Vienne, Dresde et Munich. Ils servirent parfois de précieux cadeaux diplomatiques. À partir du milieu du XVIe siècle, des horloges automates furent régulièrement envoyées au sultan à Istanbul, dans le cadre du tribut annuel dont l’Empire s’acquittait pour préserver la paix. Au XVIIe siècle, des automates furent offerts, parmi d’autres horloges et curiosités scientifiques, à l’empereur de Chine par les prêtres jésuites qui souhaitaient, par ce geste, propager les idées chrétiennes en Asie.

Près de 400 ans après sa création, ce bestiaire mécanique continue de nous émerveiller.

3

Exposition en accès libre, du lundi au samedi de 10h30 à 19h.

GALERIE J.KUGEL
25 Quai Anatole France
75007 Paris
http://www.galeriekugel.com

Le 24 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur d’Antonia : Petit article estival sur les châteaux de sable

23 Août

Voici quelques réflexion estivales que m’a inspiré cet extrait de Tocqueville : « … l’espèce d’oppression, dont les peuples démocratiques sont menacés »…

(http://lafauteraousseau3.hautetfort.com/archive/2015/04/25/tocqueville-l-espece-d-oppression-dont-les-peuples-democrati-5610054.html)

C’est vrai, cet extrait d’Alexis de Tocqueville est très impressionnant de clairvoyance et de vérités : égoïsme, infantilisation, manipulation des esprits dont notre époque porte la marque…

Curieusement, à la lecture de cet article, ma pensée effectue un rapprochement avec les islamistes qui, eux aussi, « ne veulent rien d’autres qu’eux-mêmes » dans la société et dans le monde.

On comprend pourquoi les mahométans arrivent si facilement à se répandre dans nos sociétés occidentales gauchisées : c’est que les occidentaux et les islamistes se sont mis à se ressembler par un trait de leur esprit : cette faculté à ne vouloir rien d’autres qu’eux-mêmes. Inspirée par l’orgueil, cette faculté conduit à la pensée unique, au despotisme, à la cruauté mentale (et tout cela en se dédouanant grâce aux sempiternels « droits de l’homme » prônant l’égalité, ce fléau).

Au contraire, durant la monarchie, sous l’union de Dieu et du roi, régnait en France cette manière de décentralisation, donc de tolérance et de confiance qui faisait que chaque petite instance du royaume pouvait développer son patrimoine, son particularisme, sa richesse. Le respect du bien commun, très loin de l’égoïsme de notre temps, faisait que l’ordre, la dignité, le travail étaient appréciés et enseignés.

Entre autres, cette richesse s’observe encore aujourd’hui dans les costumes anciens de chaque région et petit pays français ; ils restent les témoins de ce temps. Chose qui doit bien sembler extraordinaire aux nabots mal fagotés de notre temps, avez-vous jamais remarqué combien rigueur et joyeuseté se mêlaient avec bonheur dans ces costumes, prouvant combien sont unis toujours la beauté et l’ordre. Tous les aspects de la vie et des arts portaient l’empreinte de cette union.

Aussi, même si nous ne devons pas tomber dans un excès de nostalgie immobilisant, il nous faut nous rendre à l’évidence : la décadence est là, sous nos yeux. Et Tocqueville l’avait imaginé ce monde qui s’avance pareil à un gigantesque « Club méditerrané » et comme dans un mauvais rêve devenu réalité de châteaux qui ne sont plus que de sable.

Le 22 août 2016.

Antonia, Conseiller à l’information, aux moyens de communication et à leur usage dans la société.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Août

C’est pathétique !

2422992749

Voici tout ce qu’ils ont trouvé pour nous convaincre d’adhérer à leur utopie européiste : le président du conseil italien, Matteo Renzi, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, se sont retrouvés lundi 22 août en mer Tyrrhénienne. Trois sur vingt-huit,  pour tenter de relancer une Europe en pleine crise d’identité depuis que le Royaume-Uni a voté en faveur d’une sortie de l’Union européenne, le 23 juin…Le treizième des travaux d’Hercule.

2016-08-22t165118z_1004130561_s1betwyafeaa_rtrmadp_3_europe-crisis-meeting

Matteo Renzi, Angela Merkel et François Hollande à Ventotene

Les trois dirigeants ont vogué de Naples en direction de la petite île italienne de Ventotene, où est enterré Altiero Spinelli, l’un des pères fondateurs du projet européen. Bref voyage dont ils ils ont voulu faire un symbole  » fort  » de leur désir de relance de l’UE moribonde. Las ! Ils avaient oublié un détail non moins symbolique. Cette île fut, de l’antiquité aux temps modernes…un lieu de relégation ! Comme le fut aussi la Guyane pour les Français. 

Durant l’Antiquité (alors que l’île et le village s’appelaient Pendateria, soit « Cinq bêtes » en grec), Auguste y fit construire des citernes et une villa où il finit par assigner à résidence sa propre fille Julia l’aînée. Ce fut ensuite Agrippine, fille de Tibère qui y fut bannie sur l’ordre de son père. Après sa mort, Tibère souilla sa mémoire et fit proclamer au sénat que le jour anniversaire de sa mort un don serait consacré à Jupiter. En mars 37, Tibère mourut et le fils survivant d’Agrippine, Caligula, lui succéda. Après l’éloge à Tibère, Caligula alla à Pandataria et dans les Iles Pontines chercher les cendres de sa mère et de son frère. Une médaille de bronze du British Museum de Londres (ça ne s’invente pas) montre le retour des cendres d’Agrippine à Rome. Les Bourbons de Naples redonnèrent vie à la vieille prison, qui fut ensuite remise en service entre 1929 et 1943 à l’époque de Benito Mussolini pour y enfermer 700 opposants politiques, dont 400 communistes. L’un d’eux était Altiero Spinelli, qui y a rédigé le Manifeste de Ventotene pendant sa captivité.

images

Quelle étrange idée que de vouloir faire de ce bagne un symbole de l’Union européenne ! À moins que ce soit ce que Sigmund Freud appelait  » un acte manqué « …Quoi qu’il en soit, ni l’un ni l’autre ne nous auront échappés.

Ils ont ensuite été transportés sur le porte-aéronefs Garibaldi, navire amiral de la marine militaire italienne, pour un dîner de travail tôt dans la soirée en vue de préparer le sommet extraordinaire de Bratislava, le 16 septembre prochain. Mais là encore la force des symboles impressionne puisque Bratislava est la capitale de la Slovaquie, l’un des pays du groupe de Visegrade qui, depuis un an, affirme sa ferme opposition à l’accueil de migrants, rejetant notamment l’idée des institutions européennes d’un système de répartition obligatoire des migrants !

65px-Coat_of_Arms_of_Bratislava.svg

Bratislava

La décision britannique de quitter l’UE « est une défaite politique » pour l’Europe, et doit représenter « une gigantesque sonnerie de réveil » pour l’UE, qui doit se réformer rapidement, avait affirmé fin juillet le président du conseil italien. France et Italie militent pour un renforcement des liens en matière de sécurité et de défense. Dans une tribune commune, publiée le 11 août, les ministres de la défense Roberta Pinotti et des affaires étrangères Paolo Gentiloni ont préconisé la création d’une « force multinationale européenne » pour des missions spécifiques, sous commandement unique, que des « eurobonds » aideraient à financer. Mais l’Allemagne et Angela Merkel en particulier n’y sont pas favorables…

En revanche, l’idée d’un corps européen de gardes-frontières semble susciter l’adhésion des trois partenaires, alors que l’Allemagne et l’Italie font face à un afflux continu de migrants. Malheureusement, comme la plupart du temps au sein de l’UE, la montagne risque d’accoucher d’une souris comme on l’a vu naguère avec l’agence Frontex et comme on le voit aujourd’hui avec l’opération navale Sophia, chargée de contrôler et d’intercepter les passeurs de migrants en Méditerranée.

Quant à la question de l’austérité, elle pourrait rapidement constituer un sujet de désaccord. Matteo Renzi espère en effet convaincre la chancelière allemande des dangers d’une Europe « comptable » à l’heure de la montée des populismes aux quatre coins du continent. Mais avec bien peu d’espoir de la convaincre.

Un éditorial d’Il Sole 24 Ore, quotidien italien du monde des affaires, résume les limites de l’événement : ce mini-sommet réunit « trois leaders affaiblis, aux prises avec des difficultés internes et face à des échéances électorales imminentes, avec donc des marges de manœuvre très restreintes ».

enveloppe deces 2

Notre point de vue est plus lapidaire encore. Le Brexit est, comme nous l’espérions, le faire-part du prochain décès de l’Union européenne.

Virage allemand sur l’islam

Nos amis d’outre-Rhin sont des pragmatiques quand les responsables français restent de pauvres idéologues. Angela Merkel le fut il y a un an lorsqu’elle ouvrit les portes de son pays aux hordes migrantes de la célèbre route des Balkans, sur injonction du patronat allemand avec pour seuls objectifs de redresser une démographie défaillante et se procurer une main d’oeuvre (prétendument bien formée, histoire de faire avaler la pilule aux citoyens) bon marché. Bref, une répétition moderne et actualisée du commerce triangulaire des esclavagistes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Mais, après les déboires consécutifs à cette démarche et, en particulier, les crimes terroristes et autres violences perpétrés par des islamistes introduits dans les fourgons des prétendus  » réfugiés  » accueillis l’an dernier, nos amis se ressaisissent et font à présent de cette douloureuse question un sujet essentiel des prochaines campagnes électorales. Chez eux, désormais, il n’y a  » Pasdamalgam  » qui tienne !

Comprimé-padamalgame

A quelques semaines des élections régionales dans les régions du Mecklembourg-Poméranie et de Berlin, l’Union chrétienne démocrate (CDU) et sa branche bavaroise la CSU veulent renforcer l’arsenal législatif antiterroriste allemand et donner un message de fermeté à la suite des attentats du mois de juillet. Même si le plan, qui a fuité dans la presse mercredi 10 août, suscite déjà un tollé parmi les partis de gauche. Car les mesures envisagées, si elles étaient adoptées, constitueraient un véritable virage à droite des partis conservateurs sur le plan de la politique intérieure.

Selon les informations parues dans la presse, leur plan prévoit d’abolir le principe de double nationalité et d’interdire le port du voile intégral (burqa) dans les lieux publics. Ils envisagent également d’augmenter les forces de police fédérales et régionales de 15 000 personnes d’ici à 2020 et de renforcer la vidéosurveillance dans les lieux publics et les transports en commun.

Ces deux mesures symboliques pourraient se retrouver au cœur du débat politique, alors que l’Allemagne entre dans une année électorale importante. D’ici à septembre 2017, cinq Parlements régionaux doivent être renouvelés ainsi que le Bundestag, qui déterminera la couleur de la chancellerie ces quatre prochaines années. Or, Angela Merkel vient d’accuser une baisse de dix points dans les derniers sondages. A moins de trois semaines du scrutin régional de la région Mecklembourg-Poméranie, où la CDU est talonnée sur sa droite, il semble clair que la sécurité est en train de s’imposer comme un thème politique central.

A Berlin, où les élections régionales se tiennent le 18 septembre, le ministre de l’intérieur et candidat de la CDU, Frank Henkel, s’est franchement positionné : «  J’ai toujours été critique vis-à-vis de la double nationalité. Personne n’est forcé d’abandonner sa culture parce qu’on se décide pour un Etat de façon claire « , a-t-il déclaré au quotidien Tagesspiegel, ajoutant qu’il considérait une interdiction de la burqa comme  » absolument souhaitable « . Le Parti social-démocrate (SPD), de son côté et comme on pouvait s’y attendre, a réagi immédiatement pour défendre le principe de la double nationalité, qu’il a contribué à élargir fin 2014 en supprimant l’obligation faite aux binationaux, en particulier les jeunes d’origine turque, d’avoir à choisir entre leurs deux passeports à partir de 21 ans.

images1

 » Ceux qui placent les détenteurs de deux passeports sous la suspicion générale font une énorme erreur, car ils enterrent la loyauté de ces personnes vis-à-vis de l’Etat allemand « , a déclaré au quotidien Süddeutsche Zeitung Thomas Oppermann, chef du groupe parlementaire SPD au Bundestag qui n’a manifestement rien compris à la gravité de la situation. Comme la plupart des socialistes. Il a estimé que le double passeport aidait surtout les jeunes qui ont grandi en Allemagne.  » Ils ne doivent plus se décider pour l’Allemagne et contre leurs parents ou inversement. Nous l’avons décidé avec l’Union (européenne), et cela reste une bonne décision « , a-t-il tranché. Le parti de gauche radicale die Linke a également soutenu le double passeport, considéré comme un soutien à l’intégration.

Jeudi 11 août, le ministre Thomas de Maizière devait présenter sa propre série de mesures pour renforcer la sécurité intérieure. L’une d’elles, révélée par le quotidien Bild, suscite déjà une forte opposition : il s’agit d’assouplir le secret médical afin de permettre aux médecins d’avertir les autorités si un patient leur fait part de sa volonté de commettre un acte répréhensible ou dangereux. L’opportunité d’une telle réforme avait déjà été discutée lors du crash de l’avion de la Germanwings, causé par le suicide du copilote qui était suivi médicalement pour troubles dépressifs. Mercredi, le président de la chambre fédérale des médecins, Frank Ulrich Montgomery, a fermement rejeté cette proposition :  » La situation tendue sur le plan de la sécurité ne doit pas conduire à des mesures politiques précipitées, a-t-il déclaré. Le secret médical garantit la protection de la sphère privée des patients, c’est un droit fondamental garanti par la Constitution.  » Il est clair pour nous aussi que la proposition de Thomas de Maizière n’est pas recevable. Il y a bien d’autres moyens de lutter contre la criminalité que de jeter le secret médical aux orties.

En résumé, les idées changent en Allemagne face aux dures réalités issues des nouvelles  » Grandes Invasions barbares  » mais aussi…à la pression des partis politiques populistes ou de droite radicale.

 

Et mirages sur la Baltique

L’Estonie avait ouvert la marche en 2011, la Lettonie avait suivi en 2014 avant que la Lituanie ferme la marche de l’entrée de ces trois pays baltes dans la zone euro, en 2015. Nous les avions pourtant mis en garde ! Et sans doute auraient-ils mieux fait de nous écouter et de garder leurs propres monnaies plutôt que de céder aux sirènes de Bruxelles…Car, aujourd’hui, les regrets commencent à apparaître (Lire « Le coeur n’y est pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/12/28/bulletin-climatique-du-week-end-2829-decembre-2013-de-la-republique-francaise/  et « Grésmé ! : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/06/05/bulletin-climatique-quotidien-5-juin-2014-de-la-republique-francaise/).

Le produit intérieur brut (PIB) des trois pays a déçu au deuxième trimestre de cette année. Selon les chiffres publiés jeudi 11 août, l’économie estonienne a crû de 0,3 %, entre avril et juin, après avoir stagné au premier trimestre. De leur côté, la Lituanie et le Lettonie ont enregistré un PIB en hausse de 0,1 % et 0,4 % au deuxième trimestre.  » C’est moins bien que prévu « , reconnaît Nerijus Maciulis, économiste en chef à Swedbank, à Vilnius, la capitale lituanienne, même si les fondamentaux économiques des pays baltes ont encore de quoi faire pâlir d’envie le reste de la zone euro et la France en particulier.

C’est particulièrement vrai en matière de finances publiques. En mars, la vertueuse Estonie affichait un surplus budgétaire de 2,3 % du PIB, plus élevé encore que celui de l’Allemagne (1 %). Les dettes publiques de la Lettonie et de la Lituanie sont inférieures à 40 % du PIB, soit deux fois moins que la moyenne de la zone euro (90 %). En juin, la production lettone a bondi de 7,9 %, le taux de chômage estonien est tombé à 6,5 %, les ventes au détail lituaniennes ont progressé de 6,6 %, entre avril et juin…

Et dire que, il y a sept ans, ces trois pays ont traversé la récession la plus violente d’Europe ! En 2009, leur PIB a en effet plongé de 14 % en moyenne, soit plus que le terrible trou d’air traversé par la Grèce en 2011 (– 9,1 %). A genoux, la Lettonie et ses 2 millions d’habitants avaient été contraints de faire appel au Fonds monétaire international, qui leur a prêté 7,5 milliards d’euros.

Coat_of_arms_of_Latvia.svg

Armoiries de la Lettonie

L’Estonie (1,3 million d’habitants) et la Lituanie (2,9 millions) avaient préféré se passer d’une telle aide. Mais elles ont entamé une cure d’austérité tout aussi radicale que leur voisine : baisse de 20 % à 30 % des salaires, hausse de la TVA, taille dans les dépenses…  » Cela a été une période douloureuse, mais nous avons fait ce qu’il fallait pour remettre nos économies sur les rails « , résume Zygimantas Mauricas, économiste chez Nordea, à Vilnius. Pour la population, les sacrifices ont été lourds.

250px-Coat_of_arms_of_Estonia.svg

Armoiries de l’Estonie

Mais ils ont porté leurs fruits. Le redressement a même été spectaculaire : en 2011, le PIB lituanien a rebondi de 6 %, le letton de 6,2 % et celui de l’Estonie, de 7,6 % ! Mais l’ennui, c’est que, depuis deux ans, la croissance – du PIB – marque de nouveau le pas en Lettonie. En 2015, celle-ci est en effet retombée sous la barre des 3 % dans les trois pays. Il devrait en être de même en 2016 et en 2017. Et c’est beaucoup moins que les 6 % à 9 % enregistrés par les pays baltes avant la crise.  » Résultat : la convergence avec le niveau de vie des autres membres de l’Union monétaire, très rapide avant 2008, a notablement freiné, s’inquiète Karsten Staehr, économiste à l’université de Tallinn, la capitale de l’Estonie. Si rien ne change, nos pays pourraient tomber dans le “piège du revenu intermédiaire”, c’est-à-dire ne jamais rattraper les autres.  »

Coat_of_arms_of_Lithuania.svg

Armoiries de la Lituanie

Nombre d’économistes jugent que le problème est profond. Notamment parce que la croissance d’avant 2008 était, en partie, alimentée par des investissements étrangers massifs dans l’immobilier et dans la finance. Mais, maintenant que ces capitaux se sont envolés, il nous faut trouver d’autres sources de croissance, plus durables.  » Et, avec la crise chronique de l’euro, on ne les voit pas venir estime M. Staehr.

Et ce, alors que Tallinn, Riga (Lettonie) et Vilnius doivent également faire face au déclin de la productivité et à la vertigineuse chute de la démographie.  » La Lettonie a perdu 25 % de sa population en vingt-cinq ans, en partie en raison de l’émigration « , explique Paolo Falco, économiste à l’Organisation de coopération et de développement économiques, auteur d’une étude sur le sujet. Une tendance qu’il sera difficile d’inverser.

Inquiets, les gouvernements tentent de répondre à ces défis. Plus en pointe, l’Estonie mise sur les nouvelles technologies. Depuis deux ans, elle propose également une  » e-résidence  » aux étrangers, qui leur permet de créer une entreprise ou d’ouvrir un compte bancaire dans le pays sans y habiter. Plus de huit milles personnes l’ont déjà obtenue. Tallinn y voit une solution pour renforcer son attrait. Et pour convaincre des entrepreneurs de venir s’installer sur son sol…Mais cette économie virtuelle paraît bien précaire. Quant aux deux autres pays baltes, ils n’ont même pas de telles perspectives en vue.

En résumé, l’adhésion de ces trois pays à l’Union européenne et leur entrée dans la zone euro n’aura été qu’un mirage de plus que les populations risquent de payer cher.

 

 » Pourquoi tant d’enfant de chez nous sont-ils partis

faire le djihad ? « 

maxnewsworldthree850087

C’est l’une des questions que se pose naïvement Véronique Roy, la mère d’un jeune terroriste converti à l’islam et mort en Syrie. Nous vous proposons d’écouter son entretien avec un journaliste de France Info. Il en dit long sur sa souffrance de mère, bien sûr, à laquelle nous ne sommes pas insensibles mais il en dit autant sur l’aveuglement de beaucoup de nos compatriotes face à l’islam et à sa version radicalisée et criminelle :

http://www.franceinfo.fr/player/resource/812493-1747555

Quant à la réponse à sa question, il nous faut lui dire qu’elle est d’une simplicité…biblique : si la France est le pays d’Occident qui a fourni et continue de fournir le plus important contingent de djihadistes, c’est tout simplement parce que c’est aussi le pays qui a accueilli le plus grand nombre d’arabo-musulmans depuis des décennies. Aujourd’hui, elle le paie au prix fort.

Les responsables de ce crime paradent encore au sommet de l’Etat et osent se disputer les dépouilles de la République dans de folles campagnes électorales aussi coûteuses que stériles. Mais les Romains nous l’ont appris : il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne…

the-guillotine-large

Pour eux, nous dresserons l’échafaud.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Visite à la belle étoile

web_00982

En cet été finissant, entre chien et loup, les cours et jardins du château de Fontainebleau ouvrent leurs grilles pour vous faire goûter au plaisir de les parcourir et de (re)découvrir l’histoire du château, sous la conduite d’un guide, dans une atmosphère unique…

chateau-bougies
Durée 1h30

 

Le 23 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Août

Après quelques semaines de repos… studieux (nos Billets d’Aquilée vous l’ont montré), nous voici revenus pour nos rendez-vous quotidiens de mise en lumière de l’incompétence et des turpitudes de la République française. Ce pourrait être un plaisir. Hélas, cela nous remplit de tristesse pour notre pays et nos compatriotes.

Nous nous réjouissons cependant de pouvoir bientôt faire connaître nos quatre ans et demi de labeur opiniâtre au-delà des seules productions de ce blogue en participant aux prochaines Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil, à l’occasion des 50 ans de diffusion de la Pensée française, les 3 et 4 septembre 2016. N’hésitez pas à nous y rejoindre :

I-Grande-22458-journees-chouannes-2016-les-3-et-4-septembre-special-50-ans-de-chire.net

_________________________________

Et le gouvernement de la République tel qu’en lui-même

Réunis sous l’égide de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), des représentants des ministères de la justice, de l’intérieur, des finances et de la santé se sont penchés, à la demande du Premier ministre, Manuel Valls, sur  » l’efficacité de la réponse pénale appliquée aux usagers de stupéfiants « . Ils sont arrivés à la conclusion…qu’il serait pertinent de faire évoluer laloi de 1970 réprimant – notamment – la consommation de cannabis. Entendez que ces bonnes personnes sont ouvertes à la dépénalisation de l’usage de certains stupéfiants, dans les pas de quelques représentants emblématiques de la société  » bourgeoise-bohème  » de notre pays.

Cannabis-thérapeutique

Pour cela, prétendant à l’inefficacité de la législation actuelle, ils se sont prononcés à l’unanimité en faveur de la suppression de la peine d’un an de prison pour simple usage de drogue et pour la mise en place d’une contravention de 5e classe pour usage de stupéfiant, avec une amende dont le montant pourrait être de l’ordre de 300 euros.

Leur rapport est sur le bureau du Premier ministre depuis le…30 octobre 2015 sans que rien n’en soit sorti. Comme si, à quelques mois de la fin du quinquennat, réformer la loi de 1970 sur les stupéfiants était politiquement trop risqué pour l’exécutif.

De son côté, la chancellerie dit avoir  » conscience du problème soulevé  » par le rapport mais assure qu’  » il n’y a pas de volonté de modifier la législation à court terme, sous pression médiatique « . Ce qui signifie plus précisément que nos oligarques ne sont pas pressés de perdre davantage de voix aux prochaines élections.

Le constat des experts des ministères est pourtant sévère. Si la loi prévoit en théorie une sanction d’un an de prison et 3 750 euros d’amende pour un usager de drogues, rares, très rares  sont les consommateurs qui sont finalement condamnés à une telle peine au regard du nombre de délits relevés. Mettant ainsi en évidence le laxisme de la justice dans les affaires de stupéfiants.

En 2014, plus de 170 000 personnes ont été interpellées pour  » usage de stupéfiants « , délit que les forces de l’ordre ont mission de ne pas confondre avec la   » détention de stupéfiant « , un délit plus grave, passible de dix ans de prison et 7 500 euros d’amende, qui concerne les personnes soupçonnées de trafic. Pour ce faire, il suffit de minimiser les quantités saisies dans le premier cas.

Seuls 100 000 environs de ces faits d’usage ont ensuite été traités par les tribunaux, les deux tiers ayant fait l’objet d’alternatives aux poursuites (dont près de 41 000 rappels à la loi). Au final, seules 1 426 personnes ont été condamnées à de l’emprisonnement ferme. Et seules 150 personnes purgent actuellement une peine d’emprisonnement pour la seule infraction d’usage de stupéfiants !  » Puisque les peines d’emprisonnement ferme sont rarement prononcées et encore plus rarement mises à exécution, l’effet dissuasif est limité « , jugent les auteurs du rapport. Vous avez bien compris : ne prononcez pas de peines dissuasives et non seulement vous ne dissuaderez pas mais vous pourrez, en plus, prétendre que la loi n’est pas efficace…Et ce rapport d’ajouter :  » Un nombre important d’infractions constatées ne fait l’objetd’aucune procédure « , ce qui contribue au  » renforcement du sentiment d’impunité des usagers « . CQFD.

Amanyte134010055993_gros

De fait, l’usage du cannabis semble s’être banalisé en France. Près de 700 000 Français en consomment chaque jour. En 2014, 11 % des Français âgés entre 18 et 64 ans ont consommé du cannabis au moins une fois dans les douze mois précédents, selon une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes, aujourd’hui Santé publique France) parue en avril 2015. (Lire « Et ils veulent dépénaliser l’usage du cannabis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/09/19/et-ils-veulent-depenaliser-lusage-du-cannabis/ et aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/11/11/ceux-qui-veulent-depenaliser-le-cannabis-seront-traduits-en-justice-pour-complicite-dhomicide/).

Vient alors un autre argument-choc : l’allègement de la charge des forces de l’ordre. Si  » la contraventionnalisation permettrait une plus grande lisibilité de la réponse pénale aux yeux des consommateurs, elle permettrait également de dégager du temps aux policiers, gendarmes et magistrats, submergés par le traitement de ces petits délits « . Les forces de l’ordre consacreraient ainsi plus d’un million d’heures chaque année à traiter ces procédures pour usage de drogues et seraient même  » contraintes « , pour assurer ces tâches, «  de se détourner fréquemment des missions et des secteurs initialement assignés « , fait valoir le groupe de travail. Vous avez bien lu. La  » contraventionnalisation  » de l’usage du cannabis est un acte de salut public puisqu’elle permettrait aux forces de l’ordre de s’occuper…d’autres choses !

Les auteurs du rapport laissent cependant au législateur le soin de fixer le nombre de fois à partir duquel le recours au timbre-amende (sic) ne serait plus possible, entraînant le retour à une procédure de droit commun. En cas de récidive, synonyme de  » consommation problématique « , il faudrait par exemple pouvoir  » orienter l’usager vers une structure de soin adaptée « . Un seuil en termes de quantité de drogue détenue devrait également sans doute être défini, ce qui permettrait, n’en doutons pas, d’en élargir l’usage non pénalisable. En dehors de ces deux points, et sous réserve que le montant de l’amende ne soit pas  » prohibitif « , car celle-ci risquerait de ne pas être acquittée, prétendent ces experts ( ! ),  » une pré-étude d’impact de la faisabilité juridique d’une telle évolution révèle l’absence de difficulté majeure de mise en œuvre « , font-ils valoir. Bref, tout est prêt pour une mise en route rapide.

Lors de l’examen de la loi santé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, le 27 novembre 2015, alors même que le rapport avait été rendu à Matignon un mois plus tôt, la ministre de la santé Marisol Touraine s’était opposée à une telle mesure, défendue, tenez-vous bien, par des élus de l’opposition, en expliquant que  » le gouvernement souhait attendre les propositions de la Mildeca  » pour se prononcer. Deux mois plus tôt, elle avait rejeté l’idée, estimant que la contraventionnalisation  » serait un mauvais signal à adresser « .

slide_3

Effets nocifs reconnus du cannabis

Face à la frilosité de la gauche, la droite pourrait finalement reprendre à son compte une telle mesure, si nos compatriotes commettent l’erreur de lui redonner le pouvoir. Alain Juppé a d’ailleurs inscrit dans son programme son souhait d’infliger une amende  » d’une centaine d’euros, payable sur-le-champ, avec information de la famille  » aux consommateurs de cannabis. D’autres ne manqueront pas de suivre.

Comme il se doit, les traîtres sont bien parmi nous.

 

Après l’Allemagne, la France aussi  » psychiatrise  » les terroristes islamistes

Comprimé-padamalgame

Dans l’espoir de cacher la vérité à nos compatriotes, les autorités françaises ont décidé de suivre l’exemple de l’Allemagne et même de la Suisse en transformant, chaque fois que les circonstances le permettent, les terroristes et autres assassins islamistes en déséquilibrés mentaux, pénalement irresponsables. Cette astuce permet de réduire les risques de  » stigmatisation  » de la communauté musulmane tout en donnant une tout autre vison statistique des actes de violence.

C’est ainsi qu’en fin de matinée, vendredi 19 août, à l’angle de deux rues passantes dans le quartier du palais de justice de Strasbourg, non loin de la synagogue loubavitch, s’est produit le drame. Un sexagénaire portant la kippa rejoignait son domicile proche quand il a été attaqué brutalement, d’un coup de couteau dans la poitrine. D’après des témoins, l’agresseur aurait crié  » Allahou akbar !  » en portant le coup. La victime a réussi à se dégager et à se réfugier dans une brasserie. Elle a été hospitalisée et ses jours ne sont pas en danger.

L’agresseur a été maîtrisé par un passant. La police est intervenue et l’a interpellé. Il a été placé en garde à vue. Arrivé sur place, le grand rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin, René Gutman, a confirmé que l’homme au couteau était connu des services de police puisque, le 30 avril 2010, en pleine journée et dans la foule, il avait déjà attaqué, place de l’Homme-de-Fer, dans le centre de Strasbourg, un homme de 42 ans de confession juive. Il l’avait frappé avec une barre de fer et blessé avec un couteau.

A l’époque, l’agresseur  » franco-algérien  » (sic) qui était bien sûr une de ces  » Chances pour la France  » dont s’enorgueillit la République même lorsqu’elles sont des rebuts pour leur pays d’origine, avait été mis en examen pour tentative de meurtre aggravé et écroué. Pas pour longtemps car l’information judiciaire avait conclu que…souffrant de troubles psychiatriques, il était pénalement irresponsable.

Aujourd’hui âgé de 44 ans, l’agresseur semble ne rien avoir perdu de sa haine antisémite. En 2010, il avait invoqué un premier placement en hôpital psychiatrique sur décision d’un médecin de confession juive pour échapper à la justice mais, depuis, il a plusieurs fois été poursuivi pour d’autres violences, et avait été, il y a quelques semaines, condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir dégradé des ordinateurs à la Caisse primaire d’assurance maladie de Strasbourg. Ses proches expliquent qu’ils avaient sollicité son placement en établissement spécialisé sans obtenir de réponse des autorités. Notons que celles-ci n’ont pas davantage envisagé la solution la plus simple et la plus efficace : l’expulsion.

421772desjuifsprientdansunesynagoguepresdetoulousele8janvier20095195183

Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, a téléphoné au grand rabbin René Gutman pour l’assurer de la solidarité du gouvernement avec la communauté juive strasbourgeoise. Ça ne mange pas de pain et peut sauver quelques voix lors des élections ! Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), et le président de l’Eurométropole, Robert Herrmann (PS), ont déploré  » un acte antisémite odieux ( NDCER: comme ils le sont toujours, surtout lorsqu’on n’a rien fait pour en prévenir la réalisation) qui constitue une agression pour toute la communauté juive de Strasbourg et, au-delà, pour chacun d’entre nous « . Le Consistoire israélite du Bas-Rhin a demandé au préfet  » de prendre toutes les mesures pour que l’agresseur, qui avait déjà attaqué en 2010 un membre de notre communauté, soit placé d’office en établissement psychiatrique « . Aux frais du contribuable français sans doute…

images1

Pour nous, c’est plus simple : DEHORS. Direction la rive sud de la Méditerranée.

 

 

Vingt ans après

La plupart d’entre vous se souvient sans doute de la terrible guerre de Bosnie-Herzégovine qui dura du 6 avril 1992 au 14 décembre 1995  à et qui se termina par la défaite de la Serbie, grâce à l’intervention militaire de l’Otan (dont on se demande ce qu’il faisait là, à s’occuper d’un problème strictement européen) et dans laquelle la France fut impliquée par ses gouvernants de l’époque, reniant ainsi la très longue et fidèle amitié franco-serbe. Le résultat de cette tragédie fut (comme le fut un peu plus tard la reconnaissance de la pseudo-indépendance du Kosovo) la création au coeur des Balkans d’une entité politique à dominante musulmane dans la République de Bosnie-Herzégovine.

carte_bosnie_herzegovine2

Et, comme on pouvait s’y attendre, la  » religion de paix, de tolérance et d’amour  » que vous savez mais qui prétend quand même à la conquête et à la conversion forcée du monde, n’a pas tardé à engendrer un nid de frelons djihadistes !

L’islamisme radical a fait son entrée dans le pays avec l’arrivée de combattants arabes pendant la guerre d’indépendance (1992-1995) et beaucoup sont restés après la fin des combats en propageant leur vision rigoriste.

A Gornja Maoca par exemple, un village du nord de la Bosnie, les hommes portent tous la barbe longue et le pantalon court, et ont sur le front la marque noire typique des musulmans habitués à multiplier les prosternations. Les femmes, elles, sont pratiquement invisibles et portent toutes le niqab.

Les enfants sont évidemment nombreux, en vue de peupler cette Europe décadente : l’imam autoproclamé du lieu en a huit.  » Je suis venu m’installer il y a huit ans, attiré par la réputation de ce village « , assure-t-il dans un anglais parfait teinté d’accent américain, qui trahit son enfance passée en partie comme réfugié aux Etats-Unis et qui montre aussi la sournoise implication de l’Oncle Sam dans la diffusion de l’islam sur notre continent.

Pas d’Internet, presque pas de réseau de téléphonie mobile, le premier commerce à trente minutes en voiture sur une mauvaise piste… En somme, Gornja Maoca ne serait qu’une paisible retraite destinée à pratiquer l’islam tranquillement.  » En dehors des maisons, on applique la loi bosnienne, mais dans ses murs, chacun s’applique à respecter la charia, explique M. Bosnic. On accueille aussi des filles de 18 ou 19 ans qui veulent pratiquer l’islam et qui fuient leurs parents lorsque ceux-ci les en empêchent.  » La mosquée en béton brut est le plus grand bâtiment du village avec l’école publique située en contrebas. Selon l’imam, la communauté vivrait uniquement grâce aux cultures et aux quelques petits boulots dans la construction ou le transport trouvés à droite à gauche….Il oublie bien sûr les trafics divers qui servent à boucler les fins de mois.

image-977177-galleryV9-ksjq-977177-e1460029597466

Village islamiste en Bosnie

Mais, après avoir longtemps fermé les yeux sur les communautés salafistes du pays, les autorités bosniennes ont découvert ces dernières années que Gornja Maoca avait abrité des terroristes et des candidats pour le djihad en Syrie. En Bosnie,  » la radicalisation et le recrutement pour les départs – en Syrie – ont été concentrés dans les bastions salafistes traditionnels des endroits reculés du pays « , rappelle ainsi Vlado Azinovic, spécialiste des questions de terrorisme à l’université de Sarajevo, dans un rapport publié en juin.

L’islamiste qui avait tiré sur l’ambassade américaine à Sarajevo, en 2011, a résidé pendant un temps à Gornja Maoca. Et en septembre 2014, une vaste opération policière a conduit à l’arrestation de seize habitants, dont le chef spirituel d’alors, Hussein Bilal Bosnic, qui vivait là avec ses quatre femmes et ses dix-huit enfants. Accusé d’avoir organisé une filière de départs de combattants bosniens pour la Syrie, il a été condamné en novembre 2015 à sept ans de prison.

Avec 200 à 330 départs estimés vers la Syrie pour 3,8 millions d’habitants, dont beaucoup de femmes et d’enfants, la Bosnie est un des pays les plus touchés d’Europe. Au moins deux familles entières sont parties en 2013 d’un autre village salafiste, Osve, à 100 kilomètres de Gornja Maoca, lui aussi isolé au bout d’une piste cahoteuse de montagne.

 » Ils sont partis ensemble dans la nuit sans rien nous dire. « , assure aujourd’hui Izet Hadzic, 50 ans, barbu à lunettes et également imam autoproclamé de cette seconde enclave.  » Le fait que des personnes qui ont habité ici soient des terroristes ne veut pas dire que je suis un terroriste, ajoute-t-il. Moi, je pense que Daech – l’acronyme arabe de l’EI – fait n’importe quoi !  » Tu parles. Ils sont tous d’accord et le cachent derrière la taqiya.

Après une vie d’abus en tout genre comme musicien rock, puis un retour à l’islam, M. Hadzic assure avoir découvert Osve en 2012, quand le village était laissé à l’abandon après avoir été en grande partie vidé de sa population serbe par la guerre. Avec sa femme, qui reste enfermée à l’intérieur, il ne vit que grâce aux 250 euros gagnés chaque mois en vendant les œufs de ses 200 poules et les produits de son potager. En juillet 2015, un article du Sunday Mirror a pourtant décrit Osve en camp d’entraînement de l’EI. «  Je vis comme une star avec toutes ces visites de journalistes, c’était plus calme quand je jouais de la musique « , en rit le salafiste.

Mais dans ce pays qui souffre d’un chômage endémique et qui offre peu de perspectives à sa jeunesse, ces enclaves situées à quelques heures de route à peine de l’Europe de l’Ouest inquiètent les chancelleries occidentales. Il serait temps, alors qu’elles n’ont rien fait pour l’empêcher ! A Osve comme à Gornja Maoca, on croise d’ailleurs des voitures immatriculées en Autriche ou en Allemagne, fruits de la large diaspora bosniaque à l’étranger. Et les services de lutte contre le terrorisme bosniens sont réputés pour leur mauvaise organisation alors qu’ils restent éclatés entre les deux entités du pays (serbe et croato-bosniaque), elles-mêmes largement dysfonctionnelles.

Le 7 août, la police est intervenue dans le village après des coups de feu qui trouveraient leur origine dans un conflit entre islamistes autour de l’accès à l’eau. L’un des auteurs des tirs, poursuivi dans le passé pour être parti combattre en Syrie pour l’EI, aurait pris la fuite après avoir pollué la source. Le second, qui avait pendant quelque temps accroché à sa maison un drapeau rappelant celui de Daech, a été arrêté.  » Tout le village lui tourne le dos et nous avons fait un rapport aux services antiterroristes « , assurait à son sujet Izet Hadzic, fin juillet. Mais tout cela n’est que mensonges et porte un nom : la taqiya*

Radical-Islamists-Seek-To-Exploit-Frustration-In-Bosnia-600x337

Musulmans bosniaques

 » Ils sont largement sous surveillance des services bosniens et étrangers « , prétend Vlado Azinovic, des services de renseignements bosniaques, qui estime que la menace a plutôt migré dans les communautés citadines, plus discrètes. Ainsi, en novembre 2015, un habitant de Sarajevo inconnu des services a tué deux militaires dans la rue avant de se donner la mort.

A Gornje Maoca et Osve, ces menaces sont reçues avec le sourire.  » Ce n’est pas le grand mufti qui va m’interdire d’exister, il n’est pas l’Etat « , s’amuse Izet Hadzic.  » On n’a jamais voulu accepter leurs offres, ils sont des agents communistes et des services secrets « , abonde Edis Bosnic. L’adjoint du grand mufti assure pourtant que le groupe de Gornja Maoca est prêt à rallier la communauté musulmane officielle.

Face à ces refus, les policiers de l’unité antiterroriste avouent qu’il n’ont pas les moyens d’aller bien plus loin pour empêcher ces communautés d’exister :  » On est sur le fil du rasoir, ce n’est pas parce que tu es salafiste que tu es forcément dangereux. On est obligé de rester dans un cadre démocratique.  » Tu parles !

BHL-3

BHL, cheville ouvrière de l’Oncle Sam et  » père spirituel  » de l’islamisme bosniaque*

Avec de tels barrières protectrices, nul doute que notre sécurité est assurée…

* Taqiya : pratique de l’islam consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Par extension : principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête, comme moyen stratégique guerrier.

* Bernard-Henri Levy, « Le Lys et la Cendre, Journal d’un écrivain au temps de la guerre de Bosnie« , 1996, Grasset.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Orleans

Cette belle saison nous aura permis de connaître un nouvel épisode de la triste et, disons-le, pathétique querelle successorale au sein de famille d’Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon.  Pour des raisons évidentes de sauvegarde de l’idée monarchique, nous ne nous y attarderons pas et garderons notre peine pour nos réflexions intimes confiants que nous somme dans la Providence et les voies impénétrables du Seigneur. Contentons-nous de méditer ces réflexions pleines de bon sens de l’ami Catonéo (du site Royal-Artillerie) :

 » Voir la maison d’Orléans arguer des lois fondamentales du royaume ne manque pas de sel après le régicide et l’usurpation. Orléans n’est héritier que de Juillet, ce que Jean et Eudes voulaient exalter dans une Académie de Juillet qui n’a pas vu le jour.

Qui dans cette grande fratrie saura comprendre que les Français sont devenus étrangers à leurs disputes intestines ? Si ce n’est même à leur position « dynastique » !

Il y a mieux à faire pour ensemencer l’opinion à l’idée de la monarchie, afin de la préparer à ouvrir une fenêtre d’opportunité qui la ré-instaurerait. « 

 

Alors, retenons plutôt la date du 25 août prochain qui sera celle des XXIXe Rencontres de nos amis de la Charte de Fontevrault :

cropped-bannierecfp_25

LES XXIXe RENCONTRES FONTEVRISTES DU JEUDI 25 AOUT PROCHAIN S’ANNONCENT VRAIMENT BIEN.

Que le Seigneur soit béni de ses bienfaits au bénéfice de la Charte de Fontevrault et merci à vous tous qui en êtes Ses instruments.

7394346-11388584

Ces Rencontres auront lieu à Fontevraud-l’Abbaye (49530), dans le cadre du Logis de Mestré où les nourritures terrestres du déjeuner de midi succéderont heureusement aux nourritures spirituelles que le Saint Sacrifice de la Messe célébré par M. l’Abbé de Durat aura , au préalable, déversé sur les âmes et les fronts inclinées des participants.

S’en suivront les conférences et exposés suivants :

Claude Laballe, Gouverneur 2015-2018 de la Charte de Fontevrault, ordonnateur du Chapître des Fontevristes

Alain Texier. Regards sur une année Fontevriste

Université d’été fontevriste

Philippe Lauria auteur notamment de « La religion sans épines » dont le sous-titre est lui-même un programme : « Le baiser de judas »

François-Xavier Pachot, des étranges rapports de Louis XVI et du Saint Suaire (Vidéo à tomber à genoux) et….

R.P .Marziac , «  comment vouer sa vie au service du Christ ? « 

Louis Hubert Remy,  » comment avons nous fait pour que l’anneau de Jeanne revienne en France ? « 

Tous renseignements sur : https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com

Le 22 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil

20 Août

unknown3111

Le Conseil dans l’Espérance du Roi sera présent aux Journées chouannes des 3 et 4 septembre 2016 à Chiré-en-Montreuil pour les cinquante ans de la diffusion de la pensée française

I-Grande-22458-journees-chouannes-2016-les-3-et-4-septembre-special-50-ans-de-chire.net

Notre stand vous offrira l’occasion de découvrir le seul contre-gouvernement royaliste de France qui, depuis quatre ans et demi, envers et contre tout, fait trembler la République et ses suppôts…

L’islam sûr de lui et dominateur.

19 Août

Comprime-padamalgame

Elite musulmane de France ? Ils veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

18 Août

4983411_6_95db_2016-08-16-07acc4e-4540-wl3ovx_067d55db004f03823756b871082f67c5

Médecins, patrons, avocats… une nouvelle génération de Français musulmans, pratiquants ou pas, a subitement décidé de s’impliquer dans la gestion de l’islam après les attentats que la France vient de connaître. Ils évoquent leur parcours, leurs idées, leur place dans la société

Quarante et un médecins, chefs d’entreprise, ingénieurs, universitaires, avocats, cadres supérieurs, hommes et femmes,  » Français et musulmans  » au curriculum vitae brillant, se sont déclarés  » prêts à assumer – leurs – responsabilités  » dans la gestion de l’islam, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche le 31 juillet (http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/TRIBUNE-Nous-Francais-et-musulmans-sommes-prets-a-assumer-nos-responsabilites-800095). Mais, comme si cela ne suffisait pas, ils furent quelques autres à remettre une petite couche dans le monde du 17 août (http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/08/16/pour-un-islam-dans-la-republique_4983369_3232.html).

Après la commotion de l’égorgement du Père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, qui leur a violemment renvoyé l’écho des moines de Tibéhirine, assassinés au printemps 1996 en Algérie, une évidence s’est imposée à eux : le silence n’était plus une option. Il était temps. Sauf…qu’ils ne sont que quarante et un.

Il était devenu urgent que leur génération prenne en main l’organisation de l’islam en France (à ce qu’ils prétendent, démontrant ainsi que l’islam n’est pas une religion mais un système social), cet islam dont ils ont hérité la culture. Eux, pratiquants ou non, qui ont intégré l’élite de leur domaine professionnel et possèdent ce que l’on appelle  » les codes de la République « , ont ressenti le devoir de devenir des acteurs de l’islam.

« Après l’assassinat de caricaturistes, après l’assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l’assassinat d’un couple de policiers, après l’assassinat d’enfants, de femmes et d’hommes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd’hui l’assassinat d’un prêtre célébrant la messe… L’horreur, toujours plus d’horreur et la volonté très claire maintenant de dresser les ­Français les uns contre les autres. Pour ­détruire la concorde nationale qui tient encore. » Tel est le préambule de leur tribune.

Et ils y ajoutent le constat suivant que nous fîmes il y a très longtemps déjà, depuis que le gouvernement français a cru opportun de créer le Conseil français du culte musulman ((CFCM) :  » En tant que musulmans, de foi ou de culture, nous sommes concernés par l’impuissance de l’organisation actuelle de l’islam de France qui n’a aucune prise sur les événements. » Pourquoi sont-ils restés si longtemps silencieux ?

 » L’islam de France est – mal – géré par des représentants des pays dont sont issus beaucoup de musulmans français. Cette organisation avait probablement un sens quand les musulmans étaient des immigrés. Or, aujourd’hui, les musulmans de France sont à 75% français. Ils sont majoritairement jeunes, voire très jeunes. Nombre d’entre eux sont la proie d’idéologues de l’islam djihadiste mais aussi de l’islamisme politique « , ajoutent-ils.

Alors, leur engagement d’aujourd’hui, ils le décrivent d’abord comme un  » engagement pour la France quand la maison France est en train de brûler « , selon la formule de la sénatrice (Parti socialiste, PS) de Paris Bariza Khiari.  » Le sujet, c’est la France, confirme Pap’Amadou Ngom, chef d’une entreprise de conseil en systèmes d’information. Je ne suis pas pratiquant. J’aurais pu dire : l’organisation de l’islam, ce n’est pas mon sujet. Mais justement pour cette raison, j’ai pensé qu’il fallait que je contribue, car je suis citoyen. Et l’objectif, c’est de mettre en place les dispositifs permettant à cette religion d’exister dans la République. « 

Beaucoup avaient intégré l’idée républicaine que la religion, c’est de l’ordre du privé. Mais ils font le constat que, pour la masse des musulmans de France , cette affirmation est largement fictive.

 » D’une certaine manière, ce n’est pas agréable de parler comme musulman, mais maintenant, on n’a plus le choix « , témoigne Hakim El Karoui, chef d’entreprise, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, l’une des chevilles ouvrières de la tribune…mais qui n’est pas croyant ! D’ailleurs,  » Nous avons le souci de ne pas usurper, nous n’avons pas la prétention de représenter les musulmans. Nous le faisons pour le pays « , ajoute Pap’Amadou Ngam. Il s’agit donc bien d’une démarche citoyenne, honorable certes mais sans lien avec la dure réalité.

Certains d’entre eux ont partagé des engagements associatifs, se sont fréquentés dans des organisations professionnelles, sont passés par le Club XXIe siècle, qui promeut la diversité parmi les élites, ou le Think tank socialiste Terra Nova et cela faisait déjà un certain temps qu’ils parlaient d’une initiative.  » Nous ne sommes pas un groupe. Nous sommes une génération témoin de la réalité qu’elle vit et qui aujourd’hui fait le constat d’un échec de la gouvernance  » de l’islam en France, résume Abdel Rahmène Azzouzi. Mais, au fait, c’est quoi la  » gouvernance  » de l’islam de France ?

Alors, ces élites nous parlent d’une prétendue  » majorité silencieuse  » des musulmans de France qui, selon elles, serait aujourd’hui prise au piège d’une injonction paradoxale, sommée de condamner les attentats en tant que musulmans et, dans le même temps, à ne surtout pas s’afficher comme tel. Quoi qu’il en soit, nous avons pu le constater depuis un an et demi, une certitude s’impose : le silence de la majorité des musulmans de France face à la barbarie de l’islamisme…Combien d’entre eux ont manifesté après les attentats successifs qui ont ensanglanté notre (leur) pays ? Combien d’entre eux se sont rassemblés dans les églises, aux côtés des catholiques pleurant l’assassinat du Père Jacques Hamel par deux islamistes nés en France ? Un nombre ridicule. Comme le devient cette tribune de quarante et un gentils intellectuels de culture ou de foi musulmane face à la dizaine de millions de musulmans silencieux qui vivent dans notre pays et sont manifestement des pratiquants de la taqiya (Lire « L’islam sûr de lui et dominateur » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/19/lislam-sur-de-lui-et-dominateur/).

Mais que nous proposent-ils pour changer tout cela ? Rien de moins que la résurrection de la FONDATION DES OEUVRES DE L’ISLAM DE FRANCE ! Qui répondrait au besoin de  » professionnalisme  » pour gérer efficacement les flux financiers liés à la construction de mosquées, par exemple. Elle ne s’occuperait pas seulement de la dimension cultuelle, mais aussi de projets culturels, de recherche, de communication moderne. Ben voyons, un ver de plus dans notre fruit !

Unknown

Hélas, le nom de Jean-Pierre Chevènement évoqué par le président de la République, François Hollande, pour prendre la tête de cette fondation les fait douter des intentions du gouvernement.  » C’est terrible ! Ça nous renvoie à l’indigénat. On n’est pas des majeurs incapables ! « , s’insurge Amine Benyamina.  » Ça fait un peu bureau des affaires indiennes « , relève Madjid Si Hocine.

En vérité, ne vous y trompez pas, ces braves gens ne sont que l’arbre qui cache la sombre forêt que l’oligarchie politico-médiatique au pouvoir tente par tous les moyens de nous faire croire bienveillante. Mais, pour nous, seule la déforestation permettra de rendre nos terres à la culture…

1200.h5.3.lec.deboisement-cadre

Enluminure du XVe siècle

Le 18 août 2016.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 157 autres abonnés