Les bienfaits de la pandémie au Covid-19 en matière…florale.

1 Juin

Confinement et fermeture des frontières obligent, depuis quelques semaines, le fleuriste parisien à la mode, Louis-Géraud Castor, a dû se lancer dans « le très local » et miser sur la livraison en direct de deux exploitations d’Île-de-France, le mardi et le jeudi. Ce n’est pas pour déplaire à l’artisan fleuriste, habitué à composer des arrangements en fonction de ce qui a éclos la veille. Ce matin, derrière les grandes vitres de Castor-fleuriste, l’œil néophyte repère du mauve, du carmin, du vert, du jaune, du bleu, et autant de variétés de fleurs inconnues – hormis les pivoines, dont c’est la pleine saison. Face à l’incapacité de ses clients (tous masqués et postés à un mètre de distance) à nommer les fleurs de sa boutique, Louis-Géraud Castor dresse un triste constat. « Triste mais logique, assure-t-il. Le marché s’est totalement uniformisé. À force de vendre des bouquets venus du monde entier, on ne peut pas demander aux gens d’identifier des fleurs qui poussent près de chez eux mais qu’ils ne voient jamais. » S’ils n’ont pas de jardin.

C’est à pleurer !

<p>Une composition de saison de l’artisan fleuriste Louis-Géraud Castor.</p>

Une composition de saison de l’artisan fleuriste Louis-Géraud Castor

Car, tenez-vous bien, en temps normal, en France, neuf fleurs coupées sur dix sont cultivées à l’étranger. Outre les Pays-Bas, plaque tournante de la fleur manufacturée, la Colombie, l’Équateur et le Kenya ont fait main basse sur le marché, à coups de tarifs attractifs et d’offres standardisées, avec livraison assurée toute l’année. Et vous rendez-vous compte du gâchis que cette folie engendre ? Sans compter les transports aériens inutiles, coûteux et si polluant de notre atmosphère.

Mais la crise sanitaire de ces dernières semaines a contraint les importations à s’arrêter net. Les marchés de gros comme Rungis étant beaucoup moins fournis, voire fermés, la tendance « Slow Flower », qu’une poignée de fleuristes et d’horticulteurs ont introduite en France depuis quelques années, a pu décoller.

Malgré l’annulation de nombre d’événements et des commandes assorties, les clients ont continué de vouloir acheter des fleurs, pour égayer le salon où ils passaient tout leur temps ou encore fêter un anniversaire à distance. « Par chance, on a pu limiter la casse grâce aux fleurs locales, explique Édith Besenfelder, autre fleuriste parisienne. Au lieu d’aller faire le plein à Rungis trois fois par semaine, je passe commande aux producteurs alentour et je me fais livrer. » Ne trouvez-vous pas cela bien plus intelligent et bénéfique ? 

Un système qui n’est pas pour lui déplaire – « fini les réveils à 2 heures du matin ! » – élaboré grâce à Fleurs d’Ici, « market place » qui met en relation clients, fleuristes et horticulteurs d’une même zone de chalandise, engagés dans un mode de production écologique. « Depuis un an environ, on sentait une nette évolution de notre activité. Avec le confinement, nous avons été sursollicités, se réjouit Hortense Harang, à l’origine de la plate-forme créée en 2017 et récompensée à maintes reprises. Même des revendeurs traditionnels type Interflora nous ont contactés. L’ensemble du secteur a compris qu’il était grand temps de valoriser la fleur locale. »

Un bouquet réalisé par la fleuriste parisienne Edith Besenfelder.

Bouquet réalisé par la fleuriste Edith Besenfelder

La France ayant perdu 80 % de ses horticulteurs durant les quarante dernières années (comme elle a renoncé à ses usines, à la fabrication de ses médicament ou même…à la formation de ses médecins), la plupart des fleuristes se sont retrouvés dépendants des importations – et même d’usines de confection de bouquets, délocalisées elles aussi ! À tel point que les horticulteurs du réseau Fleurs d’Ici n’ont pas toujours réussi à gérer la demande à partir du 17 mars. Hortense a bon espoir que le mouvement perdurera bien au-delà de la levée du confinement. « C’est une évidence, vu la prise de conscience sur l’environnement, assure-t-elle. Pourquoi arrêter de manger des tomates en plein hiver si c’est pour offrir des roses kényanes le 14 février ? » Une question qui fait sens mais tranche avec les habitudes de la plupart des fleuristes et des clients, habitués à la mondia­lisation du marché.

POUR NOUS, C’EST NON. 

Pour faire bouger les lignes, la filière ne peut compter que sur elle-même. Il n’existe aucune législation sur l’utilisation des pesticides, et un bouquet importé peut contenir jusqu’à 50 substances interdites – y compris du Botox pour optimiser sa conservation. « La production de fleurs françaises est exigeante. Il faut apprendre la saisonnalité, d’autres façons de créer des bouquets, ce qui n’est pas forcément enseigné dans les écoles spécialisées », développe Hélène Taquet, fondatrice du Collectif de la fleur française, qui recense les professionnels travaillant avec au moins 50 % de fleurs locales.

Quelques semaines avant le début du confinement, cette horticultrice des Hauts-de-France a donné une conférence sur le sujet dans un prestigieux lycée agricole du Nord. Les étudiants étaient déboussolés. « On leur apprend à passer commande auprès de grossistes multinationaux, mais jamais ce qu’il faut planter ni quand le faire », soupire-t-elle. De tels enseignants sont des traîtres et devraient être licenciés. Heureusement et signe encourageant, le directeur de l’établissement l’a recontactée pour mettre en place une formation spécifique. Tout comme l’École des fleuristes de Paris – un grand pas pour ce milieu conservateur.

« Un confrère m’a demandé ce que j’allais faire de ces “fleurs de jardin”, raconte Louis-Géraud Castor. On est ­formés à composer des bouquets de l’impossible, sans aucune cohérence saisonnière. Moi, j’ai envie que mes bouquets ressemblent à une toile impressionniste, fidèles à ce que les jardins offrent au fil de l’année. »

Une révolution dans l’art floral ? Il serait temps.

Le 1er juin 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Il y a certes les risques immédiats de l’infection au Covid-19…

1 Juin

…Mais ceux qui échappent à la mort doivent parfois faire face à de lourdes séquelles.

Contracter le Covid-19, c’est connaître des symptômes légers voire inexistants, mais aussi des formes graves entraînant le décès ou un long séjour en réanimation… En quelques mois, les (multiples) signes cliniques de l’infection au coronavirus ont été identifiés. Mais, au-delà des symptômes aigus, médecins et patients découvrent toute une palette de troubles survenant à distance, chez des patients hospitalisés ou non. A quoi correspondent-ils, combien de malades touchent-ils et quelle prise en charge proposer ?

« On est encore dans l’inconnu. Les syndromes post-infectieux, c’est classique. Mais, avec ce nouveau virus, la littérature scientifique est encore inexistante. Il faut structurer des recherches pour mieux comprendre », estime Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat (AP-HP) et coordinateur de REACTing, un consortium de l’Inserm qui coordonne la recherche française pendant les épidémies.

Pour l’heure, les initiatives se multiplient. « Toutes les sociétés savantes mettent sur pied des études Covid dans leur discipline. On va aussi développer des études d’observation en population générale », prévoit le Pr Yazdanpanah. Lancée dès fin janvier pour mieux cerner les formes nécessitant une hospitalisation, la cohorte French Covid-19 recense désormais 3 500 patients. Le suivi, prévu pour six mois, sera sans doute allongé. REACTing réfléchit aussi à créer une cohorte de patients non hospitalisés.

Parallèlement, de nombreux hôpitaux organisent un suivi systématique de leurs patients Covid, et des consultations post-Covid se créent, qui croulent déjà sous les demandes.

Dans les formes traînantes ou à rechute, les patients se plaignent surtout de fatigue, de difficultés respiratoires, de tachycardie (augmentation du rythme cardiaque). « Attention au terme “rechute”, il s’agit d’une rechute des symptômes, mais très peu de ces patients ont encore une PCR positive (ndcer: test nasal positif) », c’est-à-dire une charge virale, souligne d’emblée Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes.

Quoique non exceptionnels après une infection virale, comme la grippe ou la mononucléose infectieuse, ces tableaux déroutent toutefois médecins et malades. « La fatigue peut être extrême au point de dormir plus de quinze heures par jour. Il y a aussi la sensation de membres “lourds à porter”, des difficultés de concentration qui contraignent parfois à arrêter un travail qui venait d’être repris, des fourmillements de tout le corps, des céphalées…, énumère la professeure Dominique Salmon, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP), à Paris. Certains sont pris pour des hypocondriaques par leurs médecins ou les services d’urgence contactés tant leurs symptômes sont variés ! », insiste-t-elle. Comme dans la maladie de Lyme due aux piqures de tiques.

« Même dans les formes peu graves, la dyspnée [gêne respiratoire] persiste très longtemps. Nos soignants malades ont aussi été surpris par l’intensité des symptômes et leur durée », renchérit Lucile Sesé, pneumologue à l’hôpital Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

La persistance d’une anosmie (perte de l’odorat) est également fréquente : 10 % à 20 % des patients concernés ne récupèrent que partiellement ou pas du tout après un mois, fait savoir le docteur Alain Corré, médecin ORL à l’Hôpital Fondation Rothschild (Paris). Une agueusie (perte du goût) est souvent associée. Avec le professeur Salmon et l’hôpital Lariboisière, il vient de lancer un essai clinique, CovidORL, auprès de 120 volontaires. Objectif : étudier l’évolution de leur anosmie avec ou sans corticoïde inhalé.

Si leur fréquence reste à évaluer, fatigue et autres symptômes persistants seraient loin d’être rares, comme le montrent les estimations de l’équipe de Rennes, qui a eu l’idée de suivre les malades de Covid non gardés à l’hôpital avec une application destinée habituellement à la surveillance de la chirurgie ambulatoire. Interrogés six semaines après l’infection, 10 % à 15 % des 400 patients de cette base ont toujours des troubles gênants. « C’est une proportion très inattendue après une infection virale respiratoire. Mais, après bilan clinique et, pour certains, avec des examens complémentaires, nous n’avons pas trouvé de cause évidente à ces symptômes, ni de profil particulier chez ces malades », mentionne Pierre Tattevin. Les signes respiratoires sont améliorés dans beaucoup de cas par des bronchodilatateurs (traitement de l’asthme), et semblent s’amender avec le temps, poursuit-il.

A l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, le constat est proche : « Certains patients ont une toux persistante avec une sensation de brûlure, mais un examen, une fonction respiratoire, une imagerie et un bilan sanguin normaux, explique le docteur Sergio Salmeron, chef du service de pneumologie. Cela évoque une inflammation des bronches dont on ne sait si elle est due au virus ou à une hyperactivité bronchique », appelant à la prudence : « 25 % à 30 % de la population française ont des allergies respiratoires, et c’est la période pollinique. »

La pneumologue Lucile Sesé et ses collègues se disent également vigilants à d’autres causes d’essoufflement : embolie pulmonaire, problème cardiaque ou encore syndrome d’hyperventilation (une respiration inadaptée engendrée par l’anxiété), qu’ils ont commencé à observer chez des patients sans formes très graves. De fait, chez ces derniers, comme ceux passés en réanimation, il peut y avoir une intrication avec des troubles psychologiques allant jusqu’à un état de stress post-traumatique. « Des malades se sont vus mourir, seuls, loin de leurs proches », nuance Charles-Hugo Marquette, pneumologue au CHU de Nice. « L’anxiété peut aussi être amplifiée par les nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, à l’instar de la maladie de Lyme », ajoute l’infectiologue Eric Caumes (Pitié-Salpêtrière). Tous les cliniciens insistent sur la prise en charge de ce volet.

Quant aux tachycardies, elles s’expliquent, selon Claire Mounier-Vehier (cardiologue à l’Institut Cœur-Poumon au CHU de Lille), par la persistance d’un état inflammatoire qui induit une hyperactivité du système nerveux sympathique. « On observe aussi des tableaux de tachycardie avec fatigabilité et chutes de tension artérielle chez des personnes habituellement en surpoids et hypertendues, et qui ont perdu beaucoup de kilos en réanimation lors de la phase aiguë de Covid, poursuit la cardiologue. Pour ces patients, dont la morphologie s’est modifiée, il est important de revoir l’ordonnance, d’adapter la dose d’antihypertenseurs. »

Ces symptômes pourraient-ils s’installer dans la durée ? « On va probablement voir arriver des syndromes de fatigue chronique ou de douleurs chroniques post-Covid, comme c’est le cas après d’autres infections virales, notamment à EBV [virus d’Epstein-Barr], qui est un modèle de fatigue persistante post-virale, prédit l’interniste Jean-Benoît Arlet, de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP). Reste à savoir dans quelle proportion, et si ces syndromes surviendront sur des terrains particuliers. »

« Il n’y a rien d’étonnant pour l’instant. On est très près de la pathologie aiguë, estime, de son côté, le professeur d’infectiologie au CHU de Grenoble, Jean-Paul Stahl. Rappelons-le, on ne court pas le marathon après une pathologie respiratoire sévère, et même dans la majorité des cas, y compris sans gravité, des symptômes, notamment la fatigue, persistent après une infection virale, c’est connu. »

Se pose également la question de la longue récupération des patients en sortie de réanimation. « Certains ont perdu beaucoup de poids, de musculature, notamment au niveau thoracique, sont épuisés et ont du mal à reprendre le dessus », décrit le professeur Salmon, en soulignant le besoin d’une réhabilitation progressive.

Il y a aussi les lésions pulmonaires et la crainte de séquelles sous forme de fibrose. « Nous avons, à ce jour, revu une trentaine de patients après un séjour en réanimation avec des scanners très anormaux. La très grande majorité va beaucoup mieux un mois après, avec des améliorations spectaculaires, un seul présente des images de fibrose étendue », rassure Jean-Marc Naccache, spécialiste de la fibrose pulmonaire à l’Hôpital Saint-Joseph. Dans la région rennaise, moins touchée que d’autres en France par l’épidémie, une cinquantaine de patients (dont 25 transférés d’Ile-de-France) ont été pris en charge en réadaptation après un séjour en réanimation pour Covid. « Nos médecins réadaptateurs sont agréablement surpris par la récupération assez rapide au niveau moteur et respiratoire, mais on ne sait pas encore si elle sera complète », indique Pierre Tattevin.

Les médecins vont aussi rechercher des séquelles sur d’autres organes : cerveau, cœur, reins…Ainsi, 50 % à 80 % des malades pris en charge en réanimation sont en insuffisance rénale aiguë, il va donc falloir vérifier s’ils récupèrent complètement leur fonction rénale

Reste aussi la question de savoir si des désordres immunitaires post-Covid (bien identifiés en phase aiguë sous forme d’« orage cytokinique ») pourraient se manifester plus tard. Depuis le 1er mars, 176 cas de formes atypiques de syndrome de Kawasaki (maladie inflammatoire de type vascularite) ont été recensés en France chez les enfants et adolescents. « Plus qu’un symptôme persistant, il s’agit d’une manifestation aiguë hyperinflammatoire survenant en décalage de quatre à cinq semaines de l’infection, et transitoire », précise Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon, qui anime le comité de pilotage du registre national. La plupart de ces jeunes patients répondent bien au traitement et ne devraient pas garder de séquelles.

Dans les mois et années à venir, verra-t-on apparaître d’autres maladies inflammatoires ou auto-immunes déclenchées par le Covid-19 ? Face à un virus totalement inconnu il y a encore six mois et qui ne cesse de créer la surprise, les médecins restent humbles et très prudents dans leurs prévisions. L’intérêt mondial pour cette maladie et le regroupement des cas sur quelques semaines créent cependant un effet loupe, qui laisse espérer que ces malades ne tomberont pas dans l’oubli.

Vous l’aurez compris, les médecins ont encore beaucoup de pain sur la planche pour tout comprendre de cette infection virale et pour en maîtriser toutes les conséquences.

Le 1er juin 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Communiqué de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou…

31 Mai

A la suite de la dégradation de la statue du roi Louis XVI, à Louisville (Kentucky – USA) par un sauvage issu de la communauté afroaméricaine :

Le 30 mai 2020

 

Le souvenir français aux USA est très vivant notamment pour ce qui se rapporte au soutien que le Roi Louis XVI a apporté à l’Indépendance américaine.

Plusieurs villes s’honorent ainsi d’une relation particulière avec la France. Tel est le cas de Louisville dans le Kentucky qui possède une belle statue de Louis XVI offerte par la Ville de Montpellier il y a une soixantaine d’années.

Lors d’émeutes cette statue a été endommagée et une vidéo a fait le tour de la planète rendant compte de ce triste évènement.

Comme successeur de Louis XVI, et attaché à la défense de sa mémoire, je souhaite que les dégâts  soient réparés et que la statue soit restaurée. D’ores et déjà, je remercie les autorités des mesures qu’elles prendront en ce sens.

Louis,
Duc d’Anjou

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The « Souvenir Français » in the United States of America is very much alive, particularly regarding the support that King Louis XVI brought to American Independence.

Several cities thus have retained a special relationship with France. This is the case of Louisville in Kentucky, which has a beautiful statue of Louis XVI offered by the City of Montpellier about sixty years ago.

During the recent riots, this statue was damaged and a video went around the world reporting on this quite sad event.

As the heir of Louis XVI, and attached to the defense of his memory, I do hope that the damage will be repaired and that the statue will be restored. I already thank the Authorities for the measures they will take for that. 

Louis,
Duc d’Anjou

L’uberisation du trafic de migrants vers le Royaume-Uni par nos racailles de banlieue.

31 Mai

Mardi 26 mai, une opération de police européenne est venue troubler le commerce fructueux d’une ou plusieurs organisations criminelles de trafic d’êtres humains. Vingt-six personnes, 13 en Belgique et 13 en France, ont été interpellées pour leur appartenance à un réseau de passeurs spécialisés dans l’acheminement illégal de Vietnamiens vers la Grande-Bretagne. La majorité sont de nationalité vietnamienne. Mais viennent ensuite des Français, des Marocains et un Algérien.

Certaines des personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir participé au convoyage des 39 Vietnamiens (31 hommes et 8 femmes dont 3 mineurs) retrouvés morts en octobre 2019 à l’intérieur d’un camion dans la zone industrielle de Grays, une commune à l’est de Londres. En février, les autorités britanniques avaient révélé que les 39 migrants étaient morts d’hypoxie et d’hyperthermie. Certains étaient arrivés il y a plusieurs mois en Europe et avaient travaillé en France, en Allemagne ou encore en Roumanie avant de tenter le voyage vers la Grande-Bretagne.

Sur les treize personnes interpellées en France, toutes ont été mises en examen, samedi 30 mai, pour « traite des êtres humains en bande organisée », « aide à l’entrée ou au séjour en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Six d’entre elles sont également poursuivies pour « homicide involontaire ». Sur les treize, douze ont été placées en détention provisoire et une en contrôle judiciaire.

Plusieurs arrestations avaient eu lieu en novembre 2019 au Royaume-Uni et au Vietnam. Deux chauffeurs originaires d’Irlande du Nord, dont celui du camion transportant le conteneur où se trouvaient les Vietnamiens, avaient ensuite été mis en cause pour homicides volontaires et aide à l’immigration illégale, l’un d’eux reconnaissant même avoir tiré un profit financier de cette activité.

Le conteneur provenait du port belge de Zeebrugge, une des plates-formes du transport de fret vers l’Angleterre. Les migrants étaient montés à bord du camion, propriété d’un Nord-Irlandais et immatriculé en Bulgarie, le 22 octobre, à Bierne (département français du Nord), une commune située à 25 km de la frontière belge et à 90 km du port de Zeebrugge où ils avaient été amenés par des chauffeurs de taxis de la région parisienne (les mêmes qui vous transportent dans leurs rutilantes berlines de la société Uber !…).*

Les enquêteurs de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest) ont pu remonter jusqu’à cette petite ville de moins de 2 000 habitants après plusieurs semaines de travail de surveillance et de recoupement sur les données de géolocalisation des véhicules et des téléphones des membres du réseau. Sur les écoutes, les passeurs évoquent de « la marchandise » et des « stocks ». Lorsque nous vous parlons de traite négrière trans-méditerranéenne nous n’abusons donc pas.

Sur les treize personnes interpellées mardi en Ile-de-France, notamment dans les quartiers malfamés de l’immigration à Créteil (Val-de-Marne), sept seraient liées au réseau qui a conduit les 39 victimes vietnamiennes jusqu’à l’Angleterre. Il s’agirait de seconds couteaux chargés de la logistique, principalement de l’hébergement et du transport. « Trois logeurs et quatre chauffeurs », selon une source proche du dossier. Les sept individus arrêtés en lien avec la tragédie de Grays, pour lesquels le parquet de Paris a requis le placement en détention, étaient en cours de déferrement samedi matin.

Le parquet de Paris estime le coût global pour un ressortissant vietnamien d’un voyage vers la Grande-Bretagne organisé par ce réseau entre 20 000 et 25 000 euros. La plupart ont payé grâce à un système de compensation avec des comptes au Vietnam permettant d’éviter la circulation d’argent liquide. Les autres ont dû travailler au sein du réseau pour financer leur voyage.

Rémy Heitz, le procureur de Paris, s’est félicité de ce qu’il considère comme un succès de la Junalco, la nouvelle juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée qui « a permis un suivi précis et approfondi de l’équipe commune d’enquête mise en place entre la Belgique, le Royaume-Uni et la France et conduite par Eurojust ». Une nouvelle structure qui permettra selon M. Heitz d’appréhender les nouvelles formes de criminalité transnationale nécessitant le concours de l’entraide entre pays et la prise de conscience d’un nouveau paradigme selon lequel la criminalité financière est liée à la délinquance de droit commun. Comme si c’était une surprise…

Dans un communiqué diffusé mardi, le parquet fédéral belge a précisé pour sa part que la filière est soupçonnée d’avoir transporté jusqu’à plusieurs dizaines de personnes chaque jour depuis plusieurs mois, y compris pendant la période de confinement

Mais que faisait la police, au lieu de contrôler vos attestations ?…

« C’est une filière vietnamienne classique, commente un cadre de la police. Il y en a en permanence, six, sept ou huit actives sur le territoire. Les migrants transitent généralement par la région parisienne où ils sont pris en charge par des logeurs et des transporteurs souvent des chauffeurs de taxi de cités qui ont besoin d’un peu d’argent (ndcer: le trafic de stupéfiant ne semblant plus suffisant) et qui les amènent dans le Nord sur des parkings de poids lourds. Là, ils passent par les ports de Calais ou Zeebrugge. »

Bénéficiant de facilités de visas, de nombreux migrants vietnamiens transitent par la Russie pour rejoindre l’Europe. Ils arrivent plus rarement sur le continent grâce à des visas Schengen ou en profitant d’une escale dans un pays membre. Si la France est l’un des pays du monde où, pour des raisons historiques, la diaspora vietnamienne est la plus importante, ce qui en fait un lieu de transit naturel, le Royaume-Uni est la destination privilégiée.

Mais les ressortissants vietnamiens ne sont pas les seuls à voir dans le Royaume-Uni une terre d’opportunités. En 2019, les autorités françaises ont ainsi fait près de 24 000 découvertes de migrants cachés à bord de poids lourds dans le port de Calais ou aux abords du tunnel sous la Manche. Fin janvier, 23 migrants se disant originaires d’Erythrée et du Soudan ont été découverts dans un camion frigorifique près du port de Zeebrugge.

Emmanuel Macron comme Christophe Castaner sont bien discrets sur le sujet…

Le 31 mai 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Lire « Uber et consort » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/17/bulletin-climatique-du-week-end-1718-decembre-2016-de-la-republique-francaise/) mais aussi « L’UberLeaks » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/24/l-uberleaks/).

La preuve par 1 900.

31 Mai
C’est ce qu’il fallait faire dès le début de la pandémie au coronavirus : DEPISTER, DEPISTER ENCORE, DEPISTER TOUJOURS. Avec comme objectifs, non seulement de confirmer les malades, mais surtout de découvrir les porteurs du virus symptomatiques mais secrètement contagieux afin de ls isoler et de rompre les chaines de transmission invisibles.
C’est ce qu’ont fait certains pays avec succès, en particulier en Asie du Sud-Est. C’est aussi ce que préconisait, en prêchant dans le désert, le professeur Didier Raoult ! Mais, hélas, la France n’en avait pas les moyens…Alors, comme pour les masques de protection, on nous raconta que cette démarche ne servait à rien car les techniques de dépistage n’étaient pas fiables.
C’est bien sûr une honte. C’est, à coup sûr, un scandale. Et en voici la preuve.
Une campagne massive de dépistage mené cette semaine sur le site de l’école militaire de Saint-Maixent-L’Ecole (Deux-Sèvres), a permis d’identifier 30 cas positifs qui ont été isolés, sur plus de 1900 personnes testées, ont annoncé vendredi l’Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture.

Le dépistage à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA), avait été décidé après l’identification depuis le 18 mai de trois cas de Covid-19 parmi des cadres de l’école, des cas tous asymptomatiques, le premier décelé ayant été en contact avec un membre malade de son foyer.

Dans le cadre du traçage, 44 personnes ont ensuite été identifiées comme « personnes contacts » de ce premier cas, et le dépistage préventif alors proposé, avait révélé deux autres cas positifs, également instructeurs, dans l’environnement professionnel du premier.

Le bilan est de 30 cas positifs, « tous symptomatiques » , répartis à peu près en égale proportion entre personnel et élèves, a-t-on précisé auprès de l’armée de Terre. Chaque cas « a conduit à un isolement des personnes atteintes du Covid-19 » à leur domicile, « à la recherche systématique des cas proches à risque, à leurs isolements et à une prescription d’un test de dépistage pour chacun d’eux», ont indiqué l’ARS et la préfecture.

Vendredi, quelques heures avant les résultats finaux, le directeur général de l’ARS Michel Laforcade s’était dit « pas inquiet » pour l’ENSOA avec « entre 25 et 30 cas, soit un taux de positivité égal à celui dans la population ».

Les résultats du dépistage à large échelle confirment « que le foyer est bien circonscrit », « l’efficacité du système de veille », et « ne remettent pas en cause le fonctionnement normal de l’ENSOA, dans le cadre des mesures de précaution et préconisées par les autorités de santé », indique un porte-parole de l’armée de Terre.

Ou comment éviter (ou limiter) le confinement de la totalité d’une population et la mise sous cloche (avec les conséquences que nous allons découvrir) de la totalité de l’économie d’un pays ! En voulez-vous un exemple vivant ? Notre voisin le plus proche, l’Allemagne.*

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.
* https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/leffrayante-performance-de-lallemagne-1205845

Message de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou…

30 Mai

A l’occasion de la fête religieuse de Sainte Jeanne d’Arc :

 

Le 30 mai 2020

L’Eglise fait du 30 mai la fête religieuse de Sainte Jeanne d’Arc depuis sa canonisation il y a un siècle, le 16 mai 1920.

En ce jour soyons fidèles à la sainte de la patrie qui est celle qui a su tout à la fois délivrer la France de ses ennemis et restaurer la légitimité du pouvoir royal en permettant le sacre de Charles VII.

Que Sainte Jeanne d’Arc patronne secondaire de la France depuis 1922, veille toujours sur notre pays et lui apporte son soutien et son aide pour triompher des épreuves.

Louis,
Duc d’Anjou

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : De grâce, faites-la taire !

30 Mai

Et, mieux encore…qu’elle retourne à Dakar.

Sibeth-(Patankça) Ndiaye n’en rate jamais une. La porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi matin sur BFMTV et RMC.

Alors que Renault a annoncé 15 000 suppressions d’emplois dans le monde dont 4 600 en France, elle a affirmé que la marque produisait 6 millions de voitures et n’en vendait que 3 millions ! En réalité, la porte-parole du gouvernement a confondu capacité de production et production réelle.

Soumise au feu des questions du journaliste radio, la porte-parole du gouvernement s’est longuement exprimé sur la situation de Renault.

BFMTV

@BFMTV

Vidéo intégrée

« Renault combien de suppressions d’emplois dans le plan ? » interroge le journaliste. La porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron demeure assez vague en évoquant « plusieurs milliers de suppressions d’emplois« . « Vous êtes actionnaire pourtant » la taquine Jean-Jacques Bourdin. « L’Etat oui, pas moi directement… » On s’en serait douté ! Lorsqu’il réitère la question, elle avance le chiffre de 4 500. « 4 600 » précise aussitôt son interlocuteur mais, jusque là, ce n’était pas trop grave. Mais c’est après que ça se complique.

Car Sibeth, s’adressant aux Français : « c’est important que les auditeurs et les télespectateurs le comprennent » : « Aujourd’hui Renault fabrique 6 millions de voitures par an et vous savez combien ils en vendent ? Trois millions… donc vous avez 3 millions de voitures qui restent sur le carreau. Ça pose question. Peut être que l’entreprise a eu une mauvaise stratégie avant, je n’ai pas la compétence pour le dire. » On se demande d’ailleurs où est sa compétence.
Pour elle, la reponsabilité de l’État, c’est d’inciter la filière à un changement en profondeur. Electrique, hybride : « Il faut qu’elle accompagne la transition écologique« . « Et donc l’argent que nous y injectons à travers des fonds d’investissement, de l’accompagnement des prêts, il est conditionné à ce tournant écologique… » Vous apprécierez le style !

Aussitôt prononcés, ces mots ont déclenché une foule de réactions sur Twitter car il s’avère que Sibeth Ndiaye s’est emmêlé les pinceaux dans les chiffres. Renault produit 3,8 millions de véhicules par an. Elle a donc confondu capacité de production et production réelle. Quelques heures plus tard, Sibeth Ndiaye est revenue sur ses propos. Trop tard aux yeux des Twittos qui se sont déchaînés sur la toile.

Sibeth Ndiaye

@SibethNdiaye

Dégage !

Le 31 mai 2020.

Du Plessis.