Les « déséquilibrés » sont décidément de plus en plus nombreux parmi les musulmans de France…

19 Nov

Un homme de nationalité tunisienne a été arrêté ce samedi matin devant la Grande Mosquée de Paris. Il brandissait, parait-il, une mallette et se montrait menaçant. La police a arrêté cet homme.

Selon Le Point qui cite la préfecture de police de Paris, l’individu de nationalité tunisienne brandissait une mallette, menaçant les policiers. Le Parisien précise qu’il était armé d’un couteau et criait « Allahou Akbar »! Appelés sur place par le gardien du culte, précise encore Le Parisien, les agents ont dû faire usage de gaz lacrymogènes ainsi que de leurs pistolets à impulsion électrique…

La mallette que l’homme brandissait a ensuite été inspectée par le laboratoire central de la préfecture de police, mais aucune substance dangereuse n’y a été retrouvée. Et, là, on confine au ridicule.

Selon le parquet, le suspect, un Tunisien de 35 ans, semble être un déséquilibré, inconnu des services de police. Il a été immédiatement placé en garde à vue pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, le caractère terroriste de l’incident ayant été évidemment écarté. Ça permet d’améliorer les statistiques du terrorisme grâce à la conversion des forces de police et des autorités judiciaires au fatalisme, une autre des inventions du prophète Mahomet !

Cet événement en rappelle un autre intervenu dans la même  semaine devant la mosquée de la Porte des Poissonniers dans le 18e arrondissement de Paris. Un « fidèle » avait sorti un couteau parce que l’imam lui avait fait remarquer qu’il « ne priait pas en direction de La Mecque ». Ce qui s’ajoute à la déjà longue liste des malades mentaux apparus récemment dans notre pays (Lire « Hausse vertigineuse du nombre de malades mentaux chez les musulmans de France » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/08/22/hausse-vertigineuse-du-nombre-de-malades-mentaux-chez-les-islamistes-francais/).

Supprimez les musulmans dans notre pays et vous supprimerez à la fois les «  déséquilibrés  » et…les terroristes !

C’est tellement simple que l’on s’étonne que ce ne soit pas devenu la règle. Mais…

Le 19 novembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Fini les envolées lyriques de la COP21 !

19 Nov

Après la clôture de la COP21, à Paris en novembre 2015, nous disions combien nous étions sceptiques quant aux résultats obtenus en matière de prévention des changements climatiques et exposés avec tant d’emphase par son président, Laurent Fabius (alors ministre français des affaires étrangères). Lisez, pour en savoir plus, « Beaucoup de bruit pour peu de chose » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/12/14/bulletin-climatique-quotidien-14-decembre-2015de-la-republique-francaise/). Ce ne fut pas mieux à la fin de la COP22, réunie à Marrakech (Maroc) et il est probable que ce sera pire après la COP 23, réunie à Bonn (Allemagne)…

Les délégués des 196 pays de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les observateurs et les journalistes réunis dans la cité rhénane – près de 22 000 participants au total, excusez du peu… – ont l’habitude de ces retards à répétition. Chaque année, les Etats prennent un malin plaisir à entretenir le suspense pour démontrer, ou pour donner l’impression, qu’ils négocient pied à pied, jusqu’au dernier moment.

Cette première COP présidée par une petite nation insulaire appelée à disparaître, les Fidji, mais dont l’Allemagne a accepté d’assurer la logistique et l’accueil, ne fait pas exception. L’édition suivante se déroulera en décembre 2018 à Katowice, en Pologne. C’est dans cette ville de Silésie, qui vit toujours au rythme de l’activité charbonnière, que devront être finalisées les dispositions du « Rule Book », le guide de mise en œuvre de l’accord de Paris conclu en décembre 2015 dans l’espoir de limiter le réchauffement de la planète sous le seuil des 2 °C. La communauté internationale devra notamment finaliser les règles de transparence des données échangées par les pays, de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, de suivi des finances climat, etc.

D’ici là, les parties prenantes de la CCNUCC échangeront leurs points de vue à l’occasion de leur intersession de printemps, mais aussi à chaque étape du « dialogue de Talanoa » qu’a réussi à imposer la présidence fidjienne, pour jalonner l’année 2018*.

« Le dialogue de Talanoa n’est pas seulement une opération de “storytelling” pour l’opinion publique, insiste Raijeli Nicole, directrice de la région Pacifique pour l’ONG Oxfam. Chez nous aux Fidji, c’est un processus politique très important, dans lequel chacun peut s’asseoir autour de la table, avec un esprit d’équité et la volonté d’aboutir à des résultats. » Nous voilà rassurés !

Iles Fidji

Il a pourtant fallu plusieurs interruptions de séance et des conversations informelles à huis clos, vendredi, pour parvenir à un accord sur les contours de ce dialogue à venir. Car cette COP sans grand relief n’a pas été pour autant un long fleuve tranquille. La première semaine de négociations a vu ressurgir les divisions entre pays développés et pays en développement intrinsèques à l’histoire de la CCNUCC, en particulier autour de vieilles promesses financières des nations industrialisées.

Les pays du Sud leur ont notamment demandé de respecter les objectifs de réduction d’émissions fixées par le protocole de Kyoto, dont la deuxième phase d’engagement – pour la période 2013-2020 – n’a toujours pas obtenu le nombre de ratifications nécessaire pour entrer en vigueur…

Vendredi, la coalition des petites îles a manifesté sa « profonde préoccupation quant au rythme de leurs efforts internationaux ». Les Etats insulaires, et plus largement les pays les plus vulnérables aux impacts du réchauffement climatique, ne se satisfont pas des concessions obtenues dans le dossier des pertes et dommages – provoqués par les ouragans, les inondations, ou des phénomènes plus lents comme la montée des eaux, la salinisation des terres agricoles, etc. Les délégués de la COP23 ont certes accepté la tenue d’un « dialogue d’experts » sur le sujet en 2018, mais aucune perspective ne permet d’envisager, à terme, un financement de ce mécanisme.

Réclamé depuis six ans, un programme de travail sur l’agriculture et la sécurité alimentaire fait par ailleurs son apparition dans les négociations climatiques. Les ONG jugeaient ce sujet crucial alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rappelait encore il y a quelques semaines que les dérèglements climatiques étaient une des principales causes de la faim dans le monde.

« Il est essentiel de réduire les émissions de l’agriculture industrielle et d’opérer une transition vers l’agroécologie paysanne, réagit Anne-Laure Sablé du CCFD-Terre Solidaire. Mais nous serons vigilants à ce que les fausses solutions n’envahissent pas ces futures discussions. »

Les plus optimistes retiendront aussi qu’en dépit du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, annoncé le 1er juin par Donald Trump, ceux-ci n’ont pas fait obstruction aux négociations. La délégation dépêchée à Bonn par Washington a conservé une attitude de « neutralité constructive », assure même Barbara Hendricks, la ministre allemande de l’environnement. Ce qui permet de dédouaner Donald Trump de toute responsabilité dans les médiocres résultats de cette réunion.

L’ancienne négociatrice de la France, Laurence Tubiana, a vu durant cette COP « les coalitions se structurer de plus en plus ». « L’Alliance pour la sortie du charbon » est la dernière en date. Lancée le 16 novembre par le Royaume-Uni et le Canada, elle compte parmi ses membres l’Angola, la Belgique, la Finlande, la France, l’Italie, les îles Marshall, le Portugal, le Salvador, mais aussi plusieurs Etats américains et provinces canadiennes – Washington, Alberta, la municipalité de Vancouver en Colombie-Britannique…Et pourtant, aucun progrès significatif n’a été réalisé dans le domaine de la réduction de l’utilisation du charbon comme source d’énergie. Il est vrai que l’accroissement vertigineux de l’emploi du charbon par l’Allemagne, depuis la décision brutale d’Angela Merkel de fermer ses centrales nucléaires, n’y est sans doute pas étranger.

Acteurs étatiques et non étatiques se sont engagés à éliminer graduellement leurs centrales au charbon, suivant des calendriers différents (2021-2022 pour la Nouvelle-Zélande ou la France, mais 2030 pour le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou le Canada; les autres verront plus tard). Les membres de cette alliance ne représentent malgré tout, pour le moment, qu’une faible part de la consommation charbonnière mondiale, concentrée en Chine, en Inde et en Asie du Sud-Est.

Quelques-uns des acteurs de la COP23

La bonne nouvelle, pour les 22 000 participants à cette réunion festive, c’est qu’ils savent qu’ils se rencontreront encore longtemps ! Cela permet de nouer des amitiés à défaut d’avancer dans la protection de la planète…

Le 19 novembre 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Le terme Talanoa désigne le Palabre coutumier au Pacifique Sud. Cette méthode d’échanges procède des mêmes principes que le dialogue réflexif et le questionnement positif. Il est cependant moins structuré et plus intuitif,  chaque participant rebondissant sur les arguments avancés durant la discussion et la négociation.

Première annulation des élections législatives dans le Val d’Oise.

18 Nov

Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi, l’annulation des opérations électorales des 11 et 18 juin 2017 dans la première circonscription du Val d’Oise. Cette décision, qui invalide l’élection de la candidate La République en Marche (LREM) Isabelle Muller-Quoy, est la première annulation concernant les législatives de 2017. Elle fait suite à une requête formulée par Denise Cornet, également candidate FN dans cette circonscription.

Isabelle Muller-Quoy

Le gouvernement est donc contraint d’organiser de nouvelles élections. Si la date n’est pas encore fixée, ce scrutin sera certainement observé avec attention, comme un test sur la résistance des candidatures LREM après les premiers mois d’Emmanuel Macron au pouvoir.

Pour justifier cette annulation, le Conseil constitutionnel a estimé que le choix de Michel Alexeef comme suppléant d’Isabelle Muller-Quoy n’était pas conforme à la loi, compte tenu de son statut de président du conseil de prud’hommes de Pontoise, poste qu’il avait occupé jusqu’au 31 janvier 2017. «Le code électoral dispose que les présidents de conseils de prud’hommes sont inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’un an à la date du scrutin», précise le Conseil constitutionnel. Un étonnant amateurisme de la part d’une maître de conférences en droit public à l’université d’Amiens…

Quoi qu’il en soit, il est probable qu’il y en aura d’autres.

Le 18 novembre 2017.

(merci à GJ pour l’info)

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : il n’y a donc pas que chez nous…

18 Nov

Que les Maghrébins et Maghrébines éclopés viennent mendier des colis, une canne à la main. Ils le font aussi, à la veille de la fête nationale, dans la petite principauté de Monaco !

Le couple princier ferait bien d’y réfléchir car, si la Croix-Rouge monégasque est bonne fille, un jour, ce sera le Croissant-Rouge.

Le 18 novembre 2017.

Du Plessis

Enfin une bonne nouvelle pour nos retraités.

18 Nov

Ou comment lutter physiquement contre les conséquences du racket fiscal de La République en Marche !

De nombreuses données ont montré qu’une activité physique régulière modérée à intense permettait de retarder l’apparition de maladies chroniques majeures liées à l’âge (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer) et d’améliorer l’espérance de vie. Cependant, la plupart des études ne tiennent pas compte de l’évolution de la pratique de l’activité physique dans le temps. Par ailleurs, très peu d’études incluent des participants âgés de 80 ans et plus. Pour toutes ces raisons, une équipe de chercheurs a souhaité évaluer chez des sujets âgés les relations entre 1) les variations de la pratique d’une activité physique, 2) les variations d’intensité (modérée à intense) de l’activité, 3) les variations de la vitesse de marche à trois moments différents (sur 7 ans) et la mortalité d’origine cardiovasculaire, par cancer ou par une autre cause spécifique ainsi que la mortalité toutes causes confondues.

Méthodologie

L’étude Condord Health and Aging in Men Project (CHAMP) est une étude épidémiologique australienne menée chez des hommes âgés de 70 ans et plus vivant à domicile*.
  • Le seul critère d’exclusion était la résidence en institution. Les sujets ont été contactés par courrier et téléphone aux alentours de l’hôpital Concord de Sydney.
  • Les sujets inclus ont eu à compléter un questionnaire et ont bénéficié d’une visite médicale afin d’évaluer leurs performances physiques, mesurer des constantes biologiques, lister leurs traitements et avoir des tests neuropsychologiques.
  • Les mêmes mesures ont été réalisées à l’inclusion, à 2 ans et à 5 ans.
  • L’activité physique a été évaluée par un questionnaire auto-administré validé (Physical Activity Scale for the Elderly (PASE)) recueillant la fréquence, la durée et l’intensité de pratique d’une activité physique de loisir dans les 7 derniers jours. Les activités de la vie quotidienne étaient également considérées et inclues selon les mêmes critères. La vitesse de marche a également été évaluée.
  • Tous les participants ou leurs proches étaient contactés tous les 4 mois afin de mettre à jour régulièrement les données de survie. Les données de mortalité ont également été recueillies à travers le registre national des décès.
  • D’autres caractéristiques étaient recueillies à l’inclusion, notamment les variables sociodémographiques, la consommation de tabac et d’alcool, le poids et la taille, les données médicales, la qualité de vie, …
  • Les données concernant l’activité physique dans les deux années précédant le décès ont été exclues.
  • Les associations entre le décès (d’origine cardiovasculaire, cancéreuse ou d’autres causes spécifiques ou toutes causes confondues) et le score PASE (Physical Activity Scale for the Elderly) à l’inclusion, l’intensité de l’activité physique et la vitesse de marche ont été évaluées par un modèle de régression de type Cox.

Résultats

  • Au total, 1.705 hommes ont participé à l’étude (âge moyen 77 ans à l’inclusion).
  • Durant le suivi moyen de 7 ans, 519 sujets sont décédés. Le score PASE moyen a diminué de 125 à l’inclusion à 120 à 2 ans et 117 à 5 ans de suivi.
  • La majorité des sujets ont rapporté que la marche constituait leur principale activité physique, avec une durée moyenne de 45 min par jour.
  • Les sujets ayant le score PASE le plus élevé à l’inclusion avaient moins de risque de décès toutes causes confondues (hazard ratio ajusté (HRs) : 0,84 [0,76-0,93]) et de décès d’origine cardiovasculaire (HRa 0,76 [0,63-0,90]) que les autres. De même, les hommes qui avaient une vitesse de marche élevée à l’inclusion avaient moins de risque de décès toutes causes confondues et de décès d’origine cardiovasculaire que les autres (respectivement HR 0,75 [0,66-0,85] et 0,70 [0,56-0,86]), mais aucune différence n’a été mise en évidence en ce qui concerne la mortalité par cancer.
  • L’augmentation d’une déviation standard du PASE sur la période de suivi était associée à une diminution du risque relatif (RR) de mortalité toutes causes confondues (RR : 0,78 [0,69-0,88]), de la mortalité cardiovasculaire (RR : 0,66 [0,55-0,79]) et de mortalité liée à une autre cause spécifique (RR : 0,75 [0,61-0,94]). En revanche, aucune association n’a pu être mise en évidence entre l’augmentation du PASE et la mortalité par cancer.
  • En analyse multivariée, seule la pratique d’une activité physique intense durant le suivi était associée à une diminution du risque de mortalité toutes causes confondues (RR : 0,44 [0,26-0,72]) et de la mortalité par cancer (RR : 0,31 [0,13-0,70]) par rapport à l’absence de pratique d’activité physique.
  • L’augmentation de la vitesse de marche d’une déviation standard au cours du suivi a également été associée à une diminution du risque de mortalité toutes causes confondues (RR : 0,69 [0,61-0,78]), de la mortalité cardiovasculaire (RR : 0,59 [0,48-0,71]), mais pas de la mortalité par cancer.

Limitations

  • L’impact des biais de survie doit être considéré. Les hommes les moins bien portants (décédés avant 70 ans) n’ont pas été considérés dans l’étude.
  • Le suivi de l’étude était relativement court.
  • Le PASE était mesuré à partir d’un auto-questionnaire ce qui peut induire des biais, notamment sur l’intensité de l’activité physique.

À retenir
Ces résultats montrent que les sujets âgés pratiquant une activité physique intense, ainsi que ceux augmentant leur vitesse de marche au cours du temps pourraient avoir une meilleure espérance de vie. La pratique d’une activité physique intense a été associée à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues et de mortalité par cancer. Et l’augmentation de la vitesse de marche à une diminution du risque de mortalité toutes causes confondues et de mortalité cardiovasculaire.

Les marins, la marine et l’Indochine (1856-1956).

18 Nov
A peine un siècle, c’est le temps écoulé entre les premières opérations de la conquête, et le retrait des dernières forces françaises du Sud-Vietnam. Entre ces deux dates la France installe, puis perd sa domination sur les territoires des républiques actuelles du Vietnam, du Cambodge et du Laos.
La Marine française joua dans cette aventure un rôle important, d’abord parce qu’elle fut le principal artisan de la conquête et du gouvernement des premières implantations ; ensuite parce que le ministère de la Marine fut également longtemps celui des Colonies. L’Indochine parue à ce point son domaine réservé qu’on parla longtemps de « l’Indochine des amiraux ».
Le Service historique de la Défense et l’institut de recherche IrAsia se proposent d’évoquer le rapport très particulier entre la Marine et la « perle de l’empire » à travers une présentation d’archives, d’images et d’objets conservés dans les collections et fonds d’archives du SHD.
 
Entrée gratuite.
Des visites guidées sont proposées.
 
Service historique de la Défense – Château de Vincennes – Avenue de Paris – 94306 Vincennes Cedex. Métro Château de Vincennes
Pavillon du roi, 1er étage, salles d’exposition.
Dates : du 13 novembre 2017 au 10 février 2018. 
  • Lundi 13h00-17h00
  • Mardi au jeudi 9h00-17h00
  • Vendredi 9h00-16h00
  • Samedi 9h30-15h00
  • Fermeture les dimanches et les jours fériés
Le 18 novembre 2017.
CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi

Mirages sportifs : ça continue !

18 Nov

L’attribution catastrophique des Jeux Olympiques d’été de 2024 à la ville de Paris n’aura donc pas suffi. La France l’a emporté dans la course à l’attribution de la Coupe du monde de rugby, qui se tiendra en septembre et octobre 2023. En dépit de la recommandation technique de World Rugby, la Fédération internationale, la candidature française l’a emporté sur celle de l’Afrique du Sud. Pour le London Times, c’est parce que la France « avait le plus gros carnet de chèques » qu’elle l’a emporté. L’occasion de revenir sur les chiffres clés de cet événement.

  • Des promesses de revenus records pour World Rugby

Pour emporter la majorité des voix, la Fédération française de rugby (FFR) a su effectivement parler au portefeuille de World Rugby (WR), l’organisme international qui gère le rugby à XV et à XIII, et qui ne vit quasiment que de la Coupe du monde. La France s’est engagée à reverser de manière ferme et irrévocable 407 millions d’euros. 171 millions pour s’acquitter des droits d’organisation et 236 millions correspondant aux engagements en matière de frais d’organisation du tournoi. Ces sommes sont garanties par deux cautions, la première par la CDC et la seconde par la Société générale. Selon le site de L’Equipe, la FFR espérerait des recettes de…500 millions d’euros ! Avec à la clé 68 millions de bénéfices qui devraient, dans leur majorité, alimenter le rugby amateur hexagonal. Rendez-vous à l’automne 2023 pour mesurer l’ampleur de ces illusions.

  • Des retombées économiques « élastiques »

La FFR a commandé au cabinet Deloitte une étude d’impact économique de l’organisation de la Coupe du monde en 2023. Selon cette dernière, publiée en mai 2017, l’organisation du Mondial en France « générera un impact global de l’ordre de 1,9 à 2,4 milliards d’euros », avec 17 000 emplois préservés ou créés. Mais, comme chacun sait, les instituts de sondage n’ont pas l’habitude de peiner leurs clients…

  • Des visiteurs plus nombreux que lors des précédentes éditions

Toujours selon Deloitte, l’événement devrait permettre d’attirer jusqu’à 450 000 visiteurs étrangers. Sur quels critères ? Mystère. Mais c’est 100 000 de plus que la précédente Coupe du monde organisée en France, en 2007, et près de 50 000 de plus que lors de celle organisée en Angleterre et au Pays de Galles, en 2015. Deloitte estime que ces spectateurs – français et étrangers –  » devraient dépenser pendant la Coupe du monde entre 720 et 916 millions d’euros en transport, hébergement et restauration. » Comme nous le rappelions plus haut, les instituts de sondage n’ont pas l’habitude de peiner leurs clients…Sans compter qu’aucune personne censée n’est en mesure de savoir aujourd’hui ce que sera l’état sécuritaire de notre pays en 2023, c’est-à-dire dans six ans. 

  • Et un petit chèque dans les caisses de l’Etat

Autre vision onirique du sujet : TVA, taxes de séjour ou d’aéroports… La Coupe du monde de rugby 2023 pourrait permettre à l’Etat d’encaisser 119 millions d’euros de taxes additionnelles !

Alors, tous les espoirs sont permis ! Ce serait presque à mourir de rire.

Le 18 novembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.