BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Sep

 

I. Ce ne sont pas les élèves qui sont malades de l’école, c’est l’école qui est malade de ses élèves

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Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) a rendu publiques, mardi 27 septembre,  les conclusions d’une vingtaine de rapports concernant ce mythe de l’éducation nationale que l’on nomme L’EGALITE DES CHANCES DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF. De nombreux chercheurs – des sociologues aux économistes, des didacticiens aux psychologues – a été mobilisé deux années durant, pour interroger ce serpent de mer.

Une bonne nouvelle déjà : ce n’est pas la faute de l’enseignement privé, dont la responsabilité a encore été pointée du doigt, récemment, par l’économiste Thomas Piketty, en tout cas concernant Paris. Pas non plus celle des stratégies familiales ou de la crise économique. Mais on s’en doutait.

Ce vaste travail met en cause trente ans de politiques éducatives qui, au lieu de résorber les inégalités de naissance, n’ont fait que les exacerber sans se poser la question de savoir pourquoi.

On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves qualifiés de défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse. Et c’est là une singularité française : la plupart des pays ont su mener, ces quinze dernières années, des politiques volontaristes. Encaisser le « choc PISA » et en tirer des conséquences. Pas la France.

La synthèse du Cnesco détaille une « longue chaîne de processus inégalitaires » qui se cumulent et se renforcent à chaque étape de la scolarité : inégalités de résultats, inégalités d’orientation, inégalités d’accès au diplôme et même inégalités d’insertion professionnelle. Limités à l’école primaire, les clivages explosent à partir du collège. C’est, par exemple, à ce niveau-là de la scolarité que les élèves des établissements les plus mal en point, en fin de 3e, ne maîtrisent que 35 % des compétences attendues en français contre 80 % dans un contexte scolaire meilleur. A même niveau scolaire, ils ont deux fois moins de chances d’intégrer le lycée général.

Voilà pour le diagnostic. Mais le Cnesco va au-delà en interrogeant les responsabilités. En premier lieu, la politique si idéologiquement conçue des ZEP (zones d’éducation prioritaire – entendez là où l’on rencontre la quasi totalité des  » Chances pour la France  » – ) en prend un coup. Fondée en 1981 (sous le règne de François Mitterrand) sur le principe de la discrimination positive – « donner plus à ceux qui ont moins » –, l’éducation prioritaire aboutit, aujourd’hui, à produire de la discrimination négative : on donne moins à ceux qui ont moins. Pourquoi ?

« Au départ pensé comme temporaire, le dispositif s’est étendu (20% de l’ensemble des élèves aujourd’hui !), les moyens se sont dilués, avec des effets de stigmatisation assez forts : dès lors qu’un établissement passe en éducation prioritaire, il y a une désertion des familles (natives) pour scolariser leur enfant dans un autre collège », résume Georges Felouzis, sociologue à l’université de Genève. Tout simplement parce que ces parents ont pris le mesure des méfaits de l’acculturation (appelée mixité sociale) sur le développement intellectuel et culturel de leurs enfants.

©PHOTOPQR/L'ALSACE/Loos. STRASBOURG LE 12/10/06 - DEMONSTRATION D'UTILISATION DE TECHNIQUES D'INFORMATION ET DE COMMUNICATION (TIC) AU COLLEGE DU STOCKFELD CLASSE ZONE PRIORITAIRE D'EDUCATION (ZEP) A STRASBOURG. SUR CETTE PHOTO UTILISATION D'UN TABLEAU ELECTRONIQUE DANS LE CADRE D'UN COURS DE FRANCAIS (MaxPPP TagID: maxnewsworldtwo736144.jpg) [Photo via MaxPPP]

Dans une classe de collège d’une ZEP. Pas à Dakar mais  à…Strasbourg !

Le Cnesco prétend que, en éducation prioritaire, la taille des classes n’est pas suffisamment réduite pour avoir un impact : seulement 1,4 élève en moins au primaire ; 2,5 élèves de moins au collège. Veut-il dire qu’il faudrait un précepteur pour chacun de ces enfants venus d’ailleurs ? De qui se moque-t-on ? Et il ajoute que les enseignants y sont moins expérimentés : 17 % ont moins de 30 ans dans le secondaire, contre 9 % hors éducation prioritaire. Et beaucoup ne font qu’y passer. La raison en est simple : quel professeur de qualité et un tant soit peu expérimenté souhaite s’embarquer dans de telles galères ?

La preuve se trouve dans la plainte de la plupart des enseignants de ZEP qui estiment consacrer 21 % du temps de classe à « l’instauration et au maintien d’un climat favorable – bel euphémisme pour nous dire qu’ils ont les plus grandes difficultés à faire respecter la discipline nécessaire à la transmission du savoir –  », contre 16 % hors de l’éducation prioritaire et 12 % dans le privé. C’est autant de temps en moins dédié à l’enseignement. Les 4 heures de français par semaine programmées en 3e deviendraient 2 h 30 en ZEP, 2 h 45 hors ZEP et 3 heures dans le privé. Problèmes de discipline donc mais aussi exclusions, absences d’élèves et d’enseignants, pèsent sur les emplois du temps.

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« Les élèves de ces établissements n’ont pas accès aux mêmes méthodes pédagogiques que ceux de milieux plus favorisés, souligne la sociologue Nathalie Mons, présidente du Cnesco. En mathématiques par exemple, les tâches sont moins ambitieuses, les attentes plus basses, l’environnement pédagogique moins porteur. »

Pour réduire son noyau dur d’échec scolaire, la France a, au fil du temps, toujours avancé les mêmes recettes par-delà les alternances politiques : plans de relance de l’éducation prioritaire, dispositifs dits de « compensation », ou encore formes diverses d’aide individualisée. Peu efficaces, ces aides ont été malgré tout reconduites dans le temps, faute d’évaluation et surtout par refus d’admettre qu’à table, on ne mélange pas les serviettes et les torchons.

L’organisme que préside Nathalie Mons en a dressé une frise chronologique impressionnante : depuis le « soutien aux élèves » de 6e et 5e institué en 1977, jusqu’à « l’aide personnalisée » instaurée par la réforme du collège de 2016, en passant par « l’aide individualisée » dans années 1990-2000, l’aide au travail personnel, etc.

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Najat Belkacem dans une classe de collège de ZEP. La liste de ses élèves (à gauche) est instructive

Alors, que nous propose le Cnesco pour remédier à ce désastre ? Rien d’autre que… » Une politique volontariste de mixité sociale » ! Sachez qu’il ne s’agit en réalité que de mixité ethnique…

Nous avons un autre projet, autrement plus pertinent et efficace : LA REMIGRATION.

II. La courbe du chômage peine à s’inverser

Malgré les manipulations statistiques organisées par le gouvernement et ses complices des organismes chargés de l’emploi, le chômage ne cesse d’augmenter. Pauvre François Hollande qui eut l’imprudence de lier son sort politique à l’inversion du nombre des chômeurs. À moins qu’une fois encore les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

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Le mois d’août, période estivale propice aux défauts d’actualisation, réserve souvent des surprises sur le front des chiffres de Pôle emploi. Et le gouvernement, qui tablait sur une baisse sensible du nombre de demandeurs d’emploi d’ici à fin 2016, doit faire face, ce mois-ci, à une hausse importante.

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A a augmenté de 50 200 personnes en France métropolitaine, selon les chiffres publiés lundi 26 septembre, dans la soirée, par Pôle emploi et le ministère du travail. Cela représente une hausse de 1,4 % par rapport au mois précédent, de quoi largement compenser la baisse spectaculaire mais artificielle de 19 000 personnes inscrites en catégorie A en juillet.

En août, 3,5 millions de personnes étaient donc inscrites dans les registres de l’organisme. En tout, c’est-à-dire en comptant les travailleurs en activité réduite et les chômeurs en formation, le nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine s’établit à 6,2 millions de personnes .

 » Le nombre de chômeurs sans activité connaît une hausse significative en août, mais la tendance sur douze mois reste bonne. Nous restons mobilisés « , a réagi mardi, avec la pertinence qu’on lui connaît, Myriam El Khomri, la ministre du travail, sur Twitter. Et écoutez bien les explications de ses services : ce mauvais résultat s’explique d’abord par un  » trou d’air conjoncturel  » qu’a connu l’économie française en août, lequel est principalement dû aux  » difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment) « .

Pour éteindre l’incendie, un comité d’urgence économique pour le tourisme a été créé cet été par Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères. Son but ? Promouvoir  » la destination France  » et relancer le tourisme, en particulier en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, particulièrement touchées par la crise après les attentats de novembre 2015 (à Paris) et de juillet 2016 (à Nice). Ne nous étonnons donc pas de voir affluer dans nos villes et bientôt nos campagnes des milliers de migrants sub-sahariens tentés par cette promotion touristique !

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Mais l’explication tient aussi au coup de mou qu’a connu la croissance française au deuxième trimestre (– 0,1 %). Une analyse partagée par Mathieu Plane, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :  » Ces chiffres sont le signe que la situation est incertaine, et qu’il faut la consolider si on veut que la tendance des chiffres du chômage soit vraiment baissière d’ici à la fin de l’année.  » On s’en doutait.

Alors, au ministère du travail on avance aussi une autre hypothèse, laquelle est moins économique mais s’inscrit davantage dans les manipulations de l’information qui caractérisent notre gouvernement. Tenez-vous bien ! Les mauvais chiffres du dernier mois s’expliqueraient par  » une augmentation inhabituelle du nombre d’actualisations des demandeurs d’emploi « . En août, le nombre de jours ouvrés était supérieur à celui des mois derniers, ce qui aurait donc donné plus de temps aux demandeurs d’emploi pour mettre à jour leur situation. Les chiffres ont donc mécaniquement augmenté, nous explique-t-on au ministère. Sachant que, si c’est vrai, cela signifie bien que les mois précédents…les chiffres donnés n’étaient pas sincères.

Là encore on s’en doutait.

III. Ça marche et  » ça leur f… les boules  » !

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Souvenez-vous des cris d’horreur de nos dirigeants politiques et de leurs complices de médias officiels lorsque la Hongrie construisit le long de ses frontières une barrière anti-migrants. Ils prétendaient même (ce que nous réfutions) que, nulle part, des barrières n’avaient réussi à empêcher les migrations. Ils avaient non seulement oublié la grande muraille de Chine ou le mur d’Hadrien mais, surtout, l’efficacité du mur dressé par l’Etat d’Israël entre lui et les territoires palestiniens ou des barrières anti-migrants qui interdisent aujourd’hui tout passage de clandestins entre le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla dans ce pays (Lire « Quand on veut…on peut » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/).

 

Ouvertement hostile à l’accueil des migrants, le gouvernement du premier ministre Hongrois Viktor Orban a multiplié depuis l’été 2015 les dispositifs destinés à décourager les migrants de transiter par son pays : clôtures barbelées aux frontières serbe et croate, accès au compte-gouttes aux procédures de demande d’asile, expulsions musclées hors du pays, centres de détention…

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 » Défense d’entrer « 

Alors, Amnesty international, prétend que Budapest a choisi de se placer dans « l’illégalité » au regard du droit européen en « refusant un accès réel à l’asile » et par les « traitements dégradants » infligés aux migrants. En outre, à l’approche du prochain référendum sur la politique du gouvernement, « la toxique rhétorique anti-réfugiés a atteint un paroxysme » dans le discours officiel, s’alarme l’organisation. Il nous faut quand même lui rappeler que les Hongrois n’ont rien demandé et que envahir un pays étranger au prétexte d’aller voir si l’herbe y est plus verte que chez soi expose à n’y être pas nécessairement accueilli à bras ouverts !

Quelque 8 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche prochain par M. Orban pour valider sa politique opposée à la répartition de migrants au sein de l’Union européenne et, comme on pouvait s’y attendre, un collectif du lobby immigrationniste local a appelé à un boycott du scrutin, jugeant celui-ci « inhumain ». Le mot n’est pas trop fort.

Il ne faut donc pas s’étonner que, mi-septembre, le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, ait proposé d’exclure, au moins provisoirement, la Hongrie de l’UE pour violation de ses valeurs fondamentales

En vérité, ils enragent tous de voir réussir en Hongrie ce qu’aucun dirigeant politique européen n’ose proposer contre l’idéologie politiquement correcte du métissage ethnique et culturel.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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« Réconcilier la France avec son histoire »

Samedi 24 septembre 2016, avait lieu une conférence de presse de « l’Association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons* « .

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Charles X

« Notre objectif est que l’Etat engage des négociations avec la Slovénie pour le transfert des cendres« , expliqua Nicolas Doyen, le président de cette association, qui a présenté samedi son projet à la mairie de Saint-Denis. Car à la différence de plusieurs souverains morts en exil dont les restes ont été rapatriés en France, Charles X est, avec Napoléon III, le seul « à ne pas reposer sur sa terre natale« , souligne l’association qui se veut « apolitique et citoyenne« .

« Il n’est resté de lui que la figure d’un monarque réactionnaire, aveugle aux réalités de son époque et au souhait de ses sujets« , regrette Philippe Delorme, journaliste, historien et président d’honneur de l’association. Pourtant, assure-t-il, « la Restauration, malgré ses insuffisances, a été le premier essai d’un régime parlementaire en France« , oubliant malgré tout que la Charte de Louis XVIII est bien différente de ce qu’il nomme un régime parlementaire. Mais qui le sait encore ?

* Charles X, Louis XIX et son épouse Marie Thérèse (fille du roi Louis XVI et de la reine marie Antoinette), le comte de Chambord et son épouse Marie Thérèse de Modène et Louise d’Artois. Tous reposent actuellement dans la crypte du couvent de Kostanjevica en Slovénie.

Le 28 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Hervé Mariton :  » Je vous ai bien eu ! « 

28 Sep

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Hervé Mariton

 » Je suis juif ! Je ne suis pas le catho de service… » Tels furent les propos explicites d’Hervé Mariton dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le 25 septembre 2016.

Blessé que sa candidature à la primaire de la droite et du centre n’ait pas été retenue, il se venge en reniant…ses fausses convictions de 2013, lorsqu’il prétendait s’opposer à la loi Hollande-Taubira sur le mariage des homosexuels.

Et voilà qu’aujourd’hui, 28 septembre 2016, le même mystificateur a fait, sur les ondes de France Inter, à 8 h 50, son  » coming out  » politique en annonçant qu’il décidait de soutenir la candidature de…Alain Juppé ! Alain Juppé, celui qui a toujours soutenu le mariage des homosexuels ! Alain Juppé, le père de  » l’identité heureuse  » ! Alain Juppé, le candidat du parti socialiste et des médias officiels aux primaires de la droite et du centre ! Lire « Francs comme des ânes qui reculent » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/06/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-juin-2015de-la-republique-francaise/).

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C’est lui, Alain Juppé

Et Hervé Mariton de préciser sa pensée : « Avec Alain Juppé nous partageons la sincérité et l’exigence de sérieux. Nous avons des convergences, nous avons des différences, nous les assumons, nous les assumerons. Du coup, je soutiens celui qui m’a promis le moins. »

On s’en doutait. Mais les soutiens des Républicains (LR), feraient bien d’y réfléchir avant de voter.

 

Le 28 septembre 2016.

Pour le CER, Jean-Yves Pons.

Le spectre de « Jungles de Calais » en nombre.

27 Sep

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  1. Natacha Bouchart, la fausse ingénue https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/27/bulletin-climatique-quotidien-27-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

          III. La  » Jungle  » de Calais est devenue le lupanar des immigrationnistes

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/23/bulletin-climatique-quotidien-23-septembre-2016-de-la-republique-francaise

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Sep

I. Coucou ! Le revoilà

Certains d’entre-vous se souviennent peut-être du rapport d’un certain Thierry Tuot, Conseiller d’Etat de son métier, consacré à l’immigration et aux moyens d’intégration des hordes barbares qui déferlent depuis trop longtemps sur notre pays. Nous en avions présenté les grandes lignes dans un article de notre blogue, en mars 2013, intitulé « On en parle peu » ( https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/20/bulletin-climatique-quotidien-20-mars-2013-de-la-republique-francaise/). Cet illustre personnage immigrationniste patenté et islamophile distingué a toujours oeuvré en faveur de l’islam et de son extension au sein de notre patrie. Plus dhimmi que lui, tu meurs !

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Thierry Tuot

Voici, pour le démontrer, quelques extraits de son fameux rapport de 2013 :

Son constat

1) La question musulmane est une invention de ceux qui la posent et non une réalité. Elle ne cesse d’enfler et de soucier (sic) jusqu’à polluer le débat public.

2) Il existe des problèmes plus urgents que la délinquance des jeunes.

3) L’adhésion aux valeurs nationales est dépassée. Quel anachronisme que de vouloir absolument obtenir l’intégration des jeunes d’origine étrangère par l’apprentissage du patriotisme! « Droits et devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! Œuvre ! Civilisation française ! Patrie ! Identité ! France ! etc… Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ? »

4) L’égalité homme-femme se réglera d’elle-même. « Aux pourfendeurs effarouchés du statut qu’il pense diminué de la femme en islam, rappelons que les églises avaient, il y a cinquante ans, une idée de la femme assez peu égalitaire. »

5) Concentrer tous les moyens financiers du ministère de la Culture sur les quartiers “défavorisés. «Interdire par la loi et pour une période donnée la création de toute nouvelle institution culturelle ailleurs que dans les quartiers de la politique de la ville, sauf pour les formes d’expression culturelles elles-mêmes issues de ces quartiers

Ses propositions

1) Naturalisation immédiate de tous les étrangers afin de mieux les intégrer. Avec pour seule condition d’avoir suivi une scolarité en France. Mais également de tous les parents d’étrangers nés en France à la seule condition que ces dits parents y soient installés depuis plus de vingt ans.

2) Régularisation automatique de tous les clandestins en mesure de prouver qu’ils vivent en France depuis plus de cinq ans.

3) Modifier le nom des rues afin de les renommer « en écho avec l’histoire des migrations ».

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C’était en 2013. Pensez-vous que Thierry Tuot se soit amendé ? Pas du tout. Pensez-vous qu’il ait été placé sur une voie de garage pour calmer ses ardeurs ? Pas du tout, il sévit toujours au Conseil d’Etat. Et en voici la preuve : pas plus tard que le 26 août 2016, acoquiné avec l’inénarrable Bernard Stirn (celui qui interdit un spectacle de Dieudonné en janvier 2014, pour satisfaire son ami Manuel Valls, malgré l’avis du tribunal administratif de Nantes*) et Jacques-Henri Stahl (un affidé de Bernard Stirn pour des raisons sans doute culturelles…) comme faire-valoir, Thierry Tuot a signé l’ordonnance annulant la décision du juge des référés du tribunal administratif de Nice qui validait l’arrêté du maire de Villeneuve-Loubet interdisant le port du  » burkini  » sur ses plages !

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Ordonnance du Conseil d’Etat du 26 août 2016 sur le  » burkini « 

* Lire « La revanche tardive du capitaine Dreyfus » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/01/10/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-la-revanche-tardive-du-capitaine-dreyfus/

II. Natacha Bouchart, la fausse ingénue

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Natacha Bouchart et son ami Manuel Valls

La maire (LR) de Calais, a toujours été, depuis son élection en , l’alliée objective du gouvernement socialiste face au déferlement des hordes migrantes qui défigurent et meurtrissent sa commune et ses environs. Il le lui a d’ailleurs bien rendu puisqu’elle lui doit son élection au conseil régional des  » Hauts-de-France « , sur la liste de Xavier Bertrand. C’est elle, d’ailleurs, qui s’empressait de rédiger des arrêtés municipaux d’interdiction chaque fois que des Calaisiens ulcérés par les violences engendrés par ces prétendues «  Chances pour la France « , se risquaient à manifester leur colère…

Mais c’est elle aussi qui, lundi 26 septembre, applaudissait aux incantations de François Hollande venu, pour la première fois depuis bientôt cinq ans, rendre visite à cette cité-martyre et promettre (ce dont il a le secret) le prochain démantèlement définitif du monstrueux bidonville où s’entassent plus de 10 000 envahisseurs : « Je suis pleine d’espoir, car il répond à ma demande de démantèlement car sinon, dans 6 mois, il y aurait 20 000 migrants et ça, c’est insupportable », a-t-elle osé déclarer lors d’une conférence de presse à la mairie de Calais (Pas-de-Calais).

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Natacha Bouchart, pleine d’espoir

Elle s’est même félicitée que l’État envisage « pour la première fois » et « de façon très déterminée » que « l’ensemble du périmètre de la Jungle, y compris le centre d’accueil provisoire [CAP, camp en dur de 1 500 places situé au centre du plus grand bidonville de France, où s’entassent ces milliers de migrants], soit démantelé d’ici la fin de l’année ». Et il paraît que le chef de l’État lui aurait également assuré que l’important dispositif policier mobilisé sur le Calaisis, quelque 2 100 hommes, un record, « restera en place » après le démantèlement puisque le gouvernement « n’acceptera pas qu’un seul campement puisse se réinstaller. Cela signifie que les forces de l’ordre vont chasser les migrants qui vont continuer à arriver ».

Et c’est là que nous les attendons !

Car s’il est une certitude c’est bien celle-ci : aussitôt évacués et non pas renvoyés d’où ils viennent mais répartis dans d’innombrables centres d’accueil sur le territoire national…ces migrants n’auront de cesse de regagner le Calaisis avec le fol espoir (et l’aide de réseaux efficaces de passeurs) de traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, leur but ultime. Sans compter le fait que les arrivées de migrants à Calais sont permanentes, en provenance d’Italie, de Suisse et même d’Allemagne (quand ce ne sont pas les policiers Belges qui les infiltrent !). Elles se sont clairement accrues ces derniers mois, depuis le renouveau des filières libyennes et égyptiennes d’immigration (Lire « Mais pendant ce temps-là » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/17/bulletin-climatique-du-week-end-1617-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

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Retour à Calais

D’ailleurs, Natacha Bouchart s’est montrée plus sceptique sur l’après-démantèlement et la « stratégie globale » de la politique migratoire française. « Je n’ai pas entendu de la part du président d’explications sur la manière dont on empêche les gens d’arriver sur Calais, ni comment on tarit le flux des gens dans les pays en guerre », a estimé l’élue LR, soutien désormais de Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite !

Elle donne ainsi « rendez-vous en janvier » au gouvernement, François Hollande ayant annoncé dans l’après-midi qu’il reviendrait à Calais « une fois le démantèlement terminé », pour voir « quel dispositif sera mis en place pour faire en sorte que le territoire de Calais puisse être considéré à nouveau sur un plan économique ». Mais, comble de l’aveuglement ou de l’imposture, la maire de Calais a enfin demandé « avec détermination » au chef de l’État que la construction du mur « anti-intrusion » de migrants d’un kilomètre le long de la rocade portuaire, entamée mardi, soit suspendue. Elle estime que cet ouvrage n’a « plus lieu d’être » depuis que le démantèlement a été annoncé…

Jusqu’au prochain retour des migrants expulsés et l’arrivée des nouveaux ! Pauvre folle.

 

III. La crise politique en Espagne a peu d’impact sur l’économie

Mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps…

L’Espagne est sans gouvernement depuis neuf mois. Depuis les élections de décembre 2015 puis celles de juin 2016, le Parlement est divisé par l’irruption en force de deux nouveaux partis, Podemos à gauche et Ciudadanos au centre, ce qui l’a rendu incapable de dégager une majorité pour renouveler l’exécutif.

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Mariano Rajoy

Arrivé en tête, le Président du Conseil sortant, le conservateur Mariano Rajoy, a échoué le 2 septembre à obtenir la confiance de la Chambre basse. Et si aucun accord n’est scellé avant le 30 octobre, de nouvelles élections seront organisées à Noël. Les troisièmes en un an…

Depuis décembre, le gouvernement par intérim de Mariano Rajoy gère donc les affaires courantes. Cette situation insolite pourrait « paralyser le royaume » et « menacer la reprise économique », martèle le chef de l’exécutif en fonction. Pourtant, ce blocage semble lui réussir plutôt bien, à en croire les chiffres macroéconomiques.

Le produit intérieur brut (PIB) espagnol a encore affiché une croissance soutenue au deuxième trimestre (+ 0,8 %), pour la quatrième fois consécutive. Le nombre de chômeurs continue de baisser (− 220 000 au deuxième trimestre 2016) et la création d’emplois demeure vigoureuse (+ 270 000).

L’investissement direct étranger a augmenté de 13 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période de 2015 – alors qu’il avait chuté en 2015 et 2014 – grâce aux investissements dans le secteur immobilier.

L’inflation négative dope la consommation et favorise la compétitivité. Les exportations augmentent. L’excédent des comptes courants devrait s’approcher des 2 % fin 2016. Autant de données qui font dire aux Espagnols, ironiques, que « les politiques ne servent pas à grand-chose. » C’est un peu ce que semble se dire aussi le roi Felipe VI ! D’ailleurs, « Les Belges se sont bien passés d’un gouvernement pendant presque deux ans et ça ne leur a pas fait de mal », entend-on dans la rue.

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Le roi et la reine d’Espagne

Et aujourd’hui aucun indice objectif ne signale encore un revirement économique. Aussi, le gouvernement de Mariano Rajoy peine à faire pression sur les autres partis pour obtenir leur vote, en invoquant les dangers de prolonger l’intérim. « Que l’économie ait bien surmonté la complexe situation politique domestique ne peut pas nous faire oublier les nombreux défis que nous devrons relever dans les prochains mois, a argumenté le ministre de l’économie, Luis de Guindos, en commission parlementaire, le 13 septembre. Ajoutant  que « L’inertie, grâce aux réformes que nous avons réalisées dans le passé, ne va pas durer toujours. Le contexte international est incertain. Le fait d’avoir une dette publique de 100 % du PIB nous rend extrêmement vulnérable. Et les marchés financiers internationaux sont mouvementés. » Alors, secouez-vous !

Le gouvernement n’est pas seul à alerter sur les effets négatifs d’une telle situation. Dans une note du 5 septembre, l’agence de notation Moody’s estime que « l’absence continue de gouvernement entrave la capacité de l’Espagne à respecter ses objectifs fiscaux et à faire face aux faiblesses structurelles de ses finances publiques. »
Le service d’études BBVA Research ne cache pas non plus son inquiétude. « Certes, l’économie va bien, mais elle pourrait très probablement aller encore mieux, » affirme Miguel Cardoso.  » Selon nous, la progression du PIB en 2016, qui devrait être de 3,1 %, aurait pu atteindre 3,5 % sans ce blocage politique. » Sachez quand même qu’un taux de croissance de 3,1%, ça fait rêver François Hollande et Manuel Valls.

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Industrie automobile en Espagne

Pourtant, l’économiste Alfredo Pastor, professeur émérite à l’IESE Business School, fait une analyse plus nuancée des risques du blocage, « peu sérieux », selon lui. « S’il y a une facture à payer (…), ce sera en 2017 « , analyse-t-il. Et, d’ici là, un nouveau gouvernement a toute les chances d’avoir été formé…C’est en tout cas ce qui ressort des élections régionales de dimanche 25 septembre au Pays-Basque et en Navarre où le parti populaire, de Mariano Rajoy, a fait de très bons scores au détriment du parti socialiste. Ce qui laisse envisager un déblocage de la situation au Parlement.

En adoptant le budget 2016 avant les élections de décembre, une décision à l’époque très controversée, M. Rajoy a assuré un fonctionnement normal de l’économie espagnole cette année. Mais si aucun gouvernement n’est formé avant la fin 2016, le gouvernement par intérim sera contraint de reconduire le budget 2016, ce qui pourrait entraver les investissements publics.

« Le principal coût du blocage politique, ce sont les réformes qui ne sont pas engagées durant tout ce temps, ajoute M. Cardoso. Le taux de chômage structurel est de 16 % à 18 % en Espagne du fait de la rigidité du marché de l’emploi et du manque de formation des chômeurs de longue durée. L’augmentation de la productivité est faible. Les entreprises sont de petite taille. Il existe des carences graves », observe l’économiste.

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Tourisme en Espagne

Une chose est sûre cependant. L’Espagne bénéficie actuellement d’un contexte économique favorable : une augmentation du nombre de touristes étrangers liée à l’insécurité en Turquie et en Afrique du Nord, des prix du pétrole bas, une politique monétaire favorable, sans oublier la politique fiscale expansive de 2015 avec une baisse des impôts. Mais le royaume a encore besoin de réformes pour réduire son déficit public (5 % du PIB) et sa dette (100 %) et lutter contre un chômage encore important (20 % des actifs). Le 13 septembre, Luis de Guindos a conclu son intervention aux Cortes (le Parlement) en rappelant une évidence : « Quand il est mû par l’inertie, un corps avance en perdant de la vitesse. »

Souhaitons que les opposants de Mariano Rajoy retrouvent rapidement la raison.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

1 200ème anniversaire du premier sacre royal à Reims

Louis le Pieux

Samedi 8 octobre 2016 à Reims
Sous la présidence d’honneur et en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

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Louis le Pieux, miniature contemporaine

Le président et les administrateurs de l’Institut de la Maison de Bourbon ont le plaisir de vous inviter à l’occasion du
1 200ème anniversaire du premier sacre à Reims et de la pose de la plaque commémorative.*

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Charlemagne associant son fils Louis le Pieux au gouvernement de l’empire

Programme :

– 08h15 : Départ en autocar Paris Ecole Militaire 13, place Joffre 75007
– 10h45 : Rendez-vous sur le parvis de la cathédrale de Reims
– 11h00 : Dévoilement de la plaque commémorant le sacre des trente et un rois de France
– 11h30 : Cocktail au Palais du Tau, offert par l’association « Les Amis de la Cathédrale », avec la participation de la maison de champagne MUMM
– 12h30 : Déjeuner au restaurant Cru Chanzy 12, rue Chanzy à Reims
14h30 : Colloque au Palais du Tau, sous la direction dun professeur Patrick Demouy « Autour du sacre de Louis le Pieux : 5 octobre 816 »

Conférences

* « Le sacre de Louis le Pieux à Reims et la bénédiction de sa femme Ermengarde », par Dane Janet Nelson (King’s College, Londres)
* « Louis le Pieux, empereur », par Mayke de Jong (Université d’Utrecht)
* « Le pape et l’empereur : le sacre de Louis le Pieux en 816 vu de Rome »,
par Annette Grabowsky (Université de Tübingen)
– 18h30 : Concert dans la cathédrale : « Les chants du sacre carolingien »
– 19h30 : Fin de la journée

* En ce qui concerne la plaque commémorative des sacres des rois de France à Reims, vous pouvez vous reporter au Bulletin climatique de la République française du 15 septembre 2016 : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/15/bulletin-climatique-quotidien-15-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

Le 27 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Communiqué du Conseiller aux Armées du CER : Rafale pour l’Inde : une victoire à la Pyrrhus ?

26 Sep

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Le 23/09, diverses sources faisaient état de la signature, de la part du gouvernement indien et du Ministre ripoublicain de la Défense français à mi-temps – rappelons en effet qu’il est également Président de la Région Bretagne – du fameux contrat portant sur 36 Rafale – au lieu de 123 dans le cadre du précédent contrat annulé par la partie indienne en son temps – ces avions devant en particulier remplacer les Mirage de la dissuasion nucléaire de l’Union indienne.

Cependant, ainsi que l’indique un observateur ô combien compétent, le porte-parole de Dassault s’est refusé de fournir quelque détail que ce soit au niveau des conditions financières… En espérant pour notre industrie que le contrat soit effectivement honoré, ce qui reste à vérifier, on ne peut qu’être choqué par le fait que le précité Ministre ripoublicain se soit précipité en Inde à la veille de l’annonce de la possibilité de signature, tel un animal de compagnie de race canine quelconque face au rappel de son maître… Un manque de dignité qui en dit long sur l’état actuel de ceux qui veulent encore faire croire qu’ils gouvernent notre pays.

Dans le même temps, était annoncée la décision de la Direction nationale de l’Armement relative aux grandes lignes du programme FTA. Alors même que la flotte connaît des problèmes capacitaires notables – qui l’ont par ailleurs conduit à proroger d’un an le prêt du PH L’Adroit, ainsi que nous le suggérions naguère – ce programme ne saurait être prêt – et par suite fournir des unités – que d’ici bien des années, notamment à cause de la proximité des élections présidentielles et législatives. Hors, après avoir réaffirmé en juillet dernier, la volonté de la France et de l’Italie de continuer à collaborer dans le domaine des frégates, il est choquant de constater que les autorités ripoublicaines n’aient pas même songé à prendre en considération de demander la permission à nos amis italiens de Fincantieri de s’associer, avec les modifications ad hoc, à leur programme PPA, en mesure de fournir des unités opérationnelles bien avant un programme qui en est encore à la définition des caractéristiques générales et se veut surtout conçu pour l’export – des aveux mêmes du Ministre précité et de son DGA…

Non seulement ces Messieurs continuent à crier « l’Europe, l’Europe » en sautant sur leurs chaises comme des cabris mais lorsque celle-ci pourrait leur fournir, par le biais d’une collaboration bilatérale, longuement testée par le biais des programmes Horizon et Fremm/Freda, ils ne sont pas même en mesure de saisir l’occasion… et ce pour tenter de faire concurrence à ces mêmes amis européens… avec un matériel similaire et développé avec retard.

Espérons que le Roi, dès que revenu, sera en mesure de gommer par sa sagesse et sa clairvoyance, largement démontrée dans son récent Message pour la Saint Louis, ces errements qui coûtent de plus en plus cher au pays en termes de capacités et aux contribuables en termes de deniers publics, c’est-à-dire de ressources privées prélevées par l’Etat à chacun d’entre nous.

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Sep

I. Les mensonges de Marisol Touraine

La ministre s’est félicitée vendredi d’avoir « sauvé la Sécurité sociale » (l’expression n’est pas trop forte !) anticipant un retour à l’équilibre l’année prochaine. Oubliant qu’avant elle beaucoup d’autres, aux commandes des affaires sociales, ont déjà fait la même annonce. Avec les succès que l’on sait. Mais, après tout, peut-être que Marisol Touraine a secrètement résolu la quadrature du cercle qui associe le vieillissement de la population (et donc la demande de soins), les progrès techniques et médicaux (et donc le coût de la santé publique), la prise en charge de toute la misère du monde (et donc de la misère sanitaire aussi), le chômage (et donc le déficit des cotisations sociales) sans compter les difficultés (le mot n’est pas trop fort non plus !) budgétaires d’un gouvernement impécunieux…

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Marisol Touraine : une sainte femme ou une illusionniste ?

Alors, le « trou » de la Sécurité sociale ne sera-t-il bientôt plus qu’un mauvais souvenir ? C’est ce qu’affirmait en tout cas, vendredi, Marisol Touraine dans une interview aux Échos, assurant qu’ « en 2017, [il] aura disparu« .

De fait, cette année, le déficit de la Sécurité sociale atteindra 3,4 milliards d’euros, au plus bas depuis 2002. Dans le détail, « trois branches sur quatre seront à l’équilibre« , selon Marisol Touraine : les branches vieillesse et accidents du travail afficheront un excédent, tandis que la branche famille limitera son déficit à 1 petit milliard d’euros. Des résultats imputables, nous dit-on, à la réforme des retraites sous Nicolas Sarkozy (pour la banche vieillesse), la modulation des allocations familiales (branche famille) et diverses mesures pour maîtriser les dépenses comme la promotion des médicaments génériques. Vous remarquerez cependant qu’il s’agit là des trois domaines qui reflètent le plus directement…la paupérisation de notre société.

En revanche, la branche maladie plombe les comptes.

Fort de ces bons résultats apparents cette année, Marisol Touraine anticipe que « le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre«  en 2017. « Nous aurons sauvé la Sécu« , résume la patronne de l’avenue de Ségur. La formulation ne laisse que peu de place au doute : en réalité le gouvernement compte bien faire de ce domaine un argument de la campagne présidentielle qui s’annonce.

Mais Marisol Touraine a-t-elle raison de se réjouir si vite ? La ministre omet d’abord de comptabiliser le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), dissocié de la branche retraite, qui prend en charge le minimum vieillesse et cotise pour la retraite des chômeurs. Or, le déficit du FSV frôlera les 4 milliards d’euros en 2016 et en 2017. Le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, ne table sur un retour à l’équilibre qu’à l’horizon 2020. En ajoutant les 400 millions du régime général, on arrive donc à un déficit total de 4,4 milliards. L’équilibre des comptes ne sera donc pas complètement atteint.

En outre, selon un rapport de la Cour des Comptes publié mardi, le gouvernement a intégré « de manière très discutable » un « produit exceptionnel » de contribution sociale généralisée (CSG) dans les recettes de la branche maladie. Autrement dit, les magistrats de la rue Cambon estiment qu’une petite manipulation comptable a permis de limiter le déficit sur le papier. « Toutes choses égales par ailleurs, le déficit prévisionnel du régional général et du FSV devrait être réévalué à 9,8 milliards d’euros pour 2016« , écrivent-ils dans leur note.

Mais la plus grosse menace qui pèse sur l’équilibre de la Sécurité sociale reste la hausse des dépenses prévues l’an prochain, du fait de diverses mesures décidées par le gouvernement. Parmi elles, le dégel du point d’indice et la revalorisation des carrières des fonctionnaires du secteur hospitalier. Coût estimé par le ministère de la Fonction publique : 552 millions d’euros. Il faut y ajouter la revalorisation de la consultation chez le médecin généraliste. La faire passer de 23 à 25 euros à partir du 1er mai 2017 coûtera 400 millions d’euros en 2017.

Pour compenser, le gouvernement a prévu, dans le plan de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) 2016, de nouvelles économies. Quatre milliards au total, obtenus, entre autres, grâce au « virage ambulatoire« , qui favorise les hospitalisations sur une journée, à la promotion des médicaments génériques ou à l’amélioration de « l’efficience de la dépense hospitalière » (ce qui peut se traduire, par exemple, par la mutualisation des achats des hôpitaux).

L’exécutif anticipe aussi de nouvelles recettes. L’augmentation du prix du tabac à rouler permettra par exemple de renflouer les caisses à hauteur de quelque 130 millions d’euros. Une hausse de la masse salariale sera enfin synonyme de cotisations supplémentaires.

Mais encore faut-il que les objectifs d’économies et les prédictions de recette se réalisent. Dans son rapport, la Cour des comptes a estimé que l’augmentation de la masse salariale par exemple, n’avait rien de certain. Si elle était moins importante que prévue, elle pourrait remettre en cause le sauvetage de la « Sécu« . Et sans compter que le retour à l’équilibre repose aussi sur des prédictions de croissance optimistes : 1,5% en 2017. Alors que l’Insee vient d’annoncer un repli du PIB au deuxième trimestre de cette année, l’exécutif sait parfaitement qu’il n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise sur ce front-là.

Nous aussi, nous le savons. Mais nous le disons et ne faisons pas « comme si…« 

II. Après la Libye, voici l’Egypte

On en parle moins mais l’Egypte devient un gros fournisseur de migrants pour l’Europe ! Les départs de rafiots bondés de candidats au  » Grand Remplacement  » sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pléthoriques, quittant le pays au nez et à la barbe ( à moins que ce ne soit avec la complicité) des gardes-côtes du maréchal Al-Sissi, l’ami de notre pays. N’oubliez pas en effet les commentaires élogieux de nos dirigeants politiques lorsqu’ils réussirent à « fourguer » à ce dernier les deux portes-hélicoptères Mistral refusés à la Russie puis 24 Rafales et une frégate multimission Fremm ! Manifestement, aucun de ces armement ne participe à la prévention du risque migratoire.

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Abdel-Fattah Al-Sissi

Au moins 162 personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont mortes, mercredi dernier, dans le naufrage d’un bateau de pêche transportant des migrants vers l’Italie, selon le dernier bilan provisoire établi par les autorités. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres corps. Selon les témoignages recueillis parmi les 163 rescapés, au moins 450 personnes étaient à bord de l’embarcation. Parmi elles se trouvaient une majorité d’Egyptiens, ainsi que des Syriens, des Soudanais, des Somaliens, des Ethiopiens et des Erythréens. Que du beau monde mais rien que des migrants économiques, non éligibles au statut de réfugiés politiques…

Les rescapés de Rosette ne doivent leur salut qu’à la présence d’un navire de pêche au moment du naufrage, mercredi, au lever du jour, et non pas aux unités navales de grand pays ami qu’est l’Egypte. Il a fallu d’ailleurs cinq heures aux gardes-côtes pour rejoindre les lieux, a déclaré l’Associated Press (AP).

 » Le bateau était fait pour transporter 200 personnes et ils en ont mis 400. C’est ce qui a causé la catastrophe. Ceux qui savaient nager se sont éloignés, laissant derrière eux les femmes et les jeunes enfants « , a commenté Ahmed Darwich, l’un des survivants interviewés par AP. Ce qui donne une idée de l’importance de ces deux catégories dans l’esprit d’un homme musulman et nous éloigne significativement de l’impératif chrétien et chevaleresque :  » Les femmes et les enfants d’abord « . Quatre Egyptiens, passeurs présumés, ont été arrêtés sur des soupçons de  » trafic d’être humains  » et d' » homicide involontaire « , selon les autorités. En réalité…quatre lampistes quand on sait que de plus en plus de pêcheurs égyptiens s’adonnent au trafic de migrants pour arrondir leurs maigres revenus.

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Les femmes et les enfants d’abord

La côte méditerranéenne de l’Egypte est en effet devenue un point de départ privilégié vers l’Europe, depuis la fermeture de la route des Balkans aux migrants et le contrôle accru des frontières turques après l’accord signé entre Ankara et l’Union européenne en mars. Selon l’OIM, la Libye reste la principale route de migrations vers l’Europe, mais l’Egypte, par sa position centrale, gagne en intérêt pour les migrants, notamment africains. Le nombre de migrants qui ont effectué une traversée – jugée périlleuse – depuis l’Egypte a déjà augmenté de façon significative en 2015, avait alerté, en juin, l’agence européenne de contrôle des frontières Frontex.Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), les départs depuis l’Egypte en bateau comptent désormais pour environ 10 % des arrivées en Europe.

Les candidats au départ se recrutent parmi les cinq millions d’immigrés clandestins – dont une moitié de Soudanais –, présents sur le territoire égyptien. Mais plus nombreux encore à tenter la traversée sont des mineurs et des jeunes hommes égyptiens.

En 2015, les mineurs ont constitué 1 711 (soit 66 %) des 2 610 immigrés clandestins égyptiens arrivés en Italie, selon l’OIM. Souvent originaires de zones rurales, ces jeunes partent en quête d’emploi ou d’éducation, poussés par la crise économique ou appâtés par le succès de ceux ayant émigré avant eux. Les parents et les proches aident souvent à financer le coût de la traversée, qui varie entre 3 000 à 5 000 dollars (Lire « Le scandale des faux mineurs isolés » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/20/bulletin-climatique-quotidien-20-juillet-2016-de-la-republique-francaise/).

Un projet de loi sur la lutte contre l’immigration clandestine et le transfert illégal de migrants doit être prochainement discuté par le Parlement égyptien…sans illusion sur son efficacité. Les passeurs opèrent jusqu’à présent avec une certaine liberté, certains allant jusqu’à diffuser leurs coordonnées, les tarifs ainsi que les dates de traversée sur les réseaux sociaux.

Le Royaume-Uni n’aurait jamais dû abandonner son protectorat sur l’Egypte.

 

III. Une approche originale de l’essor du christianisme en Occident

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Vu d’aujourd’hui, le triomphe du christianisme en Occident paraît faire suite à la conversion de l’empereur Constantin, en 312. Peter Brown, le célèbre biographe de saint Augustin, montre qu’il n’en est rien et que ce christianisme impérial est loin de signifier la conquête accomplie de la société romaine et polythéiste. Avec cet ouvrage*, que complète son Prix du Salut (Belin, 2016), le professeur émérite de Princeton (Etats-Unis) expose pourquoi l’Eglise l’a réellement emporté dans le contexte précis des IVe et Ve siècles, et révise en passant quelques-unes de ses propres hypothèses.

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Le songe de Constantin et la bataille du pont Milvius

Maniant une langue élégante, saupoudrée d’humour, Brown conduit son lecteur dans ces époques infiniment moins fréquentées que le siècle d’Auguste. Il récuse toute idée de continuité entre monde chrétien et monde païen : non, l’Eglise, dont il suit le développement entre 350 et 550, ne s’est pas contentée de coiffer le diadème impérial et de prolonger Rome par d’autres moyens ! De fait, à l’époque constantinienne, les chrétiens sont loin d’imaginer que leur doctrine puisse s’imposer un jour à tous. Dans la ville de Rome, déchue de son rang de capitale mais restée la métropole antique par excellence, la présence chrétienne est longtemps invisible, et les dieux continuent à planer sur la cité jusque dans les familles chrétiennes. L’épousée Proiecta, proche du pape Damase (366-384), se fait ainsi représenter sur un coffret précieux de mariage au-dessous de la figure d’une Vénus dénudée, et l’on continue à se rendre en public au sanctuaire de Castor et Pollux pour obtenir de bonnes récoltes.

Quel basculement s’est opéré pour que la confession prêchée par le Christ, de lointaine adhésion impériale, se métamorphose en croyance collective ? La réponse a de quoi surprendre. Telle qu’elle est décrite dans ce tableau vivant et passionnant, cette révolution tient au passage d’une culture de l’ostentation et de l’évergètisme (la contribution aux dépenses publiques, aux jeux du cirque, par exemple) à une épidémie de renoncements à la richesse. Celle-ci draine dans les caisses de l’Eglise les trésors des nobles romains, dans une période de prospérité économique entre les crises des siècles précédents et la déstabilisation à venir des invasions barbares (symbolisée par le sac de Rome perpétré par Alaric en 408). De cette époque témoignent, selon Peter Brown, le luxe des villas aristocratiques exhumées par de récentes fouilles archéologiques ainsi que les marbres aux couleurs vives et l’or des habits, auxquels la sobriété du costume évangélique et la place théologique accordée au pauvre sont autant de réactions.

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Mais l’historien l’historien ne sombre pas dans un  » économisme trivial « . Ces renoncements à des patrimoines souvent considérables traduisent à ses yeux un phénomène spirituel : la montée en puissance d’un idéal monachiste ou ascétique, porté par saint Augustin et saint Jérôme au sein de l’Eglise latine. Idéal auquel s’opposent en vain des païens comme Symmaque (par ailleurs protecteur du même Augustin), mais aussi des chrétiens plus modérés comme le poète et administrateur Ausone de Bordeaux (310-395). Autre tournant culturel : les pauvres à soutenir ne sont plus la foule des clients du patron romain ou le populus (peuple), tous ces indigents ayant la chance d’être des citoyens, mais tous ceux à qui l’on doit rendre leur dû (en hébreu, le terme tsedaqah signifie à la fois  » charité  » et  » justice « ).

Cette évolution, Peter Brown la suit à travers des figures comme celle de Paulin de Nole, premier grand seigneur de rang sénatorial à abandonner son immense patrimoine à l’Eglise et à se faire prêtre, ou de celle d’un jeune couple, Pinianus et Mélanie, qui, après avoir interrompu volontairement leurs relations conjugales, se démettent de leurs biens.

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Dans l’histoire du christianisme, l’abandon des richesses s’avérera bien plus lourd de conséquences que celui de la sexualité, sur lequel se sont longtemps focalisés tant de spécialistes, et parfois Brown lui-même. Persuader les plus nantis d’affronter le défi du dépouillement aura été sans doute l’un des succès les plus considérables de l’Eglise, et la belle démonstration de ce maître livre.

Et un beau projet pour nous…aujourd’hui.

* Peter Brown, A travers un trou d’aiguille. La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme (Through the Eye of a Needle), de Peter Brown, traduit de l’anglais par Béatrice Bonne, Les Belles Lettres, 814 p., 29,50 €.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Au château de Versailles…il n’y a pas que le château

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Il y a aussi le restaurant ORE – DUCASSE

Deux univers à découvrir aux différents moments de la journée.

ore – Ducasse au château de Versailles, qui vient d’ouvrir ses portes, est un élégant café contemporain, dans l’esprit français, situé au premier étage du pavillon Dufour et ouvert sur la cour Royale.

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Les visiteurs se retrouvent dans ce lieu chaleureux et convivial conçu par l’architecte Dominique Perrault et par Frédéric Didier, architecte en chef du château de Versailles. Son aménagement mené en cohérence avec l’ensemble du bâtiment s’appuie sur des rappels de la splendeur du Roi Soleil et de nombreuses réinterprétations contemporaines de thèmes décoratifs historiques développés par Gaëlle Lauriot-Prévost.

En journée, le restaurant ore est un lieu ouvert à tous. Il propose un cadre et une vue exceptionnels pour faire une pause et se restaurer pendant les heures d’ouverture du château autour de trois services : Petit-déjeuner, déjeuner et afternoon tea. Côté carte, des classiques de notre cuisine, mais aussi des assiettes légères et rapides pour les petites faims, des desserts et des pâtisseries gourmandes.

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Ore signifie bouche en latin. Alain Ducasse fait ainsi référence aux plaisirs de bouche ancrés dans l’art de vivre à la française, et, particulièrement, à Versailles, aux services de la bouche du Roi, en charge de la préparation des repas servis à la cour.

Le soir, Ducasse au château de Versailles est une table d’exception. Lorsque le château se vide de ses visiteurs, le restaurant devient le théâtre de grands dîners pour des événements exclusifs pour vivre une expérience inoubliable.

Pour en savoir plus – http://www.ducasse-chateauversailles.com

 

Château de Versailles
Pavillon Dufour – 1er étage
Place d’Armes
78 000 Versailles

Tél. +33 1 30 84 12 96

Le 26 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Le roi de France est-il un ange ? D’une interprétation mystique de l’ordre de Saint Michel.

25 Sep

Réflexions d’un historien des hérauts d’armes sur la jonction entre Moyen Âge et modernité, tout particulièrement sur la culture chevaleresque, politique et emblématique des nobles et des princes à la cour des Habsbourg et des Valois…

La monarchie angélique
Le dimanche 24 janvier 2016

Ceci n’est pas véritablement une chronique mais plutôt la manifestation de mon intérêt pour un traité tout à fait étonnant dont j’aimerais pouvoir faire, dans le futur, une analyse plus poussée.
Le roi de France est-il un ange ? Voici la question qui peut se poser à la lecture de ce « libelle » anonyme, offert en 1532 à François Ier et qui se présente comme une interprétation mystique de l’ordre de Saint Michel. Il s’y développe un mélange d’angélologie biblique, de culture courtoise et de philosophie grecque qui n’est pas sans évoquer certains écrits de l’époque, comme ceux de Jean Thenaud.

Le traité commence comme un éloge de l’ordre du roi, présenté comme infiniment supérieur à ses rivaux bien connus — ordre de la Toison d’or et de la Jarretière — mais aussi à deux compagnies que je n’arrive pas à identifier pour le moment : l’ordre des crosilles et celui du ramel d’or (peut-être des évocations littéraires, s’il ne s’agit pas d’inventions de l’auteur). Cette supériorité tient à ce que l’ordre du roi de France est un don divin et un signe d’élection transmis par l’archange lui-même, tout comme le furent les lis de son écu ou la chaîne du prophète Jérémie.
Repartant de la théorie pythagoricienne de la métempsychose, le traité affirme que ce rapport particulier entre Michel et le royaume vient de ce que le roi est l’incarnation réelle de l’archange. À l’image de ce dernier, chef de la milice angélique et prévôt du paradis, le roi de France est désigné comme le fils ainé de l’Église, comme le prévôt de la Chrétienté et comme son principal bouclier.
Michel devient ainsi le gardien terrestre et céleste du royaume : c’est lui qui a opéré la conversion de Clovis, qui a aidé saint Louis à refouler les Juifs et les hérétiques, qui a mené Charles VII à Reims aux côtés de Jeanne d’Arc. François, nouveau roi-archange est dès lors invité se comporter comme tel à et pourfendre la nouvelle hérésie.
Dans son ensemble, le traité est un condensé du discours sur la sainteté et la sacralité de la monarchie française qui montre assez bien comment des éléments aussi profanes que les ordres auliques pouvaient servir de support à la construction idéologique et à la communication politique des cours de la Renaissance. Il s’inscrit dans une longue tradition d’assimilations du roi de France à l’archange Michel, dont on trouvera une nouvelle occurrence chez Jean Duvet sous Henri II. En procédant à cette dernière étude préliminaire j’aurais enfin un aperçu suffisant des règnes précédents pour pouvoir réfléchir sur celui du fils de François Ier.

L’ordre de Saint Michel, mystiquement interprété (BNF, fr. 5748)

http://plusoultre.free.fr/lire/