En Allemagne, les mystifications de « Mutti » sont en perte de vitesse.

22 Avr

Du genre « Wir schaffen das » (nous y arriverons) dans son délire de faire accueillir des millions de migrants par ses compatriotes mais aussi, hélas, par les citoyens de l’Union européenne :

Ou lorsqu’elle orchestrait les campagnes de dévotion à son endroit pour soutenir sa politique migratoire mortifère :

Mais il semble qu’enfin les yeux se décillent et les langues se délient.

Et c’est aujourd’hui, à moins de six mois des prochaines élections législatives, son parti, l’Union chrétienne démocrate (CDU), qui fait les frais de ces déconvenues.

La logique partidaire l’a emporté sur la pression sondagière. Parce qu’il préside la « grande » Union chrétienne-démocrate (CDU), présente dans quinze des seize Länder, Armin Laschet a fini par s’imposer face à Markus Söder, le chef de la « petite » Union chrétienne-sociale (CSU), implantée dans la seule Bavière, en tant que candidat commun des deux « partis frères » de la droite allemande pour le poste de chancelier fédéral. Malgré son impopularité, c’est donc lui qui briguera la succession d’Angela Merkel, au lendemain des élections législatives du 26 septembre.

Après dix jours de duel à couteaux tirés entre les deux candidats rivaux à la succession d’Angela Merkel, le soutien du comité exécutif de la CDU à la candidature de Armin Laschet, arraché de haute lutte dans la nuit de lundi 19 à mardi 20 avril, a contraint Marcus Söder, chef de file de l’Union chrétienne sociale (la CDU de Bavière) à concéder sa défaite malgré l’impopularité du premier. « Les dés sont jetés. Armin Laschet est le candidat de l’union »conservatrice, a déclaré ce dernier, mardi midi, à Munich, se conformant ainsi à une loi non écrite qui veut qu’entre la CDU et la CSU ce soit la première, en raison de son poids plus important, qui choisisse leur candidat commun à la chancellerie. En soixante-dix ans, c’est la troisième fois que les deux partis frères peinent à s’entendre sur le nom de leur chef de file pour les législatives.

De ce point de vue, Armin Laschet a davantage le profil de l’emploi. Rhénan et catholique, comme deux anciens chanceliers conservateurs – Konrad Adenauer (1949-1963) et Helmut Kohl (1982-1998) –, il est même plus en phase avec l’électorat traditionnel de la CDU qu’Angela Merkel, femme, protestante, divorcée, sans enfants et ayant grandi en Allemagne de l’Est. Mais si cela en fait un candidat conservateur assez logique, il n’est pas certain, cependant, que cela suffise à lui assurer la victoire.

Dans la bataille qui s’annonce, Armin Laschet part en effet avec un lourd handicap, lié à son image très dégradée. En partie à cause de sa gestion erratique de la crise liée au Covid-19, où il a multiplié les volte-face, sa cote de confiance s’est effondrée dans son Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie : entre janvier et avril, la proportion de personnes satisfaites de son action à la tête du gouvernement régional est passée de 60 % à 26 %, selon l’institut Infratest Dimap.

A l’échelle nationale, sa popularité est également très faible. Parmi les sympathisants conservateurs, seuls 17 % considèrent qu’il a la carrure d’un chancelier, alors qu’ils sont 72 % à être de cet avis concernant M. Söder, selon le baromètre ARD/DeutschlandTrend, paru le 16 avril.

S’il veut gagner, Armin Laschet va devoir très vite convaincre ceux qui, dans son camp, s’interrogent sur sa stature. De ce point de vue, la réaction à sa nomination de la Junge Union, l’organisation de jeunesse de la CDU-CSU, en dit long : « Ce qui s’est passé hier soir [lors la réunion de la direction du parti] ne donne pas l’image d’un vainqueur, et nous ne pouvons pas faire campagne de cette façon », s’est inquiété, mardi, le président des jeunes conservateurs.

« Pour un dirigeant politique mal aimé, comme Laschet, réussir à changer d’image est très compliqué, surtout quand on a peu de temps devant soi. De ce point de vue, le lancement laborieux de sa candidature ne va pas l’aider », analyse Thorsten Faas, professeur de sociologie politique à l’Université libre de Berlin. « A cela s’ajoutent les derniers jours qui ont créé beaucoup de défiance et causé beaucoup de blessures en interne. Cela va laisser des traces, surtout si la campagne se passe mal »,renchérit l’universitaire. Et elle risque effectivement de mal se passer…

« Nous ne nous sommes pas simplifié la tâche », a euphémisé M. Laschet, mardi, en référence au duel fratricide qui l’a opposé à M. Söder. « Je veux écrire un nouveau chapitre après Merkel tout en préservant tout ce que nous avons acquis de bien », a-t-il également déclaré sur la ZDF, semblant reconnaître en creux la difficulté de son positionnement, entre fidélité et émancipation, vis-à-vis de la chancelière que beaucoup rejettent désormais. Laquelle l’a félicité par la voix de son porte-parole, après s’être tenue ostensiblement à distance de la bataille opposant les deux prétendants à sa succession.

A peine investi candidat, M. Laschet a en tout cas pu saisir l’ampleur de la tâche qui l’attend, en prenant connaissance du dernier baromètre RTL/NTV, réalisé en partie après la désignation d’Annalena Baerbock comme candidate des Verts, lundi, et l’annonce de son investiture comme candidat des conservateurs. Selon cette enquête, les écologistes sont crédités de 28 % des voix, soit 5 points de plus par rapport à la semaine précédente, les plaçant pour la première fois en tête des intentions de vote à l’échelle nationale. De son côté, la CDU-CSU s’effondre, à seulement 21 % (– 6 points), alors que le Parti social-démocrate (13 %, – 2 points) ferait pratiquement jeu égal avec les libéraux-démocrates (12 %, + 3 points) et le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), stable à 11 %.

A cinq mois des législatives, ce sondage n’est qu’une photographie qui reflète certainement le contraste entre la confusion régnant chez les conservateurs et l’unité affichée par les écologistes. Il n’en constitue pas moins un sérieux avertissement pour le parti de Mme Merkel qui, après seize ans au pouvoir mais beaucoup de confusion aussi, n’est plus aujourd’hui à l’abri d’une relégation dans l’opposition.

Une seule satisfaction pour nous dans ce capharnaüm : le départ tant attendu d’Angela Merkel.

Le 22 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La Libye n’a jamais porté chance au Tchad.

22 Avr

Sans doute vous souvenez-vous du long conflit armé entre le Tchad et la Libye, de 1973 à 1987 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_tchado-libyen), pour le contrôle de la fameuse « bande d’Aouzou » puis du fait des immixtions du colonel Kadhafi dans les affaires politiques du Tchad:

Et il se trouve que ceux qui ont réussi à mettre à terre le puissant maréchal Idriss Déby Itno, au pouvoir au Tchad depuis plus de trente ans, venaient aussi du sud de la Libye ! De cette province du Fezzan devenue, depuis une décennie, un « trou noir » géopolitique. Le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), responsable de la mort du président tchadien, mardi 20 avril, en avait fait son sanctuaire. La chute de Mouammar Kadhafi en 2011 avait libéré dans ces immensités du Sahara libyen une multitude de forces centrifuges, à base ethnique pour l’essentiel, auxquelles sont venus s’agréger des groupes armés d’obédiences très diverses.

Milices communautaires – affiliées aux tribus arabes (Ouled Slimane), touareg ou toubou – cohabitent, voire s’affrontent, avec des noyaux djihadistes ou des réseaux mafieux impliqués dans la traite négrière (que nos médias appellent pudiquement un trafic d’êtres humains) qui finit en Méditerranée et, par voie de conséquence… chez nous. L’enjeu des combats, ou des alliances, se focalise autour du contrôle des frontières (Algérie, Niger, Tchad, Soudan), et donc des juteuses routes migratoires, ainsi que des champs de pétrole, notamment ceux de Shararah et El-Feel. Inévitablement, cette Libye méridionale volatile est devenue la base arrière de groupes d’opposition armés venus des Etats voisins – en premier lieu du Tchad – préparant, à partir de ces havres de repli, les futurs coups de force contre leur pays d’origine.

Le paradoxe toutefois est que l’offensive anti-Déby a été mûrie à partir d’une Libye en voie d’apaisement. Depuis février, un gouvernement d’union nationale (GUN) s’est installé à Tripoli sur la base d’une réconciliation formelle entre les deux camps rivaux qui s’entredéchiraient depuis l’éclatement de la guerre civile de 2014 : le bloc de la Tripolitaine (ouest), qui se réclame de la révolution anti-Kadhafi de 2011, et une coalition militaro-tribale de la Cyrénaïque (est) scellée autour de la figure prétorienne du maréchal Khalifa Haftar.

En théorie, cette unification à l’œuvre entre l’Ouest et l’Est libyens aurait dû conforter la stabilisation du Fezzan méridional, et donc lever les hypothèques armées pesant sur les capitales des Etats de la bande sahélo-saharienne. Or, c’est le contraire qui s’est produit avec l’attaque du FACT contre le régime de N’Djamena. L’affaire est d’autant plus troublante que cette région est censée être contrôlée par les forces loyales à Haftar, jusque-là grand ami de M. Déby. Et que dans le sillage de l’Armée nationale libyenne (ANL) de Haftar sont venus, en 2019, s’installer les « mercenaires » de la compagnie de sécurité Wagner, proche de Moscou. Il y a donc probablement de louches intentions et de bien troubles manoeuvres derrière ce qui ressemble à une exécution du président Déby.

Ironie de l’histoire, le FACT tchadien est historiquement né en 2016 sous les auspices du camp rival, celui du bloc tripolitain adossé à la puissance militaire de la métropole portuaire de Misrata. La Troisième Force, brigade misratie fer de lance du combat contre Haftar dans le Sud lors de la guerre civile de 2014-2015, contrôlait, à l’époque, une partie du Fezzan. Elle avait ainsi parrainé la formation du FACT à partir d’une dissidence de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), jusqu’alors le principal groupe rebelle tchadien. Car, ne l’oubliez pas, rien n’est jamais simple en Libye et, par voie de conséquence, dans son environnement…

Dans la généalogie tourmentée de ces mouvements d’opposition, le FACT sera à son tour ébranlé par une scission, celle qui donnera naissance au Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), qui avait déjà lancé des attaques en 2018 contre le Tchad à partir de la Libye méridionale. Le maréchal Haftar, qui a fini par évincer la Troisième Force misratie du Fezzan, avait, à l’époque, bombardé les positions de ces rebelles tchadiens en solidarité avec son « ami » Déby. Avec le soutien de Paris, qui rêvait de voir Haftar stabiliser le Fezzan afin de conforter l’opération « Barkhane » qui se déployait à proximité, dans le Sahel.

Que s’est-il donc passé pour que la protection Haftar n’ait, cette fois-ci, pas réussi ? Orphelin de son parrain historique – la Troisième Force repliée sur Misrata –, le FACT avait dû composer avec le nouveau maître des lieux dans le Sud. Dans une Libye propice aux retournements d’alliances, le groupe tchadien s’est mis au service de Haftar lors de sa tentative de conquête de Tripoli en 2019. Après avoir opéré dans la zone d’Al-Djoufrah, le FACT a établi ses quartiers sur la base de Brak Al-Shati en début d’année.

Selon Wolfram Lacher, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité, installé à Berlin, des frictions se seraient produites à Brak Al-Shati entre les chefs du FACT et la brigade 128 de l’ANL de Haftar, qui aurait cherché à enrôler les rebelles tchadiens sous sa bannière. Une fraction du FACT aurait alors quitté la base pour se déployer plus au sud, dans les localités d’Umm Al-Aranib et Waw Al-Kabir, devenant dès lors beaucoup moins contrôlable. « En se délocalisant vers la frontière tchadienne, le FACT s’est placé hors de la zone contrôlée par Haftar », souligne M. Lacher : « Il n’avait donc pas besoin d’un feu vert de Haftar pour attaquer le Tchad. »

La France a, en tout cas, de quoi se sentir flouée par la tournure des événements, alors que semble se dessiner une possible lutte d’influence entre la France et Moscou dans cette région sahélienne. « Que ces gens se retrouvent maintenant au Tchad dans notre aire d’influence est très problématique », précise une source diplomatique. Le pari stratégique français sur Haftar avait déjà déraillé aux portes de Tripoli. Il dérape désormais à la frontière tchadienne.

Décidément, la diplomatie de la République française n’est plus ce qu’elle était et vogue, depuis quelques années, de désillusions en échecs.

Le 22 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Après l’Italie, la Grèce est suspendue à la manne du projet de relance économique de l’UE.

21 Avr

La Commission européenne va recevoir cette semaine le volumineux plan de relance grec, adopté fin mars par le gouvernement et débattu depuis par le Parlement grec. Ce projet se veut à la fois ambitieux sur le plan économique et crédible dans sa mise en oeuvre.

Plus de 100 réunions de travail au total avec une équipe spéciale qui a travaillé sous la houlette du prix Nobel d’économie, Christopher Pissarides, font du programme grec d’utilisation des ressources du fonds de relance européen (32 milliards d’euros) l’un des plus élaborés des Etats membres.

Pour le pays le plus endetté de l’Union qui commençait tout juste à se relever de dix ans de crise économique, il n’est pas question de rater cet examen de passage. L’accès au fonds européens constitue une manne inespérée dans laquelle le Premier ministre voit une chance historique de faire repartir l’activité sur des bases plus solides. En frappant durement le tourisme et les services, la pandémie a fait perdre au pays 10 % de son PIB l’an dernier. C’est dire si les 32 milliards d’euros que doit recevoir la Grèce, 18,2 milliards sous forme de subventions et 12,7 milliards de prêts, soit l’équivalent de 20 % du PIB, constituent une aubaine propre à rebattre les cartes de l’économie grecque.

« Le plan de relance national peut ajouter sept points de croissance supplémentaire au cours des six prochaines années et créer 200 000 emplois », a lancé le Premier ministre en présentant son projet.   Baptisé « Grèce 2.0 », le plan, qui décline près de 200 projets et une soixantaine de réformes, signe la volonté des dirigeants grecs de rendre l’économie plus attractive et plus compétitive. Ils espèrent ainsi doubler la mise et attirer au total près de 60 milliards d’euros .

Comme pour les autres pays européens, le plan grec comporte des figures imposées. Plus d’un tiers des subventions (6 milliards) sera alloué à l’incontournable « transition climatique« . Une autre tranche de 2,1 milliards servira à accélérer la transition numérique avec la construction de réseaux 5G (dont on a pourtant du mal à comprendre l’intérêt réel), la numérisation des services de l’Etat et le recours à l’intelligence artificielle pour lutter contre l’évasion fiscale qui reste une priorité. Un gros tiers de l’enveloppe sera dédié à la formation et à la santé. Enfin, près de 5 milliards iront irriguer le financement des infrastructures. « On ne saurait trop insister sur l’importance d’un tel mur d’argent : non seulement il doit permettre de sortir du marasme de la pandémie mais il pourrait aussi contribuer à transformer la structure même de l’économie. Et à terme, combler le déficit chronique d’investissement qui a placé la Grèce en queue de peloton de l’UE », commente George Grigoriou, analyste financier chez Pantelakis Securities.

Reste la question qui brûle les lèvres s’agissant de la Grèce : l’administration du pays, seulement en partie réformée ces dernières années, sera-t-elle capable de s’approprier ce chantier homérique, et les régions d’assimiler de telles masses d’argent : « L’ampleur des fonds à déployer est sans précédent dans l’histoire économique d’après-guerre de notre pays, ce qui soulève des problèmes quant à la capacité d’absorption», relève George Pagoulatos, professeur d’économie. Une tâche dont le Premier ministre grec est conscient lorsqu’il évoque « un marathon » qui ne se terminera que « lorsque tous les fonds seront absorbés, au plus tard en 2026 ».

Après le régime sec et même archi-sec imposé au pays par ses créanciers et les gauleiters de Berlin et de Bruxelles, à partir de 2015, l’habitude a été perdue de disposer de telles lignes de crédit ! Souhaitons que le pays d’Aristote, d’Homère et bien sûr d’Euripide parvienne à se relever de cette tragédie.

Le 21 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

P.S. Nous apprenons simultanément que, pendant que la Grèce avance dans la mise au point de son plan de relance économique, l’Italie de Mario Draghi (Super Mario de la BCE), justement… patauge dans la semoule et risque de ne pas respecter les délais fixés par la Commission européenne ! Nul n’est, décidément, prophète en son pays.

Nous n’avons pas les mêmes priorités.

21 Avr

Le premier titre, accompagné aussitôt de son premier reportage sur le vif, du journal d’information de 8 h (l’un des trois plus importants de la journée) de la radio d’Etat France Inter était ce matin :

« Le verdict qui fait respirer l’Amérique : le policier blanc Derek Chauvin a été déclaré coupable mardi du meurtre de George Floyd (…). Nous entendrons les réactions de Joe Biden et de… Barack Obama (sic) ! » *

Alors que, pendant le même temps, le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en « soins critiques » (réanimation, soins intensifs et surveillance continue) a quant à lui augmenté mardi, à 5 984 contre 5 970 lundi, selon les chiffres publiés par Santé publique France. En 24 heures, 601 patients ont été admis dans ces services qui traitent les cas les plus graves, contre 502 patients la veille. Et, depuis une dizaine de jours, ce chiffre, très scruté, tourne autour du seuil des 6 000 malades.

Le nombre total de malades du Covid hospitalisés est de son côté à peu près stable, avec 31 086 patients mardi, contre 31 214 la veille. Au total, 2 404 personnes ont été hospitalisées ces dernières 24 heures, selon l’agence sanitaire.

Et voici d’autres chiffres dont il est difficile de s’enorgueillir (même si d’importants efforts commencent à en infléchir favorablement l’évolution) : celui des vaccinations de nos compatriotes, seule méthode aujourd’hui qui permette d’espérer le recul de la pandémie virale.

Un nombre hélas peu satisfaisant (23% de la population) par rapport à celui que l’on observe justement… aux Etats-Unis (45%), en Grande-Bretagne (plus de 50%) ou en Israel (plus de 60%). Mais qui n’a pas empêché Emmanuel Macron de déclarer hier : « Nous sommes sur la bonne voie« …

Autant d’informations concernant la vie réelle des Français et qui auraient dû faire utilement la Une du journal de 8 h de France Inter.

Aucun doute, nous n’avons pas les mêmes priorité ni, probablement, les mêmes valeurs !

Le 21 avril 2021.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

*Ne manquez pas de relire ceci : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/04/14/les-bidenolatres-de-france-inter-se-prennent-les-pieds-dans-le-tapis/

Vous y trouverez cette phrase, lourde de sens, à propos des Etats-Unis : « IL NE SE PASSE PAS UNE JOURNEE SANS QUE L’ON NOUS RELATE LE QUOTIDIEN DU PAYS, QU’IL S’AGISSE DE LA POLITIQUE, DE L’ÉCONOMIE, DES SECOUSSES SOCIALES, DES AFRO-AMERICAINS, DES ACTIONS DE LA POLICE, DE L’ART, DE LA CULTURE, DU CINEMA, ETC. (la liste est sans fin). » Et qui s’applique si bien à notre constat d’aujourd’hui.

Il est désormais clair que nos dirigeants politiques se sentent menacés…

20 Avr

Quelques-uns se souviennent sans doute de l’appel de Rémy Daillet-Wiedemann, en octobre 2020, à renverser la République et à abattre tous ses suppôts. Nous avions pris avec prudence pour ne pas dire méfiance les propos de celui que l’on pouvait peut-être qualifier d’illuminé, ainsi qu’en témoigne nos deux articles suivants :

et aussi

Pourtant, le succès de cet iconoclaste au sein de divers réseaux sociaux a fini par alerter le gouvernement et déclancher une contre-attaque. Celle-ci vient de s’exprimer au travers d’une stupéfiante manigance : mêler le personnage en question (qui vit actuellement en Malaisie) à l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia par un commando de quatre ou cinq hommes de la mouvance survivaliste et du mouvement QAnon auxquels on a fait dire qu’ils étaient inspirés par… le même Rémy Daillet-Wiedemann !

Cette confidence a suffi pour qu’un juge d’instruction de Nancy, sur injonction du parquet, lance un mandat d’arrêt international en vue de l’arrestation de M. Daillet-Wiedemann, qualifié de « complotiste ». Une affaire qui apparaît cousue de fil blanc mais qui témoigne, en réalité, de l’inquiétude des pouvoirs publics, en difficulté dans notre pays.

Nul doute que les jours ou les semaines à venir nous apporteront davantage d’informations sur cette trouble carabistouille, tant il est vrai que depuis l’affaire Benalla nous nous attendons à bien des surprises d’Etat.

Le 20 avril 2021.

Du Plessis

Immigration clandestine : la France est une vache à lait.

20 Avr

Deux filières d’ immigration clandestine, l’une ukrainienne l’autre moldave, ont été démantelées début avril en Seine-et-Marne, après avoir détourné au moins un million d’euros d’allocations pour demandeurs d’asile. Neuf personnes – six Ukrainiens, trois Moldaves – ont été interpellées et écrouées au terme d’une enquête menée depuis juillet 2020 par l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest).

Le mode opératoire consistait à faire venir par bus des demandeurs d’asile d’Ukraine et de Moldavie, attirés par une vie meilleure en France. Car, comme vous ne pouvez l’ignorer, avec cette foutue convention dite « de Schengen » il n’existe plus de frontières intérieures au sein de l’Union européenne mais seulement des contrôles aux frontières extérieures. Autrement dit des passoires extérieures permettant d’accéder à des autoroutes intérieures. Le rêve pour des réseaux de passeurs, avec la bénédiction des autorités politiques et un financement de ces opérations criminelles assuré par les contribuables européens décérébrés.

Parvenus en France, les migrants étaient logés dans des box de fortune aménagés dans d’anciens entrepôts d’usines désaffectées du département de Seine-et-Marne, comme à Dammarie-lès-Lys et Emerainville, où vivent d’importantes communautés ukrainienne et moldave.

Un téléphone et une aide leur étaient ensuite fournis pour déposer leur demande d’asile en préfecture, leur donnant droit à une carte de paiement créditée du montant de l’allocation pour demandeurs d’asile (ADA), soit 420 euros par mois pour un adulte« Le réseau réexpédiait ensuite les migrants, parfois de force, en Ukraine et Moldavie tout en gardant leurs cartes pendant toute la durée de la procédure de demande d’asile, en général six à huit mois », a détaillé le chef de l’Ocriest, Xavier Delrieu. Au total, l’Ocriest a estimé que le réseau avait ainsi récupéré 500 cartes ADA, soit « entre 1 et 1,2 million d’euros détournés »

Et pendant ce temps-là, au lieu de supprimer purement et simplement ces allocations indues aux demandeurs d’asile (qui sont autant d’incitations aux trafics comme à la migration), Emmanuel Macron, président de cette merveilleuse vache à lait que l’on appelle « République française« , se pavanait hier dans une banlieue pourrie de Montpellier pour y jaspiner de la sécurité dans notre pays !…

Un malheureux pays qui marche sur la tête.

Le 20 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une euphorie boursière qui fait planer le spectre d’une nouvelle crise.

20 Avr

Ce ne sera pas faute d’avoir alerté. Et pourtant, les spéculateurs ont aujourd’hui le vent en poupe. Direction… le mur ! Car, dopées par les politiques monétaires follement accommodantes des banques centrales (et que nous dénonçons depuis longtemps), les places financières enregistrent des envolées record, caractéristiques des phénomènes de bulles spéculatives. Tout particulièrement aux Etats-Unis.

Et voici ce que ça donne : un clip clinquant. Autour d’une Tesla, une bande de danseurs fait étalage d’argent et de bouteilles de champagne. Si la vidéo, qui a recueilli plus de 130 000 vues sur YouTube depuis février, a même fait la « une » du Wall Street Journal, ce n’est pas tant pour son esthétique que pour son titre, « rêve de SPAC ». Une sorte d’hymne rap à la dernière mode qui affole la finance : les Special Purpose Acquisition Companies, des coquilles vides mises en Bourse pour absorber des entreprises et les faire entrer sur le marché par la petite porte. Cassius Cuvée y raconte ses paris d’investisseur autodidacte. L’enthousiasme pour la voiture électrique et le mythe du gain y passent aussi. « On va être riches, les actions ne font que monter », chante-t-il. Tous les ingrédients d’une exubérance propice aux bulles sont là. Le rappeur n’est-il pas en train de danser au-dessus du volcan ? Pauvre naïf. Il y laissera sa chemise, mais beaucoup d’autres aussi.

C’est en tout cas ce que pense le vétéran de la finance Jeremy Grantham, cofondateur de la société d’investissement bostonienne GMO. Selon lui, une bulle financière de grande ampleur pourrait éclater ces prochains mois. « Comme dans toutes les grandes bulles de l’histoire – et il n’y en a eu qu’une poignée – la montée des prix s’auto-entretient et n’a plus grande chose à voir avec la croissance, le PIB ou la productivité, constate-t-il. On perd pied avec la réalité, on finit par acheter quelque chose seulement parce que son prix grimpe. C’est un phénomène insensé, et nous sommes en plein dedans. »

Les objets du désir spéculatif se multiplient : les actions américaines – en particulier celles de la technologie, comme Tesla –, mais aussi d’autres marchés plus profonds comme ceux de la dette ou de l’immobilier. Sans oublier des instruments et des actifs exotiques comme les SPAC ou le bitcoin. Chahuté au début de la crise sanitaire, le S&P 500, indice-phare de Wall Street, a marqué sa plus forte hausse en douze mois depuis 1936 !

Mais tout le monde n’est pas à la fête. Débâcle du fonds spéculatif Archegos, avec pertes à la clé pour Crédit Suisse, faillite de la fintech Greensill à Londres et de sa filiale bancaire en Allemagne… Depuis quelques semaines, la liste des fausses notes s’allonge. S’agit-il de signaux avant-coureurs d’une déflagration ? En 2008, il y avait eu les paris fictifs de Jérôme Kerviel alors même que la grande bulle immobilière américaine se fissurait. « C’est souvent dans l’exubérance la plus totale qu’arrivent les krachs, prévient Robert Boyer, économiste et auteur des Capitalismes à l’épreuve de la pandémie (La Découverte, 2020). 

Criant paradoxe. Les Bourses étaient déjà à des niveaux élevés avant l’arrivée du Covid-19, mais l’euphorie financière n’a vraiment souffert ni de la pandémie ni d’une récession. Tant il est vrai que le malheur des uns, dans notre monde satanique, fait souvent le bonheur des autres…

Plusieurs raisons à cela, à commencer par les politiques hyper-accommodantes des banques centrales – la Réserve fédérale américaine (Fed) a multiplié son bilan par neuf depuis 2007. « Les situations d’exubérance sont toujours alimentées par des situations monétaires favorables, explique Pascal Blanqué, directeur des investissements chez Amundi. Lorsque les taux d’intérêt sont artificiellement bas, ils encouragent la constitution de paradis artificiels. »  C’est précisément ce que le CER ne cesse de dénoncer à l’encontre de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) qui inonde les marchés de liquidités toxiques.

Résultat : des montagnes de dettes sont en train de se constituer aux Etats-Unis tout comme en Europe et en Chine. En même temps, grâce aussi aux aides massives des gouvernements, l’épargne des ménages grossit – plus de 2 000 milliards de dollars (1670 milliards d’euros) additionnels ne serait-ce qu’aux Etats-Unis. Selon une enquête de Bank of America, 64 % des Américains préfèrent mettre leur argent dans les circuits financiers plutôt que de le dépenser. De quoi gonfler les bulles. D’autant plus que, obligés de rester chez eux et fuyant l’ennui, des millions d’individus sont devenus boursicoteurs sur Robinhood ou d’autres applications de courtage plus ou moins bidons. Les réseaux sociaux ont amplifié les meutes spéculatives. Réunies sur des forums en ligne, des foules ont convergé pour pousser vers le haut l’action de sociétés en difficulté comme GameStop, qui a grimpé jusqu’à 2 460 % pendant quelques instants en janvier et reste très volatile.

Voulez-vous savoir ce que nous en pensons ? UNE FOLIE.

Même s’il est extrêmement difficile d’identifier une bulle avant son éclatement, la montée en flèche de la valeur d’un actif financier est en général un bon indice. « Pendant la bulle Internet, il y avait des entreprises dont le cours boursier s’envolait en quelques jours juste parce qu’elles rajoutaient “.com” à la fin de leur nom », observe Sébastien Pouget, professeur de finance à l’université Toulouse-I-Capitole ! Cette passion soudaine pour des objets sans lien avec une activité économique réelle fait penser aux SPAC.

« C’est un pari complet sans aucune garantie, sauf la réputation de celui qui lance la SPAC. Comme il y a une vedette, on imagine des revenus », analyse Robert Boyer. Cette année, à New York, trois SPAC ont été lancées chaque jour, avec près de 100 milliards de dollars levés au total, déjà plus qu’en 2020, une année pourtant spectaculaire. Parmi les autres facteurs d’emballement à scruter figurent l’apparition de rhétoriques optimistes, surfant sur une révolution économique ou technologique, et de nouveaux indicateurs de performance peu orthodoxes, comme en 2000 autour d’Internet.

CES GENS SONT FOUS.

Tout cela peut nous amener à un krach, mais quels en sont les dangers ? Sébastien Pouget souligne que, du point de vue de l’économie réelle, la formation de bulles est à craindre, car, quand les prix s’emballent, les ressources sont mal allouées. Mais c’est surtout quand la bulle éclate que les conséquences peuvent être dévastatrices. Lorsque la confiance devient défiance, cela entraîne en général une récession, voire abîme l’économie d’un pays pendant des décennies, comme au Japon après l’explosion de la bulle immobilière et boursière de la fin des années 1980. « Les coûts des crises financières dans le monde entier sont énormes en termes de perte de production, perte d’emploi et perte d’années de croissance », rappelle Robert Boyer.

Et si la panique pousse à se ruer aux guichets des banques, cela accélère la chute des marchés en asséchant les liquidités. C’est pourquoi la faillite de Lehman Brothers, en 2008, réveille les fantômes de 1929, poussant gouvernements et grands argentiers à soutenir les banques pour éviter le danger ultime : l’implosion du système financier.

Comme l’histoire l’enseigne, l’aspect politique est tout sauf secondaire. Le retour de l’austérité en Europe, très tôt après 2009, couplé à l’intransigeance allemande, crée un effet domino qui, dès 2011, transforme la crise de la dette publique grecque en drame existentiel pour l’euro« C’est quand on perd confiance dans tout un système que l’ampleur de la crise peut aller au-delà de l’imaginable, note Norbert Gaillard, économiste et consultant indépendant. Chaque crise devient encore plus menaçante que la précédente. »

Alors, faut-il craindre le scénario d’un krach ? Ce n’est pas à exclure et les déclencheurs peuvent être multiples. Des entreprises très endettées en détresse, une perte de confiance dans l’action des banques centrales, une tension géopolitique majeure ou tout simplement une désillusion sur la campagne vaccinale pourraient précipiter les marchés dans une spirale apocalyptique. « Les secteurs survalorisés, s’ils sont assez gros, dominent psychologiquement le marché. Quand ils s’effondrent, ils aspirent tout le monde avec eux, comme un bateau qui coule », prévient Jeremy Grantham.

L’immense incertitude sur la sortie de crise ne permet cependant pas de dire si un krach va réellement se produire. « Le marché des actions américaines évolue-t-il à des niveaux de valorisation élevés ? La réponse est oui. Est-ce que cela signifie qu’il y aura une correction ? A l’heure actuelle, nous ne le savons pas », estime Jeffrey Sherman, directeur adjoint des investissements chez DoubleLine, à Los Angeles. Même le Prix Nobel d’économie Robert Shiller préfère tempérer sa célèbre formule de valorisation des actions, qui indique pourtant un sommet presque historique, pour prendre en compte les taux d’intérêt très bas.

Or, ce qui hante surtout les marchés, c’est le niveau des taux d’intérêt et la crainte d’un retour non maîtrisé de l’inflation en cas de surchauffe de l’économie américaine. Dopées à l’automne par l’arrivée des vaccins, les Bourses ont en effet connu un sérieux coup de blues fin février, non en raison de la troisième vague de Covid-19, mais bien à cause d’une nouvelle considérée comme bonne : le plan de relance à 1 900 milliards de dollars annoncé par le président américain Joe Biden. Indicateur-clé du coût du crédit, le taux d’intérêt des bons du Trésor américain à dix ans, qui avait touché un plus bas à 0,5 % l’été dernier, a triplé depuis.

« Le véritable test, c’est les anticipations sur les taux d’intérêt », observe Romain Rancière, professeur d’économie à l’université de Californie du Sud. Un resserrement mal calibré de la politique monétaire américaine pourrait faire des victimes collatérales. C’est une logique impitoyable : quand les taux d’intérêt montent aux Etats-Unis, c’est toujours délicat pour le reste du monde, en particulier pour des pays émergents comme le Brésil et la Turquie, très dépendants du dollar et qui pourraient craindre des fuites massives de capitaux.

Mais, de son côté également, l’Europe risque gros. Le plan de relance décidé à Bruxelles, dont certains pays – comme l’Italie – dépendent cruellement (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/09/13/le-plan-europeen-de-relance-une-generosite-a-double-tranchant-pour-litalie/), n’est pas encore opérationnel et le retard de la vaccination sur le continent accentue les décalages avec les Etats-Unis. « L’économie européenne est sous stéroïdes. S’il y a un krach et que ça ne repart pas, c’est qu’il y avait des fondamentaux très négatifs », observe Romain Rancière, qui espère cependant un retour de la croissance permettant aux marchés d’éviter le pire.

Alors comment en sortir sans dégâts ? Selon une vision assez en vogue chez les financiers, la bulle pourrait se dégonfler à travers une « rotation » des investissements vers les actifs moins chers. « Il y a des secteurs du marché qui, d’une certaine manière, restent déprimés d’un point de vue de la valorisation historique ou, plus important encore, qui apparaissent bon marché par rapport aux perspectives », souligne Jeffrey Sherman. Il s’agirait de résorber l’immense divergence de fortune liée aux effets inédits de la crise du Covid-19 : les restrictions sanitaires ont accéléré l’envolée de la Tech américaine – dont certaines parties représentent « une bulle sur le point d’éclater », selon Pascal Blanqué – alors même que de nombreux secteurs traditionnels comme l’aéronautique et l’hôtellerie sont en berne.

Le problème, chez nous, c’est que la plupart des secteurs sont en berne avec des dettes abyssales. Comment vont-ils se relever ? Et quand ?

Le 20 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Emmanuel Macron et la drogue…

19 Avr

Ça se résume à bien peu de chose.

A un an de l’élection présidentielle, le président de la République Emmanuel Macron a accordé un long entretien au Figaro, dimanche 18 avril, pour défendre sa politique en matière de sécurité. Voici, parmi d’autres annonces, celles qui concernent l’usage et le trafic de stupéfiants.

Fidèle à ses recettes de grand mystificateur devant l’Eternel, Emmanuel Macron appelle à « lancer un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères«  (cet « attrape-couillon » devenu l’un de ses habituels moyens de tromper la naïveté des Français) pour « briser ce tabou »

Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter, non sans une réelle impudence, qu’il ne souhaite « laisser aucun répit aux trafiquants de drogue » avec pour objectif de « faire reculer la délinquance partout ». Mais on ne voit pas comment il obtiendrait de meilleurs résultats que ceux d’aujourd’hui (qui, comme vous le savez, sont tout bonnement catastrophiques) sans reprendre la méthode exposée de longue date par le CER :

Nous ne sortirons de cette tragédie que… »par la force des baïonnettes« . C’est à dire en appliquant les principes que nous avons énoncés de longue date :

1/ la peine de mort…incompressible (!) pour tous les trafiquants,

2/ vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée. Il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

  •  bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,
  • y pénétrer par la force car il n’y a pas d’autre moyen,
  • les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,
  • mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,
  • mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver ; le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,
  • renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste

Il vante aussi la création de l’Office anti-stupéfiants et défend une logique de harcèlement des dealers, avec plus de « 1 000 opérations ‘coup de poing’ » menées « ces dernières semaines » sur « les 4 000 points de deal répertoriés récemment ». Emmanuel Macron ajoute que « ceux qui prennent de la drogue – et cela concerne toutes les catégories sociales – doivent comprendre (…) qu’ils alimentent aussi le plus grand des trafics« .

Donnant ainsi tout son sens à notre revendication de peines particulièrement sévères vis-à-vis des consommateurs plutôt que la scandaleuse dépénalisation de l’usage de drogue comme de la désolante et ridicule « amende forfaitaire » décidée par le gouvernement d’Emmanuel Macron (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/04/13/cannabis-et-autres-stupefiants-combien-de-temps-faudra-t-il-encore-tirer-la-sonnette-dalarme-avant-detre-entendu/).

Il faudra vous souvenir de cela (et de quelques autres calamités) en mai 2022 !…

Le 19 avril 2021.

Du Plessis

Il paraît qu’on va déguster !

19 Avr

Beaucoup connaissent l’émission culinaire de François-Régis Gaudry, sur France Inter le dimanche. Mais savez-vous quel fut le thème choisi par l’animateur et sa chaîne, hier dimanche 18 avril ?

Ramadan gourmand !

(https://www.franceinter.fr/emissions/va-deguster)

Or, en consultant la liste des émissions précédentes, vous aurez beau chercher, vous n’en trouverez aucune consacrée par exemple à la fête chrétienne de Pâques. Pourtant riche en belles recettes de nos grands-mères comme de nos campagnes…

Seule la cuisine juive ashkénaze a réussi à tirer son épingle du jeu de dupes de notre radio d’Etat avec l’émission du 28 mars dernier, intitulée « De Shabbat à Pessa’h« , la Pâque juive :

https://www.franceinter.fr/emissions/on-va-deguster/on-va-deguster-28-mars-2021

Nous sommes évidemment meurtris par cette amnésie sélective mais nous sommes aussi en colère. Très en colère, lorsque nous observons combien nos élites s’emploient à oublier et à faire oublier nos traditions chrétiennes qui sont pourtant les racines de notre pays. Avons-nous entendu ou lu quelques réactions dans les médias catholiques ou au sein de l’Eglise de France, depuis longtemps couchés ?

Poser cette douloureuse question, c’est répondre à celle-ci :

 » FRANCE, QU’AS-TU FAIT DES PROMESSES DE TON BAPTEME ? « 

Le 19 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Il est urgent de dénoncer l’adhésion de la France à la CEDH.

19 Avr

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu, jeudi 15 avril, une décision imposant à Paris d’apprécier de façon « complète et précise » les risques qu’un réfugié prétend encourir en cas d’expulsion. Elle avait été saisie en 2019 par ce Tchétchène que les autorités françaises souhaitent renvoyer en Russie et juge qu’une telle expulsion risquait de violer le volet procédural de l’article 3, sur « l’interdiction de la torture », de la Convention des droits de l’homme.

Cette décision tombe quelques jours après l’enlèvement en Russie d’un ressortissant russe d’origine tchétchène tout juste expulsé de France. Magomed (Mohamed en Tchétchène) Gadaïev, 36 ans, mis dans l’avion pour Moscou le 9 avril, a été enlevé le 11 avril par des inconnus dont on nous dit qu’ils pourraient être des agents de Ramzan Kadyrov, dictateur tchétchène.

Le délibéré des juges de Strasbourg, dont la décision a été publiée jeudi, s’est tenu bien avant l’enlèvement de Gadaïev et est donc sans lien. Mais, l’arrêt de la CEDH risque de compliquer la volonté des autorités françaises de multiplier les expulsions de ressortissants étrangers soupçonnés de liens avec le terrorisme. En particulier, en ce qui concerne les Tchétchènes depuis l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre. Il s’agit surtout d’une intolérable volonté de brider la souveraineté de notre pays. Raison pour laquelle le CER exige que la France dénonce son adhésion à la CEDH.

Le cas jugé le 15 avril est révélateur, en effet, de la complexité à traiter de ces situations dans le cadre de structures droit-de-l’hommistes et immigrationnistes supra-nationales. Il concerne un Tchétchène arrivé en France en 2011, à l’âge de 17 ans, à qui fut accordé abusivement, en 2013, le statut de réfugié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Neuf mois après l’obtention de ce sésame, il était interpellé avec quatre autres compatriotes et mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme et placé en détention provisoire. Il était parti quelques mois dans une zone de combat en Syrie afin de suivre un entraînement militaire consistant dans le maniement d’armes de guerre avant de participer à des combats avec un groupe djihadiste. Il avait aussi aidé plusieurs personnes à rejoindre la Syrie.

Rentré sans complexe en France, il sera condamné à cinq ans d’emprisonnement et le préfet de l’Essonne prendra, dans la foulée, un arrêté d’expulsion « en raison de la menace grave qu’il constituait pour l’ordre public ». Son statut de réfugié lui fut retiré par l’Ofpra en 2016.

Depuis sa sortie de prison le 11 décembre 2017, il n’a cessé, en dehors d’un séjour au centre de rétention administrative de Lille-Lesquin, d’être assigné à résidence dans plusieurs hôtels choisis par le ministère de l’intérieur, en Seine-Maritime ou en Dordogne notamment. Il pointe trois fois par jour au commissariat et, n’ayant plus le statut de réfugié ni titre de séjour, n’a pas le droit de travailler. Mesurez-vous l’ampleur du laxisme d’Etat et son coût pour la collectivité, face à de tels individus dont la dangerosité est pourtant évidente ? Libéré en 2017, après seulement deux ans et demi de prison sur les cinq auxquels il avait été condamné, il fallut deux ans supplémentaires avant que la décision d’expulsion soit mise en oeuvre mais…non exécutée, du fait des recours du personnage auprès des différentes instances judiciaires !

François Zind, son avocat, dit « comprendre que la France ne veut prendre aucun risque avec le terrorisme », mais s’inquiète « d’une étiquette terroriste, dont personne ne peut plus se défaire même des années après les faits et en ayant purgé sa peine ». Un autre client de cet avocat, « avec un profil similaire », expulsé en décembre vers la Russie y est, désormais, emprisonné « a priori pour 15 ans » (ndcer: et c’est très bien ainsi). Il avait heureusement été expulsé dans la nuit suivant le rejet de son recours, ne laissant pas à l’avocat le temps de saisir la CEDH. Selon M. Zind, ces emprisonnements décidés en Russie « après l’obtention d’aveux contraints de codétenus sont particulièrement documentés ». La CEDH appelle à la vigilance en soulignant dans le cas qu’elle a jugé que, même si le statut de réfugié lui avait été retiré, « il conserve la qualité de réfugié ».

Mais de qui se moque-t-on ?

Reprenons notre indépendance vis-à-vis de toutes ces officines plus nuisibles les unes que les autres et… les vaches seront bien gardées tandis que nos compatriotes seront mieux protégés.

Le 19 avril 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.