Sur la contraception et les avortements.

3 Mai

 

  Lorsqu’en 1635 le Cardinal duc de Richelieu fonda, sous la protection du roi Louis XIII, l’Académie française, il n’imaginait pas que la plus prestigieuse des Sociétés savantes ne serait plus au XXI ème siècle que l’ombre de ce qu’il avait voulu en faire. Il n’imaginait pas non plus qu’elle pourrait un jour recevoir en son sein celle dont le seul  mérite reconnu fut, sous la protection du Chef de l’Etat du moment et de son Premier Ministre, la rédaction d’une loi autorisant et banalisant l’avortement. Cette reception, glorifiée par la bien-pensance d’aujourd’hui, eut lieu le 18 mars 2010. Sic transit Gloria mundi…

On pourrait, certes, reconnoitre à cette nouvelle immortelle une possible conviction politique ou sociale à l’origine de son action. Mais il est difficile de croire qu’elle n’ait pas pris conscience, au fil du temps, de son instrumentalisation par les tristes démagogues qui ont tenu sa main au nom de la culture de mort. Même si cela n’est pas dans l’air du temps, le reconnaitre aurait été honorable et versé à son crédit.

Depuis cette réception académique et trente sept ans après la promulgation de la dite loi, plusieurs rapports des autorités de santé ont été publiés sur les effets réels de cette loi . Le dernier de ces rapports, publié à la fin de l’année 2011, est accablant. Il indigne le monde de la médecine et l’amène à de profondes réflexions autant qu’à de douloureuses remises en question. Il souligne, en préambule, “le paradoxe de la situation française avec la coexistence de trois phénomènes en apparence contradictoires”: le plus fort taux de natalité en Europe, un taux de diffusion des différentes méthodes contraceptives parmi les plus élévés au monde mais un taux d’avortements qui stagne au niveau consternant de plus de 222 000 par an (soit un avortement pour trois naissances !). Tordons d’emblée le cou à la légende du taux élevé de natalité. En effet, nous refusons de confondre, comme le font malhonnêtement les media politiquement corrects, le taux de natalité des Françaises et la natalité en France. Le premier s’accroit modestement, le second rapidement, exprimant le poids de l’immigration qui submerge insidieusement notre pays. Pour en mesurer la réalité il suffit, comme nous l’avons fait, de fréquenter et d’observer de près les plus grandes maternités de France. Nicolas Dupont-Aignan l’avouait lui-même récemment au micro d’une radio de la bande FM: “30 % des naissances dans notre pays sont le fait des habitants des quartiers difficiles (sic)”. Chacun sait ce que cela veut dire et se passe de commentaire.

Nous nous attarderons advantage sur les deux autres “phénomènes en apparence contradictoires”. D’abord la diffusion des méthodes contraceptives: les campagnes d’information qui commencent, chacun le sait, dès l’école primaire puis s’étalent à longueur de colonnes dans toutes les revues destinées autant aux adultes q u’aux adolescents, mais aussi l’abondance de ces méthodes ont fait espérer naïvement que, chaque couple trouvant une réponse à ses préoccupations en la matière, les grossesses dites “non désirées” devaient logiquement devenir l’exception. Ceci fut d’ailleurs l’argument principal des promoteurs de la loi de 1975. En réalité ce fut finalement une faute et peut-être même, pour certains, un mensonge (maquillés depuis en une simple utopie) car c’est précisément l’inverse qui s’est produit. Comme on pouvait s’yattendre, l’AVORTEMENT EST DEVENU UNE METHODE CONTRACEPTIVE A PART ENTIERE, même si on peut parfois la qualifier de “rattrapage” des échecs des  méthodes usuelles. La raison en est simple: les méthodes contraceptives sont nombreuses certes mais souvent mal comprises et/ou mal utilisées. En particulier chez les jeunes qui constituent de ce fait, et dans le monde d’aujourd’hui où toutes les valeurs de tradition et de respect de la vie sont vouées aux gémonies, la cohorte la plus importante des recours à l’avortement banalisé et dépénalisé. Les rapports de l’Inspection générale des Affaires sanitaires et sociales (IGAS) en 2009 et de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) en 2011 démontrent de façon indiscutable cette contradiction entre le taux de “couverture contraceptive” de la population et la pratique des avortements : 72 % de ceux-ci sont pratiqués sur des femmes utilisant (manifestement de façon inadéquate) une méthode contraceptive considérée comme efficace. Et c’est ainsi qu’environ 140 000 avortements (62 %) sont pratiqués chaque année sur des jeunes femmes entre 15 et 29 ans.

Elles y sont d’ailleurs encouragées, ou pour le moins aidées, depuis 1982, par le remboursement de l’avortement par l’assurance maladie et, donc, le budget de la nation.

Quoi qu’il en soit, il est clair que la responsabilisation des couples face à leur vie sexuelle apparait aussi légère que leur conception du respect de la vie. A qui la faute ?

Probablement aux menteurs qui sont aujourd’hui confondus par des organismes officiels, peu suspects de traditionalisme.

On pourrait y ajouter deux aspects sociologiques édifiants:

1/ 15 % des avortements des jeunes femmes sont pratiqués en région parisienne contre 6 % dans les villes de province et 2,5 % à la campagne;

2/ 10 % des avortements sont pratiqués sur des adolescentes vivant dans des familles recomposées ou seulement avec leur mère contre 4 % lorsqu’elles vivent avec leur père ou leurs deux parents. Où la force de l’exemple et de la tradition s’avère un remède efficace au délitement de la société moderne !

En definitive, estimés inférieurs à 90 000 par an avant la loi de 1975 le nombre d’avortements a, comme on pouvait hélas s’y attendre, rapidement augmenté après cette date. Cette augmentation a été favorisée par les lois du 31 décembre 1982 (remboursement de l’avortement), du 27 janvier 1993 (créant un délit “d’entrave à l’IVG”) et du 4 juillet 2001 (allongeant le délai de recours à l’avortement de 12 à 14 semaines d’aménorrhée et assouplissant le régime d’autorisation parentale pour les mineures). Ils se situent aujourd’hui, comme nous l’avons vu, à plus de 220 000 par an. Ce sont donc près de 4 millions et demi de vies humaines qui ont été détruites volontairement et légalement au cours des vingt dernières années. Pendant la même période, le taux de la natalité et le nombre d’habitants en France ont significativement augmenté pour les raisons que nous avons évoquées et en sachant que les populations allogènes impliquées n’ont quasiment pas recours à l’avortement. Tout commentaire serait sans nul doute superflu.

Face à cette tragique et consternante situation, face aussi aux mensonges et au silence assourdissant des élites politiques, le Conseil dans l’Espérance du Roi se doit de dire la vérité à nos compatriotes dans le domaine fondamental de la vie.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi demande dès à présent, et dans un premier temps, la suppression du remboursement par l’assurance maladie de l’avortement  qui est une incitation à sa revendication autant qu’à sa pratique trop souvent itérative.                                                     Le Conseil dans l’Espérance du Roi demande que, dans un deuxième temps  l’ensemble des lois relatives aux interruptions de grossesse soient abrogées et qu’une nouvelle législation, fondée sur le principe intangible du respect de la vie, soit soumise à référendum.

Le 2 avril 2012.

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