N°3 du 20 avril 2012 – A la veille du premier tour de l’élection présidentielle 2012.

4 Mai

 

Aujourd’hui on rase gratis, mais demain?  

On a tenté, au cours de ces derniers mois, de nous faire croire que la “zone euro” et, avec elle, l’Union européenne seraient sauvegardées par les réponses financières apportées à la faillite de l’Etat grec. On oublia cependant de préciser que cette sauvegarde aurait un prix qui ne pourrait être payé que par l’aggravation des deficits publics des pays concernés. La France, par exemple, s’est endettée à cette fin de 60 milliard d’euros et vient de s’engager pour 143 milliard d’euros dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Depuis quelques jours, la situation financière de l’Espagne s’avère, comme on pouvait s’y attendre, gravement préoccupante avec une dette publique de l’ordre de 80% du produit intérieur brut du pays, accroissant ainsi les mouvements de panique des financiers  apatrides et sans scrupules  qui gouvernent le monde

 Il est hélas probable que l’une des toutes prochaines victimes de la catastrophe annoncée….sera la France, dont la dette publique est aujourd’hui de l’ordre de 1700 milliards d’euros. La période électorale que nous vivons masque cette accablante réalité et son future coût aux Français tant l’attrait du pouvoir (mais quell pouvoir ?) génère de mensonges et de fausses promesses au sein de l’élite politique de notre pays.

   A cette triste évidence il nous faut hélas ajouter un élément important qui ne manquera pas d’alourdir le fardeau et la peine de nos compatriotes alors qu’il fait l’objet d’un silence quasi total des candidats à l’élection présidentielle

   Il s’agit du gouffre abyssal du déficit de l’assurance-maladie : dans l’état actuel des comptes et de la situation sanitaire du pays, et en l’absence de réformes drastiques, ce déficit qui était de près de 10 milliard d’euros en 2011, atteindra près de 20 milliards en 2020. Ainsi, les déficits cumulés entre 2000 et 2020 atteindront environ 150 milliards d’euros qui s’ajouteront à la dette globale.

   La principale cause de cette vertigineuse croissance des dépenses de santé est tout simplement (comme il était facile de l’imaginer il y a déjà longtemps) le vieillissement de la population et, par voie de conséquence, l’augmentation des pathologies lourdes et chroniques dont la prise en charge s’avère de plus en plus coûteuse. Prenons un exemple: Durant la période 1995-2000, 4 millions et demi de personnes environ relevaient de la prise en charge intégrale de leurs traitements au titre des affections de longue durée (ALD); en 2011, elles étaient 9 millions et devraient être 13 millions en 2020… A ces frais s’ajoute l’augmentation, pour ces malades, des soins  annexes médicaux (optiques, dentaires ou auditifs) et para-médicaux (kinésithérapie, soins infirmiers, etc.).

    Mais l’Etat-Providence a également surchargé sa barque de façon irresponsable en développant des systèmes particuliers de prise en charge de la santé au profit, non seulement des plus défavorisés de nos compatriotes (ce qui relève du secours dans le cadre d’une solidarité nationale), mais aussi d’une population étrangère, de plus en plus nombreuse, pour laquelle ces systèmes s’avèrent particulièrement attractifs mais coûteux pour la collectivité nationale. Le temps n’est pas loin où il nous faudra choisir entre l’euthanasie de nos anciens et le rejet de la misère du monde…

   Un autre facteur aggravant est le fait qu’il n’y a plus rien à attendre, et sans doute pour longtemps, d’une amélioration significative de la croissance économique (qui aiderait mécaniquement celle du déficit par l’augmentation des recettes), pas plus que d’une hausse de la fiscalité (déjà intenable et affectée à d’autres urgences) ou des cautères appliqués sur la jambe de bois des sources médicales d’économie.

    Il faudra donc envisager, à très court terme, des remèdes différents mais douloureux tant économiquement pour les Français qu’idéologiquement pour leurs élites politiques. Le Conseil dans l’Espérance du Roi exposera sous peu une analyse de ces remèdes possibles ainsi qu’un certain nombre de propositions visant à répondre à cette grave situation.

                  

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