Quand les Francs retrouveront le franc.

31 Juil

Le 25 juillet dernier le Conseil dans l’Espérance du Roi annonçait la fin prochaine de la dictature de la monnaie unique européenne (voir: Consilium-Consulte n° 2012/005 relatif à la création monétaire) et donnait le signal d’une réappropriation de notre monnaie historique, le franc.

Certes, l’abandon de l’euro sera délicat et compliqué. Il le sera quelque soient les circonstances de cet abandon: imposé par la conjoncture et donc subi par l’ensemble des pays de la zone monétaire ou bien choisi intelligemment et volontairement par l’un ou l’autre d’entre eux. Disons-le tout net, la seconde proposition nous semble être probablement la moins dangereuse et la plus profitable pour notre pays. Car, n’en doutons pas, en cas de dissolution organisée de la zone euro, chacun (particuliers, commerçants, entrepreneurs, etc.) fera rapidement le tri (si ce n’est déjà fait) de ses euros en ne conservant que ceux qui sont émis par des pays dont la monnaie est susceptible d’une réévaluation (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg par exemple). Rappelons que chaque pays imprime ses euros, identifiés par un code alphabétique spécifique précédant une série de chiffres et autres lettres (X pour l’Allemagne, P pour les Pays-Bas, R pour le Luxembourg et U pour la France). On peut aisément imaginer que l’annonce d’une fin programmée de la zone euro entrainerait, ipso facto et dans des délais très courts, une fuite massive de capitaux des pays économiquement les plus faibles vers les plus solides et une déstabilisation profonde de l’ensemble de l’économie européenne (n’oublions pas que, pour ne parler que de cela, les créances croisées des banques européennes sont évaluées à environ 9 500 milliards d’euros). Tous les pays seraient touchés mais à des degrés divers, fonctions de la santé de leur économie et de leurs capacités à rebondir. Il ne fait hélas pas de doute que l’état présent de la France ne prédispose pas à ce scénario favorable.  La faute à Voltaire ?  La faute à Rousseau ?  Non, bien sûr. La faute aux oligarchies politiques qui se succèdent, par cooptation, à la tête de notre pays depuis des décennies et qui ont accepté de brader notre souveraineté et notre puissance pour quelques plats de lentilles ! Il en fut raccourci plus d’un pour moins que ça après 1789.

Alors, que faire ?

Pour la France, il n’y a pas d’alternative si l’on veut réduire les risques et leurs conséquences: c’est la surprise. Mais une surprise « organisée ». Voici quelques suggestions, en huit points, que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut proposer après réflexion et en tenant compte de l’opinion des récents finalistes du Prix Wolfson d’Economie:

*  préparer secrètement la décision de notre pays (en commençant par la mise en route de la fabrication de la nouvelle monnaie, ainsi que le Consilium-Consulte n° 2012/005 l’instituait) et ne la révéler que du jour au lendemain;

*  instaurer immédiatement la monnaie nationale, avec une convertibilité de 1 pour 1 (1 euro = 1 franc) mais en acceptant de descendre au-dessous de cette parité sur les marchés financiers;

*  dévaluation rapide et significative (probablement de l’ordre de 10 à 15%) de la monnaie nationale, permettant de stimuler notre production et de faciliter nos exportations mais qui renchérira fatalement nos importations (en particulier énergétiques). Des mesures protectionnistes sévères devront donc être prises, impliquant le civisme des Français, tandis que la production d’énergie sur le territoire national devra être rapidement développée;

*  conservation temporaire (six mois par exemple) de la circulation de l’euro parallèlement au franc, pour les transactions de faible volume;

*  limitation sévère mais provisoire des retraits d’espèces aux guichets des banques en même temps que l’instauration d’un contrôle drastique des changes et des mouvements financiers;

*  accepter les risques du refus d’honorer une partie significative des dettes souveraines du pays, ce qui mettra forcément en péril certaines de nos banques voire d’autres en faillite, nécessitant la nationalisation et/ou la recapitalisation des plus méritantes qui accepteront de séparer leurs activités financières (privatisation des risques) et strictement bancaires (mutualisation des risques);

*  définition d’un objectif acceptable d’inflation;

*  et, pourquoi pas, l’instauration d’une collaboration négociée avec d’autres pays européens, dans le cadre d’une nouvelle union monétaire, plus ouverte et plus souple, qui serait de l’intérêt bien compris de chacun ?

Certes, ces perspectives ne sont pas nécessairement des plus réjouissantes car, comme chacun sait, « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs« . Mais nous mettons au défi les dirigeants de l’Union européenne de nous assurer d’un avenir plus radieux avec d’autres solutions. Nous en voulons pour preuve le dernier sommet de l’Union européenne (le 29 juin 2012) et dit, comme d’habitude, de la dernière chance qui n’a, à ce jour, même pas accouché d’une souris ! Alors, à nous de chanter: Vexilla Régis prodeunt  (Que les étendards du Roi s’avancent).

Conseil dans l’Espérance du Roi.

Le 31 juillet 2012.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :