BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15 Oct

*  Chassez le naturel, il revient au galop :

Ou comment Le Salon beige  nous démontre que certains projets du gouvernement n’ont rien à voir avec la « vraie vie » !

Enf

(lesalonbeige.blogs.com)

*  D’ailleurs les Français commencent à comprendre :

Comme la montre un récent sondage réalisé par l’Ifop pour Le Figaro, concernant le mariage et l’adoption des enfants dans les couples homosexuels:

H

Il faut sans doute y voir les premiers résultats de la mobilisation de notre famille de pensée et des arguments qu’elle sait faire valoir aux yeux de nos compatriotes. Mais le combat n’est pas terminé, face au lobby homosexuel et à ses complices au pouvoir.

*  A l’assaut des sanctuaires de la délinquance :

Nous évoquions il y a peu la nécessaire reprise en main des quartiers interdits, où règnent sans partage les malfrats en tous genres. Nous osions même rendre hommage au courage de Madame  Samia Ghali, sénatrice socialiste du Rhône, qui osa demander l’intervention des forces armées dans ces quartiers pour en déloger les trafiquants de drogue. Croyez-vous que cette idée soit utopique ? Vous en avez le droit. Mais les pouvoirs publics brésiliens sont d’un autre avis et nous démontrent que le courage et la force sont une réponse à la sanctuarisation malfaisante de ces quartiers. Il reste à savoir pour combien de temps.

La police brésilienne a commencé, dimanche 14 octobre au matin, à occuper deux des favelas les plus violentes de Rio de Janeiro, Jacarezinho et Manguinhos, contrôlées par les trafiquants de drogue.

Des policiers avaient commencé à bloquer dès vendredi soir les issues de ces favelas, situées à une dizaine de kilomètres du centre de Rio, sur des routes importantes de la ville. Samedi matin, cinq chefs présumés du trafic de drogue ont été tués alors qu’ils tentaient de fuir. Puis, peu avant 5 heures du matin dimanche, quelque 800 policiers, accompagnés de 13 blindés de la Marine, sont entrés à pied dans les ruelles de ces favelas, connues également comme centres de consommation de crack.

Dans la favela de Jacarezinho, une journaliste de l’AFP a pu entendre des coups de feu, alors que, selon la presse locale, l’opération s’est déroulée sans heurts dans celle de Manguinhos. L’opération a mobilisé 170 fusiliers marins et 1 300 policiers, dont 500 pour encercler les favelas.

Les favelas de Jacarezinho et Manguinhos comptent environ 75 000 habitants. Elles étaient devenues le quartier général d’une bande de trafiquants de drogue en novembre 2010, après que ceux-ci ont été chassés des favelas de Penha et Alemao lors d’une opération policière similaire. Dimanche, la présence policière ne semblait pas effrayer les centaines de consommateurs de crack, dont de nombreux enfants du quartier.

Des équipes moins importantes ont été envoyées dans d’autres favelas pour débusquer les trafiquants de drogue. Les autorités brésiliennes tentent de reprendre le contrôle et de nettoyer les zones les plus dangereuses du pays avant la coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016.

« On » nous disait récemment qu’une telle action était impensable.

En premier lieu, le président de la République lui-même, qui déclara: « L’armée n’a pas sa place pour contrôler les quartiers. La gendarmerie peut être présente dans certaines zones, elle l’est. Et c’est le travail de la police, qui doit d’ailleurs être renforcée encore à Marseille, que de faire en sorte que soit éradiqués cette violence, cette criminalité et ces trafics« .

Manuel Valls ensuite, ministre de l’Intérieur: « Il est hors de question que l’armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes. Il n’y a pas d’ennemi intérieur » ! a-t-il prétendu. Il n’a probablement pas tout compris…

De son côté, le sénateur-maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a estimé que la ville avait « besoin de renforts de police, pas d’un appel à la guerre civile« . Et d’ajouter, avec la lucidité qu’on lui connaît: « Les propos irresponsables de la sénatrice Samia Ghali, par ailleurs maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, montrent une approche irréaliste de cette problématique et des réalités sociologiques des cités« ! Les Marseillais seront rassurés et n’auront plus qu’à dénombrer les règlements de compte qui s’étalent dans les rues et les terrasses de cafés…

Il est vrai que, lorsque nos oligarques au pouvoir ont tenu ces propos affligeants, les forces de sécurité brésiliennes ne leur avaient pas encore donné l’exemple !

*  Et, enfin, la réponse à notre « actualité énigmatique » :

« Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné » 

Rares sont ceux qui ont percé le mystère de cette métaphore. Nous voulions, de façon humoristique, rappeler que l’Union européenne s’est vu attribuée le prix Nobel de la Paix, vendredi 12 octobre…Vous allez comprendre pourquoi.

Mais si l’Europe a réussi à rendre la guerre impossible entre ses membres, elle a échoué à s’imposer en tant que puissance qui compte sur la scène internationale.

Le comité Nobel a choisi de récompenser l’Union européenne au moment où celle-ci doute le plus de son modèle, ou au moins de sa capacité à le sauver ou à le réinventer.

Les « sages » d’Oslo n’ont pas toujours le nez. Ils ont attribué un peu vite le Nobel de la paix à Barack Obama au début de son mandat, pour avoir prononcé de formidables discours que la réalité n’a jamais pu égaler !

Ils ont aussi quelques taches dans leur histoire, comme Henry Kissinger qui mérite d’autres prix que celui de la paix, et quelques fulgurantes comme ce prix de 2010 à Liu Xiaobo, le dissident chinois toujours emprisonné, dont le souvenir ressurgit alors qu’un autre Chinois, libre celui-là, reçoit le prix Nobel de littérature.

Dans le cas de l’Europe, ce prix ne vient-il pas, au contraire de celui d’Obama, un peu tard ?

Dans quelle catégorie ranger ce prix décerné à l’UE ? Comment expliquer à l’un des 25% de chômeurs de Grèce ou d’Espagne qu’il a la chance de vivre dans un univers de paix ? Comment justifier ce prix de la paix quand l’UE se révèle si impuissante, et cela de manière totalement prévisible, à stopper le massacre à grande échelle qui se déroule à sa porte, en Syrie ?

L’Union européenne a certes parfaitement réussi l’objectif numéro un de ses pères fondateurs, qui était de rendre la guerre impossible entre ses membres qui s’étaient tant affrontés. Mais elle a échoué, jusqu’ici, dans son ambition, jamais clairement exprimée, de se transformer en puissance qui compte dans la cacophonie du « concert des nations ». Elle s’est transformée, aux yeux de ses citoyens, en monstruosité bureaucratique illisible d’un point de vue démocratique, plus encore en période de crise.

En vérité, ce prix fait déjà scandale en Norvège !

Les fortes réactions suscitées par la décision du comité du prix Nobel montrent que les Norvégiens ne sont toujours pas prêts pour une éventuelle entrée de leur pays au sein de l’UE. Une tendance confirmée par l’enquête du quotidien Aftenposten, selon laquelle 70% de Norvégiens disent être contre l’adhésion de leur pays à l’UE.

Pour l’occasion, c’est surtout Thorbjorn Jagland, président du comité du Nobel, qui en prend plein les dents, lui qui milite pour l’UE depuis si longtemps, et qui a même publié en 1990 le livre « Mon rêve européen ». Jagland est aussi secrétaire général du Conseil de l’Europe, dont un grand nombre de pays-membres risquent de ne guère apprécier ce choix. La façon dont l’UE s’est conduite face à la crise de l’euro a en effet mené au chômage, à la misère sociale et sape les Etats-providence de l’Union européenne. Cela ne crée ni stabilisation, ni consolidation de la paix, entend-on déjà dans de nombreux milieux: « C’est une insulte aux millions d’Européens qui sont amenés au chômage et à la pauvreté. C’est aussi une insulte aux défenseurs des droits de l’homme à travers le monde. »

Il apparaît de façon de plus en plus probable qu’il s’agit en réalité d’un échange de bons procédés entre une Union européenne en perdition mais espérant ainsi redorer un blason devenu bien terne et quelques eurolâtres norvégiens qui s’efforcent de convaincre leurs concitoyens d’y adhérer en agitant le spectre d’une insécurité tant redoutée. Il est vrai que l’UE avait montré la voie en soutenant avec l’énergie du désespoir, tant elle se sentait impliquée, les  efforts du gouvernement norvégien pour éluder ses responsabilités dans la tragique affaire Breivik.

Mais les Norvégiens ne semblent pas dupes et le disent. Souhaitons qu’ils sachent sauver leur liberté.

« Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné », vous dis-je…

A suivre…

Le 15 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :