BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Nov

*  Les Français ont élu des amateurs :

Non content d’avoir découvert, comme par surprise, le désastre économique dans lequel se trouve la France et, par le fait même, s’avérer incapable d’y apporter des remèdes crédibles et efficaces, François Hollande nous a gratifié mardi 20 novembre d’une de ces bévues dont les socialistes ont le secret.

Pris au piège que le lobby homosexuel (très influent dans sa famille de pensée) lui avait tendu, le président de la République a néanmoins fini par mesurer l’ampleurs des dégâts que son projet de « mariage pour tous » et d’adoption d’enfants par les couples homosexuels allait engendrer (si l’on ose l’expression). Malheureusement pour lui, le projet de loi sur le sujet est aujourd’hui trop avancé pour lui permettre un repli stratégique du type de celui qu’il a récemment décidé face à l’idée saugrenue du vote des étrangers extra-communautaires. Coincé entre le marteau des Grands Prêtres gays et l’enclume des Officiers d’Etat-civil récalcitrants il a glissé, entre les deux, la notion, nouvelle au sein de l’institution républicaine, de « liberté de conscience » pour les maires qui ne souhaiteraient pas marier deux personnes du même sexe.  » Les maires auront à appliquer la loi mais leur liberté de conscience sera respectée « , a dit le chef de l’Etat. » Les possibilités de délégation existent, elles peuvent être élargies  »  a-t-il précisé. »  Et d’ajouter, si l’on n’avait pas bien compris :  » La loi s’applique pour tous dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience « .

Nous devons à la vérité de dire que le tollé que François Hollande a provoqué dans son camp…est parfaitement justifié car son imprudente proposition est juridiquement et constitutionnellement indéfendable.

Résultat de ce nouveau couac présidentiel : retour en arrière en  moins de vingt-quatre heures ! Et dans une conférence de presse tenue hier mercredi, François Hollande a déclaré que la loi en question « sera appliquée partout et par tous » ! reconnaissant en passant que son expression de « liberté de conscience » était inappropriée …

Le président de la République se sera ridiculisé dans cette affaire, montrant, s’il en était besoin, l’amateurisme politique de l’équipe au pouvoir.

Soyez rassurés, bonnes gens, vous êtes vraiment dans de bonnes mains. Le capitaine est à la barre mais le bateau est ivre, à moins que ce ne soit l’inverse…Attendez-vous à passer encore des moments difficiles car nous ne sommes pas au bout de nos peines.

*  Ils n’auront pas le choix, le défaut sera la solution :

Depuis l’échec des discussions sur l’aide financière de l’Union européenne à la Grèce, le défaut de paiement de celle-ci est devenu quasiment inéluctable. Le problème posé et non résolu (cf. notre bulletin climatique du 16 novembre) était celui de savoir qui, de l’Union ou du Fond monétaire international, paierait la restructuration de la dette grecque. Personne n’étant d’accord pour assumer, la solution est repoussée…aux calendes. Mais ne vous faites aucune illusion, après la Grèce d’autres (tous ?) pays suivront. Car il n’y a pas d’alternative à l’exception du défaut de remboursement (dont on doit néanmoins prévoir les conséquences comme les remèdes).

Aujourd’hui tous les pays concernés s’y refusent, à la fois à cause de l’opprobre qui les couvrirait mais aussi parce qu’aucun d’entre eux n’en a encore accepté l’absolue nécessité. Il nous faut ici leur dire, avec force, qu’en économie, les miracles n’existent pas ! Pourtant nos anciens avaient davantage de lucidité et n’ont pas hésité à s’en servir, comme le démontre un ouvrage de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, intitulé Huit siècles de folie financière (Ed. Pearson, 2010). Préfère-t-on les défauts successifs de chacun des pays de la zone euro, et donc le coût que cela représentera à tous, ou bien un défaut simultané de l’ensemble de ces pays associé à une mutualisation immédiate de leur dette , et donc une réduction de la charge financière qui repose sur les épaules des citoyens ? Solution chirurgicale, certes. Mais il est des situations où la chirurgie s’avère plus efficace que les cautères sur des jambes de bois…

Voici d’ailleurs ce que nous proposions le 30 juillet 2012 (« Quand les Français retrouveront le Franc« ), aux pouvoirs publics de notre pays :

« Pour la France, il n’y a pas d’alternative si l’on veut réduire les risques et leurs conséquences: c’est la surprise. Mais une surprise « organisée ». Voici quelques suggestions, en huit points, que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut proposer après réflexion et en tenant compte de l’opinion des récents finalistes du Prix Wolfson d’Economie:

*  préparer secrètement la décision de notre pays (en commençant par la mise en route de la fabrication de la nouvelle monnaie, ainsi que le Consilium-Consulte n° 2012/005 du 25 juillet l’instituait) et ne la révéler que du jour au lendemain;

*  instaurer immédiatement la monnaie nationale, avec une convertibilité de 1 pour 1 (1 euro = 1 franc) mais en acceptant de descendre au-dessous de cette parité sur les marchés financiers;

*  dévaluation rapide et significative (probablement de l’ordre de 10 à 15%) de la monnaie nationale, permettant de stimuler notre production et de faciliter nos exportations mais qui renchérira fatalement nos importations (en particulier énergétiques). Des mesures protectionnistes sévères devront donc être prises, impliquant le civisme des Français, tandis que la production d’énergie sur le territoire national devra être rapidement développée, sous les formes les plus diverses);

*  conservation temporaire (six mois par exemple) de la circulation de l’euro parallèlement au franc, pour les transactions de faible volume;

*  limitation sévère mais provisoire des retraits d’espèces aux guichets des banques en même temps que l’instauration d’un contrôle drastique des changes et des mouvements financiers;

*  accepter les risques du refus d’honorer une partie significative des dettes souveraines du pays, ce qui mettra forcément en péril certaines de nos banques voire d’autres en faillite, nécessitant la nationalisation et/ou la recapitalisation des plus méritantes qui accepteront de séparer leurs activités financières (privatisation des risques) et strictement bancaires (mutualisation des risques);

*  définition d’un objectif acceptable d’inflation;

*  et, pourquoi pas, l’instauration d’une collaboration négociée avec d’autres pays européens, dans le cadre d’une nouvelle union monétaire, plus ouverte et plus souple, qui serait de l’intérêt bien compris de chacun ?

Certes, ces perspectives ne sont pas nécessairement des plus réjouissantes mais, comme chacun sait, « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ». En tout cas, nous mettons au défi les dirigeants de l’Union européenne de nous assurer d’un avenir plus radieux avec d’autres solutions.  »

*  Enfin ! Salvador Dali est de retour :

 Salvador Dalí est de retour à Paris, avec ses fulgurances et ses outrances. Le Centre Pompidou déploie les multiples facettes de l’artiste surréaliste catalan (1904-1989), dans une magistrale exposition qui a ouvert hier mercredi au public et durera jusqu’au 25 mars 2013.

Trente-trois ans après la grande rétrospective Dalí qui avait attiré plus de 840.600 visiteurs – un record de fréquentation pour le Centre Pompidou jamais égalé depuis – , cette exposition réunit près de 200 œuvres.

Elle souligne que Dalí n’était pas seulement un peintre et un sculpteur « génial » comme il aimait à se définir lui-même en toute modestie mais aussi un « touche-à-tout » talentueux, qui s’est intéressé au cinéma, au théâtre, aux sciences, etc.

Adorant se mettre en scène, Dalí était également « un pionnier de la performance« , relève l’ancien directeur du musée national d’art moderne qui a dressé un inventaire des œuvres éphémères de l’artiste pour la première fois dans le catalogue, leur redonnant un statut artistique.

Parmi les quelque 120 peintures présentées, le visiteur se délectera de nombreux chefs d’œuvres surréalistes comme « Le grand Masturbateur » (1929) où s’expriment les angoisses sexuelles de l’artiste. Ou encore « La persistance de la mémoire » (1931) avec ses montres molles dont l’idée lui serait venue après avoir mangé un camembert, et qui sont devenues des icônes daltoniennes. Pour apprécier pleinement le vertige de sa peinture, il faut prendre le temps de promener son regard sur la toile, pour débusquer les images doubles, les formes cachées, les petits détails troublants qui éclairent l’oeuvre.

Plusieurs objets surréalistes sont au rendez-vous comme le « Téléphone aphrodisiaque » avec une langouste en guise de combiné. Ou encore le « Buste de femme rétrospectif » – un mannequin femme portant des épis de maïs autour du cou, la tête coiffée d’une baguette de pain et de figurines représentant L’Angelus de Millet, thème cher à Dali.

Une grande installation autour de Mae West, actrice américaine des années 1920, a été partiellement recréée, les traits de la star devenant des éléments de mobilier. Les visiteurs pourront ainsi s’asseoir sur un canapé rouge dont les formes sont inspirées des lèvres pulpeuses de la star.

Pour faciliter l’immersion dans l’univers onirique de Dalí, le visiteur entre via un oeuf géant qui recèle une photographie de l’artiste en position foetale.

A la fin de la visite, il débouche sur une salle labyrinthique illustrant le cerveau de l’artiste, livres, manuscrits, films évoquant son univers intellectuel. « On est entré corps. On sort esprit », explique Thierry Dufrêne, l’un des commissaires de l’exposition avec Jean-Michel Bouhours.

Entre les deux, un parcours fluide, sans cimaises au milieu, comme Dalí en avait émis le souhait pour la première exposition mais sans l’obtenir. Des « kiosques » centraux présentent dessins et petits tableaux.

Le nouveau cru de Beaubourg consacré à cet artiste populaire, roi de la provocation, contesté pour sa cabotinerie, son goût de l’argent, et son ambiguïté politique, devrait attirer un très large public.

 

Le 22 novembre 2012.
Jean-Yves Pons.

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