BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 juillet 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Juil

Plaque émaillée - Cour des Miracles

*  La Cour ne fait plus de miracles !

Une étude de l’Insee, publiée aujourd’hui mardi 2 juillet 2013, permet de connaître le nombre de personnes sans domicile fixe en France. Cette étude résulte d’une enquête réalisée entre le 23 janvier et le 3 mars 2012 sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1455).

Près de 141 500 personnes sans domicile fixe, dont 30 000 enfants, ont ainsi été recensées. C’est près de 50% de plus que le nombre estimé en 2001. Ce nombre équivaut à la population entière de la ville d’Aix-en-Provence.

Dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, parmi 103 000 personnes recensées, 81 000 étaient sans domicile, c’est-à-dire qu’elles avaient passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation ou dans un service d’hébergement. Elles étaient accompagnées de 30 000 enfants. S’y ajoutent les 8 000 sans-domicile des communes rurales et des petites agglomérations et les 22 500 personnes en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada).

Selon cette enquête portant sur leurs conditions d’hébergement, près de deux sans-domicile sur cinq sont des femmes. Avec ou sans enfants, elles bénéficient de conditions d’accueil souvent plus stables que les hommes seuls et étrangers, note l’étude. Mais un élément important apparaît dans cette enquête : le poids sans cesse plus lourd de l’immigration (souvent illégale) sur les épaules de la collectivité nationale. Ainsi, sur les 81 000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, 53% étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38% en 2001. Ce chiffre est en augmentation en raison de la hausse du nombre des demandeurs d’asile sans places en Cada.

Tout commentaire supplémentaire sur la misère de notre pays, à laquelle s’ajoute désormais celle du monde, serait superflu.

*  Nos  » AMIS  » américains ?

Depuis le début du mois de juin, Edward Snowden, ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), fait trembler l’administration Obama en livrant petit à petit les détails du programme de surveillance baptisé Prism. Après les révélations sur la coopération des géants du web tels que Google ou Facebook, l’homme a dévoilé ce week-end que l’Union européenne avait été la cible d’espionnage, notamment dans ses représentations à Washington et à l’ONU, et que la France  en faisait partie, notamment dans ses ambassades, y compris au moyen de classiques micros.

Dès le début de l’affaire, le gouvernement américain a mis en avant les menaces terroristes. « La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes« , déclarait alors un porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest. Mais selon François-Bernard Huygue, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), le terrorisme est un « prétexte« .

« Dans les cas de terrorisme, on ne peut pas dire que cela a été inefficace, mais ça n’empêche pas les insurrections en Afghanistan et des attentats comme ceux de Boston« , explique François-Bernard Huygue. Par contre, dans le domaine économique, « c’est quelque chose de beaucoup plus important, nous sommes dans des sociétés de la communication et de l’immatériel, ça veut dire que nos richesses sont immatériels et confiées à des machines à distance, c’est très intéressant d’aller piocher dedans« , ajoute-t-il.

Pour Nicolas Arpagian, directeur scientifique sur la sécurité numérique à l’INHESJ, « quand il s’agit de piéger des sites diplomatiques, il est évident que c’est pour essayer de connaître quels sont les tendances qui peuvent se dégager dans la majorité européenne, quels sont les groupes, les alliances, et quels arguments font que telle ou telle option va être retenue ou rejetée, effectivement le fait de connaître les secrets des discussions va permettre d’influencer les discussions futures« , explique-t-il.

Mais cet aspect diplomatique, politique, n’est encore une fois pas bien éloigné de la dimension économique. « Aujourd’hui les Etats ne perdent pas d’élection pour des sujets diplomatiques, mais pour des sujets économiques : pour une hausse du chômage, pour une croissance qui ne vient pas, donc évidemment la collecte d’information économique est un élément de leur puissance et de leur maintien en activité« . Et puis, dans une ambassade on ne parle pas que géopolitique, ajoute-t-il : « vous avez aujourd’hui des ambassades qui servent de salle d’exposition pour représenter des produits, qui accompagnent des délégations commerciales…en plus c’est un endroit où on peut se lâcher, le conseiller commercial peut par exemple briefer une délégation, quels sont vos problèmes ? Vos contacts ? Votre agenda ? Votre priorité ? »

Le chercheur décrit l’intérêt de connaître les secrets de fabrication, l’agenda de production, les nouveaux débouchés ou les changements stratégiques « qui pourraient façonner le marché et mettre en difficulté ou favoriser les acteurs nationaux » d’un Etat. « Ce serait presque une défaillance de ne pas le faire« , ajoute-t-il. « On peut considérer que des industries participent à la sécurité nationale. D’ailleurs même la France, depuis l’ordonnance de 1959, intègre la sécurité économique au titre de la défense nationale, c’est-à-dire qu’on considère que vous ne pouvez pas avoir un pays prospère, serein, souverain, dès lors que son économie serait défaillante« , indique-t-il.

Alors même avec des alliés politiques, comme le sont les Etats-Unis et l’Union européenne, sur ce terrain, « nous sommes entre compétiteurs économiques«  avant tout, analyse le chercheur. Mais alors, cela pourrait-il remettre en cause les négociations actuelles, notamment celles sur le grand marché transatlantique ? « On ne peut pas négocier sur un grand marché transatlantique s’il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des écoutes vers les bureaux des négociateurs européens« , a jugé lundi la commissaire européenne chargée de la Justice, Viviane Reding. « Paroles et paroles…Encore des mots toujours des mots les mêmes mots », chantait Dalida.

Rassurez-vous, ils n’auront bientôt plus de doute car le marché prime le droit. Et une fois encore l’Europe (leur Europe) va se coucher !

*  « Attendez-vous à savoir… »

Disait, en son temps, la regrettée Geneviève Tabouis. Or voici que pour les peuples d’Europe qui remettant à peine de la crise chypriote et de la terreur qu’a provoqué l’idée de ponctionner les comptes bancaires des particuliers, le danger est de nouveau à leurs portes. Et aucune des grandes démocraties occidentales n’en protège ses citoyens (lire nos articles précédents https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/21/bulletin-climatique-quotidien-21-mars-de-la-republique-francaise-2/ et https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/10/bulletin-climatique-quotidien-10-avril-2013-de-la-republique-francaise/).

Le débat sur la situation des banques fait à nouveau la « Une » des médias spécialisés (seulement spécialisés, pour l’instant). Mais la résurgence de ce débat n’est pas fortuite. Elle est probablement en lien avec la détestable tenue des marchés financiers, avec les allusions à un éventuel ralentissement des achats de titres par la Fed, avec l’échec de la politique japonaise, avec le retrait des flux de capitaux des émergents, avec l’impasse chinoise et donc avec une claire et nette bouffée de « risk-off ».

Raison de plus pour se poser la question fondamentale de la sécurité des dépôts bancaires. Pourquoi garder de l’argent à la banque au-delà de la couverture des besoins quotidiens et de  sa gestion courante ? Réponse : il n’y en a aucune. L’argent à la banque ne rapporte rien, les taux de tous les placements courts sans risque sont nuls et, dans certains cas, négatifs, après imputation des frais. La sécurité n’est plus garantie. La confiscation, en cas de crise bancaire, est devenue le principe pour tous les grands pays, même si certains, comme la France, font semblant de s’y opposer pour ne pas susciter une fuite des dépôts.

Tous les grands pays, Etats-Unis, Canada, Europe, ont discrètement inscrit le principe d’une participation des déposants à la résolution des futures crises bancaires. La seule parade est de retirer de son compte bancaire les sommes supérieures à 100.000 euros dès maintenant et de les conserver chez soi. Les ventes de coffres forts sont d’ailleurs en très forte hausse dans certains pays comme la Suisse (et évoluent en parallèle avec la demande de billets de 1.000  francs suisses). Si vous tardez, vous prenez le risque que des mesures  autoritaires soient édictées, ce qui empêcherait de sauver vos avoirs de la prédation. Il est évident que c’est ce qu’a en vue la France, quand Pierre Moscovici s’oppose à son homologue allemand sur  cette question. Le gouvernement français se dit : inutile de faire paniquer les gens en annonçant les mesures, on fera un « bank holiday » un vendredi  qui permettra de réaliser la même chose (le vendredi leur donne toujours le temps de tout bloquer pendant le week-end). Au niveau international, nous savons que des mesures préparatoires ont été prises dès 2009 pour faire face à un « bank holiday ». Ainsi, les ambassades américaines ont été dotées secrètement d’une réserve importante en billets, dollars et devises locales, pour faire face à des besoins éventuels.

Dans la plupart des pays, si la crise bancaire prévisible éclate, les déposants ne seront pas touchés parce que la somme des fonds propres et de la dette obligataire des banques sera suffisante pour éponger les pertes. Il n’y aura pas besoin sauf escroquerie – comme cela s’est passé en Irlande -, de toucher aux créanciers de  court terme, aux déposants. Les calculs ont été faits. Mais en France, l’opacité des comptes et les tours de passe-passe ne favorisent pas la confiance.

Alors, ne croyez rien de ce que l’on vous dit sur les solutions que le gouvernement pourrait avoir dans sa poche pour sauver vos avoirs. La raison est évidente: ces mesures ne peuvent marcher que si elles prennent les gens par surprise. Et  n’oubliez pas l’adage européen : quand cela devient sérieux, vous devez mentir, « you have to lie » dans la langue de l’Union ! Le problème est que tout schéma de résolution d’un tel problème est forcément théorique et on ne peut compter sur des gens comme Barnier, Schauble ou Moscovici pour avoir la moindre capacité de prévision. La réalité dépassera la fiction et ces « bonnes personnes » seront rapidement submergées par les effets de foule et de boule de neige. Alors ils n’auront d’autre réponse que de saisir vos avoirs.

A présent, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Nuits des Mille Feux

Château et jardins de Villandry

5 et 6 juillet 2013

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Les Nuits des Mille Feux

Depuis 14 ans, les Mille Feux font accourir les amoureux de la beauté et de la poésie.
Durant deux soirs consécutifs, les jardins sont illuminés de 2 000 bougies et animés de personnages fantastiques et de chevaux…

Imaginez la métamorphose des lieux !

 

Crédits photos Daniel MICHENAUD

Ouverts exceptionnellement en nocturne, les jardins revêtent une belle parure de lumière et l’on peut parcourir les allées de Villandry entre chien et loup. Au moment où le soleil se couche, les 2 000 lueurs des chandelles arrivent à leur apothéose.

Cette balade féérique s’achève sur l’incroyable feu d’artifice qui se reflète sur la pièce d’eau, à juste titre appelée « miroir d’eau ».

C’est vers minuit seulement que les  visiteurs rentrent chez eux, conquis et totalement émerveillés par un tel spectacle, loin, bien loin des traditionnels sons et lumières.

File:Blason ville fr Villandry (Indre-et-Loire).svg

(armoiries de Villandry : d’azur au chevron d’argent, au chef cousu de gueules chargé de 3 besants d’or)

Vidéo de l’émission “Bouche à oreille” (Touraine Loire Valley) : Nuits des Mille Feux 2012 (1:29)

Le 2 juillet 2013.

Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 juillet 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. ddecaux juillet 2, 2013 à 2:14 #

    Au sujet des garanties bancaire, mes analyses personnelle m’ont amené à diviser mon épargne en 1/3 d’or, 1/3 de cash, 1/3 en banque (dettes, placements, épargne) c’est il me semble le plus prudent « ne pas mettre tout ces œufs dans le même panier »

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  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 février 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. | conseil dans l'espérance du roi - février 11, 2014

    […] Alors, souvenez-vous quand même de nos alertes : "Attendez-vous à savoir" https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/07/02/bulletin-climatique-quotidien-2-juillet-20…. […]

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