BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (28/29 décembre 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Déc

*  Le coeur n’y est pas

Dans quelques jours, le 1er janvier 2014, la Lettonie sera le dix-huitième pays de l’Union européenne (UE) à adopter l’euro.
Le référendum réclamé par Mme Grigule, député lettone de l’Union des Verts et des paysans (ZZS) et farouche opposante à l’adhésion, n’aura pas lieu. Elle  estime avoir été méprisée par la coalition de centre droit au pouvoir et aux yeux de l’intelligentsia, Iveta Grigule passe pour un « clown ». Pourtant, dans les rues de Riga, personne ne grogne à voix haute mais l’euro n’enthousiasme pas. En attestent les derniers sondages, qui révèlent qu’une majorité de Lettons sont contre la monnaie unique.
La hausse des prix, la perte de pouvoir d’achat inquiètent dans un pays où le salaire moyen avoisine 500 euros. On se méfie de la roublardise des commerçants au moment du changement d’unité monétaire, comme cela eut lieu en France par exemple en 2001 avec une envolée des prix cachée par le pouvoir. On redoute aussi de devoir payer pour des pays comme la Grèce.
En vérité, la Lettonie, parmi les pays les plus pauvres de l’UE, aura du mal à faire face à l’adoption de la monnaie unique. L’économie est encore trop faible et trop déséquilibrée. La nouvelle monnaie fera perdre au petit pays sa compétitivité, comme il l’a fait perdre à d’autres Etats membres.
Un fléau de plus pour les 2 200 000 Lettons, déjà éprouvés par une effroyable récession de 2008 à 2010 et une cure d’austérité si radicale qu’elle sert d’étalon international. Quant à l’argument géopolitique selon lequel, en adoptant l’euro, la Lettonie érigerait un rempart définitif entre elle et la Russie, il ne prend pas chez ceux qui pensent que le pays ne risque plus rien sur son flanc est.  
Certains pensent que leur pays a plus à gagner à prendre modèle sur la Suède ou la Suisse que sur l’Espagne ou le Portugal. Et puis, attendre un peu avant d’adopter l’euro permettrait d’en savoir davantage sur l’avenir de cette zone monétaire qui pourrait bien exploser d’ici à quelques années.
« Bruxelles a mal vendu l’affaire, constate Baiba Savrina, professeur d’économie à la faculté de Riga. On nous a présenté l’euro avec un discours qui ressemblait à celui de l’époque soviétique, promettant la prospérité, un bel avenir pour nos enfants… » Une maladresse. Vingt ans après l’indépendance, imaginer ce petit pays d’Europe du Nord à nouveau dilué dans un grand ensemble où les décisions seront prises à Bruxelles ne séduit guère.
Le premier ministre, Valdis Dombrovskis, grand architecte de l’adhésion à la monnaie unique, n’est pas surpris du manque d’entrain populaire. « Depuis trois ans, l’image qu’on a de la zone euro c’est “la crise, la crise, la crise” », dit-il. En Lettonie, où près de 40 % de la population est en risque de pauvreté, le premier réflexe, c’est la peur. « Il faut expliquer », poursuit Valdis Dombrovskis. L’ancien député européen en est persuadé : peu à peu, les Lettons comprendront.
« Nous sommes une petite économie ouverte. La vraie question est : peut-on se développer plus vite en adoptant l’euro ou en restant dehors ? », ajoute le chef du gouvernement. Pour lui, la réponse ne fait aucun doute. La réduction des coûts d’emprunt pour l’Etat, les ménages et les entrepreneurs profitera au pays et offrira la stabilité financière. « Depuis la crise, l’Union européenne avance à deux vitesses. Ceux qui ont l’euro sont dans le cœur. Nous voulons en être », proclame Valdis Dombrovskis.
Pour les Lettons, il ne fait aucun doute que Valdis Dombrovskis, démissionnaire depuis le mois de novembre,  aura un avenir à Bruxelles, en récompense de ses loyaux services !

*  Il suffit d’en avoir la volonté

Et tout devient possible. L’Espagne nous en donne l’exemple. Non seulement elle a parfaitement réussi l’improbable instauration de la royauté après la disparition du général Franco mais, plus près de nous, le gouvernement du roi Juan-Carlos de Bourbon a adopté vendredi un projet de loi limitant sévèrement l’avortement et revenant à un système similaire à celui de 1985.

Cette future loi, qui devrait être approuvée au Parlement où le Parti populaire détient la majorité absolue, annule une loi de l’ex-gouvernement socialiste de 2010 qui autorisait l’avortement jusqu’à 14 semaines et même 22 semaines en cas de malformation du foetus.

Elle fixe « deux conditions pour autoriser l’avortement: la première, que celui-ci soit nécessaire en raison d’un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, et la deuxième, que la grossesse soit une conséquence d’un délit contre la liberté ou l’intégrité sexuelle de la femme« , a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, à l’issue du Conseil des ministres.

En dehors de ces conditions, il ne sera pas possible d’avorter, selon ce texte qui impose aussi une autorisation parentale pour les mineures.

Le gouvernement revient donc, dans les grandes lignes, à la loi de 1985, même s’il ne fait plus de l’avortement un crime passible de prison.

Promesse de campagne en 2011 du chef conservateur espagnol Mariano Rajoy mais retardé depuis, ce projet de loi a d’ores et déjà été critiqué par les féministes et la gauche qui dénoncent un « retour en arrière de 30 ans« . La sempiternelle religion du progrès…

Plusieurs députées de gauche ont ainsi signé mardi un « pacte pour le droit à l’interruption volontaire de grossesse » émanant d’un collectif de 200 associations de femmes, appelant les députées du PP à les rejoindre.

Rappelons que 118.359 avortements ont été enregistrées en Espagne en 2011, contre 113.031 en 2010. Mais aussi que le nombre d’avortements en France dépasse largement les 220 000 par an.

Il n’empêche. Ce même vendredi, un collectif de groupuscules de gauche avait convoqué les femmes libres de France (du genre « mon corps m’appartient« ) à une graaaande manifestation, avec les encouragements du parti socialiste, devant l’ambassade d’Espagne à Paris pour s’insurger contre ce projet de loi (non mais, de quoi je me mêle !). Le résultat fut piteux, comme le montre les images de ladite manif : moins d’une centaine de participants…

Des manifestants, vendredi, à Paris, contre la loi espagnole sur l'IVG. (BFMTV)

Le féminisme épanoui devant l’ambassade d’Espagne !

Arriba Espana !

*  « Mais la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord)

Château du Champ de Bataille en Normandie

La résurrection du château du Champ de Bataille

unnamed19Le Château du Champ de Bataille se situe en Normandie. Il fut construit par le comte Alexandre de Créqui entre 1653 et 1665. Le renommé décorateur d’intérieur Jacques Garcia en fit acquisition il y a 20 ans. Le château était alors en état de quasi ruine. Vingt ans plus tard et après y avoir consacré une totale énergie, du temps et beaucoup d’argent, Champ de Bataille revit. Le château est aujourd’hui l’écrin du style Grand Siècle.

Château du Champ de Bataille, oeuvre de Jacques Garcia

 
 

Dans le parc de 38 hectares qui l’entoure, on trouve un pavillon moghol, un théâtre antique ou encore une serre d’orchidées.

Le château est ouvert de Pâques à la Toussaint. Pour en savoir plus, cliquez ici pour découvrir le site du château.

«Jacques Garcia.Vingt ans de passion. Le château du Champ de Bataille », texte d’Alain Stella, Flammarion, 2013, 400 p.

Le 28 décembre 2013.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (28/29 décembre 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (9 février 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. | conseil dans l'espérance du roi - février 9, 2015

    […] En décembre 2013, nous attirions votre attention sur les danger que ne manquerait pas d’engendrer l’adhésion de la Lettonie à l’Union européenne (Lire « Le coeur n’y est pas «  : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/12/28/bulletin-climatique-du-week-end-2829-dece…). […]

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :