Archive | juin, 2014

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (16 juin 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

16 Juin

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*  Après la mort programmée de la famille

c’est à celle de nos enfants que s’est attelée la République.  Et c’est pourquoi nous tirons la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois. Vous en trouverez trace dans les articles suivants : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-mai-2014-de-la-republique-francaise/ et

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/27/la-bombe-a-retardement-quils-nattendaient-pas-mais-qui-leur-explosera-quand-meme-a-la-figure/ .

Et voilà que vient de paraître (voir leur tribune dans Le Monde du mardi 10 juin 2014) une très importante étude de deux chercheurs* , Louis Chauvel, sociologue à l’université du Luxembourg, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et Martin Schröder, sociologue à l’université de Marburg, qui justifie nos inquiétudes. Jugez en vous même.

 » La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie. En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.   

Comme nous avons pu le relever dans nos travaux « Generational Inequalities and Welfare Regimes », parus en juin dans la revue Social Forces, depuis 1984, en France, par rapport à celui des sexagénaires, le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17 %. C’est là un effet de génération. En 1980, les sexagénaires étaient une génération sacrifiée, qui avait 20 ans lors de la crise des années 1930, et leurs trentenaires une génération dorée, née vers 1950. La malchance a changé de camp : nos sexagénaires, nés avant 1954, ont eu 20 ans dans une période d’expansion exceptionnelle.   

Si la génération née en 1975 avait eu la chance de suivre la tendance de croissance exceptionnelle dont ont bénéficié les cohortes nées entre 1920 et 1950, ils bénéficieraient d’un niveau de vie 30 % plus élevé. Cet écart, qui mesure le fossé entre générations, est un résultat exceptionnel, nettement au-dessus du pays qui se trouve en deuxième position de ce classement international, l’Espagne, située à 24 %. Dans une société française qui continue de s’enrichir, les nouvelles générations de quadragénaires ne progressent pas. Cette redistribution entre les classes d’âge est sans pareille, même si les pays du sud de l’Europe ne sont pas si loin. Dans l’Europe méditerranéenne, dans ces pays champions du chômage des jeunes, les nouvelles générations sont en mauvaise posture.   

A l’opposé de ce classement, les pays anglo-saxons et nordiques ne connaissent pas de telles inégalités : chaque génération a bénéficié par rapport à la précédente d’un même rythme de progression, selon un processus de croissance pensé par le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), où les successeurs font mieux, mais seront dépassés par leurs propres puînés. Même en Allemagne, dont les microjobs précaires et les nano-salaires sont dénoncés, la réalité est meilleure que celle des jeunes Français.     

Où que l’on regarde, la situation socio-économique française inquiète : de haut en bas de la pyramide des âges, un espace béant s’est formé. Mais chaque nouvelle génération se retrouve devant une situation encore plus dégradée. Avant même la récession de 2008, leur situation était déjà difficile. Il ne s’agit pas simplement du risque de chômage, du statut indécent des stagiaires, de la précarité rampante, qui deviennent à un moment ou l’autre le lot général. Nous voyons surtout la baisse des salaires nets subie par les nouveaux entrants, dont l’ancienneté future ne permettra jamais de remédier au choc initial. L’expansion des niveaux de diplômes a créé une génération identifiée à la classe moyenne supérieure, mais dont le revenu glisse sous celui des classes moyennes inférieures de la génération de ses parents. Cette nouvelle génération vit une tendance montante de déclassement économique.     

Le diagnostic français a été maintes fois démontré, mais il a fait aussi l’objet d’un profond déni : trois registres de dénégations ont permis de ne rien en faire. Certains posent que, puisque les jeunes sont flexibles, ils rattraperont leurs difficultés en vieillissant. Ensuite, les détracteurs de la thèse générationnelle ont affirmé aussi que, avec un rythme séculaire de 2 % de croissance par an, il n’y aura pas de problème de retraite en 2050. Le troisième argument estime que l’enjeu central n’est pas l’inégalité entre générations mais entre classes sociales ou niveaux de diplôme dans une génération : peu importe la paupérisation de la jeunesse en regard de l’explosion supposée des inégalités parmi les jeunes. Ces trois arguments sont battus en brèche par la comparaison.   

Les plus récentes, menées au Luxembourg Income Study (un centre mondial d’analyse des inégalités), permettent même d’ajouter des pièces centrales au puzzle français du sacrifice des jeunes générations. Nous pouvons ainsi comparer les cohort bumps, ces « dos-d’âne » qui opposent les générations chanceuses aux autres, et en repérer la permanence.      

De ce point de vue, la France est le cas extrême, où les différentes cohortes semblent ne pas être du même pays. La comparaison à profil d’âge, de sexe, niveau de diplôme… identiques montrent que le fait d’être immigré en France implique une perte de revenu de l’ordre de 15 % ; c’est l’ampleur de la discrimination française à l’égard des étrangers. Elle est inférieure en intensité à la discrimination générationnelle subie par les cohortes nées en 1970 par rapport à celles nées dans les années 1940. Autrement dit, les jeunes générations françaises sont comme étrangères à leur pays.   

La comparaison montre aussi l’effet de cicatrice au bout duquel le chômage et la précarité des vingtenaires se transforment en bas salaires à vie, en retraites plombées au-delà. La société française, comme les autres sociétés méditerranéennes, ne se contente pas de sauver le confort des seniors d’aujourd’hui au prix de difficultés d’intégration de sa jeunesse, elle l’organise de telle sorte que les ressources perdues à l’entrée dans la vie adulte ne se rattrapent pas.   

Les pays nordiques et anglo-saxons montrent plus de capacités de rattrapage. La résilience nordique, liée à une tradition de sécurisation flexible des parcours de vie, contraste avec la rigidité des destins assignés avant la naissance. Le passage de la croissance rapide des « trente glorieuses » à la stagnation n’est pas une spécificité française. Ce qui change est bien la façon dont l’expansion et la crise ont été partagées par classes d’âge. Naguère, en 1979, le bachelier de deuxième génération gagnait plus que son père au même âge. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Un nombre croissant de diplômés se partagent un nombre stagnant de positions sociales confortables, dont le niveau de rétribution nette décline. Telles sont les désillusions d’un progrès disparu.      

Enfin, sur trente ans, et c’est là l’aspect le plus surprenant de la comparaison, la société française n’est pas marquée par une croissance sensible des inégalités de niveau de vie à l’intérieur de chaque génération. La France fait exception à la tendance de l’explosion des inégalités de revenus après redistribution. Les pauvres des années 1980 étaient les seniors ; depuis, l’explosion de la pauvreté est moins évidente que sa concentration sur des classes d’âge plus jeunes, et le phénomène s’est encore amplifié depuis la crise de 2008. L’enseignement français de la crise, nous le savons au travers des enquêtes européennes sur les revenus et les conditions de vie (Statistics on Income and Living Conditions) de 2005 à 2012, est que les grands gagnants de la récession sont dans la classe d’âge des 60 à 70 ans.   

Mais ce phénomène de déclin du niveau de vie des jeunes comparé à celui des seniors n’est pas circonscrit aux moins diplômés, contrairement aux idées reçues. Les bacheliers sont maintenant au centre de cette spirale de perte de statut : naguère plus proches des diplômés du supérieur et maintenant de celui des sans-diplôme, leur dynamique est la plus inquiétante. La dérive est moins celle des sans-diplôme qui ont bénéficié de redistribution plus ciblée que celle des titulaires du seul bac. C’est à ce niveau que la pénurie d’emplois qualifiés s’est le plus fait sentir, avec des effets délétères pour les classes moyennes.      

Cette comparaison apprend plusieurs choses. La protection offerte aux insiders – « les favorisés » – disposant d’une longue ancienneté par le modèle d’Etat-providence social-conservateur français a durablement écarté sa jeunesse du travail valorisant. Elle a transformé ses générations de jeunes chômeurs en travailleurs adultes privés d’au moins 20 % de leur pouvoir d’achat dans un contexte de crise du logement. Aucun pays n’est allé aussi loin que le nôtre dans cette maltraitance des nouvelles générations.      

Un paramètre explicatif central de l’échec des pays du Sud vis-à-vis des jeunes générations est le chômage des jeunes, mais il ne suffit pas. Le reflux des investissements productifs lorsqu’une génération a 25 ans est un bon prédicteur de son infortune future.

Les pays nordiques et les pays anglo-saxons, spécifiques par leurs régimes sociaux-démocrates d’un côté, économiquement néolibéraux de l’autre, ont trouvé de meilleurs équilibres entre les âges. Tous ont préféré l’extension de l’investissement, s’il le faut au prix de plus d’inégalités, pourvu que le chômage des jeunes soit jugulé. La priorité a été mise dans le travail et l’avenir, plutôt que dans les droits liés à la séniorité, la protection des inclus, et l’intangibilité des retraites.   

L’Allemagne, censée partager le même modèle que le nôtre, n’a pas procédé non plus à cette exclusion massive. Cette divergence est telle que nos collègues internationaux spécialistes des retraites ne classent plus la France à côté de l’Allemagne dans les régimes dits bismarckiens, mais avec les pays de la Méditerranée.  »   

* Generational Inequalities and Welfare Regimes, in « Social Forces« , juin 2014.

Sans commentaire !

* « Mais la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord)

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  Jeudi 12 juin nous eûmes la joie de participer à trois évènements d’importance à Paris.

Il y eut d’abord une messe pontificale célébrée, en l’honneur de Saint Louis, en l’église Sainte Elisabeth de Hongrie par Son Excellence Monseigneur Jean-Louis Bruguès, Bibliothécaire archiviste de la Sainte Eglise romaine, pour le dixième anniversaire de la dépose dans la basilique de Saint Denis du coeur de Louis XVII et présidée par Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Il y eut ensuite le dépôt par le prince d’une gerbe sur l’emplacement de la Tour du Temple, en mémoire de l’enfant-roi martyr.

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Enfin, les participants à ces deux cérémonies étaient conviés à un dîner organisé par l’Institut duc d’Anjou pour fêter le quarantième anniversaire du prince Louis de Bourbon.

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A cette dernière occasion, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon, prononça une allocution riche d’enseignements. En voici le texte intégral :

 » Excellence,

Monsieur le Curé,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

À l’issue de ces deux cérémonies, vous avez souhaité que soit organisé un dîner pour terminer cette journée par une rencontre amicale, soyez-en remerciés.

C’est une nouvelle occasion de me retrouver parmi vous tous, fidèles qui m’entourez depuis de si longues années et nous sommes très honorés que Monseigneur Bruguès ait pu se joindre à nous. Je salue nos amis venus d’Amérique, où je serai au mois d’août pour commémorer saint Louis et la création de la ville de Saint-Louis du Missouri, il y a 250 ans par le roi Louis XV.

La soirée que nous vivons est solennelle puisque nous nous retrouvons autour du souvenir de saint Louis et de Louis XVII. Le Saint, roi à 12 ans et l’enfant roi, Martyr à 10 ans. Quel symbole ! L’un et l’autre, brutalement sortis de l’enfance et confrontés au meilleur et au pire.

Saint Louis, symbole de la justice sociale Avec saint Louis, dont est commémoré cette année, un peu partout en France et dans le monde, le 8e centenaire de la naissance, nous comprenons mieux ce qu’apporte à la royauté la religion vécue jusqu’à la sainteté. Elle a permis à Louis IX d’accomplir sa tâche de souverain en mettant toujours en avant les principes évangéliques que lui avait inculqués sa mère, Blanche de Castille. Être le roi de la justice ; celui de la paix entre les grandes principautés féodales ; celui de la protection des petits et des faibles ; enfin, celui de la charité qui s’est traduite par ses préoccupations sociales en œuvrant autant pour créer des hôpitaux que pour assurer aux veuves et aux orphelins des moyens de subsistance.

Son souvenir est tel que, huit siècles après, il demeure un modèle honoré dans de nombreuses villes comme j’ai pu le constater tant à Poissy qu’à Aigues-Mortes ou à Paris, alors que ce sont des dizaines de villes qui ont programmé des commémorations cette année.

Louis XVII, symbole de l’enfant martyre dans nos sociétés. Avec Louis XVII, nous plongeons dans un autre versant de la nature humaine, celle de la face honteuse d’une humanité qui a perdu tout sens des valeurs au point de laisser mourir un enfant de 10 ans dont le seul crime était d’être un fils de roi et son successeur légitime. Mais, malheureusement, si Louis XVII reste un symbole de l’enfance sacrifiée, ne faut-il pas reconnaître que son sacrifice n’a, à vue humaine, rien changé.

L’actualité montre que les enfants sont toujours les innocentes victimes de la folie, de l’égoïsme ou de la perversion des adultes. Des enfants-soldats aux victimes des actes pédophiles, les enfants martyrs se comptent en milliers, en millions comme si bien souvent les adultes faisaient payer aux plus petits et aux plus faibles leur propre incapacité à agir pour le bien commun. L’exact opposé du message multi-séculaire de saint Louis !

Des symboles pour comprendre et répondre au présent. Progrès techniques mais crise morale de nos sociétés Alors comment ne pas être amené à réfléchir ? Y a-t-il un lien entre ce passé et notre avenir ? Il est dans la question des valeurs. Quelle société voulons-nous ? Cette question est celle de chacun d’entre nous. La question de la crise morale, que nos sociétés traversent, est souvent évoquée en France, mais aussi dans d’autres pays européens et notamment par le Saint-Père. Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés.

Nous avons su être à la pointe des progrès technologiques et scientifiques. Nous savons aller sur Mars ; nous pouvons voir l’infiniment petit. Les découvertes médicales nous étonnent chaque jour un peu plus. L’homme est capable de grandes choses ! C’est la face saint Louis, Bouvines, François 1er, Louis XV et Louis XVI…

Et pourtant, notre société est confrontée au doute, au désenchantement qui frappe les plus jeunes, au découragement qui frappe les plus âgés. La différence se trouve dans le sens que nous donnons à la vie, à toute la vie. Dès qu’on la détourne du Bien commun et des devoirs que chacun a vis-à-vis de ses prochains et de ceux qui le suivront, la société tombe dans tous les pièges et dans tous les excès.

Telle est la rançon des époques qui perdent le sens des valeurs. Souvenons-nous, en effet, que le martyre de Louis XVII ne fut pas un acte isolé — une erreur de l’histoire — mais qu’il accompagna le génocide des 500 000 Vendéens, les prisons de la Terreur et les nombreux guillotinés, et qu’il précéda les guerres qui firent plus d’un million de victimes et laissèrent la France exsangue.

Spirale du malheur ! Retrouver l’espérance avec la tradition royale Que voulons-nous pour demain ? Telle est la question que tous les rois se sont toujours posée. Quel est notre devoir, le vôtre, comme le mien ? Quelle est notre mission ? Pourquoi maintenons-nous une tradition ? En un mot, quel sens donnons-nous à la royauté en ce XXIe siècle ? Je le dis souvent, il ne s’agit pas de regretter quelque époque passée qui, quoique nous fassions, ne reviendra pas. Il convient d’aller vers l’avenir. D’aider à le construire comme le roi Louis IX l’a fait.

C’est ce que l’on attend de toutes les royautés. En Europe, c’est le régime de nombreux états et pour certains, nous savons combien il est important. Dans les pays qui l’ont abandonné, les crises succèdent aux crises et surtout, les peuples payent un lourd tribut comme en Iran, en Lybie, en Afghanistan. En 1989, lorsqu’il s’est agi de faire la transition entre le régime communiste et le monde libéral, plusieurs états avaient pensé à restaurer les antiques maisons royales, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie. Il est sans doute regrettable que cela n’ait pas été réalisé, la transition aurait sans doute été facilitée.

Les rois ont l’avantage de pouvoir symboliser leur pays, à travers toutes ses diversités et chacun peut s’y rattacher comme dans une famille tous les membres partagent les mêmes ancêtres. Mon devoir est donc de maintenir la flamme de l’espoir. Mais j’ai besoin, autour de moi, de personnes qui s’engagent, de jeunes et de moins jeunes qui ne soient pas des nostalgiques, mais qui aient envie de changer la société pour la faire progresser. C’est tous ensemble que nous réussirons.

Alors, voyez-vous, si je dis cela, aujourd’hui parmi vous, c’est parce que souvent m’est posée la question sur ce que je fais. Il est vrai qu’il n’est pas simple d’être l’héritier de la tradition royale française et l’héritier de la tradition de saint Louis. Cet héritage, je l’assume. J’essaie d’appliquer dans ma vie familiale et professionnelle ces principes fondateurs. J’aimerais faire mieux pour l’enfance malheureuse en particulier et dans d’autres domaines aussi.

Avec tous et notamment ceux de ma génération, prenons des initiatives. Tel est le devoir de l’héritier des Bourbons, de l’aîné des Capétiens.

Merci. »

 

Le 16 juin 2014.
Jean-Yves Pons, CJA.

L’ Autriche-Hongrie pourrait encore donner des lecons à la Communauté européenne ?

15 Juin

austro-hungarian-euUne organisation pro-gouvernementale hongroise affirme que la monarchie austro hongroise est un modèle a suivre pour reformer l’Europe !

https://www.facebook.com/groups/7958684901/?fref=ts

Quelques lumières sur les » grandes oreilles » qui nous écoutent.

14 Juin

imagesQuelques éclaircissements techniques: les renseignements généraux ont été remplacés par l’information générale il y a quelques années.

Depuis quelques jours, l’appellation est devenue le renseignement territorial (SCRT au niveau central et SDRT dans les départements).

La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex-DST, contre-espionnage et anti-terrorisme) est devenue direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, pour faire le pendant de la DGSE).

A priori, le ministre de l’Intérieur n’est pas content du renseignement français, aux structures trop cloisonnées, et préparerait une nouvelle réforme.

* Origine de  l’illustration :

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.glamiz.com/images/articles/6998-0-deguisement-masque-aux-grandes-oreilles.jpg&imgrefurl=http://www.glamiz.com/6998-deguisement,masque,aux,grandes,oreilles.html&h=642&w=428&tbnid=OZpEzTDjMuN-VM:&zoom=1&tbnh=90&tbnw=60&usg=__N9UmxdUTWjYh7i38DuOCW8kgRvc=&docid=Cmt2S86r70JcyM&client=opera&sa=X&ei=EoaYU8X0L4Sa1AXO8oCYCw&ved=0CCoQ9QEwAg&dur=450

 

De quelques mensonges de la République concernant le poids de la fiscalité de l’Ancien Régime

13 Juin

Comparaisons fiscales 1675-2013

Un mensonge national bicentenaire enseigné toute honte bue par l’école publique républicaine est levé par le « Lien légitimiste » de novembre-décembre 2013 : que sous la Monarchie, les Français payaient plus d’impôts que sous la république !!! Et cela ne date pas d’aujourd’hui vu que le « Livre noir de la Révolution française » nous apprend que les impôts ont été triplés tout de suite tant le génocide franco-français a ruiné les caisses de la république.

« Au fond, dirons-nous pour conclure, la fiscalité de l’Ancien Régime n’était pas si atroce qu’on le croit, et, à tout prendre, si nous le croyons, des comparaisons avec notre époque devraient nous faire frémir. Mais voyons plutôt les mots de François Hincker, qui nous aide à faire cette comparaison dans son livre sur l’impôt sous l’Ancien Régime : « Utilisons un étalon artificiel mais qui a l’avantage d’être parlant. Les 25 millions d’habitants que compte probablement la France ont donc à payer 18 ou 19 livres. À ce moment le salaire journalier d’un compagnon maçon à Paris se situe à un peu moins d’une livre. Ainsi, un salarié moyen travaillerait un peu plus de sept jours pour payer tailles, capitation et vingtièmes, un  peu plus de deux pour payer la gabelle, et un peu plus de neuf pour payer les autres impôts indirects. Dix-huit jours de travail : c’était la contribution que la fiscalité française de l’Ancien Régime réclamait au travailleur. »

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avec un taux moyen d’imposition de 56,9 %¨(chiffre 2013), il faut pas moins de 208 jours de travailpour payer en moyenne ses impôts de l’année. De quoi se demander si la Révolution a servi à améliorer notre condition, et s’il ne serait pas temps d’en produire une nouvelle.

Benoît Malbranque

(Extrait de « Arbitraire fiscal »

L’impôt sous l’Ancien Régime et en 2013)

https://www.facebook.com/groups/68278918667/10152220664743668/?notif_t=group_activity

 

Voir aussi:

Les ombres de  la révolution  (Charte de Fontevrault)

M Jean-Louis Harouel   & Jean Barbey & Eric Bournazel & Jacqueline Thibaut-Payen. Histoire des Institutions de l’époque franque à la Révolution. PUF- 1990 p. 485 N ° 462

Maxime Real del Sarte (1888-1954), le sculpteur inspiré par Dieu et le roi.

12 Juin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Real_del_Sarte

http://www.actionfrancaise.net/cmrds/maxime-real-del-sarte/

http://www.causeur.fr/maxime-real-del-sarte-un-sculpteur-francais-25873.html

http://xaviersoleil.free.fr/maxime-real-del-sarte/

http://fr.metapedia.org/wiki/Camp_Maxime_Real_del_Sarte

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Maxime Real Del Sarte, le sculpteur royaliste

Maxime Real Del Sarte

Si tous les royalistes connaissent – au moins de nom – le camp de formation de l’Action Française, peu d’entre eux pourraient parler de la vie de celui qui lui donna son nom, à savoir le sculpteur Maxime Real Del Sarte. Il naît le 2 Mai 1888 à Paris (17°Arrondissement) au sein d’une famille proche du Monde de l’Art, ce qui explique sa rapide entrée dans l’Ecole des Beaux Arts en 1908.

Le matin même du concours, il devait également faire son entrée en politique : Pénétrant au Palais de Justice, il profita de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation pour rappeler aux « magistrats indignes et faussaires » leur pitoyable forfaiture lors du récent pourvoi de l’Affaire Dreyfus. Quelques temps plus tard, il commença sa grande aventure royaliste avec l’Action Française : «  Charles Maurras, Léon Daudet, Jacques Bainville, Maurice Pujo, Henri Vaugeois, Léon de Montesquiou, cette élite réfléchie venue des formations les plus diverses, réunie par un idéal impérieux qui était l’expression choisie de son patriotisme, ne s’y trompa point. Tous mesurèrent l’appoint qui entrait avec ce très jeune homme… »1.

Il fait d’ailleurs partie des fondateurs des Camelots du Roi en Novembre 1908, et devient dès lors de tous les combats royalistes, à commencer par la fameuse Affaire Thalamas de Décembre 1908 : il écopera d’un séjour de dix mois à la prison de la Santé. Fervent patriote, il s’engage avec courage dans la Première Guerre Mondiale, mais il est grièvement blessé aux Eparges, sur le front de Verdun, le 29 Janvier 1916. Amputé de l’avant bras gauche, il a le courage de persévérer dans le métier de sculpteur et parvient à faire encore grandir sa notoriété : «  De la main qui lui restait, note René Brécy, il a modelé cent ouvrages très variés, davantage peut-être conçus dans une méditation à la fois enflammée et subtile. Ne pouvant manier le ciseau, il a dirigé avec une étonnante maîtrise celui des praticiens, choisis entre tous, auxquels il lui fallait confier l’exécution de ses maquettes. »

Fervent catholique, il voue une admiration sans faille à Sainte Jeanne d’Arc, à laquelle il consacra de nombreux ouvrages, dont près de 40 sculptures. « Sa personne, écrit le Baron de Tupigny, fut dominée par la sainte dont il dira plus tard :  « Je fus toujours son serviteur. » Il s’est battu pour elle toute sa vie . ».

Blessé lors des émeutes du 6 Février 1934, il restera toujours fidèle à ses principes, ses amis, son Prince. En mauvaise santé après la Seconde Guerre Mondiale, il se retire dans sa maison dans les Pyrénées, près de Saint Jean de Luz. Il rendit son âme à Dieu le 15 Février 1954.

« L’amour de la patrie, la poursuite de son idéal, son culte pour Jeanne d’Arc se confondent, se pénètrent et s’enroulent autour de ce pivot que fut pour lui l’idée monarchiste. »

Baron Meurgey de Tupigny

Article paru dans le dernier numéro de Prospectives Royalistes de l’Ouest

http://www.calameo.com/books/000897807be9459a24692

Festival de Dark métal. Le Hellfest* accueille Samoth, condamné pour incendie d’églises, et Ihsahn qui en fait l’apologie

11 Juin

PIERRE-ALAIN DEPAUW / LE 9 JUIN 2014 À 6:08 /

Médias-Presse.Info consacre une série d’articles au festival Hellfest qui bénéficie d’importants subsides malgré l’antichristianisme viscéral qui y est répandu.

Bien sûr, il ne s’agit pas de prétendre que tous les groupes musicaux qui se produisent durant le Hellfest sont antichrétiens et/ou satanistes. Même chose pour le public.

Mais il s’agit de mettre en évidence le fait que ce festival Hellfest accueille bien des groupes haineux qui prônent la violence à l’encontre des chrétiens. Et, contrairement à ce qu’affirment volontiers les défenseurs du Hellfest, il ne s’agit pas de simples provocations verbales : certains sont bel et bien passés à l’acte.

Nous rappelions hier que le black metal norvégien était responsable d’une soixantaine d’incendies criminels commis contre des édifices religieux chrétiens en Norvège.

Or, Tomas Thormodsæter Haugen, plus connu sous le pseudonyme Samoth, se produira au Hellfest 2014 avec Vegard Sverre Tveitan, connu sous son nom de scène Ihsahn.

Tomas Thormodsæter Haugen, dit Samoth, a fait deux ans de prison pour l’incendie de plusieurs églises. Vegard Sverre Tveitan, dit Ihsahn, a toujours soutenu son musicien Samoth. Au cours d’une interview (visible sur le site EsoTerra), Ihsahn fait même l’apologie de l’incendie de l’église de Skjold. « L’église de Skjold était une grande église en bois d’environ cent ans. Cette église contenait un autel et une chaire de prêche du 16ème siècle. Tout cela avait une grande valeur historique et chrétienne. Donc elle devait être réduite en cendres. […] l’église était toujours utilisée par un large troupeau de croyants aveugles. Elle devint une victime pour le vraie esprit norvégien le 13 septembre 1992, durant une nuit de tempête. Sous le regard de la lune, cet acte symbolique de la guerre anti-chrétienne illumina la nuit avec des flammes païennes. Le paganisme barbare est en ascension. Nous ramènerons les temps oubliés de la force, de la fierté et de la victoire », déclare Ihsahn.

……..

http://www.digitick.com/hellfest-2014-festival-dark-metal-pays-de-la-loire-css4-digitick-pg5-rg87.html

 

 

 

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La navigation intérieure sous l’Ancien Régime.

11 Juin

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Du prétendu « Sacre référendaire » en Espagne.

10 Juin

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Nous avons eu droit, samedi 7 juin 2014 dans Le Monde , à la publication aussi ébouriffante qu’absurde, d’un certain Thomas Zacharewicz, prétendument « Professeur associé d’histoire contemporaine à l’université Antonio de Nebrija de Madrid » et portant ce titre pédant :

« Seul le sacre référendaire du prince Felipe peut encore sauver la monarchie espagnole.

Il faut terminer la transition démocratique »

L’introduction met d’emblée en place le décor…souhaité par l’auteur pour lui permettre d’exprimer une analyse toute personnelle de la situation institutionnelle de l’Espagne et de nous offrir SA solution. Nous ne résistons pas au plaisir de vous  faire partager quelques unes de ses certitudes :

 » Juan Carlos le Bref « , sobriquet dont le dirigeant communiste Santiago Carrillo avait affublé le nouveau roi au moment de sa prise de pouvoir, vient d’abdiquer. Après trente-neuf ans d’un règne tout compte fait pas si bref que ça. Après trente-neuf ans d’un règne qui l’a vu passer de l’état de jeune roi fringant et populaire à celui de vieux monarque usé par les ans et les scandales. Juan Carlos abdique parce qu’il n’en peut plus, parce qu’il reconnaît ne plus avoir la légitimité suffisante pour gouverner, et parce qu’il espère par son geste redorer le blason de la monarchie espagnole. «  Après ces quelques phrases plus personne ne doutes que M. Thomas Zacharewicz soit un intime du roi d’Espagne auquel le souverain s’est non seulement confié mais peut-être même confessé…

Et, d’emblée, il nous fait part de son projet « global » :  » Cette abdication ouvre pour l’Espagne la possibilité d’une évolution politique sans précédent depuis la mort de Franco. Car, aujourd’hui, c’est bien l’occasion d’achever la transition démocratique commencée en 1975 qui se présente aux Espagnols. » En d’autres termes, le ver doit maintenant pénétrer dans le fruit.

Et, après avoir retracé le parcours humain et politique du roi Juan-Carlos pendant et après le régime du général Franco, M. Thomas Zacharewicz affirme :  » Aujourd’hui, le compromis a vécu. L’abdication du roi est la preuve définitive que la crise que traverse l’Espagne depuis plusieurs années ne se réduit pas, loin s’en faut, au domaine économique. C’est tout le système institutionnel et politique en vigueur depuis le début de la transition qui se trouve ébranlé. Si Juan Carlos abdique, c’est moins pour des raisons de santé, auxquelles il ne fait du reste aucune allusion dans son allocution, que parce qu’il a perdu l’immense réserve de popularité dont il a joui pendant la plus grande partie de son règne. Parce que ses dérapages verbaux, ses chasses aux éléphants, ses penaudes excuses et les scandales de corruption familiaux ont fait de lui un dirigeant moqué, une sorte de vieux bouffon dont le passé et la bonhomie ne parviennent plus à compenser les incartades à répétition. En 1975, la restauration monarchique s’était érigée comme une alternative à la dictature ; aujourd’hui, l’institution fait figure d’anachronisme. Son rôle d’unique garant crédible et possible de la démocratie ne tient plus.  »

Reprenons ici les termes de l’allocution du Président du Conseil, M. Mariano Rajoy, lors de l’annonce de l’abdication du roi :  » Je crois que la monarchie jouit en Espagne d’un soutien largement majoritaire  « . Ce qui n’est rien d’autre que la vérité même s’il est vrai que les jugements sur l’institution monarchique ne sont plus aujourd’hui ce qu’ils étaient en 1975 du seul fait paradoxal de la pacification apportée par le roi au sein de la société. Les opinions divergentes sont acceptées comme elles ne l’étaient évidemment pas avant 1975. Et les Espagnols d’aujourd’hui, si l’on met de côté les conséquences circonstancielles de la crise économique, apparaîtraient comme des enfants gâtés aux yeux de leurs grands-parents !

Mais ceci n’empêche pas M. Zacharewicz de planter une autre banderille en prétendant que l’affirmation de Mariano Rajoy  » démontre, fait plutôt préoccupant, sa volonté de fonder l’avenir de la plus haute institution espagnole sur une croyance personnelle.  » Fin de citation. Et d’ajouter que  » Le recours à (une) Loi organique (pour organiser, conformément à la Constitution, la succession après l’abdication du roi) plutôt qu’à un référendum symboliserait donc une fuite en avant de la monarchie espagnole, une aggravation de l’anachronisme dont elle s’est entachée ces dernières années, et ferait de Felipe un roi régnant au mieux sans, et au pire contre son peuple. » Ni plus ni moins , ici…qu’une croyance personnelle !

Vous aurez bien sûr compris que la proposition de M. Zacharewicz, pour sortir de cette tragédie ibérique, c’est…le référendum . Il ne fait d’ailleurs aucun détour pour l’affirmer :   » La deuxième possibilité qui s’offre à la monarchie, c’est celle de son adoubement (sic) par la population espagnole par la voie d’un référendum. A l’inverse de ce que sous-entend Mariano Rajoy, consulter le peuple sur un sujet tel que celui du choix du chef de l’Etat n’a, heureusement, rien d’illégal. Si la Constitution n’envisage pas le recours au référendum dans ce cas précis, elle ne l’interdit pas non plus. L’article 92.1 dispose en outre que « les décisions politiques d’une importance particulière pourront être soumises à tous les citoyens par la voie d’un référendum consultatif ». Et qu’y a-t-il de plus important dans la vie politique d’un pays que le choix de ses gouvernants ? (ndcer : c’est précisément ce que la monarchie évite au peuple espagnol à la différence du peuple français !) La victoire de Felipe donnerait à celui-ci une indiscutable légitimité populaire et prouverait que l’Espagne est aujourd’hui plus monarchiste que juancarliste. En somme, le sacre référendaire du prince Felipe assurerait la monarchie d’une continuité démocratique et symboliserait ainsi, trente ans après la fin de la dictature franquiste, la fin de la transition démocratique. »

Qu’en termes apparemment protecteurs de l’institution monarchique ces choses là sont dites, même si l’on doit rappeler à M. Zacharewicz que le roi d’Espagne n’est pas sacré, comme son cousin le roi de France, mais au mieux couronné (ce qui ne fut pas le cas en 1975, le couronnement étant remplacé par…une prestation de serment) !

Mais il l’avoue :  » Le pari est risqué, car, troisième possibilité, la perte du référendum et l’avènement de la IIIe République serait évidemment une catastrophe tant pour la monarchie que pour les partis de l’establishment que sont le PP et le PSOE. » Et d’ajouter en guise de conclusion :  » Le référendum pour la succession de Juan Carlos est l’ultime étape de la transition démocratique espagnole. Et la démocratie est par nature incertaine. »

Alors là, nous avons un conseil à donner au Recteur de l’Université Antonio de Nebrija de Madrid :  se défaire au plus vite de son professeur associé d’histoire contemporaine qui, manifestement, n’a rien compris à ce qu’est un régime monarchique et ne sait rien de l’histoire contemporaine de l’Espagne. Et il nous paraît urgent de mettre ici les points sur les i .

M. Zacharewicz ne sait pas, en effet, que l’un des principes du régime monarchique en Europe est d’être héréditaire, ce qui permet la pérennité institutionnelle sans…solution de continuité. Il oublie d’ailleurs aussi les termes de l’article 56-1 de la Constitution espagnole de 1978 qui stipule : « Le Roi est le chef de l’Etat, symbole de son unité et de sa permanence. »  Et aussi ceux de l’article suivant 57-1 : « La Couronne d’Espagne est héréditaire pour les successeurs de S.M. Juan Carlos Ir de Bourbon, héritier légitime de la dynastie historique. La succession au trône suivra l’ordre régulier de primogéniture et de représentation, la ligne antérieure étant toujours préférée aux postérieures; dans la même ligne on précèdera le degré le plus proche au plus lointain; au même degré, l’homme à la femme et, dans le même sexe, l’aîné au cadet. » On ne saurait être plus explicite. A charge pour M. Zacharewicz de ne pas confondre la monarchie élective polonaise avec celles des Bourbon…

Mais, le pire est ailleurs. Il est dans l’ignorance de M. Zacharewicz de ce que fut la situation politique et sociale de l’Espagne après le départ du roi Alphonse XIII en 1931 et l’instauration de la IIè République espagnole qui ne fit qu’aggraver les causes de l’instabilité du pays depuis un siècle : crise agraire, retard industriel, revendications autonomistes du Pays basque et de la Catalogne, grèves et anarchie. Le tout aboutissant finalement à la terrible guerre civile de 1936-1939 et l’instauration du régime autoritaire du général Franco.

Confier aujourd’hui le sort du pays et de ses institutions à un référendum serait à l’évidence jouer gravement avec le feu car de deux choses l’une : soit le référendum proposé s’avère favorable à la continuité monarchique en la personne du prince Felipe et l’ « indiscutable légitimité populaire » du nouveau roi, affirmée par l’auteur, ne sera très vite qu’un leurre puisque le souverain deviendra de facto l’élu de la nation et l’otage des acteurs de la vie politique (que M. Zacharewicz appelle « Le sacre référendaire« ), au sens où l’est par exemple le Président de la République française. Autrement dit… révocable par la même voie. Et ce sera tôt ou tard la fin de la monarchie. Soit le référendum est défavorable à la monarchie et amène effectivement une IIIè République dont nous n’avons aucune raison de penser qu’elle serait de meilleur aloi que la précédente. Mais, dans les deux cas, l’Espagne retournerait très vite à ses vieux démons et s’en serait fini de son unité et de sa stabilité que seul le roi est à même de maintenir, comme nous pouvons le constater en Belgique par exemple.

Les bruits de botte indépendantistes que l’on entend aujourd’hui au Pays basque , en Andalousie et surtout en Catalogne devraient éclairer davantage les tenants d’une prétendue monarchie élective. A moins que l’éclatement de l’Espagne (et d’autres pays après elle) ne soit l’objectif sournois de quelques officines européistes pour lesquelles l’éclatement des nations est une idée fixe.

Le 10 juin 2014.

Jean-Yves Pons, Ministre de la Maison du Roi, Conseiller aux Affaires intérieures, à la Sécurité publique et à l’Organisation territoriale du CER.

Les monarchies d’Europe en mutation.

10 Juin

Le rôle du Roi alimente les controverses en Belgique et en Espagne, dans d’autres pays dotés d’une monarchie constitutionnelle, ce rôle n’est pas remis en question. En quoi les monarchies d’Europe se distinguent-elles les unes des autres ?

http://www.eurotopics.net/fr/home/presseschau/archiv/magazin/gesellschaft-verteilerseite/monarchie-2007-12/interne-links-monarchie/

NDLRB. En activant le lien ci-dessus, vous constaterez avec plaisir que le champ d’analyse de l’article est très vaste (Royaume-Uni; Belgique; Bulgarie; Luxembourg; Pologne; Roumanie: Espagne ; Suède.

Gustave Thibon. Entretien intemporel (1989) avec Jacques Chancel .

9 Juin

11 janv. 1989

Entretien de Jacques CHANCEL avec le paysan poète et croyant autodidacte Gustave THIBON (1903-2001). Celui-ci vit en Ardèche, raconte sa famille, un grand père un peu porté sur la boisson mais lettré, un père sans aucun diplôme qui l’a nourri de poésie, sa rencontre avec la philosophe mystique Simone Weil et sa découverte par l’écrivain catholique Gabriel Marcel. Gustave THIBON a publié récemment « Le voile et le masque ».

http://www.ina.fr/video/CPB89001587

Et aussi:                                                                                                                                                                                                  http://fr.metapedia.org/wiki/Gustave_Thibon