BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er juillet 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

1 Juil

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* Comment manger son chapeau sans en avoir l’air ?

Ne pas généraliser l’expérimentation des ABCD de l’égalité sans donner l’impression de reculer : c’est l’exercice périlleux auquel vient de s’atteler le gouvernement. Pas sûr qu’il y parvienne…

Le gouvernement, par le biais de Najat Belkacem, ministre des Droits des femmes, a annoncé dimanche la fin des ABCD de l’égalité. Ce dispositif sera remplacé par un autre, dont les modalités ont été évoquées ce lundi. Les ABCD de l’égalité « ont fait leur preuve« , a dit Najat Belkacem sur France 3. Mais « le nom ‘ABCD de l’égalité’ attaché à l’expérimentation n’apparaîtra plus » puisque « nous allons passer à une étape où toutes les écoles, tous les enseignants, tous les élèves sont concernés« , a-t-elle assuré en  ne nous regardant pas dans les yeux.

Expérimenté de la grande section de maternelle au CM2 dans 600 classes de dix académies volontaires (Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Corse, Guadeloupe, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz, Rouen, Toulouse), le dispositif se donnait pour objectif de « transmettre des valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons« . Les ABCD avaient pour but annoncé de « faire prendre conscience aux enfants des limites qu’ils se fixent eux-mêmes, des phénomènes d’autocensure trop courants, leur apprendre à grandir dans le respect des autres« . Une généralisation était initialement prévue en septembre 2014.

Mais le programme avait été très déstabilisé par les « Journées de retrait de l’école », un mouvement lancé pendant l’hiver par Farida Belghoul. Cette ex-figure de la marche des Beurs de 1984, aujourd’hui proche de la droite de conviction, avait su rassembler musulmans rigoristes et catholiques fervents contre ce dispositif. Son mouvement accusait le gouvernement de permettre l’introduction de la « théorie du gender » à l’école, qui nie la différence sexuelle.   Ce matin, au cours d’un entretien accordé à France Inter, Benoît Hamon, ministre de l’Education nationale, a reconnu l’abandon de la forme mais pas du fond puisque les ABCD seront remplacés par la mise en place d’un nouveau module pour les enseignants en formation, qui doit être intégré en même temps dans la formation continue des enseignants déjà en exercice.

Le ministre prétend vouloir donner « accès aux outils indispensables pour apprendre aux écoliers qu’ils sont égaux« . Les enseignants qui ont participé au test des « ABCD de l’égalité » cette année « seront invités à partager leur expérience avec les autres », ajoute Najat Belkacem.   Les parents « posent beaucoup de questions » (comment en serait-il autrement ?), a reconnu Benoît Hamon sur France Inter. L’égalité filles-garçons devra donc être inscrite dans le projet éducatif des établissements scolaires, « ce qui permettra de la faire partager aux parents et en Conseil d’école ou d’établissement« , explique Najat Belkacem dans Le Parisien. L’égalité fille-garçon va également être inscrite dans les programmes scolaires, qui ont pris du retard (sic) et devraient donc être mis en place à partir de la rentrée de 2016.

En pratique, il n’y aura pas de temps définis, ni d’ateliers spécifiques, consacrés à l’enseignement de l’égalité des sexes en classe. Les enseignants choisiront le moment et la manière de consacrer des séquences à l’égalité. « Dire que ce ne sera pas un module spécifique sur un temps à part » est une « reculade« , pour Paul Raoult, président de la FCPE, première fédération (de gauche) de parents d’élèves. Il redoute que l’enseignement ne soit pas plus mis en oeuvre que l’instruction civique au collège.

Du côté de la Manif pour Tous et de Farida Belghoul on reste très prudent tant on connaît les fausses bonnes nouvelles émanant du pouvoir socialiste et sa capacité à faire revenir par la fenêtre ce qu’il a prétendu faire sortir par la porte.

Il nous faut donc rester vigilants tout en sachant combien notre détermination et notre opiniâtreté sont redoutées par ces ennemis de la France.

*  Magouilles autour du baccalauréat

«Amener chaque année une part plus importante d’une classe d’âge au baccalauréat, voir chaque année une proportion plus élevée de candidats réussir à l’examen, c’est une promesse de la République envers ses jeunes», rappelait l’actuel ministre, Benoît Hamon, lors du lancement de la session 2014. Mais, en vérité, c’est une promesse qui n’a pas de sens tant elle est sociologiquement et…mathématiquement absurde.

L’année dernière, le taux de réussite atteignait 87 % toutes filières confondues, et dépassait même le seuil des 90 % dans la filière générale. «Imaginez un taux de réussite revenant à 70 % dans la série générale! Tout le monde serait dans la rue», résume Hubert Tison, président de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG). Car, c’est bien connu, c’est la rue qui fait le niveau des connaissances de nos enfants…

Alors, écoutez bien ce qui suit : «Chaque ministre se doit d’afficher un taux supérieur à celui de son prédécesseur, pour flatter l’opinion. Mais jusqu’où faut-il aller? Le bac ne doit pas donner l’impression d’être une grande braderie», poursuit-il, en référence à l’aménagement, cette année, des barèmes pour l’épreuve de mathématiques de la série S, qui a suscité l’émoi.

Parallèlement, des consignes de clémence sont venues de l’inspection générale. Car comment voulez-vous augmenter le taux de réussite alors que l’acculturation qui s’étend parallèlement à la mixité règnant dans nos écoles ne cesse de faire, chaque année, davantage de victimes ? En notant sur plus de vingt points? Le ministère de l’Éducation nationale le réfute fermement, mais le syndicat d’enseignants Snalc a divulgué un barème faisant état d’une notation sur 24 (6 points au lieu de 5 seraient prévus par exercice, sans qu’il soit possible cependant d’avoir plus de 20). «Un barème sur 24 points, ce n’est pas courant», s’indigne Jean-Rémi Girard, secrétaire général à la pédagogie au Snalc. «Il faut arrêter de bidouiller pour faire correspondre le niveau des élèves aux résultats attendus. Cela fait des années que l’on jongle avec le taux de succès», ajoute-t-il, évoquant un taux de mention qui explose (59 % pour le bac général ce qui n’a aucun sens et ne devrait tromper personne).

De leur côté, les correcteurs de l’épreuve de physique-chimie auraient eux aussi reçu des consignes modifiant le barème, alors que bon nombre de copies étaient déjà notées. «Au moins, c’est quasiment officiel ! Ce qui manque, dans cette affaire, c’est de la transparence», estime pour sa part Bernard Egger, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (Apmep), pointant un ministère qui laisse les académies gérer, sans se mouiller. «S’il nous faut 90 % de bacheliers, le moyen le plus honnête est d’aménager les barèmes. Pourquoi ne pas le dire haut et fort?» interroge-t-il. Et de mettre en avant cette «scolarisation de masse qui nécessite une gestion des flux». «Pourquoi ne pas annoncer la proportion de bacheliers attendue à 2 % près? Tout le monde sait bien que c’est ce qui va se passer dans les faits. A-t-on peur d’annoncer aux élèves d’une classe “normale” de terminale que 9 sur 10 vont réussir leur examen? Ils le savent déjà, et, comme l’a montré la pétition, ils le revendiquent», conclut-il.

Pour toutes les épreuves, un paquet de copies est toujours utilisé pour servir d’étalonnage à la notation. Les correcteurs (170 000 pour cette session 2014) sont réunis pour se coordonner et ajuster en amont, lors de la «commission d’entente», qui fait le point sur le barème et les attentes, puis à l’issue de la correction, dans le cadre de la «commission d’harmonisation». «Le mot est mal choisi puisqu’en réalité il s’agit toujours de remonter les notes», confie Jean-Loup Pradel, président académique du Snalc à la Réunion.

Il y a longtemps que le bac ne détermine plus vraiment l’entrée dans le supérieur, puisque l’affectation des élèves est connue avant même les résultats. Les meilleurs ont d’ores et déjà été affectés dans les filières sélectives (classes préparatoires, IUT, Sciences Po, Dauphine…), tandis que la majorité des bacheliers rejoindra l’université, qui se chargera, elle, d’écrémer, en procédant à une sélection par l’échec (trois étudiants sur dix quittent l’université à l’issue de la première année d’enseignement).

Alors pourquoi « tout ça pour ça » ?

*  La fournaise

eiil Dans un communiqué publié dimanche sur des sites djihadistes, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui contrôle de larges portions des territoires irakien et syrien, a proclamé le « califat » islamique et appelé tous les mouvements djihadistes à lui prêter allégeance .

Cette proclamation de l’EIIL traduit son ambition de mener désormais une guerre sainte mondiale et constitue un défi lancé à Al-Qaida, qui incarnait jusqu’alors le combat djihadiste et a désavoué l’EIIL lorsque le groupe est intervenu l’an dernier sur le front syrien. L’EIIL annonce s’être rebaptisé « Etat islamique » et avoir érigé son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi, au rang de calife, soit le successeur du prophète de l’islam dans l’exercice du pouvoir politique. N’en doutons pas, cette fournaise est appelée à devenir le creuset d’une prochaine guerre.  

Sur le terrain en Irak, l’armée mène actuellement sa plus importante contre-offensive pour tenter de reprendre Tikrit et d’autres villes au nord de Bagdad conquises par les insurgés sunnites menés par l’EIIL lors de leur offensive fulgurante lancée le 9 juin. L’Irak a par ailleurs reçu de la Russie une première livraison d’avions de combat Soukhoï 25 pour l’aider dans sa contre-offensive face à la progression des insurgés qui se sont emparés de larges pans du territoire, menaçant de provoquer une partition du pays.

Voici ce que nous écrivions à ce propos dans notre Bulletin climatique du 13 juin dernier (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/06/13/bulletin-climatique-quotidien-13-juin-2014-de-la-republique-francaise/) :

 » Désormais, l’EIIL est devenu le principal parti sunnite d’Irak : il a réussi à « djihadiser » l’ensemble d’une population, comme l’ont fait les talibans dans les zones pachtounes en Afghanistan et au Pakistan.  

En Irak, tout comme en Syrie où le groupe est présent, l’EIIL est le premier à avoir tiré les leçons de l’explosion des frontières coloniales. Une dislocation due à l’effet conjugué des théories néoconservatrices – qui n’ont voulu voir dans le monde arabe qu’une addition de tribus et de confessions – en vogue à Washington sous l’administration Bush et des révolutions arabes qui ont affaibli la souveraineté des Etats.  

Implanté dans ces deux pays, l’EIIL est en train de s’y tailler un « Sunnistan », entre le Nord kurde et le Sud chiite de l’Irak. Ce « pays », qui dispose de ressources pétrolières propres, s’étend de l’autre côté de la frontière syrienne, jusqu’à Alep, Rakka et Deir ez-Zor. Un pays d’entre les deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate, dont la capitale, Mossoul, renoue ainsi avec son rôle ancestral de pivot entre la Méditerranée et les fleuves.  

Ce nouveau califat ne manquerait pas d’être une menace mortelle pour l’Arabie saoudite. Il inquiète également la Turquie, dont plusieurs dizaines de ressortissants sont retenus prisonniers à Mossoul, et pourrait accélérer la tentation sécessionniste des Kurdes, en Irak comme en Syrie.  

Et n’oubliez pas que l’EIIL est l’organisation vers laquelle converge la plus grande partie des djihadistes issus de l’Union européenne. N’oubliez pas, non plus, qu’ils ne perdront pas tous la vie dans les combats auxquels ils sont mêlés. Certains sont même déjà de retour et vous savez de quoi ils sont désormais capables.

La troisième guerre mondiale a commencé. Il serait temps de s’en rendre compte à défaut d’avoir lu « Le choc des civilisations ».

 

*  Une « Brève » de Corse !

corse01Le 25 juin dernier, le Front de libération national de la Corse (FLNC) déclarait officiellement qu’il déposait les armes et que c’en était fini des attentats dont il pouvait être l’instigateur. En réponse, nous écrivions le 26 juin : « Depuis sa naissance, en 1976, le FLNC a plusieurs fois annoncé des trêves, mais c’est la première fois dans son histoire mouvementée et jalonnée de nombreuses victimes et de multiples attentats qu’il dit vouloir déposer les armes.  

Mais en réalité la raison principale de ce geste réside dans l’hémorragie des militants de la cause indépendantiste et leur reconversion dans les « affaires », autrement dit les mafias, qui s’avèrent autrement plus lucratives. Sans être, il est vrai, moins périlleuses au vu des règlements de compte qui s’étalent dans la presse.*    

En Corse comme ailleurs, sous les auspices de la République…plus ça change et moins ça change !  

* Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/29/le-billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-kalliste-ou-le-cadeau-empoisonne-de-louis-xv/  »

Ça n’a pas tardé. Dans la nuit de samedi à dimanche, une maison appartenant à un Français du continent a été plastiquée.

Règlement de compte mafieux ou vide-grenier des stocks d’explosifs?…

 

*  Black-out

La presse de France et de Navarre, après avoir fait allégeance à l’Algérie au cours de ses retransmissions du match contre l’Allemagne (ne vous privez pas de réécouter la relation qu’en fit Franck Ballanger sur France Info ou les interviou des supporteurs algériens par Farida Nouar à Barbès -sans parler des propos algérolâtres de Patrick Cohen sur France Inter ce matin-, vous comprendrez tout !), a reçu mission des pouvoirs publics de ne laisser filtrer aucune information concernant les suites désormais traditionnelles de ce match. Avec ce mot d’ordre du ministère de l’Intérieur : « l’immense majorité des rassemblements festifs qui ont suivi les matches de la sélection algérienne se sont déroulés dans une ambiance très sereine et sans aucun incident » ! Et pourtant…

A Lyon, selon le même scénario que lors des incidents ayant suivi les précédentes rencontres des Algériens, les heurts ont débuté quand les voyous ont commencé à lancer des projectiles contre les forces de l’ordre positionnées sur un pont sur le Rhône conduisant au centre-ville. Les forces de police ont dû utiliser un canon à eau et des grenades lacrymogènes pour les faire refluer ce qui, vous en conviendrez, a toujours été une démarche habituelle après toutes les rencontres sportives dans notre pays ! 

La soirée a également été marquée par des incendies de véhicules dans l’agglomération – 8 recensés vers 2h00, notamment à Villeurbanne, Vénissieux, Saint-Priest et Bron – et par des feux de poubelles dont les tentatives d’extinction par les pompiers ont donné lieu à de sévères affrontements.

A Marseille, environ 200 supporteurs algériens, issus des quartiers malfamés du nord de la ville, se sont rassemblés au bas de la Canebière. Ils ont rapidement été encerclés par les forces de l’ordre, déployées en nombre dans le centre-ville (environ 350 policiers et CRS). Vers 1h15 les supporteurs ont fini par être dispersés après des affrontement et des jets de projectiles en tout genre.

A Paris, des supporteurs de l’Algérie se sont rassemblés dans le quartier Barbès, gardé par de nombreux policiers. Des voitures passaient en klaxonnant, des passagers hurlant « 1,2,3 viva l’Algérie ». Plus tard, de nombreuses voitures ont descendu et remonté les Champs-Elysées, drapeaux algériens au vent, avec force coups de klaxons.

Voilà pour les principaux évènements. Mais sachez qu’il y en eut des dizaines d’autres difficiles à répertorier avec précision aujourd’hui car survenus dans de plus petites agglomérations et dont nous n’auront le détail que de façon différée grâce à nos correspondants locaux. En d’autre termes, dans un pays qui se pique d’être la Mecque de la liberté (excusez la métaphore), vous n’aurez d’informations que si vous les recherchez avec opiniâtreté. Ne comptez pas sur les pouvoirs publics et, paradoxalement, moins encore sur les médias officiels.

La lâcheté n’a jamais forcé le respect. 

* « Mais la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) 

 

GALA HAENDEL CHEZ LE PRINCE RUSPOLI

6 juillet 2014 – 20h30

Une soirée privée du Prince Ruspoli dans les plus beaux espaces du Petit Trianon de Versailles

Lorsque Haendel arrive à Rome en 1707, le personnage montant de la Cité Pontificale est le Prince Francesco Maria, Marquis de Ruspoli, alors âgé de 35 ans. Sa fortune, son goût certain et ses relations bien placées le situent au centre de la vie romaine, qu’il sait combler de mondanités recherchées.

Dans ses palais de Rome, mais aussi dans ses demeures retirées de Cerveteri et de Vignanello, il convie les plus hautes personnalités politiques, religieuses et intellectuelles, pour des soirées où se mêlent surprises culinaires et créations musicales de son protégé: le jeune Haendel, fraîchement arrivé d’Allemagne du Nord.

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(Palazzo Ruspoli à Vignanello) 

Pour le Prince Ruspoli, Haendel compose de nombreuses cantates, dont l’héroïne est souvent la soprano Margarita Durastanti, elle aussi au service du Prince. Lors de plusieurs séjours au Castello Ruspoli de Vignanello, Haendel compose les œuvres dont il régale ensuite les nombreux Cardinaux romains, tant dans la demeure « historique » de la Famille Ruspoli à Vignanello, que dans les salles d’apparat des palais romains de ses protecteurs.

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(Georg Friedrich Haendel)

Cette période dans la vie de Haendel est celle d’une production musicale d’une extraordinaire qualité, réalisée uniquement pour un public choisi par les mécènes qui passaient commande au compositeur. Les premiers chefs-d’œuvre de Haendel sont ainsi nés dans un contexte strictement « privé » : ni musique de Cour comme ce sera le cas en Angleterre, ni compositions d’opéra pour des Théâtres ouverts au public, comme à Hambourg, Venise puis plus tard à Londres, mais bien cet extraordinaire rapport entre mécène et artiste, et entre des œuvres et une audience choisie, connaisseuse, complice, participant à des soirées « uniques » par définition.

Aujourd’hui encore la Famille Ruspoli, habitant toujours le Castello Ruspoli à Vignanello, entretient la flamme mécène de cette passion pour la musique, par le biais d’un Concours Annuel de musique et de musicologie. Rappelons que Madame la duchesse d’Anjou et de Ségovie, grand-mère de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, était Dampierre par son père et Ruspoli par sa mère.

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(Madame la duchesse de Ségovie lors de ses 90 ans avec à sa gauche le prince Louis et la princesse Marie-Marguerite de Bourbon)

Versailles souhaite en cette soirée lui rendre hommage, tout en faisant revivre deux traditions. Tout d’abord celle de ces soirées de concert privé qu’Haendel a orné de ses plus belles compositions, lors de son séjour romain ; ensuite celle des « théâtres de société », où les Rois et les Princes conviaient une société d’amis à assister, dans l’intimité, à des spectacles d’exception. C’est dans ce but qu’à quelques pas du Petit Trianon et de son Pavillon Français (conçu pour abriter les divertissements et les collations dans les Jardins), la Reine Marie-Antoinette fit construire le secret Théâtre de la Reine : lieu magique de 1780 indemne et assoupi comme une Belle au Bois Dormant, qui conserve encore machinerie et décors dans lesquels la Reine elle-même se produisit devant ses plus fidèles amis.

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En cette soirée du 6 juillet, une centaine de personnes seulement pourront revivre ensemble ces moments d’exceptions qui firent à la fois la splendeur des Ruspoli et les ultimes grandes heures de la Cour de France. Sur des textes pétris des douleurs et des passions de l’amour, les cantates de Haendel ressuscitent dans un contexte idéal grâce aux artistes italiens de la Risonanza. Les lieux magiques qui abriteront cette nuit, ses mets délicats, les décors d’origine manœuvrés à l’ancienne et les musiques qui retentiront en leur sein sont gages d’une soirée hors du temps…

 

PROGRAMME DE LA SOIREE ♦ Accueil au Petit Trianon par le Prince Ruspoli ♦ Collation italienne au Pavillon Français ♦ Premier concert dans le plus précieux Temple des Spectacles du Domaine de Marie-Antoinette ♦ Douceurs sucrées au Pavillon Français ♦ Second concert sur la même Scène Royale ♦ Adieux au champagne sous les étoiles   PROGRAMME MUSICAL George Frideric Haendel (1685-1759) Cantates Romaines « Notte placida e cheta », cantate pour soprano « Dolce pur d’amor l’affanno », cantate pour alto « Caro autor di mia doglia », cantate pour soprano et ténor « Tu fedel, tu costante? », cantate pour soprano   Tenue de cocktail

 

Le 1er juillet 2014.

Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er juillet 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Gurgand juillet 4, 2014 à 1:26 #

    Vous aviez raison ! J’ai appris en effet que plusieurs voitures avaient été incendiées par des voyous à l’issue du match de foot Allemagne-Algérie dans des villes telles qu’Amiens, Albi, Meaux, etc…
    Personne n’en parle. C’est curieux, non ?

  2. Tournarie septembre 6, 2014 à 10:31 #

    Bonjour,
    il me semble que la photo de Haendel présentée dans GALA HAENDEL CHEZ LE PRINCE RUSPOLI est une photo de J S Bach
    cordialement,
    dt

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