Les effets dévastateurs des « seuils » sur la condition , particulièrement des chômeurs.

27 Août

On ignore à quels technocrates nous devons l’abondance des « seuils » qui affectent notre économie et notre vie quotidienne et qui créent une différence parfois abyssale en matière d’obligations ou d’avantages entre deux entités pourtant presque entièrement semblables, comme une entreprise de 9 ou 49 salariés et une autre de 10 ou 50 salariés, comme une famille ayant un revenu N et une autre ayant le même revenu N + 1 €.
Si ces seuils ont sans doute un intérêt certain pour des technocrates, le fait est qu’ils créent des situations très pénibles à vivre (un euro supplémentaire de revenu en 2012 peut priver, en 2014, une famille nombreuse de plus de 1.000 euros d’allocation de rentrée scolaire ou rendre imposable une famille qui ne l’était pas, la rendant aussi imposable à la taxe d’habitation et lui interdisant d’obtenir certaines allocations supplémentaires) surtout comme, lorsque c’est le cas pour l’instant, le gouvernement ne tient aucun compte de l’impact de son action ou de son inaction sur ceux qui franchissent un de ces seuils.
Le gouvernement actuel a pris des mesures qui, ajoutées à d’autres plus anciennes, ont fait augmenter le nombre de chômeurs (et donc des familles de chômeurs) de plusieurs centaines de milliers. Il a réduit l’impact du quotient familial, augmentant ainsi le revenu imposable quand le revenu réel n’augmentait pas et rendant imposables des foyers qui ne l’étaient pas. Mais il n’en a pas tenu compte pour modifier, par exemple, la règle qui voulait que les revenus des familles, pour l’attribution de certaines allocations, soit non pas celui de l’année précédente, mais celui de l’année d’avant. Quand le nombre de chômeurs reste à peu près stable, cette règle avantage beaucoup de familles, puisque les revenus d’une année sont en général plus faibles que ceux de l’année précédente. Mais quand le nombre de chômeurs a augmenté brutalement, beaucoup de familles qui jouissaient d’un revenu décent en 2012 se sont trouvées avec des ressources très diminuées en 2013 et presque sans ressources en 2014, leurs droits aux allocations ASSEDIC étant épuisés. Et pourtant, elles ne bénéficieront pas de l’allocation de rentrée scolaire, parce que leurs revenus de 2012 étaient trop élevés, parfois d’un seul euro.
Ne serait-il pas temps que, avant même à chercher à créer de nouvelles allocations et de nouveaux allègements d’impôts pour pourvoir assister un plus grand nombre de familles, le gouvernement cherche le moyen d’éviter de telles anomalies ?

Anne-Lys, CJA.

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