Archive | 2014

Livraison des BPC Mistral à la Russie ? On est dans la merde !

5 Sep

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Il n’est pas ici le lieu d’être vulgaire, mais cela a été la première réaction à la lecture des communiqués repris entre autre par Mer et Marine et Le Marin faisant état de la suspension de la livraison des BPC (Bâteaux de projection et de  commandement) russes à leur destinataire, alors même que l’entraînement des futurs équipages russes est en cours en France…

Certes, l’absence d’une solution en cas de passage de la suspension à l’annulation du contrat est de mauvais augure (mais les gouvernements républicains agissant sous la pression de leurs « alliés » ou prétendus tels et ce à la veille d’un sommet otanien nous ont habitué à cela depuis beau temps).

Cependant, la seule option envisageable, n’en déplaise à ceux qui voudraient les voir débuter sous le drapeau de l’OTAN, serait une reprise pure et simple de ces deux bâtiments de la part de la Royale, même si cela pourrait (et même devrait si la mathématique n’est pas une opinion) se solder par des coupes (une fois encore) portant sur certains autres programmes (les BATSIMAR – bâtiment de surveillance et d’intervention unique – par exemple…) avec ce que cela ne pourrait pas manquer de signifier en termes de présence au sein de notre immense ZEE( Zone économique exclusive) … A moins que l’on ne veuille dépêcher en Martinique, Guadeloupe ou aux TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) un BPC tout neuf (et peu ou pas armé…) pour faire de la SURPECHE et de la présence à l’exemple de ce qui a été fait récemment dans le cadre de la surveillance de la pêche au thon rouge en Méditerranée (cf. https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/30/communique-du-conseiller-aux-armees-du-cer-9/).

En attendant, espérons que, bientôt, la France saura à nouveau dialoguer pour son compte, son bien et le bien commun de la communauté internationale, avec son voisin russe en toute indépendance et en gardant le cap sur le long terme.

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du CER

Mistral

« Eve » En hommage à Charles Péguy, mort pour la France le 5 septembre 2014 à Villleroy (77410)

5 Sep

Eve de Ch.Péguy…
*Vous nous voyez debout parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.
Ne déposerons-nous sur la table éternelle
Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

Vous nous voyez marcher parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.
Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre
Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et l’argile plastique.
Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.
Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,
Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.
Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.
Qu’ils soient ensevelis dans un dernier silence.
Que Dieu mette avec eux dans la juste balance
Un peu de ce terreau d’ordure et de poussière.

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu’ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu’ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu’ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu’ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu’ils ont tant aimée.

Charles Péguy Eve (1913)

 

Et aussi :

http://www.charlespeguy.fr/

http://www.jpsueur.com/archives/mediatheque/Texte_linguistique_et_poetique/Peguy/Pour_une_potique_dEve.pdf

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (5 septembre 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

5 Sep

Dormez, braves gens, la main de fatma veille sur vous et sur vos enfants…


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*  Surtout, ne vous en privez pas !

Lisez, dès aujourd’hui, les fatwas de l’ayatollah Belkacem telles qu’elles sont énoncées dans le dernier numéro de Valeurs actuelles. Vous y découvrirez à quelle sauce hallal seront mangés vos enfants :

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Toutes ses bonnes dispositions sont dans son regard…

 

*  Ne vous privez pas davantage…

du commentaire de Joris Karl, dans les colonnes de Boulevard Voltaire, à propos des rats et du navire amiral (http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/ruquier-noah-decus-hollande-les-bisounours-quittent-navire,102285). Il vaut son pesant de bonne humeur, sous le titre

 » Ruquier et Noah « déçus » par Hollande : quand les Bisounours quittent le navire « 

et dont voici les premières lignes :

 » Là, ça sent très mauvais pour notre « bon » président Hollande. Laurent Ruquier et Yannick Noah, deux icônes de la gauche médiatique, viennent en effet de le lâcher publiquement ! Entre les sondages post-nucléaires (celui de Valeurs actuelles qui le place à 50-50 au second tour avec Marine Le Pen) et le brûlot cucul de Valérie Trierweiler, le chef de l’État préférerait sûrement se payer une crise d’hemorroïdes carabinée ! Parce que, lorsque deux piliers de la bien-pensance déclarent ainsi leur désamour, autant dire que les carottes socialistes sont cuites et recuites. »

Et vous allez rire !

 

*  Et si vous voulez lire un livre édifiant…

ne vous privez pas non plus, lisez « Les banksters« , de Marc Roche. Pour vous en convaincre, voici ce qu’il dit lui même à ce propos : « Je suis un libéral qui a toujours admiré le monde financier et ses opérateurs. Je n’aurais pas, sinon, choisi de couvrir pour Le Monde depuis 25 ans l’univers de Wall Street et de la City.
Mais depuis la crise, je suis un libéral qui doute, un déçu du capitalisme, un angoissé de l’avenir. J’ai cherché à comprendre les racines profondes de cette transformation personnelle. Ce carnet de route sans complaisance est à la fois un voyage intérieur et une enquête sur un monde très fermé, celui des Banksters, dominé par l’opacité et… l’impunité.
Car tout a changé le 15 septembre 2008. »

Reportez-vous à tout ce que nous avons écrit sur ce blogue concernant le capitalisme financier et ses ravages. Vous comprendrez. 

 

*  Enfin !

Après bien des tergiversations algériennes (et on se demande bien pourquoi…) mais aussi la lâcheté des autorités gouvernementales françaises (surtout pas de vagues…), le juge Marc Trévidic devrait pouvoir se rendre enfin en Algérie pour compléter son enquête sur l’assassinat des moines français de Tibéhirine (lire notre article « La France -ou plutôt ce qu’il en reste- et les moines de Tibéhirine » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/06/03/la-france-ou-plutot-ce-quil-en-reste-et-les-moines-de-tibhirine/).

Le magistrat spécialisé dans l’antiterrorisme et sa consœur Nathalie Poux avaient obtenu en novembre 2013 l’accord de principe des autorités algériennes pour assister à l’exhumation des têtes des religieux et à leur autopsie. Mais, depuis le début de l’année, Marc Trévidic avait dû différer à plusieurs reprises son déplacement, faute d’invitation officielle d’Alger. « Il va falloir savoir si on se moque de nous », avait-il lancé, excédé, en juillet.

« La procédure d’expertise et d’autopsie sera assurée par des experts algériens », a par ailleurs précisé mercredi le ministre de la justice à Alger. Et d’ajouter que le magistrat algérien chargé de ce dossier doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre pour mener des auditions. Lors de cette visite, il souhaiterait interroger deux anciens membres des services secrets français, révélait en juillet le quotidien francophone algérien El Watan.

Les sept moines de Tibéhirine avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère, près de Medea (90 km au sud d’Alger). Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni avait revendiqué leur rapt et leur exécution. Seules leurs têtes avaient été retrouvées au bord d’une route de montagne.

Trois religieux, qui avaient échappé à l’enlèvement, ainsi que des villageois, ont confirmé aux gendarmes l’implication du GIA. Le ravissement avait eu lieu dans une des zones les plus troublées par la guerre civile d’alors. Toutefois, la responsabilité du groupe armé dans la mort des moines fait l’objet de versions contradictoires. Le 25 juin 2009, l’ancien attaché militaire de l’ambassade de France à Alger, le général François Buchwalter, a livré à M. Trévidic le témoignage indirect d’un soldat algérien. Celui-ci orientant les investigations vers une bavure de l’armée algérienne, qui aurait fait feu sur un bivouac abritant les religieux.

Espérons que nous parviendrons un jour à en savoir davantage sur cet ignoble assassinat, devenu une affaire d’Etat.

 

* « Mais la France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord).

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(Armoiries de Vincennes par Robert Louis)

Dans le cadre du huit centième anniversaire de la naissance de

Saint-Louis

jeudi 18 septembre 2014, au donjon du château de Vincennes, conférence de M. Jean Chapelot, directeur de recherche émérite au CNRS :

Image d’un roi, du XIIIe siècle à nos jours

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…le Saint Louis des chroniqueurs, des historiens, du grand public

De tous les souverains du Moyen Age et de l’époque moderne, saint Louis est l’un de ceux dont l’image est la plus évolutive du XIIIe siècle à nos jours.

Dès l’époque de Louis XIII et sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, la figure du Saint Roi est utilisée pour légitimer la monarchie. Il en est de même lors de la Restauration.

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(manuel scolaire : Saint-Louis rendant la justice)

Puis la monarchie de Juillet et la troisième République vont, dans un souci de pacification politique et de construction du roman national, utiliser elles aussi l’image et l’histoire de Louis IX, mais avec des angles d’approche différents. Derrière cette évolution complexe et très riche se pose la question des sources qu’utilisent depuis la fin du XIIIe siècle les historiens pour construire, déconstruire et reconstruire l’image du
souverain.

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(vitrail de 1904)

Et aussi, dans le cadre de cette Journée spéciale 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis : 
à 20h30, à la saint-Chapelle, Concert : Saint Louis et la Sainte-Chapelle ,
par l’Ensemble Diabolus in Musica

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(Le château de Vincennes dans les Très riches Heures du duc de Berry)

Centre des monuments nationaux – 100 ans
Jeudi 18 septembre 2014, 18h, au Donjon
Château de Vincennes – voir sur le plan
Tarif : Tout détenteur d’un ticket d’entrée du jour (visite ou concert) bénéficie de la gratuité.
Conférence seule : 6,50 €

Renseignements : 01 41 74 19 12 – billetterie.vincennes@monuments-nationaux.fr
Voir aussi le site du Centre des Monuments nationaux

 

Le 5 septembre 2014.

Jean-Yves Pons, CJA.

Sur Sylmpedia . Mise en ligne de la toute nouvelle notice « Le royalisme en Algérie française »

4 Sep

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      Retrouvez sur Sylmpedia, l’encyclopédie du royalisme en ligne, cette étude  si bien documentée sutr un point  si peu étudié par ailleurs.

Le royalisme en Algérie française

La conquête de l’Algérie servira les intérêts de la monarchie des Bourbons en s’inscrivant dans la lignée de Saint Louis et celle de  louis XIV  Entreprise qui draina hors du royaume de France, la fleur de la noblesse légitimiste française et dont l’ Action française reprit le flambeau mêlant son histoire à celle de l’Algérie française en représentant pleinement la puissance royaliste outre mer et en Afrique du Nord

<———- Le Comte  Louis -Auguste-Victor de Bourmont (1773-1846)

…. La suite de cette passionnante  aventure en activant le lien ci-dessous :

    http://www.sylmpedia.fr/index.php/Le_royalisme_en_Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : nous sommes tous des « Sans-dent » de quelqu’un…

4 Sep

 

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Tout le monde veut l’avoir lu. Tout le monde en parle.Tout le monde a son avis sur lui. Mais, pour ne rien vous cacher…on s’en fout du livre de Valérie Trierweiler !

Car ces ragots élyséens, ces déballages de faux-vrais sentiments entre gens de gauche, ces règlements de compte, ces rivalités d’alcôve et ces nuits sombres où les uns se perchent sur des scooters et les autres visitent les allées du Bois de Boulogne à la découverte, dans les deux cas, du plus vieux métier du monde…NE NOUS INTERESSENT PAS.

En revanche, ce qui nous importe c’est l’état dans lequel ces gens-là mettent et vont laisser la France : exsangue. 

Et, s’il nous faut retenir un mot et un seul de ces confidences, c’est celui qui collera désormais et pour toujours à la peau de François Hollande. Celui qui montre, à tous ceux qui ne le savaient pas encore, tout le mépris qu’il a de son prochain. Surtout lorsqu’il est faible et réduit à la misère par les mensonges et l’incompétence de celui qui se prétend le chef de l’Etat.

Oui, ce mot de « Sans-dent » résume à lui seul l’ouvrage dont nous parlons comme il résume le respect que François Hollande témoigne aux Français.

En cette année de commémoration du huit-centième anniversaire de la naissance du saint Roi Louis IX, nous ne pouvions espérer meilleure justification à notre combat contre la République. Prions pour que les Français nous entendent et pour le retour du Roi.

 

Le 4 septembre 2014.
Du Plessis

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 septembre 2014)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

4 Sep

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*  Bref retour sur la rentrée des classes

Comment se fait-il que dans un pays à près de 3 millions 500.000 chômeurs, on ait de la peine à recruter des profs ? Poser la question, c’est non seulement y répondre mais c’est aussi mettre le doigt là où ça fait mal. Très mal.

« Offre d’emploi : ministère de l’Education cherche professeurs ». C’était la Une de Libération, mardi, sous forme d’une petite annonce. Au moins 7.000 des postes créés depuis 2012, en maths et lettres notamment, n’ont pas été pourvus. « Les profs manquent à l’appel » : Dans Libé, Véronique Soulé y voyait deux grandes raisons.
L’héritage des années Sarkozy certes : les jeunes enseignants parachutés dans les classes sans préparation. De quoi refroidir les vocations. La barre fixée à Bac + 5 pour passer les concours. C’est long, 5 ans lorsqu’on est pas certain d’avoir un job au bout.
Héritage Sarkozy dixit Libé mais aussi image d’un métier. Le malaise des enseignants, qui dénoncent pèle mèle la gestion des ressoucres humaines au ministère, les salaires d’une maigreur affligeante, les classes compliquées à gérer du fait de la violence importée et, pire encore, d’une acculturation stérilisante…

Image de l’école, plus largement. La revue Sciences Humaines publie en cette rentrée un numéro spécial intitulé Eduquer au 21ème siècle. En ouverture du dossier, le sociologue François Dubet décrit comment le modèle de l’école républicaine, s’est lézardé depuis l’époque glorieuse des hussards noirs. Normal, elle était basée sur la bonne volonté des enseignants mais aussi, hélas, sur les utopies de la République.

Ecole alors considérée comme un sanctuaire, qui formait des citoyens et non des consommateurs moutonniers. Ecole qui faisait une distinction très nette entre instruction, ça c’était la classe et éducation, ça c’était les familles. On ne connaissait que des élèves pas des enfants ou des adolescents. Ecole élitiste certes (la moitié des français n’obtenaient pas le certificat d’études) mais école où l’on cultivait ses racines. Et puis la République s’est aperçue que tout cela n’était pas en adéquation avec son grand principe : « Du passé il faut faire table rase » !
Alors, elle a trouvé la réponse : la massification scolaire amorcée dans les années 50 puis la mixité socio-culturelle vingt ans plus tard. Quand quasiment toute la jeunesse d’un pays est sur les bancs de la classe, les problèmes sociaux, de la disversité des cultures, des familles envahissent la cour de récré. Au lieu d’apprendre un métier. Un vrai et non pas de perdre systématiquement son temps, pour beaucoup, dans un cursus général, long et sans espoir. Le clivage entre l’élève et l’adolescent n’est plus qu’une fiction. Et, dans un pays où règne désormais le chômage de masse, l’école devient un marché où l’on cherche la formation qui permettra peut-être de trouver un job...

Et pourtant, le modèle de jadis demeure l’horizon indépassable pour beaucoup de profs et de parents frustrés, qui courent après un fantôme. Le sociologue y voit l’une des raisons pour lesquelles il est si difficile de réformer l’école.

Mais croyez-vous que ce soit Najat Belkacem qui soit la mieux placée pour y parvenir ? Poser la question, c’est là aussi y répondre :

Et même son grigri 

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n’y pourra rien !

 

*  Quant à la croissance…

Cet autre « Horizon indépassable« , à la façon de Jean-Paul Sartre, elle pourrait bien avoir durablement du plomb dans l’aile. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) qui sera très prochainement remis au gouvernement.

Ce travail analyse les causes et conséquences du ralentissement, voire de l’épuisement du progrès technique qui est à l’œuvre dans les pays industrialisés et qui tire, partout, la croissance vers le bas. Il propose des pistes pour relever la croissance potentielle – de long terme – que le gouvernement et les organisations internationales (OCDE, FMI) évaluent à 1,6% par an. Le CAE n’a pas souhaité, dans la version finale de son rapport, donner de chiffrage de la croissance potentielle. Toutefois, selon un des trois auteurs, le niveau réel de la croissance potentielle serait de 0,9%.

Cet écart est potentiellement dévastateur. A l’horizon2040, il rime avec moins de création de richesse (25 points de PIB en moins), plus de déficit public (+12,4points), davantage d’endettement public (+80%) et moins de pouvoir d’achat pour les actifs. Seule une nouvelle vague d’innovations technologiques pourrait nous éviter ce scénario catastrophe, dont Manuel Valls n’avait pas besoin en cette rentrée si compliquée.

Les controverses sur le progrès technique ne datent pas d’hier. Elles sont aussi anciennes que l’économie. Mais elles se sont ravivées ces dernières années car le ralentissement des gains de productivité est tel, depuis un demi-siècle, que l’on peut se demander si le progrès technique est menacé d’épuisement. Pour les économistes, qui en débattent, comme pour les responsables politiques, souvent portés à se mettre la tête dans le sable, toute la question est de savoir s’il y aura – ou non – une nouvelle grande vague d’innovations technologiques susceptibles de redresser la croissance dans les prochaines années. L’avenir ne s’écrira pas de la même façon selon la réponse.

« Nous sommes à la fin d’un cycle de vingt-cinq ans lié à la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC). Contrairement à ce que l’on imagine, les gains de productivité associés à ce cycle ont été assez faibles en comparaison de ceux liés à la deuxième révolution industrielle, celle de l’électricité, du moteur à explosion, du développement de la chimie, qui a duré soixante-quinze ans », observe aussi Gilbert Cette, professeur à l’université d’Aix-Marseille et l’un des spécialistes français de ces sujets.

Sauf aux Etats-Unis, la productivité du travail, que ce soit la productivité par tête ou la productivité horaire, décline depuis le milieu des années 1960. A cette époque, elle augmentait de plus de 3,5 % par an en Allemagne, en France et en Espagne, elle ne progresse plus actuellement que de 0,71 % dans ces deux premiers pays et de 0,62 % en Espagne. Dans l’Union européenne, le ralentissement de la productivité est marqué, y compris dans un pays comme la Suède. Et, s’il n’a rien à voir avec la crise de 2008, il complique le redressement d’économies qui ont détruit de la capacité de production pendant la dernière récession.

En France, ce mouvement de fond touche tous les secteurs, l’industrie manufacturière comme la construction ou les services aux particuliers. « Il y a un déclin global de la productivité. Le fait que ce phénomène s’observe aussi bien pour la productivité par tête que pour la productivité horaire montre qu’il n’est pas lié à l’évolution de la durée du travail », écrit M. Artus (l’un des auteurs du rapport). Par ailleurs, la productivité du capital a ralenti quand la quantité de capital détenue par tête – l’intensité capitalistique – augmentait. Une vraie contre-performance ! « La France achète beaucoup de vieilles machines. Son capital est de mauvaise qualité : il est obsolète, il a vieilli, il est trop peu robotisé », note M. Artus. Et l’économiste fait l’hypothèse de l’installation dans notre pays d’un « cercle vicieux » : « La faiblesse des marges de l’industrie réduit la capacité des entreprises à investir ; la faiblesse de l’investissement sophistiqué de l’industrie contribue à l’affaiblissement des marges bénéficiaires. »

Le ralentissement des gains de productivité survient au pire moment, alors que nos sociétés vieillissent et que, pour maintenir leur niveau de vie, les actifs auraient justement besoin d’être plus productifs. Il affaiblit la croissance potentielle, celle qui résulte de l’utilisation maximale des facteurs de production sans entraîner d’inflation. Le gouvernement a bâti ses prévisions économiques et sociales sur une hypothèse de croissance potentielle de 1,6 % par an, parfois même de 2 %. L’Organisation de coopération et de développement économiques et le Fonds monétaire international sont grosso modo sur cette ligne.

Pourtant, d’après Natixis et le CAE, le chiffre réel serait plus proche de 0,9 % par an. Il se décomposerait de la façon suivante : + 0,7 % pour les gains de productivité, + 0 % pour l’évolution de la population en âge de travailler et + 0,2 % pour la remontée des taux d’emploi. Cette dernière résulte du passage à la retraite à 62 ans en 2017, imposé en 2010 par Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Les chiffrages officiels seraient donc faux et pécheraient par excès d’optimisme et, faute de les réajuster, le gouvernement bâtirait donc des châteaux en Espagne.

 

*  D’ailleurs…

Notre malheureux pays a toutes les chances de se trouver en première ligne dans les conséquences désastreuses de cette illusion des bienfaits de la modernité et du progrès linéairement sans limite.

En effet, Patrick Artus, chef économiste de Natixis et co-auteur du rapport du CAE, a mesuré l’impact sur les finances publiques de l’écart d’évaluation de la croissance potentielle de la France. A l’horizon 2040, avec une croissance potentielle de 0,9 % l’an, le niveau du produit intérieur brut (PIB) en volume de la France est supérieur de 26,2 % à celui de 2014. Avec l’estimation « officielle », celle de 1,6 %, il lui est supérieur de 51,1 %. Autrement dit, 24,9 points de PIB manquent à l’appel.

0,7 point de croissance potentielle en moins pendant les vingt-six prochaines années, « cela signifie aussi un déficit public qui augmente de 12 points, du fait du creusement des dépenses de santé et de retraite, et 80 % de taux d’endettement public supplémentaire », a calculé M. Artus. Le ratio de dette publique sur PIB friserait alors les 180 % (alors qu’il a toutes les chances d’être déjà de 100% du PIB à la fin de 2014).

Les finances publiques de l’Etat ne seraient pas seules à être déstabilisées. Sauf à réformer à nouveau les régimes de retraite, probablement en rabotant durement le niveau des pensions, comme l’Agirc-Arrco le propose pour les cadres, le pouvoir d’achat des actifs croîtrait très peu : + 0,6 % par an au lieu de + 1,3 %. Quant aux dépenses de santé, si elles suivent les évolutions technologiques et le vieillissement, leur part dans la richesse nationale augmenterait de 4 points au lieu de 2. Et les déficits sociaux, déjà plus difficiles à réduire que ceux de l’Etat, s’emballeraient.

« L’Etat ne doit pas faire semblant de croire qu’il n’y a pas de problème », estime M. Artus. Et d’ajouter : « Cela aurait du sens d’avoir un plan B, mais personne n’ose le mettre sur la table tant il est inacceptable. Comment voulez-vous dire aux jeunes générations : “Vous entrez sur le marché du travail avec tel niveau de salaire. Vous en sortirez dans quarante-cinq ans avec à peine plus? »

« C’est encore loin l’Amérique ? »

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*  Alors, rions un peu…

Et écoutons le billet d’humeur humoristique de Nicole Ferroni, hier mercredi 3 septembre dans le 7/9 de France Inter, à propos du budget de la Culture et en réponse à Fleur Pélerin qui en était l’invitée :

http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-nicole-ferroni-a-marseille-je-suis-partie-a-la-peche-aux-subventions

Ça fait du bien là où ça fait mal !

 

* « Mais la France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord).

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Dimanche 7 septembre 2014

De 10h à 17h30 (dernière admission : 17h) dans le cadre majestueux de la Petite Ecurie 

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Ouverture exceptionnelle de la Galerie des Sculptures et des Moulages du château de Versailles

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 Parmi les œuvres à découvrir : des moulages d’après les plus illustres sculptures antiques et des œuvres originales des jardins de Versailles.

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Installée à la Petite Ecurie, la gypsothèque (collection de moulages d’après l’Antique) du musée du Louvre se distingue par son ampleur, par la présence de tirages anciens des XVIIe et XVIIIe siècles et par un riche fonds d’architecture, qui comprend un ensemble unique d’ordres grecs et romains.

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Les sculptures en marbre présentées dans la rotonde du manège et dans la grande galerie axiale proviennent des jardins du château de Versailles. Afin de mettre un terme au processus d’érosion qui les affecte inéluctablement lorsqu’elles sont exposées en plein air, elles ont été mises à l’abri et remplacées par des copies, pour la plupart à partir de 2008, dans le cadre de la campagne de sauvetage des chefs-d’œuvre sculptés des jardins de Louis XIV.

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(Les chevaux du soleil)

Le 4 septembre 2014.

Jean-Yves Pons, CJA.

Voici pourquoi le nombre de cancers du sein ne va pas cesser d’augmenter en France

3 Sep

 

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L’Insee l’a, sans le savoir, indirectement confirmé hier ! Et en voici l’une des raisons principales, même s’il est clair (pour ceux qui connaissent le sujet) qu’il s’agit d’une maladie multi-factorielle dont les origines sont à la fois multiples et diverses (depuis le patrimoine génétique jusqu’aux facteurs environnementaux).

Même si le nombre des naissances a légèrement diminué de 1,2% en 2013, la France conserve toujours, depuis 2005, un taux de natalité important. En 2013, selon l’Insee, 811 510 bébés sont nés sur le territoire français (hors Mayotte*), dont 781.621 en métropole.

Mais en même temps, les Françaises accouchent de leur premier enfant de plus en plus tard. L’âge moyen est aujourd’hui de 30,3 ans contre 26 ans dans les années 70. Désormais, près des deux tiers des premiers bébés d’une famille ont une mère âgée entre 25 et 34 ans. D’autre part, les femmes ayant 40 ans ou plus à la naissance de leur enfant représentent 5% des naissances, soit cinq fois plus que dans les années 80.

Cette évolution a plusieurs causes : «La hausse enclenchée à partir de la fin des années 1970 tient, elle, au report progressif de l’âge au premier enfant», précise l’Insee qui expliquait dans une récente note que «le désir de stabilité matérielle et affective, d’ajuster la fécondité au projet professionnel et de profiter de la vie en couple avant d’avoir des enfants, a repoussé l’âge de la procréation». La pilule, autorisée en 1967, et l’avortement, légalisé en 1975, ont aussi facilité la planification des naissances.

À tout ceci s’ajoute la répartition des tranches d’âge des femmes. « Après la seconde guerre mondiale, la part des naissances issues de mères âgées de 20 à 24 ans est restée relativement stable, jusqu’à ce que les femmes nées entre 1946 et 1950 commencent à procréer. Ces générations, nombreuses, ont de surcroît commencé à enfanter jeune. De ce fait, les mères de 20-24 ans contribuent pour près de 40 % aux naissances de 1970. Ces mêmes générations, qui atteignent entre 25 et 29 ans en 1975, donnent encore naissance à 36 % des bébés cette année-là. La part des naissances issues de mères de 20 à 24 ans diminue ensuite largement : 27 % en 1985 et 12 % en 2013», ajoute l’Insee.

En pratique, le problème est le suivant : l’âge élevé des femmes à leur première grossesse (plus de trente ans) est un des principaux facteurs de risque de cancer du sein et la raison en est sans doute assez simple. La glande mammaire est exposée à un certain nombre de facteurs cancérigène tout au long de son existence mais, principalement avant la trentaine. La grossesse a, en revanche, des effets protecteurs vis-à-vis de ce danger en rendant le sein plus résistant (l’allaitement y contribue aussi). Plus la première grossesse est précoce et mieux le sein est protégé contre les facteurs cancérigènes. A l’inverse, si la première grossesse survient tardivement, l’inondation hormonale et certaines transformations qu’elle entraine jouent un rôle péjoratif sur une glande mammaire déjà modifiée par les autres facteurs. Elle accroît ainsi le risque de favoriser un cancer.

On pourrait même ajouter à ce constat de l’Insee une autre de ses observations qui pourrait contribuer à l’augmentation du risque de cancer du sein, en rapport avec la maternité. En effet, il est frappant de constater que plus de la moitié des bébés naissent aujourd’hui hors mariage. Et cette part «progresse fortement» depuis le milieu des années 1970, comme on peut l’observer sur le graphique ci-dessous. Auparavant, elle n’avait dépassé 10% qu’à deux reprises, à des périodes marquées par les guerres: entre 1915 et 1919, puis en 1945.

CEnaissance

 

Or, ce fait de société n’est pas si anodin qu’il y paraît. Car ces familles sont aussi caractérisée par une plus grande instabilité conjugale avec tout ce que cela entraine de perturbations psychologiques et de désordres sociaux, eux-même générateurs d’anxiété et autres difficultés socio-professionnelles dont on connaît aussi le rôle favorisant d’un certain nombre de manifestations pathologiques, dont les cancers. Il est à noter par ailleurs que ce sont ces mêmes femmes qui sont, pour ces raisons ou d’autres, les plus exposées à l’usage du tabac et autres addictions qui ne sont que des facteurs supplémentaires reconnus d’altération de leur santé.

Nous avons donc, hélas, toutes les raisons de nourrir de grandes inquiétudes pour la santé des femmes en général mais des plus jeunes en particulier. Encore un bienfait de la modernité et, sans aucun doute, de la République.

Le 3 septembre 2014.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

 

* Qui est la plus grosse maternité de France du fait du nombre des migrantes comoriennes ou autres qui viennent y accoucher afin de permettre à leur progéniture de pouvoir réclamer la nationalité française !