BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 mai 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Mai

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Un anniversaire dont personne (ou presque) ne vous parlera

C’est celui du référendum du 29 mai 2005, par lequel une majorité de Français rejetèrent, contre toute attente (de ceux qui n’imaginaient pas une seconde que l’on puisse n’être pas du même avis qu’eux), le projet de constitution européenne qui leur était soumis par le gouvernement de Jacques Chirac, aux ordres des eurolâtres.

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 » Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? « . Telle était la question posée. Le « non » recueillit 54,68 % des suffrages exprimés.

Mais que croyez-vous qu’il arriva ? Rien (ou presque)…Ou plutôt, il arriva que par l’une de ces forfaiture dont nos élites politiques sont capables sans l’ombre d’un scrupule, ce projet de traité constitutionnel, sorti par la porte, nous revint stricto sensu par la fenêtre et…un nouveau traité. Celui de Lisbonne, passé en catimini grâce aux manipulations de Nicolas Sarkozy alors président de la République et avec la complicité de sa pseudo-opposition socialiste.

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En doutiez-vous encore ? Relisez alors le commentaire qu’en fit Valéry Giscard d’Estaing, le maître d’oeuvre du projet de traité constitutionnel de 2005 : « Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d’amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). (…) La conclusion vient d’elle-même à l’esprit. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche .»

 » Vive la France ! Vive la République ! « 

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Et la fête à Phuket !

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Vous avez bien vu. Ce sont cinq «  Français  » dans les mains de la police thaïlandaise.

Durant l’hiver parisien et alors que la plupart d’entre vous cachent leur teint d’endive, les jeunes des cités franciliennes partent faire la fête à Phuket, une île du sud de la Thaïlande. Ils y dépensent des sommes colossales, d’origines frauduleuses.

Patong beach, île de Phuket, Thaïlande. Ses néons, ses couleurs, ses décibels assourdissants, ses gogo danseuses, ses plages, ses touristes venus s’encanailler… et ses airs de cité de banlieue parisienne. « Un nouveau département de France », s’exclamait mi-mars, entre deux bars de Bangla Road, la rue où bat le cœur de Patong, un vacancier français.

Pendant l’hiver, les jeunes des cités grises de la petite couronne investissent sans que vous le sachiez et au nez et à la barbe de Bernard Cazeneuve (notre ministre de l’Intérieur) ce coin de paradis, centre névralgique du tourisme sexuel et festif. A plus de 10 000 kilomètres de chez eux, ils y ont recréé leurs banlieues. Qu’ils y passent de simples vacances ou viennent y dépenser l’argent du trafic de cannabis, loin des brigades des stups, ils se retrouvent dans les mêmes bars, les mêmes boîtes de nuit, les mêmes hôtels et sur les mêmes plages.

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La cité et les codes de ceux que les Thaïlandais de Phuket appellent les French Arabics (Arabes français) y sont reconstitués. D’ailleurs, un quartier entier de Patong est rebaptisé « Les 4 000 », du nom d’une cité de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Les restaurants halal français s’alignent entre les guesthouses (chambres d’hôtes), les coiffeurs proposant « la coupe française » et les bars à chicha. A la carte du Green Ice 2, adresse incontournable de cette rue sinueuse : escalope de poulet halal, burger frites et salade à la sauce algérienne…Le bar est la réplique du Green Ice de La Courneuve, sandwicherie appartenant officieusement aux Houmani, redoutable fratrie de dealeurs du 93, arrêtés en mai 2014.

La clientèle des cités est si importante à Phuket que les rappeurs français viennent s’y produire. Les spectateurs hurlent quand les stars chauffent la salle en s’assurant que « les Parisiens, les Marseillais, les Algériens, les Marocains, le 9-2, le 9-3… sont bien là ? »!

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En Thaïlande, les stands de tir sont ouverts à tous, et proposent des armes qui circulent souvent en France sur le marché parallèle. « Les photos sont aussi postées sur Facebook pour montrer à la cité qu’ils y sont allés », précise un connaisseur. Ceux qui investissent là-bas n’ont pas de souci à se faire non plus : « Nous savons que les gros dealeurs “placent” dans l’immobilier, mais pour les affaires financières, la coopération n’est pas simple avec la Thaïlande », souligne un juge parisien, spécialiste du crime organisé.

Destination plaisir, destination blanchiment, Phuket est aussi un « lieu de travail » pour les spécialistes des arnaques à la carte bancaire et une possibilité de repli pour les voyous. « Avec tous les établissements tenus par des Français, les délinquants ont des réseaux sur place, qui leur permettent de se “mettre au vert” », relève un commissaire parisien. C’est ce qu’avait fait Hassen Belferroum, l’un des braqueurs condamnés fin février pour les braquages de la bijouterie Harry Winston, avenue Montaigne, à Paris (8e). C’est ce qu’avait prévu Bouchaïb El Kacimi, condamné en octobre à vingt ans de prison pour trafic de cannabis. Membre du réseau Furax, qui a rapporté du Maroc, en go-fast, 50 tonnes de drogue en deux ans, il a été arrêté à Roissy en 2010, alors qu’il s’apprêtait à partir en Thaïlande, avec 30 000 euros. Il avait réservé un séjour pour deux à 14 000 euros…Que du beau monde, venu d’ailleurs.

Bref, « Si t’as pas vu Patong, t’as pas vécu », résume Morad, d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à la façon de Jacques Séguéla.

Quand certains débarquent à Phuket avec des liasses de billets de 500 euros, d’autres se servent sur place en piratant les distributeurs de billets de banque. Le 28 février, cinq de ces «  Chances pour la France  » ont été arrêtées par la police thaïlandaise. Ils sont originaires de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et sont sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré par un juge parisien dans un dossier de fraudes à la carte bancaire. Pour l’heure, tous sont incarcérés à la prison de Phuket. Pour eux, les vacances sont finies. Mais pas pour les autres…*

Souvenez-vous qu’il ne vous reste plus que quelques jours pour faire votre déclaration d’impôts. Le  » Plan cités  » a besoin de vous !

* Ne vous privez pas de lire l’article bienveillant (pour ne pas dire complice) de Florence Aubenas, paru dans ce magazine M Le Monde http://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2015/03/06/en-thailande-la-cite-se-deleste-des-cliches_4587072_4500055.html

Mais le  » Plan collège  » marche moins bien

Les enseignants ne décolèrent pas. Plusieurs syndicats hostiles à la réforme du collège (Snes-FSU, Snep, FO, CGT et Sud ) appellent à une nouvelle grève le 11 juin. Seul le Snalc s’est désolidarisé. « L’intersyndicale avait appelé à mettre en débat une nouvelle journée de grève » le 4 juin et « nous attendons le retour de ces réunions pour nous prononcer« , a expliqué Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Snalc.

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Une première grève le 19 mai avait été suivie par 27,61% des enseignants selon le ministère, le double selon le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Les textes d’application de la réforme dès la rentrée 2016 avaient été publiées dès le lendemain au Journal officiel. Un « passage en force » peu apprécié par les opposants à la réforme. Les syndicats de l’Education nationale demandent toujours à Najat Belkacem de…revoir sa copie. « Ce nouvel appel à la grève va montrer que la motivation est intacte. Il y a des points de la réforme que nous refusons totalement et depuis la première grève, la ministre n’a pas montré de signe qu’elle revenait sur une réforme contestée » estime Frédérique Rollet, secrétaire générale du Snes-FSU.

La ministre de l’Education nationale, Najat Belkacem, a répondu jeudi après-midi à des « questions crible » des sénateurs sur la réforme du collège. «Vous avez publié un décret en catimini, au lendemain d’une mobilisation des enseignants (…). Entendez-vous ouvrir une large concertation sur la réforme du collège et les programmes ?» La question posée par la sénatrice UMP du Haut-Rhin Catherine Troendlé n’a pas obtenu de réponse de la ministre de l’Éducation, Najat Belkacem en appellant plutôt à «la sérénité» !

Comment être serein devant ce champ de ruine de notre culture au profit de  » la médiocrité pour tous  » ?

 

Et le déficit de la France se creuse

Depuis quelques semaines, le gouvernement affiche un satisfecit sur les résultats de sa gestion budgétaire en 2014, se félicitant d’un déficit « meilleur que prévu » et d’une dépense « remarquablement maîtrisée ». La Cour des comptes vient aujourd’hui doucher cet enthousiasme : en réalité, le déficit budgétaire de l’Etat s’accroît et la dépense publique n’est maîtrisée qu’au prix de divers expédients, observe la Cour dans son rapport annuel sur le budget de l’Etat, publié mercredi 27 mai – pour les résultats de l’ensemble des administrations publiques, il faudra attendre la troisième semaine de juin.

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S’agissant du déficit budgétaire définitif de l’Etat, qui s’élève à 85,56 milliards d’euros, celui-ci est certes « meilleur » que le dernier chiffre prévisionnel. Mais pour la Cour, ce sont les résultats en exécution d’une année sur l’autre qui comptent. Et, là, le bilan est sans appel : le déficit de l’Etat est supérieur de 10,7 milliards d’euros à celui de 2013. Ainsi, note la Cour, « la réduction du déficit budgétaire de l’Etat, amorcée depuis 2010, a été interrompue en 2014, dans un contexte de croissance et d’inflation plus faibles que prévu et de taux d’intérêt très bas ». Et, ajoute-t-elle, « les dépenses exceptionnelles [en l’occurrence, le deuxième programme d’investissements d’avenir, lancé en 2014] ne suffisent pas à expliquer l’aggravation du déficit budgétaire » : une fois corrigé des dépenses exceptionnelles, le déficit budgétaire s’est malgré tout aggravé de 5,5 milliards d’euros par rapport à l’année précédente.

Certes, l’exécution budgétaire a été affectée par une croissance et une inflation plus faibles que prévu mais, là aussi, observe la Cour des comptes, « faute d’avoir révisé dès le début de l’été des hypothèses macroéconomiques optimistes et les prévisions de recettes en conséquence, le gouvernement s’est abstenu d’ajuster plus fortement les dépenses, ce qui aurait permis de contenir le dérapage du solde budgétaire ».

Les causes de cette aggravation du déficit budgétaire de l’Etat sont connues. En premier lieu, des recettes fiscales (274,31 milliards d’euros) : elles sont en baisse, pour la première fois depuis 2009, de 9,7 milliards d’euros par rapport à 2013, du fait d’une hypothèse initiale « qui manquait de prudence », relève la Cour. Celle-ci appelle à améliorer la qualité et la transparence des prévisions de recettes fiscales.

Paradoxalement, c’est sur le chapitre de la maîtrise des dépenses que le rapport de la Cour des comptes risque de susciter quelques aigreurs du côté de l’exécutif. Fin mars, le gouvernement indiquait que les dépenses de l’Etat « ont baissé de 3,3 milliards d’euros par rapport à leur niveau de 2013 ». En réalité, cette baisse n’est qu’apparente.

Dès lors, ce n’est pas d’une baisse de la dépense du budget général qu’il convient de parler mais tout au plus d’une stabilité, alors même que la charge de la dette – malgré l’augmentation continue de cette dernière, qui atteint 1 528 milliards d’euros fin 2014 – a diminué de 1,73 milliard grâce à des taux d’inflation et d’intérêt exceptionnellement bas. Ce qui conduit la Cour à considérer que « les normes de dépenses ont été respectées au prix de débudgétisations importantes et de reports de charges accrus ».

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Dans le détail, la Cour des comptes se montre sévère sur le recours à divers expédients et relève également quelques opérations ayant réduit « artificiellement » la dépense pour un montant de 445 millions d’euros. Parallèlement, des dépassements importants sur le budget général ont nécessité de nombreux mouvements en cours de gestion : c’est notamment le cas, traditionnel, du surcoût des opérations extérieures des forces armées, qui ont atteint 1,11 milliard d’euros en 2014 contre 450 millions budgétés.

L’exécution budgétaire 2014 se caractérise également par une hausse sensible des reports de crédits de paiement sur 2015, qui s’élèvent à 2,35 milliards d’euros, soit le montant le plus élevé depuis 2010. Enfin, l’Etat a constitué des dettes qui vont peser sur les gestions suivantes : la dette de l’Etat vis-à-vis de la Sécurité sociale a ainsi augmenté de près de 50 % pour atteindre 368 millions d’euros.

Quelle importance ? Dans deux ans et demi, François Hollande ne sera plus aux affaires. Alors…

Pendant que l’Iran se rebiffe

Pour faire pièce aux tentatives hégémoniques des monarchies sunnites d’Arabie (les meilleurs amis de la France, paraît-il) et pour pointer du doigt le soutien dissimulé de celles-ci aux terroristes de l’Etat islamique (EI), l’Iran vient de lancer un concours de caricatures et invite des dessinateurs du monde entier à tourner en ridicule l’organisation terroriste.

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Deux cent quatre-vingt dessins auraient été retenus. Le but est évidemment pour Téhéran de bien se démarquer de l’organisation terroriste, et de mettre la pression sur la coalition occidentale pour qu’elle accentue son combat contre l’ EI. Selon l’agence de presse iranienne, les artistes participant au concours ont été briefés pour se concentrer sur les crimes commis par l’Etat islamique.

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Pour le International Daesh Cartoon & Caricature Contest 2015, l’imagination des caricaturistes est débordante et dirigée : une colombe de la paix transpercée par un poignard gravé au nom de Daech, une caricature d’un combattant de l’ EI, le lance-roquettes et une cartouchière en bandoulière avec des bébés emmaillotés dans les bras, des bébés armés jouant avec des grenades…

L’un d’eux explique que cette compétition a été mise en place pour « révéler la véritable nature de l’ EI qui tente de s’associer avec l’islam , mais qui en réalité n’a aucune idée de ce qu’est l’Islam« . En d’autres termes,  » plus islamiste que moi tu meurs !  »

Mais, à part Laurent Fabius qui y trouve quelque intérêt, qu’allons-nous donc faire dans cette galère ?*

* Lire notre dossier consacré au Qatar et à l’Arabie saoudite dans notre Bulletin climatique du 5 mai 2015 : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/05/bulletin-climatique-quotidien-5-mai-2015de-la-republique-francaise/

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et en voici un exemple avec un superbe « chiffre » (que l’on nomme aussi monogramme)*

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Il s’agit de celui d’un couple franco-russe. Le L est latin et le N est cyrilique (N = H en cyrillique).

Dans la tradition des emblèmes de mariages à la fin de l’Ancien Régime, la torche signifie l’engagement éclairé des époux, la vie en bonne intelligence et la chaleur du foyer. On peut voir ces emblèmes notamment sur les miroirs en bois doré offerts lors des mariages.

Ici, la torche est également symbole de culture car les deux époux sont des intellectuels très attachés aux joies de l’esprit et de la culture.

La fleur de prédilection de l’époux est le lys blanc. Celle de l’épouse, la campanule.

Les trois sont noués par un ruban qui permet de dessiner les lettres initiales des prénoms.

Création et réalisation Laurent Granier (http://www.laurentgranier.com)

Chiffre d’un couple (France et Russie).
Gouache, encre et aquarelle sur papier chiffon à la forme « Arches », 300g/m2, grain fin.
Format papier : 20,5 x 29 cm
Format composition : 13,50 x 16,82 cm

* Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/03/bulletin-climatique-quotidien-3-avril-2015de-la-republique-francaise/

Le 29 mai 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 mai 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. conseilesperanceduroi mai 29, 2015 à 10:38 #

    À propos du « Plan cités » et autres tonneaux des Danaïdes, sachez que Manuel Valls et quelques uns de ses sous-ministres sont aujourd’hui 29 mai à Marseille pour faire le constat que rien ne s’y améliore mais que ce n’est pas grave car tout va s’arranger avec davantage encore de vos deniers..

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