BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

20 Juil

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Choc en retour !

Nous avons insisté à plusieurs reprises sur les dangers de la collusion entre le ministre des Affaires étrangères de la République française et le gouvernement israélien (racines culturelles obligent…). Vous pourrez en lire le résumé sur notre blogue sous le titre « Iran : les masques tombent« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/05/iran-les-masques-tombent/.

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Laurent Fabius et son ami Benyamin Netanyahou

Et, comme vous pouvez l’imaginer, la récente signature d’un accord international sur le problème nucléaire iranien et la levée progressive des sanctions économiques contre ce pays a sifflé le coup d’envoi des tractations économiques pour tirer le meilleur parti de ce nouveau marché ! Tractations dont, évidemment, les industriels français seront sinon exclus du moins réduits à la portion congrue grâce aux manœuvres de M. Fabius et ses amis israéliens.

D’ailleurs, aussitôt dit, aussitôt fait : dirigée par Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre l’Economie de l’Allemagne, une haute délégation politico-économique allemande composée de plusieurs personnes arrivera lundi à Téhéran…

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Sigmar Gabriel s’envole pour Téhéran

Dans une Europe qui connait les difficultés économiques que l’on sait est où l’on peut voir chaque jour les résultats de l’impérialisme allemand, la conclusion de l’accord avec l’Iran est une aubaine pour conclure de nouveaux marchés dans “l’eldorado chiite”. M. Gabriel va se rendre en Iran “avec une petite (sic) délégation composée de (cinquante) représentants des secteurs allemands de l’économie et de la science”, a indiqué une porte-parole du ministère.

Outre les responsables politiques et économiques, des chefs d’entreprises et des membres des conseils administratifs d’une vingtaine de grandes sociétés allemandes, accompagnés de journalistes et des éditorialistes en chef des grands médias de ce pays, participent à la délégation attendue en Iran.

On peut imaginer sans peine quels seront les résultats de ce voyage en regard de ceux obtenus par François Hollande, cornaqué par Laurent Fabius, lors de leur inénarrable voyage en Arabie saoudite et dans les émirats du Golfe ! (Lire à ce propos « Les nouveaux mensonges de François Hollande » et aussi « D’ailleurs… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/05/bulletin-climatique-quotidien-5-mai-2015de-la-republique-francaise/).

Plus nul, tu meurs !

 

DSK partage les analyses du CER sur le dossier grec !

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Dans un tweet dévastateur, Dominique Strauss-Kahn a livré il y a deux jours son avis sur l’accord imposé par l’Union européenne à la Grèce. DSK commence par féliciter le président français et la chancelière allemande pour leur persévérance : « Hollande a tenu bon. Merkel a bravé ceux qui ne voulaient à aucun prix d’un accord. C’est à leur honneur. » Mais, rapidement, la tribune se corse, Dominique Strauss-Kahn affichant clairement son désaccord avec l’accord de Bruxelles, et plus précisément ses conditions. Conditions qui, selon lui, sont  » proprement effrayantes « . « Ce qui s’est passé pendant le week-end dernier est pour moi fondamentalement néfaste, presque mortifère », ajoute-t-il ensuite.

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Avant de renchérir : « Sans discuter en détail les mesures imposées à la Grèce […], ce que je veux souligner ici, c’est que le contexte dans lequel ce diktat a eu lieu crée un climat dévastateur. » Pour DSK, les dirigeants politiques ont ici voulu saisir « l’occasion d’une victoire idéologique (…), au prix d’une fragmentation de l’Union ».

Nous dirons plutôt d’une implosion programmée de la zone euro et, plus tard, de l’Union.

 

Mais ne vous fiez pas aux apparences

Dans notre Billet d’Argolide du 2 juillet 2015 (Lire « Grèce, à qui profite le crime ?« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/02/billet-dargolide-a-qui-profite-le-crime/), nous annoncions que l’issue de la crise de la zone euro ne serait pas nécessairement celle dont on nous rebat les oreilles mais plutôt le retrait de l’Allemagne d’une organisation économique qui lui coûte de plus en plus cher :

 » Le gouvernement français, qui redoute les conséquences imprévisibles d’une sortie de la Grèce, (entendez qu’il a enfin compris ce que dit depuis longtemps le Conseil dans l’Espérance du Roi), veut croire contre tout bon sens qu’il est encore possible de garantir l’intégrité de la zone euro. D’où les tentatives de François Hollande de convaincre directement Alexis Tsipras de renoncer au référendum, ou au moins le dissuader de faire campagne pour le « non » aux offres européennes, précise un officiel français.

Pour le gouvernement allemand, au contraire, une sortie de la Grèce de la zone euro serait moins dommageable à l’Allemagne qu’une zone euro anarchique. A Berlin, la ligne dure de la CDU estime que l’Allemagne est assez solide pour surmonter sans trop de dommages un « Grexit ». Autrement dit, l’Allemagne accepte clairement de sortir de la zone euro « par le haut« , poussée par le délitement des autres pays (principalement ceux du sud de l’Europe, France comprise), plutôt que de subir une sortie « par le bas » imposée par l’extension de la paupérisation des économies du sud.

C’est pourquoi Angela Merkel ne cèdera pas aux sirènes de l’Elysée. »

Germany's Chancellor Angela Merkel speaks during a news conference at the European Council building at the end of an euro zone leaders crisis summit in Brussels July 21, 2011.   REUTERS/Eric Vidal (BELGIUM - Tags: POLITICS BUSINESS)

Les choses se précisent aujourd’hui. À force d’imaginer que la Grèce, pourrait sortir de la zone euro, on a fini par oublier que le pays le plus enclin à claquer la porte de cette dernière pourrait bien être l’Allemagne. Les récentes déclarations des dirigeants allemands vont d’ailleurs dans ce sens. Ainsi, que ce soit les Ministres de l’Economie, des Finances ou encore Angela Merkel en personne, tous ne cessent de souligner que la zone euro est toujours en crise existentielle, tout en s’interrogeant sur la place de l’Allemagne dans l’Union Economique et Monétaire. Pis, ces questions et ces inquiétudes ne sont pas le simple fait des dirigeants politiques, mais elles s’imposent de plus en plus au sein de la population. Depuis 2010, des sondages indiquent régulièrement que près de 60 % des Allemands pensent qu’ils auraient dû conserver le mark !

Certes, les Allemands oublient un peu trop vite que la zone euro leur a été davantage bénéfique qu’aux autres pays européens. En effet, elle leur a permis de figer leur monnaie vis-à-vis de celle de leurs principaux partenaires, évitant par là même de pâtir d’un taux de change trop élevé. En d’autres termes, il est clair que si l’euro n’existait pas, le deutsche mark se serait fortement apprécié face aux autres devises européennes, pénalisant les exportations et favorisant les importations. A l’inverse, l’Allemagne a aujourd’hui la chance de disposer d’un marché colossal et presque captif, avec un taux de change sous-évalué. C’est précisément la raison pour laquelle ils ne l’ont pas abandonné plus tôt, sinon…

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Si cet argument est imparable, il doit néanmoins être relativisé. En effet, ce qui permet aux entreprises allemandes d’exporter réside principalement dans la qualité et la technicité de leurs produits. Ainsi, avec un deutsche mark fort, elles auraient tout de même pu continuer à exporter fortement. En outre, n’oublions pas qu’à l’inverse de la majorité de ses partenaires européens, l’Allemagne a su diversifier la destination de ses exportations (ce que nous écrivions plus haut des démarches actuelles en Iran le confirme) et miser très vite sur les pays émergents en forte croissance. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle (à la différence de la France), les exportations allemandes restent dynamiques quel que soit le niveau de l’euro.

Mais, au-delà de ces bons choix stratégiques (tant d’un point de vue sectoriel que géographique), les entreprises d’outre-Rhin bénéficient également d’une forte modernisation de leur économie. Celle-ci s’est notamment traduite par une réduction de l’impôt sur les sociétés (de 35 à 20 %), par un marché du travail plus flexible, par un amoindrissement du coût de la main-d’oeuvre et, plus globalement, par une réduction des dépenses publiques. Après avoir avoisiné les 50% du PIB il y a dix ans, ces dernières n’en représentent plus que 45% aujourd’hui, contre par exemple 57,1% pour la France.

Et c’est sur ce point précis que les Allemands sont mécontents. En effet, après avoir, eux aussi mais avant tout le monde, sombré dans une grave crise consécutive à la réunification, ils ont réussi à prendre le taureau par les cornes et à rompre avec l ’atonie économique. Cela a pris dix ans, mais depuis lors, ils ont retrouvé le leadership de la croissance de la zone euro. Ayant relégué leurs complexes aux oubliettes, les Allemands souhaitent désormais reprendre également leur leadership politique et imposer leur vision du monde à l’ensemble de la zone euro. La Grèce en fait aujourd’hui les frais.

De plus, si depuis l’après-guerre, les Allemands ont constamment volé au secours de leurs partenaires européens, aujourd’hui, ils ne semblent plus disposés à le faire aussi facilement. Ou du moins à une condition : que les pays eurolandais engagent les même réformes qu’ils ont réussi à mener dans les années 2000. Sinon, l’Allemagne retrouvera le pouvoir de dire « Nein ! ». Et ce tant pour la Grèce que pour de nombreux autres pays eurolandais, France comprise…

Car, la sortie de l’Allemagne de la zone euro n’est plus vue à Berlin comme une catastrophe. En effet, la réévaluation du nouveau Deutsche Mark aurait aussi pour effet une dévalorisation proportionnelle (donc considérable) de la dette publique qui rappelons-le est à peine moins lourde qu’en France (encore plus de 80 % du PNB). Une dette publique fortement réduite ouvrirait alors la voie à un allégement des charges et, partant, à une hausse du pouvoir d’achat des Allemands avec tous les effets vertueux possibles et imaginables.

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Dans ce cadre, à force d’avoir répété « faites comme nous » (ce qui n’est plus possible aujourd’hui, dans l’Etat où nos dirigeants incapables nous ont mis), sans être suivie, l’Allemagne pourrait tout simplement se retirer de la zone euro et revenir à sa proposition d’une union monétaire limitée à des pays économiquement et socialement proches (en l’occurrence les Pays-Bas, l’Autriche et le Luxembourg).

La France doit prendre de court ce projet et retrouver son indépendance à la surprise générale. Mais à condition que ce choix, pour qu’il soit couronné de succès, s’accompagne d’un changement complet de nos institutions et de l’élimination totale de l’oligarchie politico-médiatique en place, responsable de notre déclin.

Du pain sur la planche. Et une seule espérance : 

 

Armoiries-France-royale

Le 20 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Sophie Drouin juillet 21, 2015 à 1:38 #

    par un marché du travail plus flexible, par un amoindrissement du coût de la main-d’oeuvre …

    Belle Allemagne, en effet, mais on oublie, et l’Allemagne n’en parle jamais dans ses médias, les coûts ÉNORMES de ce marché du travail plus flexible et de cet amoindrissement du coût de la main d’oeuvre.

    L’Allemagne, du moins pour les Allemands standards, est une catastrophe démographique encore pire que la France. Les Français seront voisins de la Turquie bien avant que la France ne soit en dhimmitude réalisée, sauf réaction avant de leur part.

    Ce sur quoi je ne parierais pas, car les Allemands riches sont culturellement allemands. 50% d’entre eux n’auront pas d’enfants, mais leur haut niveau de vie vient de l’exploitation d’une minorité Allemands pauvres, mais surtout des immigrés de l’Est et des Turcs. Ceux-là, ils vivent 10 à 15 ans de moins que les premiers, dans des conditions dangereuses pour leur santé, physique et mentale, et incompatible avec l’entretien d’une famille…sauf à avoir une femme à la maison. Bien sûr, bien des produits allemands sont fiables, mais ces produits ne constituent pas le GROS des exportations allemandes, et les profits sur ce genre de produits sont faits sur la production en masse d’un design relativement conservateur et peu coûteux à produire.

    Bref, je pense plus que l’Allemagne se dirige vers une société style Hunger Games que vers une réaction anti-immigration, n’en déplaisent aux partisans de Pegida…Bien sûr, les économistes et les médias n’analysent JAMAIS la situation de l’Allemagne de cette façon. Ca explique aussi pourquoi beaucoup de pays de l’Europe de l’Est détestent l’Allemagne politique comme pays, (et non nécessairement comme culture traditionnelle européenne), et cela en dépit de la Grèce.

    Car si on analyse souvent l’économie comme détachée ou discipline suzeraine sur la politique, l’économie a une influence en politique, ET UN SUCCÈS ÉCONOMIQUE marqué, construit au dépens des voisins et des minorités, peut se révéler sur le long terme une CATASTROPHE POLITIQUE, DIPLOMATIQUE et DÉMOGRAPHIQUE.

  2. Sophie Drouin juillet 21, 2015 à 1:40 #

    Dans le même principe, d’un point de vue culturel et démographique, les Pays-Bas tendent plus à se rapprocher de l’Allemagne (la Nvlle-Turquie??) que de la France.

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