BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (25/26 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Juil

E0p2dt8Q1RYqN6XSL9egE1c_R9w

On commence par tendre la main…

et tout y passe.

En ayant « tendu la main » à plus d’un millier de migrants depuis début juin, le préfet de Paris et d’Ile-de-France estime avoir rempli « la mission de fraternité confiée par le président de la République ». C’est à pleurer d’émotion ! Mais c’est à pleurer aussi de rage car qui peut douter que cette main tendue entrainera la venue de milliers puis de centaines de milliers de nouveaux migrants attirés par l’eldorado de leur République ?

migrant-camp

Quelques semaines après une série d’évacuations, parfois musclées, de centaines de personnes de différents campements de la capitale (sur le chemin non pas de Compostelle mais de Calais), Jean-François Carenco a détaillé, vendredi 24 juillet, le dispositif d’aide qui a été mis en place. Au total, 1 020 migrants ont reçu des propositions d’hébergement d’urgence, soit une « mise à l’abri » d’un mois minimum en général, dans 21 centres de Paris et de la région. Le 21 juillet, 623 de ces migrants étaient hébergés dans le cadre du dispositif d’urgence. Près de 350 autres étaient accueillis en centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA).

Ces migrants ont été pris en charge à la suite des évacuations des campements de La Chapelle (477 personnes le 2 juin), de la caserne de pompiers de Château-Landon (114 le 11 juin), du jardin d’Eole (226 le 19 juin) et de l’esplanade de la halle Pajol (203 le 9 juillet), selon les chiffres préfectoraux (Lire « Vous avez accepté d’en loger 110…« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/06/13/bulletin-climatique-du-week-end-1314-juin-2015de-la-republique-francaise/ et vous comprendrez à quel point nous avions raison).

1430406240_migrant.camp.Paris.mattresses.

D’importants moyens financiers ont été déployés pour ce dispositif. Selon Mathias Vicherat, directeur de cabinet de la maire de Paris, la Ville a déployé « presque un million d’euros de dépenses exceptionnelles, liées à une situation exceptionnelle ». Jean-François Carenco estime de son côté que l’opération coûte à l’Etat 10 millions d’euros. Mais « on ne met pas en concurrence les publics, on arrivera à faire la campagne d’hiver » d’hébergement des sans-abri, a-t-il insisté. Notons tout de même qu’avec 10 millions d’euros ont pourrait éviter le suicide de beaucoup de nos malheureux paysans (Lire « Les arbres de nos champs… « https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/24/les-arbres-de-nos-champs-deviennent-le-verger-du-roi-francois/).

Le préfet a reconnu que les autorités ont « peut-être patiné une ou deux fois » dans la gestion de cette crise. Il a notamment évoqué « l’erreur » d’avoir utilisé des hôtels pour héberger durant trois jours des migrants évacués de La Chapelle, plutôt que des centres d’hébergement de plus longue durée ! « Maintenant, on est prêt », a-t-il affirmé sans éclater de rire.

Migrants from Eritrea sit near tents as they live in a make-shift camp under a metro bridge in Paris, France, May 28, 2015. African migrants, principally from Eritrea and Sudan, sleep rough in some 80 tents and shelters as they make their way from the Mediterranean northwards towards Calais. REUTERS/Benoit Tessier - RTX1EXEQ

Mais ce n’est évidemment pas fini car des migrants occupent actuellement des campements situés quai d’Austerlitz près de la Cité de la mode (13e arrondissement), square de Jessaint et près de la halle Pajol, dans le nord parisien. A Austerlitz, où quelque 300 personnes vivent dans des abris de fortune, une opération d’évacuation sera menée « le plus tôt possible au cours de l’été », a précisé le préfet. « Il y a certains endroits à Paris où ce ne sont plus des réfugiés mais des bandits » qui tentent de « vendre les places que l’on met gratuitement à disposition ». Là, « on interviendra différemment », a-t-il aussi prévenu. Tu parles !

Nous ne cesserons de le répéter tant que nos compatriotes ne l’auront pas compris : ces gens sont fous. 

 

Heureusement, il y a la Grande-Bretagne

4691939_7_fbeb_david-cameron-a-birmingham-le-20-juillet-2015_fef10cef03b49170a77438b252be10f6

Dans un discours ferme, David Cameron s’est exprimé lundi 20 juillet sur la lutte contre le radicalisme islamique et le terrorisme. Le premier ministre britannique, qui ne souffre pas de la cécité de nos hommes politiques, s’est employé à réduire à néant certaines explications mensongères qui voudraient que le terrorisme soit le produit de la pauvreté, du manque d’éducation, voire même, d’une maladie mentale. Son discours balaye ces arguments en objectant que bien des terroristes avaient grandi dans des familles prospères et suivi un enseignement dans des universités occidentales. Il nous donne pleinement raison ainsi que vous le lirez sur notre blogue (Lire à ce propos « Ils appellent ça une ‘jeunesse française’ « : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/13/bulletin-climatique-quotidien-13-fevrier-2015de-la-republique-francaise/).

Certaines chaînes étrangères sont également responsables de ce fondamentalisme religieux et de la violence qui en découle, à travers la diffusion « de contenu extrémiste » et une large place accordée dans les programme aux « prêcheurs de haine ». Le chef des conservateurs souhaite, d’ici la fin de l’année, responsabiliser les communautés syriennes, irakiennes et kurdes de Grande-Bretagne afin qu’elles se mobilisent de manière explicite contre la violence. Mais, hélas,David Cameron est tombé dans le même travers que nos responsables politiques en promettant d’aider les parents craignant que leurs enfants partent au combat rejoindre Daesh : 700  Britanniques combattraient aux côtés de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie. Sur demande des parents, le passeport de leurs enfants pourra leur être retiré afin de les empêcher de quitter le territoire britannique. Rappelons que ce n’est pas leur départ qu’il faut empêcher mais leur retour.

143748890697_content

Le drame, en France, c’est le refus politique de nommer les choses car cela impliquerait de reconnaitre que, concernant l’immigration islamique, nous sommes nécessairement face à un échec de l’intégration. Cela vient d’une vision fondamentalement égalitairiste de l’intégration, qui pose comme préalable que toutes les immigrations se valent et qu’en appliquant bon en mal an certains principes communs, tout se passe nécessairement bien ! Mais oubliant le fait que, dans les pays d’origine de cette immigration, il n’y a que peu de liberté et surtout pas de séparation du religieux et du politique ce qui n’a évidement aucun rapport avec notre vision de la citoyenneté.

Et ceci est d’autant plus patent qu’au lieu d’avoir imposé des principes, nos responsables politiques ont cru qu’en faisant des compromis, en encourageant même la plupart du temps la valorisation de la culture d’origine, cela serait compris comme une ouverture à laquelle il serait répondu par une autre ouverture vers notre modèle…Une pure vue de l’esprit et c’est le contraire qui s’est produit : cela a ouvert des espaces de résistance à la culture du pays d’accueil pour mieux affirmer une conception de la foi au-dessus du droit telle qu’elle est conçue dans les pays d’origine et donc incompatible avec l’organisation de notre société. Avec la volonté de se regrouper pour se fermer, vivre entre soi, se communautariser. À l’ombre de ce communautarisme, les intégristes et autres endoctrineurs ont de beaux jours devant eux. On voit là encore les risques des liaisons dangereuses entre islam communautaire et islamisme, alors que nos politiques tremblent à l’idée de les relier.

La prétendue « misère sociale »  et le prétendu « apartheid » de Manuel Valls sont des expressions ambigües et David Cameron a tout à fait raison de dire que “La pauvreté et les inégalités ne peuvent pas expliquer l’extrémisme violent” car la pauvreté et les inégalités ont toujours existé alors que le terrorisme, lui, n’a pas toujours existé. D’ailleurs, les études de Christophe Guilluy ont montré que dans la France d’aujourd’hui il y a plus malheureux que les immigrés (le 9-3 est, faut-il le rappeler, le 5e département de France pour la richesse). Les paysans, par exemple :

11742652_922336717831964_2914511723809289432_n

Face à une immigration envahissante, à la recherche d’un monde meilleur et présentée comme victime, dans le prolongement de la décolonisation, une certaine culpabilité et cette folle idée de repentance ont historiquement jouée en faveur du compromis que nous évoquions plus haut et de l’aménagement des principes, comme une sorte de réparation. Alors que nous n’avons fait aucune concession aux immigrations italienne, polonaise, espagnole ou portugaise, avec celles venues du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, on a été prêt à toutes les contorsions, à tous les reniements et à toutes les lâchetés. Et, derrière ces bons sentiments, on tolère que l’islam apporte une autre foi, une autre culture, une autre forme de pensée et prétende faire de notre pays une terre musulmane.

immig-hollande

Mais pire encore, il y a chez les socialistes (et apparentés *) français une préoccupation électoraliste déterminante. Aux élections de 2012, les musulmans on voté pour Hollande à 90 %. Ils ont été très déçus par le « mariage pour tous » qui a entrainé leur abstention massive aux élections municipales de 2014. Depuis, le PS essaye laborieusement de remonter la pente. Cela explique toutes les entorses à la laïcité si choquantes qui se multiplient aujourd’hui au bénéfice des musulmans : inaugurations pompeuses de mosquées, accompagnement public de la fête de l’Aïd, déclarations islamophiles insensées.

Unknown

Ou comment échanger son âme contre un plat de lentille…

 

* Lire à ce propos « L’UDI, instrument de la taqyia » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/11/14/bulletin-climatique-quotidien-14-novembre-2014de-la-republique-francaise/

 

Grèce : il est clair que rien n’est réglé

2015-07-22T205509Z_1012179224_GF10000167222_RTRMADP_3_EUROZONE-GREECE_0

Un nouveau bras de fer entre le gouvernement grec et les créanciers du pays – Fonds monétaire international (FMI), Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE), Mécanisme européen de stabilité (MES) – devaient commencer vendredi 24 juillet. Elles ne débuteront que « dans les prochains jours », a annoncé, en fin d’après-midi la Commission européenne, sans donner plus de précisions sur le calendrier.

« La mission est en cours de préparation, a confié une source proche des discussions. On discute encore du lieu ( ! ) car il faut trouver un endroit accessible, près des ministères ». Une seconde source a fait part de « problèmes logistiques », qui vont être « rapidement réglés », sans préciser leur nature exacte. Les représentants des quatre institutions sont attendus à Athènes pour le début d’un marathon estival, qui doit conduire, si possible avant la fin d’août, à l’adoption d’un troisième plan d’aide de plus de 80 milliards d’euros pour les trois prochaines années.

Mais, avant même d’avoir commencé, un semblant de polémique gronde entre le FMI et le gouvernement grec. A l’origine, Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, ne voulait pas de la participation du FMI au nouveau plan, persuadé que les problèmes européens devaient se régler entre Européens. Les pays partenaires, l’Allemagne notamment, ont toutefois réclamé la présence des équipes de l’institution de Washington, associée depuis 2010 à la gestion de la crise grecque. Le gouvernement grec a donc accepté d’inviter le FMI à se joindre aux discussions, comme il l’a fait pour les trois autres institutions. Mais M. Tsipras l’a fait à travers une unique lettre, signée de sa main, qu’il a adressée aux quatre représentants des créanciers. Or Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, demande à recevoir une… invitation particulière. D’ici là, « Son Importance » Mme Lagarde refuse d’envoyer ses troupes à Athènes !  Alors, vendredi, le ministre grec des Finances s’est fendu d’une nouvelle invitation personnalisée et vous allez comprendre pourquoi.

Unknown

« Son Importance » Mme Lagarde et le ministre grec des Finances

Au-delà de ces questions de bienséance, c’est bien sur le fond que les choses s’annoncent difficiles. Le FMI exige des créanciers européens qu’ils s’engagent sur une renégociation de la dette grecque (près de 180 % du produit intérieur brut aujourd’hui, soit plus de 320 milliards d’euros). Ce qu’Athènes réclame depuis 2012, mais que beaucoup de pays en Europe refusent toujours. Et c’est sans doute la véritable raison du revirement du gouvernement grec qui découvre que le FMI pourrait être, pour lui, un allié inattendu…

Les négociations des prochains jours porteront aussi et surtout sur le calendrier de la mise en œuvre de nouvelles mesures d’austérité au cours des trois prochaines années. Ce que les Grecs refusent obstinément. Mais aussi sur l’évaluation des besoins financiers de la Grèce pour préciser le montant du prêt nécessaire – entre 80 milliards et 86 milliards d’euros, selon les premières estimations – ainsi que l’échelonnement des versements. La Grèce aimerait avoir conclu un accord final avant le 20 août, afin de pouvoir libérer une partie de la somme promise pour rembourser près de 3,5 milliards d’euros à la BCE. Argent dont elle ne dispose pas aujourd’hui.

8f4a60119c389d08ef75cc4b6dcf06ec7de29680

Le Premier ministre grec devant le Parlement, le 23 juillet 2015.

Le climat entourant ces nouvelles négociations reste lourd, plusieurs voix en Europe* continuant de militer presque ouvertement pour une sortie de la Grèce de la zone euro. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a beau répéter que cette question du « Grexit » est définitivement obsolète, beaucoup en Grèce, notamment dans les rangs du parti de la gauche radicale Syriza, redoutent que les créanciers n’exigent trop d’un Alexis Tsipras qui a déjà montré qu’il était prêt à de lourds compromis et renoncements pour garantir la trajectoire européenne de son pays.

Même s’il affirme qu’il n’en est pas question, le gouvernement grec redoute notamment que les créanciers exigent l’adoption de nouvelles mesures d’austérité et de réforme, préalable à la conclusion de l’accord ou au versement d’une première tranche de prêts.

Nous approchons du point de rupture…

* Allemagne, Pologne, Pays-Bas, Finlande, Pays baltes, Slovaquie, Slovénie et quelques autres.

 

Le 25 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (25/26 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. conseilesperanceduroi juillet 25, 2015 à 7:01 #

    Et si vous voulez savoir où mènent les compromis auxquels se livrent nos responsables politiques, en voici un exemple :http://www.lepoint.fr/societe/reims-passee-a-tabac-car-elle-portait-un-maillot-de-bain-25-07-2015-1951472_23.php#xtor=CS3-194

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :