BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 septembre 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

3 Sep

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Quand on veut…on peut

Il y a quelques jours, Laurent Fabius prononçait un de ces réquisitoires à géométrie variable dont il a le secret, contre l’édification par la Hongrie d’une barrière de protection contre les migrants, le long de sa frontière avec la Serbie (Lire « Et maintenant Laurent Fabius qui joue les Père Fouettard« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/08/31/bulletin-climatique-quotidien-31-aout-2015de-la-republique-francaise/). Voici d’ailleurs un aperçu de «  l’horizon indépassable « de la pensée fabiusienne :

 » La Hongrie fait partie de l’Europe, l’Europe a des valeurs, et on ne respecte pas ces valeurs en posant des grillages comme on ne (le) ferait pas vis-à-vis d’animaux « .

Mais, fort curieusement, il concentrait ses attaques contre les pays de l’Europe de l’Est, oubliant de parler des succès obtenus par l’Espagne contre les hordes de migrants subsahariens qui se lancent à l’assaut de ses enclaves de Melilla et de Ceuta, au Maroc. Nous avions nous-même souligné ces succès dans un article datant déjà d’octobre 2013 (Lire « Point n’est besoin d’espérer -des autres- pour entreprendre -soi-même-«  : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/10/07/bulletin-climatique-quotidien-7-octobre-2013-de-la-republique-francaise/ ). Ils se confirment et le gouvernement français enrage !

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C’était AVANT…

Car finis les assauts continus contre les clôtures, les images de migrants perchés sur des grilles, et le bruit infernal de l’hélicoptère en pleine nuit. Le calme règne dans l’enclave espagnole de Melilla, située au nord-est du Maroc. Depuis six mois, les triples grillages de six mètres de haut et 11,5 kilomètres de long n’ont connu aucune intrusion de migrants. La seule  » tentative « , le 3 août, a été déjouée avant même que les migrants ne s’approchent des barbelés.  » Si nous ne faisons plus la “une” de la presse à cause du problème de l’immigration illégale, c’est qu’il n’y a plus de problème, a tranché, fin juillet, le président de Melilla, Juan José Imbroda. L’Espagne a fait du très bon travail.  »

Depuis le début de l’année, une centaine de personnes sur les 3 700 qui ont essayé sont entrées à Melilla par les grillages. L’an dernier, 2 100 migrants avaient atteint leur but, sur les 19 000 à avoir tenté leur chance. Forte de ces résultats, la garde civile espagnole est même allée offrir son expertise à la Hongrie, lors de la récente construction d’un mur de barbelé à sa frontière avec la Serbie. Dans ses bureaux de Melilla, le colonel Ambrosio Martin Villaseñor, CJA, chef de la Garde civile*, refuse cependant de crier victoire : «  C’est une partie d’échecs. Nous ne devons pas baisser la garde. A chaque complication que nous posons, les migrants cherchent des solutions.  »

Pour déjouer les assauts des migrants, l’Espagne a renforcé matériellement, légalement et humainement le mur de fer qui sépare le Maroc de l’Espagne, l’un des points de passage entre l’Afrique et l’Europe. Depuis la vague de 2014, des renforts ont été dépêchés dans l’enclave d’à peine 12 km2 où œuvrent déjà 650 gardes civils. Une loi dite  » de sécurité citoyenne « , entrée en vigueur au printemps, a donné un cadre légal au  » rejet à la frontière  » jusqu’alors pratiqué dans un certain flou juridique, afin de permettre aux gardes civils de refouler côté marocain, par de petites portes dans les grillages, les migrants qui viennent de poser le pied côté espagnol sans que ceux-ci puissent demander l’asile (Lire « Ils l’appellent ‘la loi bâillon’ « : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/08/21/bulletin-climatique-quotidien-21-aout-2015de-la-republique-francaise/).

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C’est maintenant : migrants subsahariens remis aux forces de l’ordre marocaines

Enfin, l’Espagne a implanté d’étroites mailles anti-escalade afin d’empêcher les migrants de s’agripper aux barrières, même si certains viennent à présent munis de crochets. A peine touchées, les grilles, dotées de senseurs et de caméras, déclenchent une alarme dans la salle de contrôle du siège de la Garde civile. Les unités stationnées à proximité ne tardent pas longtemps à se poster côté espagnol, tandis que les forces de l’ordre communiquent à leurs homologues marocains le lieu de l’approche.

Car aucune de ces mesures ne serait suffisante sans la coopération du Maroc. De l’autre côté des grillages espagnols, le royaume chérifien a fini d’installer en 2015 ses propres barbelés, a creusé un fossé et a posté de nombreuses patrouilles dans des tentes militaires, afin de les surveiller. Et surtout, il a démantelé les campements de fortune du mont Gourougou, où des centaines, voire des milliers, de migrants subsahariens attendaient leur heure pour franchir les portes de l’Europe, y revenant après chaque échec.  » La police marocaine nous poursuit. Elle nous fatigue. Elle casse tout. Elle a détruit notre ghetto « , raconte Abdullah Baldé, un Guinéen de 20 ans, devant les portes du Centre de séjour temporaire des immigrés (CETI) de Melilla. Abdullah assure qu’il est passé seul, à la quatrième tentative, il y a un mois, car  » en groupe, on est vite repéré « . Ce qui réduit nécessairement le nombre des passages.

Si l’Espagne n’est plus aujourd’hui aussi exposée que la Grèce ou l’Italie, il fut un temps où elle connut, elle aussi, ses Grandes Invasions barbares.

En 2006, un an après l’annonce de la régularisation de près de 400 000 sans-papiers par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, 39 000 personnes étaient parvenues à entrer illégalement dans le pays, en particulier via les îles Canaries, et beaucoup d’autres avaient disparu pendant la traversée. En 2014, à peine 300 migrants ont pris la mer pour rejoindre les Canaries.  » La route atlantique s’est asséchée grâce à la coopération avec le Sénégal, la Mauritanie et le Mali et aux patrouilles conjointes sur terre, en mer et dans les airs « , résume le colonel Martin Villaseñor, CJA. Pour parvenir à couper cette voie, le gouvernement espagnol a travaillé sur trois fronts : la surveillance avec l’aide de l’agence européenne Frontex, la coopération policière avec les pays d’origine et l’aide au développement en direction du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie en particulier.

Ou quand l’intelligence et la volonté politiques jointes aux moyens matériels font la démonstration de leur efficacité contre ce déferlement mortifère.

* Le colonel Martin Villasenor a d’ailleurs été fait en 2014, à titre exceptionnel, Compagnon de l’ordre royal du Mérite de Sainte Jeanne-d’Arc (Lire notre Consilium-Consulte du 11/05/2014: https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/11/consilium-consulte-n-2014001-portant-promotion-dans-lordre-royal-de-sainte-jeanne-darc/).

 

Les travailleurs au noir de Christiane Taubira

Le ministère de la Justice vient d’être durement épinglé par un rapport d’inspection interministérielle pour l’emploi de plus de 40 000  personnes non déclarées, qui n’ont donc aucune couverture sociale et pour lesquelles l’administration ne paie aucune cotisation sociale !

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La main dans le sac !

Ces «collaborateurs occasionnels du service public» sont souvent amenés à intervenir quotidiennement mais sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l’heure. «Le ministère de la Justice n’applique aucun assujettissement aux cotisations sociales et assimile les indemnités de ses collaborateurs à des prestations sans pour autant mettre en place les conditions de leur assujettissement à la TVA», selon le rapport, rendu durant l’été 2014 et révélé par le Canard enchaîné du mercredi 2 septembre mais tenu secret depuis un an.

Le document, qui souligne que cette pratique est très ancienne, estime qu’en cas de poursuites judiciaires collectives, le coût pour les finances publiques serait «de l’ordre d’un demi-milliard d’euros».

Plusieurs plaintes individuelles ont déjà été déposées, notamment par des traducteurs-interprètes : «Ce sont des personnes qui travaillent exclusivement sur réquisition des autorités de police ou judiciaires. C’est 100% de leur activité professionnelle», affirme leur avocat Me David Dokhan, précisant que ses clients n’avaient «pas de bulletin de salaire» et «aucune protection sociale».

«La ministre (Christiane Taubira) a la volonté d’agir et de s’emparer du sujet», assure sans rire le porte-parole adjoint du ministère qui se garde bien d’expliquer pourquoi la ministre n’est pas intervenue plus tôt.
«Un décret est prévu pour début 2016 pour clarifier le statut» de tous les collaborateurs occasionnels et «il y aura un versement progressif des cotisations sociales», a-t-il expliqué.

Cette régularisation aura un coût élevé pour l’Etat, mais aussi pour ces collaborateurs, dont les salaires étaient majorés d’environ 30% en l’absence de tout prélèvement. Et encore ne sait-on rien de leur situation fiscale…

De quel chef d’entreprise l’administration des Finances tolèrerait de telles fraudes ?

 

Et les noirs desseins de l’islamisme tunisien

Dans le village de Sidi Ali Ben Aoun, l’islam radical attire des jeunes qui vivent loin de la relative prospérité du littoral. On y parvient en empruntant une piste cahoteuse bordée d’oliviers et de figuiers de barbarie. Le hameau est niché au pied des monts pelés de Sidi Aïch à la sulfureuse réputation. Les villageois évoquent des bandes armées qui y transitent entre deux caches.

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A 250 kilomètres au sud de Tunis, ce fief salafiste du gouvernorat de Sidi Bouzid, est un autre monde. Ici, une frange de la jeunesse rêve de djihad en Irak, en Syrie ou en Libye, et certains commencent même à retourner leur colère contre leur propre pays. Et en voici un exemple parmi beaucoup d’autres.

Pour Ali Chadli, les tourments ont commencé par ce coup de fil de Turquie en 2012. Quand Mohamed l’a appelé pour prendre de ses nouvelles, le paysan a vite compris que son fils aîné n’était pas parti faire du tourisme. Après avoir entamé des études universitaires qu’il n’avait pas achevées, Mohamed avait trouvé un emploi à Tunis comme garde de sécurité. Il semblait intégré. Aussi son départ pour la Turquie, sas de passage vers la Syrie, plongea-t-elle son père dans la stupeur. Mais le vieux fermier n’était pas au bout de ses peines.

Un an plus tard, c’est au tour de son fils cadet, Raki, de l’appeler. Il avait disparu quelques jours plus tôt. Le coup de fil vient de Libye. Un second appel suivra quelques semaines plus tard. Cette fois, Raki est en Syrie, à Rakka,  » capitale  » de l’organisation Etat islamique (EI).  » Il a peut-être été influencé par son frère aîné « , s’interroge le père.

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Ironie, les deux frères se sont engagés dans deux organisations rivales : Mohamed au sein du Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida ; Raki dans les rangs de l’EI. Ils n’en demeurent pas moins très liés. Quand Mohamed a été tué en juillet 2013, c’est Raki qui en informa son père. Lui-même périra en juillet 2014 lors d’un raid américain à Rakka. Le vieux paysan l’a appris par l’appel d’un ami de son fils.

Dans ce seul village de Sidi Ali Ben Aoun, entre quinze et vingt jeunes seraient partis ces dernières années sous la bannière du djihad sur des fronts étrangers. Et le flux ne se tarit pas. Comme à Lunel (Hérault) chez nous !

Cette Tunisie de l’intérieur, laissée-pour-compte d’un développement économique surtout cantonné au littoral prospère, apparaît particulièrement vulnérable à la tentation djihadiste. Début juillet, l’information selon laquelle une trentaine de jeunes adultes du village de Remada (Sud-Est), dont trois militaires, auraient franchi d’un bloc la frontière libyenne a suscité une vive émotion dans l’opinion tunisienne.

La Tunisie est aujourd’hui l’un des plus importants pourvoyeurs de candidats au djihad. Selon le rapport préliminaire du groupe de travail des Nations unies sur  » l’utilisation de mercenaires en Tunisie « , rendu public le 8 juillet, ces Tunisiens partis combattre à l’étranger seraient environ 5 500, un chiffre bien supérieur à celui de 3 000 jusqu’à présent communément admis. Fait nouveau, le nombre de ceux passés en Libye se situerait entre 1 000 et 1 500.

Ce courant-là est particulièrement préoccupant pour la Tunisie car celle-ci est directement visée par ce contingent de nationaux formés en Libye. Les attentats du Musée du Bardo, le 18 mars, et de Sousse, le 26 juin, dont les auteurs auraient suivi un entraînement en Libye, ont souligné ce péril inédit. Afin de minimiser le risque, le gouvernement tunisien a décidé depuis mars de limiter les sorties du territoire des Tunisiens de moins de 35 ans. Une autorisation parentale leur est désormais requise pour tout déplacement vers la Libye, l’Algérie, le Maroc et la Turquie. Pensez-vous qu’ils ne sauront pas franchir les frontières autrement ?

A Sidi Bouzid, où le foyer salafiste de Sidi Ali Ben Aoun alimente bien des conversations, la réponse de l’Etat inspire un scepticisme général. Berceau de la révolution tunisienne entamée ici en décembre 2010, Sidi Bouzid fermente de mille ressentiments devant les promesses économiques et sociales non tenues depuis. Pour les jeunes désenchantés qui veulent fuir, il y a deux options : l’émigration illégale ou le ralliement à l’EI .

 » Beaucoup de jeunes diplômés condamnés au chômage ne se voient pas d’autre avenir que de prendre les armes contre l’Etat « , déplore Khaled Aouania, avocat et militant des droits de l’homme. Et le passage à l’acte est souvent d’autant plus aisé que la région est déjà forte d’une tradition de moudjahidin ( » combattants « ).  » Qu’il s’agisse des fellaghas d’antant ou des nationalistes arabes partis se battre pour les Palestiniens, ajoute Lamine Bouazizi, cette zone entre Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid a toujours été un bassin de révolutionnaires  »

Mais si une nouvelle légende  » Daech  » (l’acronyme en arabe de l’EI) naît depuis peu, elle n’épuise pas toute l’histoire. Dans le cas de Sidi Ali Ben Aoun, il y a comme un tabou, une vérité embarrassante que nul ne clamera trop fort. De Syrie, les combattants envoient de l’argent. Le vieil Ali Chadli admet qu’il a reçu des  » petites sommes  » de ses fils, mais insiste pour en minimiser l’importance.

Selon les familiers du village, le flux financier serait toutefois plus important que les résidents  l’admettent. Un fermier, père d’un combattant de l’EI, a ainsi vu son ordinaire s’améliorer depuis le départ de son fils. La maison s’est agrandie, le troupeau de moutons s’est étoffé et un écran de télévision plat trône dans le salon. Le djihad est ici une colère, une épopée et une triviale économie. Un peu comme les trafics en tout genre qui gangrènent nos banlieues françaises !

Mais chez nous, nos élites politiques ont une solution : elles achètent la paix sociale en fermant les yeux. Elles finiront par les fermer sous les balles des kalachnikov…

 

Il ne sait plus quoi inventer…

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Pour conjurer le mauvais sort, face au chômage, il a choisi un marabout marocain.

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Et après François Rebsamen qui a fui le navire, voici Myriam El Khomri (ex-secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville – suivez mon regard…-) parachutée à la tête du ministère du Travail !

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C’est elle, heureuse de retrouver sa copine Najat

Les emplois d’avenir*…vont en avoir.

* Emplois d’avenir : emplois subventionnés pour une durée déterminée et réservés principalement aux « Chances pour la France », sans études et sans formation, des banlieues dites défavorisées.

 

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Rencontres Fontevristes 2015

Un article du Courrier de l’Ouest du Vendredi 28 août 2015 relate les dernières Journées fontevristes qui se sont tenues dans le cadre prestigieux de l’Abbaye royale Notre-Dame de Fontevraud. En voici le fac simile :

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Et notre ami Alain Texier, CJA, toujours modeste !

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Le 3 septembre 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 septembre 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. alaintexier octobre 7, 2015 à 6:35 #

    Merci de ce si élogieux rappel de ce que nous avons fait-de bien- le 25 août dernier en l’Abbaye royale de Fontevraud.

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