BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (9 septembre 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

9 Sep

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Ça commence…

Nous avons déjà attiré l’attention sur les dangers de l’empire médiatique qu’est en train de constituer l’homme d’affaire franco-israélien Patrick Drahi (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/06/23/bulletin-climatique-quotidien-23-juin-2015de-la-republique-francaise/). Voici d’ailleurs quelques extraits de notre dernier article à son sujet :

 » Attention, cet homme est dangereux !

Encore un joli coup médiatique réalisé par Patrick Drahi, homme d’affaires franco-israélien et magnat de la presse et des télécoms, coutumier des annonces tonitruantes.

Audacieux, le patron du groupe Altice, maison mère de Numericable-SFR, vient de se lancer un nouveau défi en voulant s’emparer de Bouygues Telecome. Mais les méthodes de gestion musclées et l’endettement vertigineux de son groupe suscitent des inquiétudes.

A 51 ans, Drahi combine des talents d’ingénieur et de financier habile. Il multiplie les acquisitions ces derniers mois à coup de milliards: SFR en France, le câblo-opérateur Suddenlink aux États-Unis et Portugal Telecom. Il avait même envisagé le mois dernier de lancer une offre sur le mastodonte américain Time Warner Cable (TWC), avant de se raviser.

Sa façon de mettre à profit la grande confiance que lui accordent les marchés jusqu’à présent grâce à des taux d’intérêt historiquement bas pour des acquisitions financées par la dette, suscite l’admiration chez de nombreux patrons. Mais l’endettement de plus de 33 milliards d’euros d’Altice commence à soulever des inquiétudes car il n’est tenable que si les actifs acquis génèrent des flux de trésorerie importants.

Au point que celui qui marche dans les pas du roi du câble américain John Malone, est comparé maintenant à Jean-Marie Messier, pour sa folie des grandeurs qui a failli couler le groupe de médias et télécoms Vivendi.

Et depuis le rachat de SFR par Numericable, les relations entre le câblo-opérateur français, à la recherche de réductions de coûts tous azimuts, se dégradent avec syndicats et fournisseurs.

Pour Damien Bornerand, responsable CGT chez SFR, socialement, M. Drahi, « ce n’est pas l’employeur modèle ». « Dans le secteur des télécoms c’est de loin le pire », redoutant qu’il n’ait pas d’états d’âmes à supprimer des postes en cas d’acquisition de Bouygues Telecom

Un médiateur a dû être saisi pour tenter de trouver un terrain d’entente entre Numericable-SFR et ses fournisseurs, qui ont vu leurs contrats systématiquement remis en cause pour obtenir des tarifs drastiquement bas et ont du mal à se faire payer leurs factures. « Patrick Drahi ne paye que quand l’huissier arrive », explique une source chez un opérateur. Son statut de résident fiscal suisse et la cotation de son groupe à Amsterdam sont aussi pointés du doigt par ses détracteurs, même si le groupe Numericable est immatriculé et coté en France.

Peut-être pour pallier un déficit d’image, Patrick Drahi, déjà propriétaire de la chaîne d’info israélienne i24 News, a été un des sauveurs cet été de Libération, en apportant 14 millions d’euros au quotidien et vient de boucler le rachat de L’Express. (…)

A la suite de cette cascade d’acquisitions, M. Drahi est devenu la troisième fortune française avec 27 milliards de dollars, et la 57e mondiale, selon la dernière liste du magazine américain Forbes. Au point que nous le mettions en garde il y a peu, dans le contexte d’islamisation de la France au pas de charge (Lire « La prochaine cible médiatique des islamistes ‘français’ » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/16/bulletin-climatique-quotidien-16-fevrier-2015de-la-republique-francaise/).

Quand se produira le krash annoncé, » bonjour la courbe du chômage » !  »

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Ça n’aura pas tardé. Le groupe de presse Express Roularta a dévoilé lundi le lancement d’un plan social qui menacerait 150 postes. Ces suppressions d’emplois viennent s’ajouter à une centaine de départs volontaires de journalistes qui ont fait jouer leur clause de cession au moment du rachat.

Depuis début juin, selon l’AFP, ils seraient près de 115 à avoir quitté le groupe grâce à cette clause, ouverte uniquement aux journalistes et pour plusieurs mois. Si le plan social devrait concerner majoritairement des fonctions administratives et techniques, des journalistes pourraient également être concernés.

L’ensemble de presse, qui compte une douzaine de titres, sera également rebaptisé Groupe Altice Média, et sera donc une fillière du géant Altice détenu par Patrick Drahi.

Les prochains  » dégraissages  » ne devraient pas tarder non plus.

 

Les gesticulations syriennes de François Hollande

Il y a deux ans et quelques jours, en représailles au bombardement à l’arme chimique dans la banlieue de Damas, la France se préparait à frapper des casernes de l’armée syrienne, de concert avec les Etats-Unis. Un plan suspendu à la dernière minute, pour cause de lucidité américaine. Aujourd’hui, changement de décor. Ce n’est plus Damas, le sanctuaire du régime Assad, qui est dans le viseur de Tartarin Hollande, mais Rakka, Djarabulus ou Manbij, les bastions de l’Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie.

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En annonçant, lundi 7 septembre, que les avions français engagés dans la coalition internationale antidjihadiste s’apprêtaient à intervenir dans ce pays, alors que leur périmètre d’action se limitait jusque-là à l’Irak, le président de la République, François Hollande, a dévoilé un virage diplomatique à 180 °. Au mot d’ordre de la chute du régime syrien, fil rouge de la politique étrangère française depuis le début du soulèvement anti-Assad, en 2011, succède une approche calquée sur l’attitude américaine, qui privilégie l’endiguement de la crise et la lutte contre le terrorisme djihadiste.

 » La France se range peu à peu à la position des Etats-Unis et des Russes qui consiste à sanctuariser Damas et la côte alaouite, l’autre fief d’Assad, de peur que ces zones ne tombent dans les mains de formations extrémistes « , analyse le politologue Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie.

Selon le chef de l’Etat, qui s’exprimait dans le cadre de sa conférence de presse de rentrée, des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie devaient commencer dès mardi. Ensuite,  » selon les informations collectées, nous serons prêts à faire des frappes « , a-t-il affirmé. Contrairement à ce que réclament certaines voix à droite, M. Hollande a exclu tout déploiement de troupes au sol, jugeant qu’une telle mesure serait  » inconséquente « , car elle ferait des effectifs mobilisés une  » force d’occupation  » et que la France ne peut pas être le seul pays à s’engager de la sorte. La vérité est tout simplement que la France….n’en a pas les moyens, ni seule ni accompagnée. C’est là le vrai désastre.

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Rafales français

Paris refusait jusque-là de s’associer aux raids aériens anti-EI menés par les Etats-Unis en Syrie depuis septembre 2014 pour deux raisons : la répugnance à faire le jeu de Bachar Al-Assad, qui assimile à du  » terrorisme  » toute résistance à son pouvoir, et la conviction que de telles frappes étaient vouées à l’échec en l’absence de relais sur le terrain et d’un processus politique crédible. La diplomatie française refusait d’établir une hiérarchie entre l’EI et le régime Assad, l’un se nourrissant de l’autre, selon elle. D’où son soutien à l’opposition armée  » modérée « , en lutte sur ces deux fronts, jusqu’à lui fournir des armes qui se retourneront tôt ou tard contre notre pays ! Une folie que nous avons dénoncée (Lire « Le crime » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/08/22/le-crime/ et « L’échec de la coalition en Syrie est cinglant » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/23/bulletin-climatique-du-week-end-2324-mai-2015de-la-republique-francaise/).

Pour justifier son changement de pied, M. Hollande s’est appuyé sur deux phénomènes récents : la montée du risque terroriste en Europe, alimenté par le retour de djihadistes non syriens recrutés par l’EI, et le tsunami migratoire. Mais pourquoi diable ne nous a-t-il pas écouté plus tôt ? Et pourquoi continue-t-il à refuser les mesures drastiques que nous réclamons depuis plus de trois ans pour éradiquer l’islamisme dans notre pays ?

Quoi qu’il en soit, ce tournant met le principe du  » ni Bachar ni l’EI  » face à ses contradictions. François Hollande a certes redit que le dictateur syrien ne pouvait pas faire partie d’un règlement du conflit. Mais il a laissé la porte ouverte à une étape intermédiaire en déclarant que la question de son départ se posera  » à un moment ou à un autre « . Autrement dit, pas tout de suite….

Les avions français ne pénétreront d’ailleurs pas dans l’espace aérien syrien sans une forme de blanc-seing du régime et la coordination avec l’armée syrienne paraît inévitable. Pour que les Rafale puissent voler, il faut qu’un accord avec Bachar Al-Assad – armé par la Russie – garantisse que ses très performants missiles sol-air ne tirent pas, ou, solution alternative, que les Etats-Unis ouvrent chacune des missions françaises avec des systèmes de brouillage dont ne disposent pas les Français. Les Mig syriens ne seront pas des cibles s’ils ne menacent pas les appareils de la coalition. En clair, chacun devra éviter la confrontation s’il veut marquer des points face à l’EI. En d’autres termes, « tout ça pour ça !  »

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Mais si un processus de sortie de crise crédible ne se met pas en place rapidement, le risque est grand que la position de Paris apparaisse vite incohérente et ses démonstrations aériennes de simples gesticulations.

 

L’UE va mal et c’est tant mieux 

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Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, doit prononcer, aujourd’hui mercredi 9 septembre, devant le Parlement de Strasbourg, son  » discours sur l’état de l’Union « . Il prolonge ainsi la tradition instaurée en 2010 par son prédécesseur, José Manuel Barroso. Un propos très attendu, mais que l’ex-premier ministre luxembourgeois aurait voulu un peu plus optimiste : la situation qu’affronte l’institution qu’il dirige est difficile, voire inquiétante. Lui qui avait évoqué, lors de son entrée en fonctions, une  » Commission de la dernière chance  » se persuaderait presque que l’année qui s’ouvre est celle de la dernière chance pour sa Commission.

De toute part – y compris au sein du collège des commissaires – affleure l’idée que l’Europe, confrontée à une multitude de crises (la Grèce, la question des réfugiés, l’Ukraine, le possible  » Brexit  » britannique, etc.), n’a jamais été aussi proche de la désintégration. Les fractures sont aujourd’hui clairement béantes entre les Etats fondateurs (Allemagne, France, Italie, Benelux) et les derniers entrants, pays de l’Europe centrale et orientale. Le déferlement des hordes migrantes sur notre continent en permet aujourd’hui l’expression la plus patente.

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Lors de son discours d’investiture, à la mi-juillet, puis pour la présentation de son collège, le 10 septembre 2014, M. Juncker, candidat des conservateurs européens (PPE), promettait une institution plus  » politique « ,  » grande sur les grandes choses, petite sur les petites choses « . Des mots, rien que des mots si l’on mesure aujourd’hui l’état catastrophique des institutions.

M. Juncker voulait d’abord agir sur l’économie et a rapidement lancé – trois semaines après son entrée en fonctions – un vaste plan pour l’investissement, avec la volonté de faire de la croissance et de l’emploi les priorités absolues de son mandat. Sur ce front, son bilan est un échec. Son plan anti-chômage de 315 milliards d’euros est à peine sur les rails mais les résultats déjà obtenus ne sont pas à la hauteur des espoirs des eurolâtres  et moins encore des millions de chômeurs alors que l’UE prétend accueillir des millions de migrants sans formation pour la plupart.

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L’autre point noir de l’an I de l’équipe Juncker  fut évidemment la crise grecque. M. Juncker a certes réussi à maintenir le dialogue entre le gouvernement grec et une bonne partie de ses partenaires de la zone Euro, tentés de lâcher définitivement un pays jugé incapable de se réformer, pour éviter la désintégration de la zone euro. Mais si le premier ministre grec Alexis Tsipras a fini par céder aux exigences de ses créanciers et a signé pour un nouveau plan d’austérité, personne n’ose affirmer à Bruxelles qu’on en a définitivement fini avec le  » problème grec « . Pour la bonne raison…qu’ils n’en ont pas fini !

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Et depuis quelques mois, l’Europe a plongé dans une nouvelle crise, plus violente encore. L’afflux de migrants de toutes origines mais principalement du Proche-Orient et d’Afrique est d’une ampleur  » historique « , souligne le vice-président de la Commission Frans Timmermans sans accepter de reconnaître qu’il s’agit tout simplement de nouvelles  » Grandes Invasions barbares  » comme l’Europe en a connues aux IVe-Ve siècles de notre ère. Or, face à l’afflux de centaines de milliers de personnes, la Commission a des difficultés à imposer son point de vue. La querelle sur la  » relocalisation  » et la  » réinstallation  » de 60 000 personnes était à peine close que M. Juncker devait, face à l’urgence, suggérer l’obligation, pour chaque Etat membre, d’intégrer 120 000 personnes au total. Et encore est-on loin du compte…

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Ces polémiques en auraient presque fait oublier que rien n’est résolu non plus en Ukraine, où un fragile cessez-le-feu – les accords de Minsk – a été conclu mais laissant la Commission et la haute-représentante pour la diplomatie à leurs questions quant à l’avenir des relations avec Moscou et au risque de défaut de l’Ukraine quant à sa dette souveraine.

A ce sombre tableau s’ajoute le risque d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, alors que le référendum pour ou contre son appartenance à l’Union pourrait se tenir dès 2016. Conscient de cette échéance, M. Juncker a pris contact avec David Cameron dès la réélection du premier ministre conservateur, au printemps 2014. Il voulait engager au plus vite un dialogue constructif afin de trouver un accord acceptable par tous sur la redéfinition des relations entre Londres et ses partenaires.

Mais occupée par la crise des migrants, la Commission aura du mal à mener de front cette négociation à haut risque, alors que l’Union offre aux Britanniques sceptiques le spectacle de sa désunion (selon un sondage publié le 6 septembre, 51 % des Britanniques interrogés se déclarent aujourd’hui favorables à un  » Brexit « ).

Jean-Claude Juncker pourra-t-il sauver l’UE et ses institutions ? C’est le pari de l’année politique à haut risque qu’il ouvre à Strasbourg.

Souhaitons que ce pari soit rapidement perdu et que nous retrouvions la liberté que nous n’aurions jamais dû abandonner dans d’aussi mauvaises mains.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Après notre décision de ne plus maintenir, en conclusion de nos Bulletins climatiques quotidiens de la République française, la belle sentence du comte de Chambord  affirmant que  » La France ne peut pas mourir car le Christ aime encore les Francs  » (Lire  » Il y a 1268 jours…« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/06/il-y-a-1268-jours/), nous avons reçu d’un grand nombre de nos lecteurs de touchants témoignages de leur attachement à cette affirmation et aux informations qui l’accompagnaient.

En voici un exemple, sous la forme d’une  » supplique  » et que nous ne résistons pas au plaisir de vous faire connaître :

 » Je vous envoie ce petit mail pour vous demander de la garder, bref c’est ma petite supplique pour cette jolie sentence qui résume à elle seule notre attente et notre espoir en Jésus-Christ. C’est la signature du CER. C’est son emblème.
Je suis catastrophée moi aussi par la pagaille qui s’annonce, par l’inconscience de tous mes compatriotes culpabilisés, bernés, y compris dans nos rangs, sniffant devant une photo montage mais ignorant la petite vieille Française sur leur palier qui pointe aux Restos du coeur. Les hordes arrivent, oui, par millions bientôt, oui. Et avec elle, le plus grand ennemi de Jésus-Christ, l’Islam.
Mais ne baissons pas les bras.

Il me semble que c’est à Fatima (ou en un autre lieu, je ne sais plus tant les apparitions de la TSVM sont nombreuses), que Notre Dame nous disait : « Quand tout sera perdu, je serai là. »

Dieu le sait : Il semble que bien des êtres humains ne peuvent rien comprendre sans apprendre par la souffrance. La France est ainsi sauf quelques-uns d’entre nous qui sont réveillés (56 % des Français contre l’accueil des migrants, la belle ouvrirait-elle un oeil tout de même ?).

Cette épreuve, le fracas qui s’annonce, la France la traversera.
Le lys refleurira, c’est l’image de notre Roi et de notre Mère du Ciel. « 

Merci pour ces marques de l’intérêt que vous êtes si nombreux maintenant à nous témoigner. C’est pour cela que nous avons décidé de revenir sur notre décision du 6 septembre et de reprendre dès jeudi 10 septembre la belle sentence du comte de Chambord.

 

Le 9 septembre 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

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