Les disciples de Bernard Stasi.

15 Sep

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Bernard Stasi, l’inventeur des  » Chances pour la France « (1), a réussi son pari : faire croire que l’immigration extra-européenne est bénéfique à notre pays. Pourtant, depuis la publication de son mémorable grimoire(2), bien des catastrophes ont résulté de cet accueil débridé d’immigrés de toutes origines mais, pour la plupart, de religion musulmane, sans éducation, sans formation et sans autre apport à notre société que les divers aspects les plus nuisibles de l’économie souterraine, depuis les stupéfiants jusqu’aux armes de guerre. Du mortifère regroupement familial (que l’on doit à Valéry Giscard-d’Estaing) jusqu’à la tentative avortée d’assassinat de masse dans un Thalys sur la ligne Amsterdam-Paris, en passant par la prolifération des métastases du cancer islamiste dans les banlieues de nos villes, devenues autant de zones de non-droit, les attentats meurtriers de Montauban, Toulouse, Paris, etc. , les actes antisémites ou les règlements de compte sur la voie publique qui, eux, ne se comptent même plus, ce ne sont que haine, violence, désolation et paupérisation qui s’abattent sur notre pays.

Mais ce n’est pas tout car la profession de foi immigrationniste de Bernard Stasi a fait des émules au point que l’on nous impose, trente ans plus tard, le dogme d’une immigration qui serait «  Une chance pour l’Europe « , comme l’a écrit récemment un certain Pierre-Cyrille Hautcoeur dans Le Monde (3) ! Avec les mêmes argument stupides et dangereux, allant même jusqu’à la falsification de l’Histoire. Car que nous dit-on ? Ceci, par exemple, chez P-C. Hautcoeur :

 » La France, qui a aussi été une terre de refuge, a bénéficié aussi maintes fois par le passé de tels réfugiés venus d’Arménie, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne, d’Algérie… pour ne parler que du XXe siècle. » Où, ni vu ni connu, on nous assène le mélange des réfugiés arméniens ayant échappé au génocide perpétré par l’empire ottoman, les Italiens qui quittaient la misère du Mezzogiorno, les juifs allemands fuyant les persécutions nazi et, pour couronner le tout, des Algériens dont on ne voit pas quelle persécution ils auraient pu fuir à moins que l’auteur veuille parler des « pieds noirs« , torturés par le FLN et victimes de l’abandon de leur mère patrie par la trahison des hommes politiques des années soixante. Plus c’est gros, mieux ça passe !

D’où cette autre affirmation de la même source :  » La crise actuelle des réfugiés est une véritable chance pour l’Europe, une chance qui doit être saisie au plus vite. Pour une fois, l’Union européenne peut régler mieux que les Etats – mais seulement en les coordonnant – un problème aigu à propos duquel les Européens peuvent exprimer leur attachement à leurs valeurs fondamentales de paix, de liberté et de solidarité humaine. »

Et voici comment on glisse insidieusement du  » bénéfice  » (ndcer: entendez  » bienfait économique « ) à la  » sanctification  » par l’expression  d’un prétendu attachement à des  » valeurs fondamentales de paix, de liberté et de solidarité humaine « . Le tour est joué, avec la conscience du devoir accompli.

Ouroboros

Ouroboros

Mais il y a d’autres disciples de Bernard Stasi. Qui, eux, ne tentent même pas de faire en sorte que le serpent se morde la queue et ne revendiquent que le bienfait économique, se souciant du reste comme d’une guigne.

Tel, pour ne prendre que celui qui les résume plutôt bien, l’article de l’économiste Jean-Baptiste Jacquin, du Monde (4) qui nous assène dès les premières lignes l’affirmation suivante :  » Alors que la classe politique française semble tétanisée par la vague de réfugiés et de migrants qui se présentent aux portes de l’Europe, les économistes ont un avis beaucoup plus tranché. Ils sont unanimes à estimer que l’immigration actuelle n’est en rien un danger pour l’économie européenne, même en cette période de faible croissance et de chômage élevé. » Et d’ajouter :  » Aucun économiste n’a jamais réussi à démontrer un lien évident entre immigration et chômage « , affirme Thibault Gajdos, chercheur au CNRS,  » et quand il y a un lien, il est positif pour le marché de l’emploi « . Sur une longue période, l’immigration est considérée comme un facteur positif pour la croissance économique et les finances publiques, indépendamment de la situation démographique. La France, qui jouit d’une dynamique plus forte grâce à son taux de natalité, n’aurait pas plus à craindre ou à gagner de l’immigration qu’une Allemagne confrontée au vieillissement de sa population, estiment les experts.  » Ou comment on masque les effets délétères d’une immigration débridée dans un pays économiquement exsangue (comme le notre) derrière un taux de natalité manipulé. Car le taux de natalité DES FRANÇAIS n’est pas le taux de natalité EN FRANCE (taux dans lequel interviennent dans une proportion considérable les immigrés tant réguliers qu’illégaux). Cet amalgame volontaire ne sert qu’à tromper les Français.

Voilà pour l’aspect quantitatif. Voyons maintenant ce qu’il en est du qualitatif. Et reprenons, pour cela l’article de Jean-Baptiste Jacquin.

«  La contribution des immigrés à l’économie est supérieure à ce qu’ils reçoivent en termes de prestations sociales ou de dépenses publiques « , assure Jean-Christophe Dumont, chef de la division chargée des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’organisme, qui regroupe les pays riches, a par exemple analysé le cas du Royaume-Uni qui, après l’élargissement de l’Union européenne en 2004, notamment à la Pologne, a vu arriver un million d’immigrés en quelques années.  » Cela n’a ni augmenté le taux de chômage ni fait baisser le niveau du salaire moyen « , tranche l’économiste de l’OCDE.  » 

Et voici un nouveau mensonge élaboré à partir d’un fait exact. Qui peut en effet prétendre à l’égalité des compétences et des capacités d’intégration au tissu social britannique du  » plombier polonais  » chrétien et du paysan musulman de la Corne de l’Afrique ou du Sahel ?

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Quant aux authentiques réfugiés, il sont plus coûteux pour les Etats, car il faut investir dans des structures d’accueil et des politiques d’accompagnement social et sanitaire. Mais l’un des  » experts  » convoqués par J-B. Jacquin l’affirme (il faut donc sans doute le croire) :  » le coût pour les finances publiques de cet accueil « est dérisoire, même pour un pays à faible croissance et niveau de dette élevé comme la France »(… )« Ce sont des tout petits nombres par rapport à la population et, dans la majorité des cas, ce sont des jeunes qui voudront travailler, créer de la richesse et élever le niveau social de leurs enfants ». Ils vont donc consommer, se loger, bref, participer au dynamisme de l’économie. Selon ce chercheur, l’Europe fait fausse route depuis une quinzaine d’années avec « un accroissement considérable des murailles autour des pays riches. Ce n’est pas viable ». Il ne serait pas inutile, à nos yeux, de montrer à cet expert (qui manifestement n’y est jamais allé) l’organisation et le fonctionnement du tissu social et de l’économie parallèle des banlieues de nos grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et bien d’autres ! Il y prendrait la mesure de ce qu’il appelle  » créer de la richesse, élever le niveau social de leurs enfants et participer au dynamisme de l’économie « …Il est toujours plus facile d’élaborer des théories généreuses dans son bureau et entre « experts » que sur le terrain.

Sachez cependant que les chefs d’entreprises ne sont pas en reste dans les exigences d’accueil de ces hordes. Mais, comme on pouvait s’en douter, bien moins les PME et les TPE que celles du CAC 40. Voici d’abord l’opinion d’un riche parmi les riches, Loïc Armand, président de l’Oréal France : « Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que l’on n’arrêtera pas des migrations massives avec des mitrailleuses sur des bateaux ». Tout sauf une crise passagère, il voit dans « le phénomène migratoire incontrôlé » actuel, le résultat notamment « de l’insupportable différence de richesse entre une Europe riche et vieillissante et une Afrique jeune et encore trop loin d’avoir les infrastructures nécessaires au développement harmonieux de son économie ».

Que le Medef se préoccupe du sujet serait-t-il de nature à alimenter l’idée selon laquelle l’immigration serait une bonne chose pour les employeurs, mais pas pour les salariés ? Là aussi, les économistes de J-B. Jacquin balaient cette crainte de voir l’immigration tirer vers le bas les salaires ou prendre des emplois. Allant même jusqu’à évoquer (mais sans les exposer)  » de récents travaux de recherche démontrant que la concurrence des travailleurs immigrés a été un « facteur d’accélération de la promotion sociale » des natifs (ndcer: nouvelle appellation contrôlée des citoyens de souche) qui sont poussés vers des emplois plus qualifiés et mieux payés. » En d’autres termes et si nous avons bien compris : l’arrivée de migrants sur le marché du travail assurerait la promotion sociale des citoyens de souche ! 

Et voici venir l’explication qui réjouit et dédouane les chefs d’entreprises, au point qu’ils ne reculent plus à l’embauche….d’immigrants illégaux et donc délinquants : une étude de l’OCDE menée sur une longue période (2001-2011) a mesuré que les immigrés représentaient 15 % des entrées en emploi dans les métiers et secteurs en croissance, mais 28 % dans les métiers en décroissance. Autrement dit, alors que les « natifs«  (toujours eux) délaissent, logiquement, la formation et l’orientation vers les filières sans perspective ou peu valorisantes, ce sont les étrangers qui viennent répondre aux besoins du marché de l’emploi. Même ces métiers en récession recrutent, ne serait-ce que pour remplacer une partie des départs à la retraite. Ce qui revient à reconnaître que la formation professionnelle est chez nous totalement inefficace et que les migrants sont les bienvenus pour vider….nos poubelles et servir d’esclaves aux entreprises du BTP.

Mais le chef de la division « migrations » de l’OCDE reconnaît néanmoins qu’il est « plus compliqué d’accueillir des immigrés dans une économie dont le marché du travail est plus rigide ». Et, par voie de conséquence, pour les économistes, améliorer l’utilisation des compétences des réfugiés augmentera l’impact positif de l’immigration sur la fiscalité et la croissance ! En résumé, pas sûr que l’herbe soit si verte chez nous.

Nous ne devons donc pas nous étonner de lire, toujours dans notre quotidien du soir préféré (pour son militantisme immigrationniste), ces quelques propos de Pierre Gattaz(5), président du Médef et donc du puissant syndicat des patrons les plus influents dans les milieux politiques.

 » La crise actuelle des migrants nous oblige à l’action. Nous ne pouvons plus nous contenter d’assister passivement à la tragédie qui se joue à nos portes. Et cela nous impose de relever trois défis.

Premier défi : l’accueil. L’accueil décent des migrants est un impératif, d’abord pour des questions de simple humanité et de cohérence avec l’une des trois valeurs fondatrices de notre République, la fraternité. Un pays qui renonce à ses valeurs est un pays qui se perd. Mais aussi parce que c’est une opportunité pour notre pays. Cessons toute condescendance envers ces migrants : ils ont souvent un fort niveau d’éducation, sont la plupart du temps jeunes, formés et n’ont qu’une envie, vivre en paix et pouvoir élever une famille.

La France doit donc agir pour rester fidèle à elle-même. Bien sûr, cet accueil doit se faire selon des règles, en accord avec les valeurs de notre République, avec humanité et fermeté, avec des droits et des devoirs. Il doit aussi évidemment tenir compte de notre situation économique, sociale et politique. Mais nos difficultés ne peuvent pas être une excuse pour ne rien faire. Accueillons-les et sachons tirer profit de leur dynamisme, de leur courage, de leur histoire aussi. Accélérons enfin nos réformes pour être capables de les intégrer pleinement dans la durée.

Deuxième défi : l’Europe. L’Europe que nous construisons collectivement ne peut pas se contenter d’être un grand marché. La convergence est nécessaire pour nos règles fiscales et sociales, mais aussi dans notre action face aux grandes crises mondiales. Le couple franco-allemand doit être le moteur de cette convergence. Il en va aussi de la crédibilité de l’Union européenne. Le rapprochement actuel entre nos deux pays est donc une bonne nouvelle mais ce n’est qu’un premier pas. Se coordonner pour accueillir les migrants politiques est nécessaire, mais il faut aussi savoir lutter contre les passeurs, tous les trafiquants d’êtres humains, les terroristes, et impulser une volonté commune pour régler enfin les problèmes en amont.

Troisième défi : les causes. Car après l’urgence, il faut regarder la source de ces problèmes. Et donc s’attaquer, désormais, aux causes mêmes de ces migrations.

Les conflits tout d’abord. En la matière, les solutions ne sont ni simples ni évidentes et demanderont des années. Ainsi la situation de chaos profond dans laquelle sont plongés la Syrie et l’Irak alimente ces exodes massifs. Mais c’est aussi une partie de notre histoire qui se joue au Moyen-Orient. La reine Rania de Jordanie nous a récemment rappelé ce qu’il en était :  » L’échec n’est pas une option. Si nous échouons, l’Etat islamique gagnera. Et si ce dernier gagne, la région sera rapidement réduite à néant, entraînant des répercussions mondiales pour longtemps. « 

La situation économique ensuite, notamment du Maghreb et de l’Afrique, le continent à nos portes. Comment croire, à l’heure où l’information n’a plus de frontières, que l’Europe peut se construire enfermée dans ses murs, en maintenant à distance un continent qui frappe à la porte de la prospérité ? Comment, surtout, ne pas voir le potentiel extraordinaire d’un continent jeune, dynamique, fort de richesses naturelles encore largement inexploitées ? Le moment semble venu d’une grande ambition pour le développement du Maghreb et de l’Afrique, d’un plan structuré pour que le  » réveil du continent africain  » devienne une réalité. Car ce continent ne doit pas être ressenti comme une menace pour l’Europe.

C’est d’abord et principalement une chance si nous savons nous y prendre. Proposons une vision commune, un espoir, des mesures concrètes. Travaillons avec les pays qui le veulent. Développons des projets de coopération économiques et sociaux. Motivons et soutenons nos entrepreneurs pour qu’ils se saisissent des opportunités qui s’ouvrent dans ce continent. Négocions des transferts de technologies, formons, éduquons, stabilisons le continent en somme. En tant que partenaire historique, linguistique, politique et économique de beaucoup de pays du Maghreb et d’Afrique, la France a une carte à jouer pour que ce grand continent, qui passera d’une population de 1 milliard d’individus aujourd’hui, à 2 milliards en 2050, se réveille comme l’ont fait la Chine et les dragons asiatiques. Le continent africain doit devenir ainsi économiquement viable afin d’être politiquement stable et être enfin maître de son destin.

Nous en sortirons tous gagnants. Agissons. »

Au total, il apparaît dans ces travaux (et ces opinions) que le seul argument qui est mis en avant pour justifier l’ouverture de nos pays à ces torrents migratoires est de nature économique. À savoir l’apport d’une main d’oeuvre censée nous faire défaut. Certains, cependant y ajoutent un aspect plus directement démographique dans des pays vieillissants et dont la natalité est en perte de vitesse. Mais alors, il faut bien y voir l’une des facette du « Grand Remplacement » que les mêmes auteurs récusent pourtant.

En revanche, vous ne trouverez nulle part la moindre considération de nature culturelle ou religieuse. Au point que les tenants de l’argument économique vont jusqu’à justifier leur démarche immigrationniste en prétendant que la France, par exemple, n’a tiré que des avantages des vagues migratoires qu’elle a connues au cours du vingtième siècle avec l’arrivée des Arméniens, des Polonais, des Italiens, des Espagnols ou des Portugais. Mais oubliant volontairement que tous ces nouveaux arrivants étaient de culture gréco-romaine et de religion chrétienne en les mettant sur le même plan que les migrants de culture arabe ou africaine et de religion musulmane.

Alors, de deux choses l’une. Soit le lobby immigrationniste ne se soucie en rien de l’acculturation qui résulte nécessairement de cette confrontation, ne privilégiant que le bénéfice économique, soit il en accepte l’augure et, dans les pas de Voltaire, poursuit l’objectif d’ « écraser l’infâme« . C’est le multiculturalisme dont nous ne voulons pas.

Dans les deux cas, il doit trouver sur son chemin tous ceux qui n’acceptent pas la disparition de notre pays et de notre civilisation. 

 

Le 15 septembre 2015.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

(1) L’Immigration, une chance pour la France, Robert Laffont, coll. « Franc Parler », 1984, ISBN 2-221-04469-X

(2) Un grimoire est un livre composé de recettes de potions, de sorts et autres choses magiques.

(3) Les migrants sont une chance pour l’Europe, le Monde du vendredi 11 septembre 2015 (http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/09/10/les-refugies-une-chance-pour-l-europe_4751390_3232.html?xtmc=pierre_cyrille_hautcoeur&xtcr=1).

(4) Les migrants ? Une chance et non un danger pour l’économie, Le Monde du jeudi 3 septembre 2015 (http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/09/02/l-arrivee-de-migrants-n-est-pas-un-danger-pour-l-economie-europeenne_4743046_3234.html).

(5) L’accueil des migrants est une opportunité pour notre pays, Le Monde du 8 septembre 2015 (http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/09/08/les-migrants-sont-un-atout-pour-la-france_4749301_3232.html?xtmc=pierre_gattaz&xtcr=2).

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