BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 janvier 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

7 Jan

I. Après la peste voici venir le choléra

France-Aquitaine-Gironde-33.Bordeaux.Présentation du Centre Culturel du Vin à Bordeaux le 25 Janvier 2013.

Ce n’est pas Al Capone, c’est Al. Juppé

Invité mardi 5 janvier sur Europe 1, Alain Juppé a précisé sa position sur les déchéances de nationalité.  » Pourquoi pas pour les binationaux nés français. Mais si un mono-national devient apatride, là, je dis stop, c’est pour moi une ligne rouge absolue « , a-t-il affirmé sans rien savoir de la réalité juridique mais en ajoutant, pour faire bonne figure auprès de son électorat de gauche :  » Ce n’est pas un problème juridique, c’est un -problème moral. Est-ce que la patrie des droits de l’homme peut se mettre en contradiction avec la Déclaration des droits de l’homme : pour moi, la réponse est non. Dans le droit positif aujourd’hui, on peut déchoir de sa nationalité un Français bi-national. Ça ne me dérange pas, puisqu’on ne rend pas les gens apatrides « , a indiqué l’ancien premier ministre qui manifestement ignore

1/ qu’on ne rendrait personne apatride, même pas un « mono-national« , en pratiquant la déchéance de nationalité puisque la France n’a pas ratifié la Convention de 1961 et

2/ qu’en tout état de cause…on s’en moque puisqu’il suffirait, dans le cas contraire, de dénoncer nos engagements antérieurs au nom de « à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles »

Massivement rejeté dans l’opinion en 1995, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac mise aujourd’hui sur sa popularité pour créer une dynamique autour de sa candidature à la primaire, prévue en novembre 2016. C’est sa carte maîtresse, celle qui lui permet de rêver de l’Elysée. Dans le dernier sondage en date, réalisé par Harris Interactive pour le site Délits d’opinion et diffusé le 30 décembre, Alain Juppé est toujours en tête des personnalités auxquelles les Français…ignorants font le plus confiance (53 %, + 3 %), alors que Nicolas Sarkozy est au plus bas, avec seulement 21 % d’avis favorables. Dans les intentions de vote pour la primaire, le match est plus serré mais la dynamique est du côté de l’ex-premier ministre, qui a rattrapé le retard qu’il comptait sur son rival auprès des électeurs de droite.

Fort de sa popularité, M. Juppé se présente comme le candidat ayant le plus de chance de mener son camp à la victoire en 2017. Le seul,  » qui a la force, la légitimité suffisante pour figurer au second tour et le gagner « , a-t-il affirmé lui-même le 14 décembre, à Bordeaux. Ce jour-là, il a dit vouloir  » se battre pour éviter à la France un second tour Le Pen-Hollande  » à la présidentielle. Toute la stratégie de M. Juppé est là : apparaître comme celui qui sera capable de franchir la haie du premier tour, dans le match à trois qui se profile entre le PS, LR et le FN. Et par contraste, suggérer qu’une candidature de Nicolas Sarkozy serait davantage risquée.

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Son postulat repose sur les résultats des dernières enquêtes testant les chances de victoire des différents postulants à la présidentielle. Toutes livrent jusque-là le même enseignement : s’il portait les couleurs de LR à la présidentielle, M. Juppé arriverait en tête du premier tour. Il obtiendrait 30 % des voix, devant Marine Le Pen (26 %) et François Hollande (20,5 %), selon un sondage IFOP pour le site Atlantico publié le 18 décembre. En revanche, M. Sarkozy, lui, n’atteindrait pas la finale en ne recueillant que 21 % des suffrages, soit moins que l’actuel chef de l’Etat (22 %) et la présidente du FN (27 %). Le président de LR pâtirait de la concurrence de François Bayrou, crédité de 12 %. M. Juppé, lui, n’a pas ce problème : son alliance avec le président du MoDem lui garantit – en théorie – l’absence de M. Bayrou sur la ligne de départ de la présidentielle.

Le maire de Bordeaux espère que son avance dans les sondages suscitera un  » vote utile  » en sa faveur lors de la primaire, sur le modèle de ce qu’il s’était passé lors des primaires socialistes. En 2006, Ségolène Royal avait été désignée car les sondages la présentaient comme la plus à même de l’emporter face à M. Sarkozy ; en 2011, M. Hollande avait été préféré à Martine Aubry pour les mêmes raisons. Le scénario se répétera-t-il à droite ? Impossible à dire mais il n’est pas exclu que les sondages fassent une nouvelle fois la décision, en poussant les électeurs à voter pour celui qu’ils jugeront le mieux placé pour gagner.  » Chez les votants à la primaire, une partie d’entre eux seront des électeurs stratèges, qui se détermineront principalement en fonction d’une interrogation : qui va m’assurer l’alternance en me débarrassant de François Hollande ? « , souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

L’équipe de M. Juppé veut croire que les sondages peuvent fournir un avantage psychologique à leur candidat.  » Dans un tel scrutin, les électeurs viennent choisir celui qui a le plus de chances de l’emporter. Or, il est incontestable que Nicolas Sarkozy est un moins bon candidat qu’Alain Juppé, car c’est un candidat plus risqué à cause de l’inconnue Bayrou et des mauvais reports de voix qu’il suscite à gauche « , estime Edouard Philippe.  » L’électorat de droite voulant à tout prix la victoire en 2017, il est évident que les sondages auront une influence sur leur choix « , abonde Benoist Apparu, député LR de la Marne et soutien d’Alain Juppé. Démontrant ainsi, s’il en était besoin, ce que nous ne cessons de clamer depuis toujours : les sondages n’ont pour seul objectif que de « formater l’opinion » et contrôler ainsi les élections. De là à imaginer qu’ils sont, comme les statistiques, la forme la plus élaborée du mensonge il n’y a qu’un pas que nous ne refusons pas de franchir !

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Nicolas Sarkozy, lui, veut croire que la  » bulle Juppé  » va progressivement se dégonfler d’ici à la primaire. A l’entendre, la popularité de son rival ne se transformera pas en voix au moment de la primaire, car elle serait en partie dopée par le soutien des électeurs de gauche (et, ajouterons-nous, des médias qui savent très bien que Juppé ou Hollande c’est bonnet blanc et blanc bonnet).

Pour éviter ce risque, M. Juppé tente de renforcer ses positions dans l’électorat de droite. Son deuxième livre-programme, Pour un Etat fort (JC Lattès, 205 p., 12 euros), paru le 6 janvier, vise à donner des gages de sa fermeté dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’immigration quitte à prendre le contrepied de ses affirmations et autres opinions précédentes… Restera à transformer la sympathie à son égard, en grande partie motivée par le rejet de M. Sarkozy, en vote d’adhésion sur sa propre personne. M. Apparu en convient :  » C’est notre défi. Il faut réussir à susciter une envie rationnelle.  »

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Qu’il sache que ce ne sera pas notre cas.

II. Et toute honte bue…

La Commission européenne, qui s’avère incapable de défendre notre civilisation, de protéger les citoyens contre les nouvelles invasions barbares, de leur permettre d’espérer une vie matérielle à la hauteur des sacrifices qu’elle exige d’eux, se permet d’émettre des critique acerbes de la gouvernance de la Pologne par des dirigeants pourtant désignés par une majorité absolue de leurs compatriotes ! Cette impudence est intolérable.

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Blason de la Pologne

Le nouveau gouvernement conservateur polonais, qui, lui, respecte ses engagements, met tout simplement en place le programme annoncé avant les élections législatives du 25 octobre 2015. Ce qui, paraît-il, ne laisse pas d’inquiéter Bruxelles et les pays qui en connaissent un rayon en matière de programmes non respectés (suivez notre regard).

Les députés et sénateurs polonais ont en effet approuvé, mercredi 30 et jeudi 31 décembre 2015, une loi qui met fin aux mandats des dirigeants de la radio et de la télévision publiques, et prévoit qu’ils seront désormais désignés par le ministre du Trésor, qui pourra aussi les révoquer. Cela a déclenché un tollé au sein du lobby médiatico-politique européen, juste après une réforme controversée de la plus haute juridiction, le Tribunal constitutionnel. D’ailleurs, dans un texte commun, l’Association européenne des journalistes, la Fédération des journalistes européens, l’Union européenne de radio-télévision, Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes se disent  » indignés  » (il y avait longtemps que nous avions pas eu droit au réveil des mânes de Stéphane Hessel !) par une loi qui  » abolit les protections existantes pour le pluralisme et l’indépendance des médias de service public en Pologne « . Quel culot quand on mesure la consanguinité existant entre les dirigeants politiques et les médias officiels dans nos pays !

La Commission européenne a annoncé dimanche 3 janvier qu’elle allait commencer l’étude le 13 janvier d’une procédure visant à évaluer les risques de  » menaces systémiques envers l’Etat de droit  » dans un Etat membre.  » Beaucoup de choses plaident pour que nous activions le “mécanisme d’Etat de droit” et que nous placions Varsovie sous surveillance « , a osé déclarer le commissaire européen allemand Günther Oettinger au journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Lui qui représente à Bruxelles un gouvernement qui a organisé la submersion de notre continent par des hordes migrantes aux origines les plus variées et avec les résultats que l’on sait (lire « Angela Merkel est-elle devenue folle ? : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/08/bulletin-climatique-quotidien-8-septembre-2015-de-la-republique-francaise/). » La liberté et le pluralisme des médias sont cruciaux dans une société pluraliste et dans un Etat membre respectueux des valeurs communes sur lesquelles l’Union est fondée « , s’inquiétait, dès mercredi, dans une lettre au ministre des affaires étrangères polonais, le numéro deux de la Commission, le Belge Frans Timmermans qui, lui aussi, ferait mieux de balayer devant sa porte quand on sait la responsabilité de son pays dans le terrorisme qui endeuille l’Europe depuis plusieurs mois maintenant (Lire « La Belgique rongée par l’islamisme » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/25/bulletin-climatique-quotidien-25-novembre-2015de-la-republique-francaise/).

Le gouvernement polonais, dirigé par le parti conservateur Droit et justice (PiS), justifie évidemment ses récentes lois sans le moindre état d’âme.  » Nous voulons simplement guérir notre pays de quelques maladies afin qu’il puisse se remettre « , a déclaré le ministre des affaires étrangères, Witold Waszczykowski, dans un entretien au quotidien allemand Bild, lundi 4 janvier. Il vise le mandat du précédent gouvernement du parti de centre droit, Plateforme civique, longtemps dirigé par l’actuel président du Conseil européen, Donald Tusk, qui aurait  » suivi un certain concept politique de gauche « .  » Comme si le monde ne devait automatiquement aller que dans un seul sens, selon un modèle marxiste – un nouveau mélange de cultures et de races, un monde de cyclistes et de végétariens, qui ne mise que sur les énergies renouvelables et combat toute forme de religion, diagnostique le ministre avec pêrtinence. Tout cela n’a rien à voir avec les racines polonaises traditionnelles. « 

Parlement-polonais

La Diète polonaise

Le chef du groupe parlementaire de Droit et justice, Ryszard Terlecki, a justifié l’urgence d’une telle législation :  » Les médias ne pouvaient pas critiquer constamment les changements de loi mis en place par le PiS.  » La députée (PiS) Elzbieta Kruk a expliqué pendant les débats que l’audiovisuel public  » relayait des tendances idéologiques et morales que la majorité de la société n’acceptait pas  » (ce qui n’est pas l’apanage de la seule Pologne…) ou encore des  » opinions défavorables à la Pologne « . Pendant leurs huit ans dans l’opposition, les membres du PiS ont fréquemment critiqué la couverture des émissions du service public et des autres -médias, notamment le quotidien d’Adam Michnik, Gazeta Wyborcza. Récemment, lors d’une manifestation contre le quotidien libéral, un prêtre avait même décidé d’exorciser le journal !

Les dirigeants polonais vont avoir du pain sur la planche.

III. Les indécrottables 

Le 13 novembre 2015, date des attentats survenus à Paris et à Saint-Denis, Clarisse Feletin achevait le montage de ce qui s’avère un documentaire passionnant sur la menace terroriste en France. Pour la réalisatrice les jeunes face à l’islam radical, diffusé sur France 5 en février 2015, ces attentats ne faisaient malheureusement que confirmer les éléments et analyses recueillis depuis de longs mois.

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Avec le second volet de sa vaste et minutieuse enquête (« Engrenage, la France face au terrorisme » diffusé, mercredi 6 janvier à 20h45, sur France 5), Clarisse Feletin donne la parole à plusieurs jeunes partis en Syrie, puis revenus en France sans être inquiété et, en tout cas, sans avoir été traités comme nous l’exigeons depuis fort longtemps.

Parfois inquiétantes, souvent dérangeantes, leurs paroles permettent de mieux comprendre les raisons qui poussent ces jeunes dans les bras de l’organisation Etat islamique (EI) et justifient nos exigences. On y entend Samy, 26 ans, qui, visage caché – ces revenants sont menacés de mort –, raconte en détail comment le fait de se sentir humilié et rejeté par la société française l’a conduit au djihad. Et les appels à l’aide d’Anna, autre Française tombée dans le piège en Syrie. Installé à Antioche, ville turque proche de la frontière syrienne, Nourredine, Suisse d’origine marocaine, aide les Français cherchant à fuir le territoire syrien. Ses récits détaillés sur le quotidien dans les villes aux mains de l’EI font froid dans le dos.

Plongeant aux sources de l’endoctrinement, ce documentaire donne aussi la parole à la pléthore  d’acteurs de terrain (avocats, éducateurs, responsables religieux, policiers spécialisés, autorités préfectorales), qui prétendent tous avoir un rôle à jouer dans la lutte contre le terrorisme. Alors que le problème est simple comme « bonjour » : le retour de ces racailles doit être sanctionné par la mort….

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Dans chaque département, une cellule de prévention de la radicalisation se réunit mensuellement pour faire le point…C’est risible. Sur le terrain, des policiers spécialisés tentent de repérer les  » maillons faibles « . Un changement d’attitude, de tenue, de comportement à l’égard des femmes, tous les détails sont pris en compte afin de repérer les éventuels candidats au départ.

Complexe, délicate, la situation des jeunes Français partis puis revenus de l’enfer laisse parfois perplexe. De retour en France, ils sont suspects, parfois brièvement emprisonnés. Et, dans un pays où la surpopulation carcérale et la lenteur des procédures judiciaires sont des réalités, ces détenus peuvent devenir des bombes à retardement. Le témoignage de Mehdi, revenu de Syrie, risquant dix ans de prison et qui se retrouve en cellule avec un détenu très radicalisé en est un exemple. Les solutions que nous avons proposées répondent clairement à cette lamentable situation.

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Dounia Bouzar et une de ses copines

Anthropologue et directrice générale du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), Dounia Bouzar* est toujours en première ligne dans ce combat contre la radicalisation. Elle explique, sans être prise de fou rire, les nouvelles méthodes de désembrigadement. La radicalisation ne touche pas que les musulmans : 847 familles catholiques ou athées ont appelé le numéro vert du CPDSI pour demander de l’aide et signaler que leur enfant est parti faire le djihad, ou s’apprête à le faire.

Le combat contre la radicalisation s’annonce long, périlleux et, disons-le tout net, sans espoir si l’oligarchie politico-médiatique au pouvoir perdure.

Dounia Bouzar, nom d’usage de Dominique Amina Bouzar, est une anthropologue française née à Grenoble en 1964, née d’un père maroco-algérien et d’une mère française d’origine corse. Elle cumule « des origines marocaines, algériennes, corses et italiennes ». Nous pouvons compter sur elle !

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Quand nos soldats seront capables de faire ça…nous serons sauvés*

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http://www.dailymotion.com/video/x3mbeb_legion-espagne_news

(surtout, ne ratez pas la fin…)

* Vous pourrez revoir aussi : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/24/viva-la-muerte/

Le 7 janvier 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 janvier 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 7, 2016 à 4:41 #

    -Ni la peste marxiste, ni le choléra hitlériste, disait François Marie Algould.

    Nous ajouterons « ni la rage islamiste ».

    Royaliste parce que Catholique et Français.

  2. Hervé J. VOLTO janvier 7, 2016 à 4:44 #

    Une idée : redonner aux Renseignements Territoriaux (ex-Renseignements Généraux) leurs compétances en matière de contrôle politique, leur faire contrôler les associations des étrangers, les mosquées, et faire surveiller les sites web islamiste/djihadistes et les centre de transfert d’argent à l’étranger …

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