BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 avril 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Avr

Le prochain mauvais coup de Najat Belkacem

se lit sur son visage

French Minister for Women's Rights and Government Spokesperson Najat Vallaud-Belkacem looks on during a weekly session of questions to the government on October 9, 2013 at the National Assembly in Paris. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Qui vient de découvrir le meilleur alibi pour détruire l’enseignement libre catholique hors contrat : la radicalisation islamique !

 » Il ne faut plus en faire un angle mort « , répondait-on, mercredi, au cabinet de la ministre de l’éducation. Ce 6 avril au matin, Najat Vallaud-Belkacem a braqué les projecteurs sur les 300 établissements confessionnels (sur 1 300 structures hors contrat) recensés en France, et parmi eux, sur la quarantaine d’écoles se revendiquant comme musulmanes, prouvant ainsi que son objectif est bien plus large que ce qu’elle annonce :  » Je me demande s’il n’est pas venu le temps, compte tenu des risques de radicalisation auxquels nous sommes confrontés, de passer peut-être d’un système de déclaration – pour ouvrir ces écoles – à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation. « 

  » On n’est pas dans la suspicion, encore moins dans la stigmatisation, mais on ne veut pas non plus être les ravis de la classe « , répond-on rue de Grenelle, en soulignant que ce projet de  » cadrage accru  » a émergé à l’automne 2014. Bien avant la série d’attentats, en somme et démontrant, s’il en était besoin, que le projet de lutte contre l’enseignement libre est bien plus ancien que les marques de la radicalisation islamiste. En voici d’ailleurs la preuve irréfutable :  » Cette vigilance, que le contexte actuel rend plus légitime encore, porte sur toutes les écoles confessionnelles hors contrat, musulmanes, catholiques, évangéliques, protestantes, juives « , martèle-t-on dans l’entourage de la ministre, en réponse sans doute à la  » Une  » du Figaro mercredi, titrée  » Les écoles musulmanes inquiètent le gouvernement « .

Pour justifier ce tour de vis –  » à inscrire dans la loi dès que les arbitrages interministériels seront rendus  » –, une série d’inspections surprises ont été menées, entre novembre 2015 et janvier 2016, dans une vingtaine d’établissements signalés comme « problématiques » (mais on ne nous donne pas plus de détails sur ces « problèmes« ). Vingt structures – dont une dizaine de musulmanes – ont fait l’objet de  » visites renforcées  » dans sept académies. Verdict : huit d’entre elles (pas toutes musulmanes), si elles n’infléchissent pas leur niveau, leurs pratiques, pourraient être fermées après une deuxième série d’inspections qui vient de démarrer. La chasse aux sorcières a commencé…

Quelles pratiques ? Les rapports d’inspection, s’ils ne pointent pas de risques de radicalisation, insistent sur les faiblesses pédagogiques et sur les limites posées à la liberté de penser des élèves.  » Les apprentissages scolaires mais aussi l’émancipation des enfants y semblent très aléatoires, résume un conseiller ministériel. Des enseignements – sciences, langues, EPS… – peuvent être très lacunaires. Il ne faut ni le surinterpréter ni le minorer.  »

Des conclusions peu éloignées, somme toute, de celles du SIEN-UNSA, principal syndicat d’inspecteurs.  » On craint souvent la dérive sectaire, mais ce sont des problèmes d’ordre pédagogique qui se posent, explique Patrick Roumagnac, son porte-parole. L’inspecteur revient tous les deux, trois ans. Mais est-il à même d’identifier des signes de radicalisation ? J’en doute. Du côté des enseignants du public, le SE-UNSA s’en réjouit.  » Après avoir trop longtemps traité ce sujet comme quantité négligeable – et c’est vrai qu’il ne concerne que très peu d’élèves –, il n’est pas absurde, dans la société qui est la nôtre, de poser un cadre « , affirme son porte-parole Christian Chevalier.

Quel cadre ?  » La loi édicterait des motifs pour lesquels l’Etat peut refuser une ouverture d’école, avance-t-on rue de Grenelle. L’hygiène, la salubrité, mais aussi la qualité pédagogique, la capacité à atteindre le socle commun, le respect des valeurs de la République (dont personne n’est capable de savoir de quoi il s’agit).  » Rien à voir avec la simple déclaration d’ouverture qui, à ce jour, doit être faite en mairie et auprès des services académiques.

Une petite révolution ?  » Une régression historique « , s’énerve l’ancien recteur Bernard Toulemonde, rappelant que  » la liberté de l’enseignement est une longue conquête du XIXe siècle. Aller plus loin, précisément aujourd’hui, n’est-ce pas pointer du doigt les musulmans ? « , interroge ce juriste qui, évidemment, feint d’oublier les catholiques. D’ailleurs, la réaction tout aussi critique, mais sur un autre registre, d’Anne Coffinier, de la Fondation pour l’école qui défend le secteur catholique hors contrat ne s’est pas faite attendre qui juge le projet  » liberticide et irréaliste « .  » Ce qui compte, c’est la réalité du contrôle sur le terrain. Pas de changer les textes de lois « , ajoute-t-elle avec bon sens.

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Anne Coffinier

Retour sur le référendum aux Pays-Bas

Personne ne s’y est trompé à Bruxelles et à La Haye : peu importe que le quorum requis (30 %) pour que le scrutin soit valide n’ait été atteint que de justesse (32%) et peu importe que le vote lui-même ne soit que consultatif : l’écrasante victoire du  » non  » au référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine (plus de 60 %), mercredi 6 avril, est une mauvaise nouvelle de plus pour l’UE. (Lire « Peut-être, enfin, le début de la fin » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/07/bulletin-climatique-quotidien-7-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

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Campagne pour le NON

Il s’agit d’un test franchement négatif, à moins de cent jours maintenant du référendum sur le  » Brexit « , la sortie du Royaume-Uni de l’UE, dont l’issue tétanise tous les pro-Européens depuis des mois. Ce vote néerlandais risque aussi de fragiliser la politique extérieure de l’Union vis-à-vis de la Russie, opposée à l’accord entre Kiev et Bruxelles, beaucoup de commentateurs le lisant comme une victoire symbolique pour Vladimir Poutine.

Mark Rutte, le premier ministre néerlandais, est resté très prudent, mercredi soir, mais le leader du parti libéral démocrate, dont le gouvernement avait fait campagne pour le  » oui « , a admis que la ratification par son pays du traité entre l’UE et l’Ukraine, suspendue par le référendum, n’allait plus de soi.  » Si le résultat est non, nous devrons considérer cet avis avec précaution. Il signifie un fait politique, à savoir que la ratification ne peut pas simplement suivre son cours « , a-t-il fait savoir.

La droite de conviction s’est réjouie : sur Twitter, son leader Geert Wilders, a salué un vote  » de défiance à l’égard des élites de Bruxelles et de La Haye  » qui est  » le début de la fin de l’UE « . Marine Le Pen a félicité son allié au Parlement européen et salué «  un pas de plus vers l’Europe des Nations « .

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Ce référendum est issu d’une coalition d’intellectuels et de citoyens regroupés autour du site web GeenStijl ( » pas de style « ), qui affirment vouloir  » tirer le signal d’alarme et canaliser le mécontentement d’une population inquiète de la mégalomanie des dirigeants européens « . L’été dernier, ils ont saisi l’opportunité d’une nouvelle loi néerlandaise sur les initiatives populaires, entrée en vigueur en juin, et ont réuni 480 000 signatures, bien plus que les 300 000 requises. De leur propre aveu, l’accord d’association avec l’Ukraine n’est qu’un prétexte. La prochaine étape, c’est un référendum sur le  » Nexit « , la sortie des Pays-Bas de l’UE…

Un tel signal est d’autant plus dommageable pour l’Union européenne qu’il vient d’un des six pays fondateurs, connu pour ses valeurs libérales, résolument tourné vers l’Ouest et le monde anglo-saxon, qui avait déjà voté  » non  » à la Constitution européenne en 2005, sans être entendu, tout comme les Français. Un pays qui, jusqu’à fin juin prochain, assure la présidence tournante de l’Union.

En décembre 2015, les Danois s’étaient prononcés par référendum contre une coopération policière avec le reste des Européens.  » Ce nouveau vote prouve à quel point le malaise est grand, à quel point l’Union n’inspire plus confiance « , déplore un diplomate européen. De fait, avec les attentats et la crise migratoire qui la submerge, l’Union donne l’image d’une construction politique en panne, incapable d’assurer la sécurité et la prospérité économique à ses citoyens. Et beaucoup, à Bruxelles, craignent que, dans l’état de faiblesse dans laquelle elle se trouve, elle ne résiste pas à la déflagration d’un  » Brexit « .

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Le vote de mercredi pourrait aussi fragiliser l’accord d’association avec l’Ukraine. Pas à court terme : cet accord, qui a valeur de traité et qui comporte un gros volet commercial mais aussi politique, a déjà été ratifié par le Parlement européen et les 27 autres pays de l’Union. Et il est entré en vigueur de manière  » provisoire  » le 1er janvier 2016. Mais le  » provisoire  » ne pourra pas durer éternellement. Si La Haye ne ratifie pas le traité à son tour, ce dernier risque d’être dénoncé devant la Cour de justice de l’Union européenne, craint-on à Bruxelles.

Comment le gouvernement néerlandais va-t-il s’en sortir ? Il pourrait négocier un protocole additionnel à l’accord, pour soustraire le pays à certains de ses aspects. Ou exiger l’ajout de déclarations répondant aux préoccupations des partisans du  » non  » (la lutte contre la corruption, etc.), histoire de contourner encore la volonté populaire (comme en 2005), suggère Aaron Matta, chercheur du think tank The Hague Institute for Global Justice. Mais il n’est pas sûr que, cette fois, ça marche !

Et si les Britannique s’en mêlent, avec leur référendum de juin prochain…

Mais Viktor Orban, lui, a tout compris

pour n’avoir pas de migrants dans son pays, la Hongrie

La recette est si simple qu’on s’étonne que les autres pays de l’Union européenne ne l’appliquent pas :

1/ Mettre tout en oeuvre pour que les migrants ne puissent pas y entrer et

2/ Pour ceux qui y parviennent malgré tout, il suffit de leur rendre la vie intenable.

Et tout ça au nez et à la barbe de Bruxelles !

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Viktor Orban

Tombés au début du mois de mars, les chiffres laissent en effet songeur. En 2015, la Hongrie a été saisie de plus de 192 000 dossiers de demandeurs d’asile, selon des données officielles transmises par l’ONG Menedék. Un record historique. Or, à ce jour, 146 personnes seulement ont obtenu le statut de réfugié ; 356 sont en  » protection subsidiaire  » – un statut qui les autorise à rester dans le pays, mais avec des droits très restreints. Et plus de 152 000 personnes ont fini par s’évanouir dans la nature – la plupart sont probablement passées dans un autre pays – et ont donc vu leur dossier refermé.

Comment Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie, est-il parvenu à faire disparaître tous ces migrants ? Est-il en train de gagner son pari d’accueillir «  zéro réfugié  » ?

Pour tenter de comprendre, il faut aller voir les quelques migrants qui passent encore en Hongrie, par exemple autour de ce camp de la périphérie de Bicske, coquette ville de 11 000 âmes, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Budapest. Ici, ce n’est pas un camp de détention fermé, comme il en existe ailleurs dans le pays, où l’on retient ceux qui ont franchi la clôture aux frontières serbe et croate. Les exilés de Bicske sont entrés légalement. Ils se sont présentés à des postes-frontières.

Autour d’eux, les bénévoles sont mal à l’aise :  » On leur a fait comprendre qu’il fallait qu’ils partent « , finit par lâcher l’un d’eux. Le camp abrite encore plusieurs dizaines de migrants : beaucoup de familles, bien trop d’enfants. Les Syriens et les Irakiens, qui se considèrent parfois comme les seuls authentiques réfugiés, savent qu’ils ont priorité sur les Africains. Avec les Afghans, ils sont objectivement mieux traités que les autres, souvent qualifiés à juste titre de  » migrants économiques « . Leur sort est pourtant loin d’être enviable.  » Cela fait six mois que je suis dans ce pays et je deviens fou, maugrée Ahmad, un yézidi venu de Sinjar, en Irak. Rien ne se passe.  »

Car une batterie de mesures est venue renforcer encore la législation antimigrants. C’était déjà la plus sévère d’Europe. Jusqu’à présent, les demandeurs d’asile recevaient quelques dizaines d’euros par mois et étaient pris en charge gratuitement, pour une durée maximale de deux mois. A partir de juin, ce délai va passer à trente jours.  » L’argent de poche « , lui, a été supprimé dès le 1er avril. Les camps aussi vont fermer. Pour l’instant, il y en a six.  » On veut trouver d’autres endroits qui seront moins proches de la population « , explique le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs. Selon lui, le premier ministre prendrait un soin particulier à rester dans un cadre légal. Son cabinet gère directement le dossier des migrants. Tout en sachant que cela n’est guère conforme au droit européen et international. Mais il s’en soucie comme d’une guigne malgré le fait que la Commission européenne a déjà lancé, le 10 décembre 2015, une procédure d’infraction contre la politique hongroise.

Seuls deux centres d’accueil d’urgence – en fait constitués de simples tentes – resteront ouverts en rase campagne. Ils seront quasiment collés à la frontière autrichienne, qui deviendra alors très facile à gagner. Le 23 juin 2015, Viktor Orban annonçait son intention de suspendre unilatéralement le règlement européen dit  » Dublin III « . Selon cet accord entre les pays membres de Schengen, les demandes doivent être examinées par le premier pays européen dans lequel la personne est arrivée. Et, si un migrant traverse une frontière intérieure à Schengen, il peut alors être renvoyé vers son pays d’arrivée. En n’appliquant plus cette règle, le gouvernement a de facto mis fin à l’immense majorité des procédures d’asile lancées en Hongrie.

Les migrants entrés dans l’UE par la Hongrie se trouvent maintenant en Allemagne, en Suède ou… en France. Et, dans la grande majorité des cas, ils ne sont plus refoulés vers Budapest, la justice considérant qu’ils n’y sont pas traités comme il convient. D’autant que le gouvernement Orban lie de plus en plus terrorisme, islame et migration. Au lendemain des attentats de Bruxelles du 22 mars, il a même décidé d’accélérer l’adoption d’une loi pour renforcer la surveillance des télécommunications.

Désormais rejointe par la Pologne, la Hongrie refuse d’appliquer le programme de répartition de 120 000 réfugiés, voté à la majorité le 22 septembre 2015 lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. Budapest oppose également son veto au plan concocté par la chancelière allemande Angela Merkel avec la Turquie, qui prévoit la mise en place pour les Syriens d’un corridor humanitaire vers l’Europe. La surveillance aux frontières a encore été musclée et l’état de  » crise migratoire « , déjà décrété dans les régions du Sud, a été élargi au niveau national.

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Grâce à ses actes, Victor Orban apparaît auprès de son peuple comme celui qui résiste à Bruxelles et à Angela Merkel. C’est populaire, dans un pays très soucieux de sa souveraineté, pour des raisons historiques : la Hongrie n’oublie pas que Moscou lui a dicté sa loi pendant des décennies. Mais, il y a aussi dans la démarche de Viktor Orban un calcul politique à l’égard de Bruxelles : dans les discussions en cours avec l’Union européenne, il est plus facile pour lui de négocier s’il n’a pas de migrants, parce qu’il n’a rien à demander à ses partenaires. Ce sont eux qui sont face au problème !

Quant aux migrants qui ont obtenu le statut de réfugiés (146 actuellement), ils reçoivent une aide financière de 200 euros par mois. Mais celle-ci va être progressivement réduite et cessera au bout de deux ans. Il n’auront plus accès aux soins gratuits, limités aux six premiers mois et les possibilités de travail dans le pays sont réduites pour ceux qui ne parlent pas le hongrois. D’autre part, le gouvernement a décidé que le statut de réfugié ne pouvait être que temporaire: tous les trois ans, la Hongrie fera désormais le point sur la situation dans les pays d’origine. Si les autorités estiment que le danger diminue, elles pourront les expulser. Quant à épouser une fille du pays pour espérer obtenir la nationalité hongroise, c’est quasiment sans espoir quelque soit la durée de résidence….

«  Même si ce n’est pas présenté comme cela par le gouvernement, le but de ce durcissement progressif est évidemment de rendre l’intégration des réfugiés impossible, affirme l’avocate Marta Pardavi, coprésidente du Comité Helsinki hongrois, une association de défense des droits de l’homme, et de les amener à quitter le pays.

Aujourd’hui, les migrants semblent se donner le mot : mieux vaut, tout simplement, éviter la Hongrie ! C’était le but de Viktor Orban qui voit d’autres capitales européennes commencer à lui emboîter désormais le pas.

Vous voyez, ce n’est pas si difficile et seule la volonté politique manque ailleurs.

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Marine, Manuel et l’islam

comme si on y était…

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Le 8 avril 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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