BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

4 Mai

« Plus on pédale moins fort, moins on avance plus vite. »*

À la veille du débat – sans vote – du mardi 26 avril à l’Assemblée nationale sur le pacte de stabilité, la rapporteure générale de la commission des finances, Valérie Rabault, a établi un décompte précis et chiffré des mesures nouvelles annoncées par l’exécutif depuis le début de l’année, soit 4 milliards d’euros (auxquelles il va falloir ajouter l’augmentation des primes des professeurs des écoles – instituteurs et institutrices – annoncées par Najat Belkacem et confirmée mardi 3 mai par Manuel Valls). Et, en conséquence, des économies complémentaires à réaliser si le gouvernement, comme il s’y est engagé, entend respecter la trajectoire de réduction des déficits publics, prévus à 3,3 % du produit intérieur but (PIB) en 2016 et à 2,7 % en 2017.

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Valérie Rabault

La caractéristique du programme de stabilité 2016-2019 que le gouvernement doit adresser à la fin de la semaine à la Commission européenne tient à ce qu’il repose sur des objectifs inchangés en termes de réduction du déficit. Ce n’est déjà pas si habituel tant, depuis 1999, année où cette procédure a été mise en œuvre, la France s’est singularisée par le non-respect de ses objectifs. La trajectoire est légèrement plus ambitieuse que celle recommandée par la Conseil de l’Union européenne le 10 mars 2015 qui, lui, tablait sur un déficit, pour la France, de 3,4 % en 2016 et de 2,8 % en 2017.

L’autre donnée majeure de ce programme de stabilité est que le gouvernement prévoit d’atteindre ses objectifs d’ajustement tout en continuant de baisser les prélèvements obligatoires, mouvement qui a été amorcé en 2015 et dont on nous dit qu’il se poursuivra l’an prochain. Leur atteinte repose donc exclusivement sur la maîtrise des dépenses. Cela suppose une vigilance rigoureuse sur les dépenses nouvelles engagées en cours d’année et sur les économies complémentaires dégagées pour les compenser. C’est là que le travail de la rapporteure générale, députée (PS) de Tarn-et-Garonne, se révèle intéressant.

Si la loi de finances pour 2016 prévoyait un quantum d’économies de 15,8 milliards d’euros, celui-ci a été revu à 15 milliards dans le programme de stabilité en raison de l’abaissement de la prévision d’inflation de 1 % à 0,1 % en 2016. La faiblesse persistante de l’inflation détruisant  » mécaniquement  » une partie des économies prévues à hauteur de 4,6 milliards d’euros. Pour compenser les effets de cette inflation plus faible, le programme de stabilité prévoit 2 milliards d’euros d’économies complémentaires, réparties à parts égales entre l’Etat et ses opérateurs, d’une part, et entre les organismes de Sécurité sociale, d’autre part.

Le gouvernement constate en outre une économie de 1,8 milliard d’euros sur la charge des intérêts de la dette grâce à l’effet positif, cette fois, de la faible inflation et des taux d’intérêt qui restent bas. D’un côté, donc, 4,6 milliards d’économies  » détruits  » ; de l’autre, 3,8 milliards d’économies  » dégagés  » : voilà pourquoi on passe d’un montant d’économies global en 2016 de 15,8 milliards à 15 milliards d’euros.

La rapporteure a ensuite chiffré les nouvelles dépenses annoncées par le gouvernement depuis début 2016. Au premier titre figure le plan emploi présenté par François Hollande le 18 janvier. Coût évalué : un milliard d’euros pour la prime à l’embauche en faveur des PME et 600 millions pour la formation de 500 000 chômeurs supplémentaires. Puis ce sont les mesures exceptionnelles décidées en faveur des agriculteurs le 11 février. Soit 400 millions d’euros pour le plan de soutien à l’élevage et 500 millions pour la baisse des cotisations sociales des agriculteurs.

Vient ensuite le fonds de financement de la transition énergétique, le 8 mars : 300 millions. Puis la hausse de 1,2 % du point d’indice des fonctionnaires annoncée le 17 mars : coût prévu, 600 millions en 2016 – mais 2,4 milliards d’euros en année pleine, ce qui majorera sérieusement l’impact dès 2017. Le 31 mars était annoncée la prolongation d’un an de la mesure de suramortissement des investissements pour les entreprises : 400 millions. Enfin, les mesures en faveur des jeunes accordées le 11 avril par Manuel Valls devraient peser 200 millions d’euros.

Coût provisoire de l’ensemble : 4 milliards d’euros.

Ce qui suppose un montant équivalent d’économies si le gouvernement veut tenir ses objectifs. Or, de ce point de vue, les choses sont loin d’être calées.  » Nous aurons besoin de précisions concernant le financement de ces mesures « , reconnaît la rapporteure (entendez que l’on n’a pas la moindre idée de la façon dont ces promesses électoralistes seront financées !). D’autant que, d’une part, l’année n’est pas terminée et pourrait réserver, encore, d’autres annonces, et que, d’autre part, le coût de certaines dispositions pourrait excéder le financement prévu.

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C’est notamment le cas de la prime d’activité, qui s’est substituée depuis le 1er janvier à la prime pour l’emploi (PPE) et au revenu de solidarité active (RSA). Un budget de 4 milliards d’euros a été voté dans la loi de finances en prévision de 2 millions de bénéficiaires. En trois mois, plus de 2,3 millions de foyers, soit 3,8 millions de personnes, en ont déjà bénéficié. Ce qui fait dire à l’opposition que le coût total des dépenses supplémentaires devrait être plus élevé que les 4 milliards d’euros détaillés par Mme Rabault.  » D’après nos propres calculs, il s’agirait plutôt de 5 à 6 milliards d’euros « , estime Gilles Carrez, le président (LR) de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

Côté économies, le gouvernement dispose d’une réserve de précaution portée à 7,5 milliards d’euros (en crédits de paiement). Il a par ailleurs procédé à un gel du report de crédits de 2015 sur 2016 pour un montant de 1,8 milliard d’euros. D’ores et déjà, des redéploiements de crédits sont intervenus à hauteur de 900 millions d’euros tandis que le montant des décaissements du programme d’investissements d’avenir (PIA) a été diminué de 400 millions d’euros. Enfin, 300 millions d’euros d’économies supplémentaires ont été demandés aux administrations de la Sécurité sociale. La rapporteure générale admet cependant son incapacité à détailler plus précisément les mesures d’économies envisagées pour gager l’intégralité des dépenses nouvelles, même si le gouvernement annonce de nouveaux redéploiements.

Pour M. Carrez,  » la technique de la régulation budgétaire aboutit à ce que certains crédits qui ne devraient pas être annulés finissent par l’être « . Il estime que  » nous entrons dans une sorte d’impasse quant à la gestion des dépenses « . C’est aussi un des enjeux du débat puisque, à force de régulation et de redéploiements, l’exécution réelle du budget finit par s’écarter significativement de ce que les parlementaires ont voté : je retire ici pour ajouter là et inversement…Au point que plus personne ne s’y retrouve.

Ou comment le gouvernement de François Hollande parvient à vous faire prendre des vessies pour des lanternes.

* Coluche

Le renouveau de l’UMPS

Dans notre Bulletin climatique du 22 avril 2016 (Lire « Et dans seulement sept mois… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/22/bulletin-climatique-quotidien-22-avril-2016-de-la-republique-francaise/), nous annoncions les projets de certains des candidats « Les Républicains » à l’élection présidentielle de 2017 de nous rejouer la farce du « front républicain » que nous appelons plutôt l’UMPS.

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Jean-Marie Le Guen

Eh bien, sachez qu’ils ont déjà trouvé leurs interlocuteurs dans les rangs du parti socialiste pour mettre en oeuvre leur plan. Voici en effet l’entretien accordé par Jean-Marie Le Guen (Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement) le 25 avril sur les ondes d’ Europe1-Le Monde-iTélé :

Dans votre livre  » La gauche qui vient « , vous prônez un compromis avec la droite républicaine avant le premier tour de la présidentielle, faute de quoi  » la violence du tête-à-queue nécessaire sera terrible « …

Il est à peu près acquis que nous sommes en tripolarisation, qu’il y a trois forces égales aujourd’hui dans le pays : la gauche, la droite et l’extrême droite. Il est assez vraisemblable, les sondages et les dernières élections nous y poussent, que la candidate de l’extrême droite soit présente au deuxième tour. Nous aurons donc besoin au deuxième tour de rassembler ce que j’appelle le camp républicain. Je souhaite que ce soit le candidat de la gauche qui soit en situation de le rassembler. Mais pour ce faire, il faudra bien qu’il aille chercher l’électorat qui se sera porté au premier tour sur le candidat de droite. Et si c’était la situation inverse, ce serait évidemment au candidat de droite de tendre la main à l’électorat de gauche.

Cela veut dire non au ni FN-ni gauche des Républicains ?

Je pense que le ni-ni est une position intenable, insoutenable, pour les candidats de droite.

En plus, nous avons des élections législatives dans la foulée, ce que nos compatriotes n’ont pas toujours en tête. Ce sera la différence en 2017. D’habitude, nous jouions l’élection présidentielle, et – son résultat se reflétait – dans les élections législatives. Là, si un candidat devait se faire élire contre la candidate de l’extrême droite, en ne s’ouvrant pas à l’autre fraction du camp républicain, alors les élections législatives seraient pour – le président élu – un véritable référendum, un chemin tout à fait dangereux, parce qu’il y aurait un référendum contre sa politique.

Quel est le compromis avant le premier tour ?

Ce compromis, c’est la reconnaissance du fait que, pour l’emporter, le camp républicain, la gauche du camp républicain ou la droite du camp républicain, aura besoin de l’autre partie.

C’est la reconnaissance qu’au deuxième tour nous aurons besoin de travailler ensemble. Je trace dans ce livre – La gauche qui vient, Fondation Jean Jaurès – les trois axes qui pourraient être le support de ce compromis au sens social du terme. Premièrement, faire vivre la République, la défendre, car elle est mise en cause aujourd’hui dans notre pays. Par l’extrême droite. Par aussi une certaine forme d’extrême gauche, soit dans la violence, soit dans le ralliement à des idéologies antirépublicaines – cet islamo-gauchisme qui pose problème.

Le deuxième axe ?

C’est la compétitivité économique de notre pays. Et le troisième axe, c’est de renouer avec l’égalité des chances. C’est-à-dire que la gauche, et c’est une partie de l’autocritique, a beaucoup joué ces dernières années avec ce que j’appelle l’égalité des statuts, une forme de la redistribution fiscale. Je crois qu’il faut donner effectivement la priorité à l’égalité des chances.

Comment séparez-vous le bon grain de l’ivraie entre la bonne droite et la mauvaise droite ?

Il y a une force à droite qui se radicalise, et pas simplement au Front national, pour laquelle il faut mettre à bas notre modèle social, pour laquelle la question de la xénophobie devient une question première.

Qui sont ces gens parmi les candidats républicains ?

On voit bien, par exemple, la radicalité, quand on entend Monsieur Fillon dire qu’il veut casser la baraque : la baraque en question, c’est notre modèle social.

A part François Fillon, qui d’autre se radicalise dans la droite républicaine ?

Bruno Le Maire. Ils sont sur des positions où visiblement ils cherchent à capter un électorat extrêmement radical et opérer une véritable cassure. Qu’est-ce qu’il va se passer ? Il va y avoir une décantation. Il y a des gens qui vont prendre comme méthode politique la rupture violente en 2017, pour mettre à bas notre système social, pour mettre à bas des règles républicaines. Et puis il y a une autre droite qui, à la fois par conviction et aussi par analyse, par lucidité, se dit que cette logique de rupture, où on veut casser la baraque, est une logique d’échec pour notre pays.

Vous êtes, finalement, dans la logique d’Alain Juppé…

C’est plutôt ce que peut dire Juppé, ce que dit Jean-Pierre Raffarin. Il y a une prise de conscience et il y aura à droite, je le crois, une décantation.

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Nous ne disions rien d’autre dans notre article du 22 avril ! Vous aurez été prévenus.

 

Le cancer prolifère et sème ses métastases

L’expansion de l’islam dans les quartiers perturbe la vie dans les HLM.  L’Union sociale pour l’habitat (USH) en est désormais persuadée : ses responsables disent avoir constaté des  » problèmes sur la laïcité « . Un euphémisme pour dire que la vie est devenue quasiment impossible pour les Français « natifs » (nom usuel désormais pour « Français de souche« ).

L’organisme qui fédère l’ensemble des bailleurs sociaux a mis en place un groupe de travail ad hoc depuis un an afin de  » définir un plan d’action  » pour son congrès de septembre, selon les termes de Marie-Noëlle Lienemann, sa vice-présidente.  » Nous avons eu quelques problèmes avec la laïcité dans certaines cités, et nos agents sont parfois un peu perdus sur ce qui est permis ou pas « , assure la sénatrice PS de Paris en termes choisis et protecteurs de…la racaille.

La direction de l’USH assure avoir constaté de plus en plus d’incidents liés à la pratique de l’islam depuis un an.  » Certains locataires demandent à nos agents de se déchausser avant d’entrer chez eux ou bien refusent d’être reçus par une femme dans leur agence locale, raconte Béatrix Mora, directrice du service des politiques urbaines. Nos gardiens ont aussi été confrontés à des femmes très religieuses qui refusaient de leur ouvrir alors qu’il fallait intervenir dans leur logement.  » Et cela chez nous, en France !

Et sans compter les dealers et les kalachnikovs !

A Limoges, Grenoble et Voiron (Isère), dans le Val-d’Oise ou l’agglomération de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), les bailleurs reconnaissent avoir de plus en plus de signalements :  » On a eu des portes qui restaient fermées pour l’entretien des chaudières ou les détecteurs de fumée parce que la locataire à l’intérieur ne peut pas ouvrir. » Même constat à Nîmes ou l’office HLM a dû fermer des loggias dans un immeuble où certaines d’entre elles étaient obstruées par des draps sombres. Mais  » Nos problèmes de cohabitation sont plus liés à la bêtise humaine qu’au fait religieux » veut croire Stéphane Cabrié, directeur d’Habitat du Gard….

En réalité, la situation est souvent bien plus tendue comme le souligne l’Opievoy en Ile-de-France. Sur les 200 communes couvertes par le groupe, certaines abritent des quartiers concentrant à la fois difficultés sociales et repli religieux, relate la direction. Le dernier épisode est lié à la présence d’un local transformé en mosquée, à Grigny (Essonne). «  La salle était gérée de manière de plus en plus opaque, avec des prêches radicaux. Nous avons préféré, avec l’aide du préfet, la fermer pour travaux « , mentionne Serge Aguilar, ancien directeur général, au lieu d’avoir le courage d’interdire tout simplement la pratique de l’islam dans ces quartiers malfamés.

 

La direction de l’USH a cependant mandaté des chercheurs pour une étude de  » trois ou quatre sites  » qu’elle juge  » sous la pression du prosélytisme religieux « , explique Mme Lienemann (PS), qui n’a pas souhaité les nommer. L’USH a également décidé de revoir son règlement intérieur pour  » éviter les dérapages « . Des avocats ont été consultés, tout comme l’Observatoire de la laïcité.  » L’USH essaie probablement de prévenir certaines crispations, mais sa marge de manœuvre est faible. Et les seules règles qu’on peut rappeler sont celles du bien -vivre ensemble « , souligne naïvement Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire.

Ce qui nous perdra, c’est l’incapacité chronique des responsables politiques à nommer les choses, à appeler un chat un chat et à éradiquer toute volonté de refuser de se plier aux règles de notre pays.

 

Ils n’en reviennent encore pas

Lors de la traditionnelle soirée électorale du dimanche 24 avril, les Autrichiens ont assisté à un spectacle inédit. Pour la première fois depuis 1945, les grands fauves de leur classe politique étaient relégués en arrière-plan, les journalistes interrogeant des seconds couteaux presque intimidés de se trouver sous les projecteurs.

La droite populiste (FPÖ) est arrivée très largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle (Lire « Le vent du boulet » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/14/bulletin-climatique-quotidien-14-octobre-2015de-la-republique-francaise/ et aussi « Et ça bouge en Autriche » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/23/bulletin-climatique-du-week-end-2324-avril-2016-de-la-republique-francaise/),éliminant pour la première fois d’entrée les sociaux-démocrates (SPÖ) et les chrétiens conservateurs (ÖVP), au pouvoir au sein d’une grande coalition depuis 2008. Ces derniers ne recueillent que 11,2 % des voix chacun. Jusqu’à présent, leurs formations captaient, pour ce scrutin, huit électeurs sur dix. L’humiliation est donc spectaculaire.

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Le FPÖ réalise son meilleur résultat à une élection nationale dans ce pays de 8,5 millions d’habitants. C’est même un plébiscite : en remportant 36,4 % des suffrages, Norbert Hofer fait nettement mieux que feu Jörg Haider, ancienne figure de proue de cette formation alliée au Front national à Bruxelles. Pourtant, ce second couteau de la galaxie droitière autrichienne était presque inconnu du grand public au lancement de sa campagne.

Son score lamine deux personnages historiques de la gauche et de la droite autrichienne : le candidat social-démocrate (SPÖ), Rudolf Hundstorfer, ministre sortant des affaires sociales, et le chrétien conservateur Andreas Khol (ÖVP), qui a notamment été président du Parlement. L’ampleur de leur échec représente un tremblement de terre pour les deux partis, qui se partagent la présidence depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Une sorte….d’UMPS à l’Autrichienne ! Leur déclin semble s’accélérer de façon spectaculaire, d’autant plus que, pour la première fois, la volatilité des électeurs touche toutes les couches sociales, même des bastions d’ordinaire aussi captifs que ceux des retraités ou des syndicalistes. Il met aussi en danger les mandats du chancelier, Werner -Faymann (SPÖ) et du vice-chancelier Reinhold Mitterlehner (ÖVP), qui courent jusqu’en 2018. Il leur sera très difficile de tenir jusqu’aux prochaines législatives.

Si les causes de ce séisme sont multiples, elles ne peuvent pas être puisées dans une insatisfaction liée à la seule crise. Car l’Autriche reste, dans la région, un havre de prospérité. Malgré un chômage en hausse, ce scrutin prouve que la droite de conviction peut progresser en Europe dans des pays en bonne santé économique.

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Norbert Hofer

Les études d’opinion montrent que Norbert Hofer, 45 ans, doit d’abord son succès à son relatif jeune âge, alors qu’Andreas Khol a 74 ans, Rudolf Hundstorfer, 64, et Alexander Van der Bellen, 72. L’offre était complétée par une candidate indépendante, Irmgard Griss, âgée de 69 ans, qui réalise un résultat inespéré en arrivant troisième (18,5 %). Enfin, le sixième impétrant, un excentrique magnat de l’immobilier, affichait 82 printemps. Il ne dépasse pas les 3 %.

Avec ses 45 ans et la fraîcheur de son sourire, Norbert Hofer incarne donc une forme de renouvellement générationnel. Selon un sondage Public Opinion Strategies, 30 % de ses électeurs ont affirmé avoir voté pour lui parce qu’il était  » jeune et dynamique  » et les autres candidats,  » trop vieux « .

Mais le scrutin avait également lieu dans le contexte orageux de l’arrivée des migrants. Le président sortant SPÖ, Heinz Fischer, n’a sans doute pas servi son camp, en affirmant que le nombre des demandes d’asile déposées en Autriche en 2015  » avait dépassé celui des naissances « , alimentant la peur de la population, face à des flux que la politique du gouvernement semble incapable de maîtriser, faute de consensus européen.

Dans ce contexte, le second tour, qui aura lieu le 22 mai prochain, paraît bien incertain. Dans le passé, jamais un challenger n’a rattrapé un tel retard. Les chrétiens conservateurs, qui ont déjà gouverné avec l’extrême droite entre 2000 et 2006, brisant d’ailleurs à l’époque un tabou en Europe, n’ont pas donné de consignes de vote.

Alexander Van der Bellen a polarisé le débat public en annonçant qu’il refuserait de nommer chancelier le chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache, si ce dernier arrivait en tête des prochaines législatives. La culture démocratique autrichienne exige pourtant du président qu’il respecte le choix des électeurs et cette déclaration a été très sévèrement jugée, même au sein de l’électorat opposé à l’extrême droite. Son score au premier tour est d’ailleurs bien en deçà des sondages, qui le donnaient en tête depuis des mois. Norbert Hofer ne s’est-il pas réjoui de se retrouver en dernière ligne droite face à cet écologiste faisant finalement assez peu consensus ?

Le chef du FPÖ, Norbert Hofer, a ouvertement menacé de révoquer le gouvernement en cas de victoire, comme la Constitution l’y autorise théoriquement. Il s’est même montré un brin menaçant.  » Vous serez surpris de tout ce qu’il est possible de faire « , a-t-il lancé, faisant craindre avec son élection l’avènement en Autriche d’une  » démocratie non libérale « , telle qu’elle existe déjà en Hongrie et en Pologne.

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Groupe de Visgrad

Le groupe de Visgrad prend de plus en plus d’importance au centre de l’Europe. Angela Merkel n’a plus qu’à bien se tenir.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Samedi 7 mai 2016 à 14 heures au Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert – 75015 Paris

Je suis royaliste, pourquoi pas vous ?

Telle est la question que nous discuterons avec nos invités, des « républicains intelligents » qui ont accepté de confronter leur point de vue avec le nôtre.

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Dans un premier temps, nous établirons les constats et l’analyse des causes de la crise du système actuel. L’Homme révolté de 1789 a-t-il accouché d’un Homme libre ? La crise anthropologique est-elle irrémédiable ? Peut-on vivre la « fraternité » dans une société qui a tué le(s) père(s) ? Puis nous tenterons de définir les fameuses « valeurs républicaines » si souvent invoquées mais jamais expliquées. La République a-t-elle trahi les espoirs la Révolution française ? Devons-nous sauver la République ou la France ? Que reste-t-il des « droits de l’Homme » et de la devise républicaine ? Enfin, nous imaginerons comment restaurer la France. Le changement de régime est-il possible ? Est-il souhaitable ? Le réenchantement de la politique peut-il passer par le retour du Roi ? Un Roi pour quelle monarchie ? Finalement, la monarchie n’est-elle pas la meilleure des républiques ?

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Programme de la journée :

De 14h à 18h : Détails du colloque à venir prochainement.

Puis à 20h : Banquet d’Action française

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Tarifs :
– Colloque simple : 7€ (adhérents), 10€ (normal), 20 € (soutien)
– Colloque + banquet : 20 € (adhérents), 30€ (normal), 50€ (soutien)

Toute personne arborant une attitude ou une tenue vestimentaire provocatrice se verra refuser l’accès.

 

Le 4 mai 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Allo la CEF ? La France est-elle en état de possession diabolique ou de simple infestation diabolique par les  » valeurs républicaines  » ? « cril17.info - mai 4, 2016

    […] BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. […]

  2. documentation.erlande - novembre 22, 2016

    […] * Lire « Ils n’en reviennent encore pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/04/bulletin-climatique-quotidien-4-mai-2016-… […]

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