BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Mai

Londres : ils n’ont rien appris 

philippe-moureaux-1453222840Philippe Moureaux, ex-maire socialiste de Molenbeek

La volonté politique d’associer un certain  nombre d’habitants, d’origine allogène et de religion musulmane, à la gestion de la commune belge de Molenbeek a engendré les résultats et les tragédies que l’on sait, qui ont ensanglanté tant la Belgique que sa voisine la France (Lire par exemple « Ils feraient mieux de balayer devant leur porte »https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/20/bulletin-climatique-quotidien-20-novembre-2015-de-la-republique-francaise/ et bien d’autres de nos articles sur notre moteur de recherche -mots clés : Philippe Moureaux ou Jean-Christophe Lagarde-).

Mais les graves émeutes raciales survenues en Grande-Bretagne en 2011 ne leur ont pas davantage ouvert les yeux : (http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/08/01003-20110808ARTFIG00449-troisieme-jour-de-violences-a-londres.php).

Pourtant, hier jeudi, les électeurs Londoniens votaient pour élire leur nouveau lord-maire. Et ils sont devenus fous : les sondages mettent en tête…Sadiq Khan (un nom pareil devrait pourtant les rendre méfiants), député travailliste, fils d’immigrés pakistanais et musulman radical revendiqué !

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Sadiq Khan

« Il a une ambition dévorante de devenir le premier maire de Londres musulman« , souligne Sophie Loussouarn, spécialiste de la Constitution et de l’économie britanniques, et maître de conférence à l’université de Picardie, à propos de Sadiq Khan.

Selon elle, il « entretient des liens avec le djihad et les milieux fondamentalistes musulmans », d’après Sophie Loussouarn. Elle explique qu’il a fait campagne avec l’imam extrémiste Sulaiman Ghani, qu’il a reçu des financements de milliardaires saoudiens, et que donc les attaques du camp conservateur ne sont pas infondées.

Sadiq Khan a été le deuxième Pakistanais d’origine à siéger dans un gouvernement britannique, en 2008, en tant que secrétaire d’État aux collectivités territoriales du gouvernement de Gordon Brown, mais il n’a pas « une grande expérience de la politique britannique, et il ne connait pas bien l’histoire de la ville qu’il veut diriger« , estime la spécialiste du Royaume-Uni.

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Sadiq Khan prêchant pour sa chapelle

Les résultats définitifs de cette élection nous seront connus aujourd’hui, dans le courant de l’après-midi. Alors….

Croisons les doigts.

 

La grande misère des études de médecine en France

Après les méfaits de l’absurde numerus clausus limitant drastiquement l’admission des jeunes gens en faculté de médecine (au point que nous manquons désormais de médecins dans notre pays et que l’on en vient à se réjouir de l’inflation de médecins étrangers) voici que les pouvoirs publics s’acharnent de nouveau sur cette filière universitaire (Lire « Les fruits amers du numerus clausus » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/12/18/bulletin-climatique-quotidien-18-decembre-2013-de-la-republique-francaise/ mais aussi « Vous avez dit ‘numerus clausus’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/18/bulletin-climatique-quotidien-18-janvier-2016de-la-republique-francaise/).

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Il y a d’abord les conditions de travail imposées aux internes des hôpitaux et que personne d’autre n’accepterait. Songez que, un an après son entrée en vigueur, la réforme limitant à 48 heures par semaine le temps de travail des internes n’est toujours que très partiellement appliquée dans les hôpitaux. Certains de ces médecins en formation continuent de devoir travailler plus de 80 heures par semaine ou ne peuvent pas prendre leur repos de sécurité après une garde de nuit. Cette obligation visant à les empêcher de travailler plus de 24 heures d’affilée remonte à… 2002 !

Dans une lettre récemment publiée par Le Quotidien du médecin, la mère d’un interne en chirurgie qui s’est donné la mort le 15 février rapporte que son fils présentait des  » signes d’épuisement professionnel  » liés à une  » charge de travail excessive « .  » Les conditions de travail des internes en médecine doivent maintenant être connues de tous et mises en débat « , demande-t-elle.

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Au ministère de la santé, on annonce qu’une circulaire devrait paraître la semaine prochaine pour  » réaffirmer la ligne rouge fixée par Marisol Touraine  » sur ces questions. La réforme entrée en application le 1er mai 2015 a réduit de onze à dix le nombre de demi-journées des internes par semaine, dont deux sont réservées à la formation.

Si le ministère tire un bilan  » globalement positif  » de cette première année de réforme, les syndicats d’internes sont plus mitigés et font état d’une mise en œuvre très variable d’un service à l’autre.  » Le bilan est en demi-teinte, on ne change pas trente années d’habitudes en un claquement de doigts « , juge Emilie Frelat, du Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG). Seul un quart des services appliquerait le décret, estime-t-on à l’Intersyndicat national des internes (ISNI), où l’on attend dans les prochains jours les résultats d’une enquête menée auprès de 2 000 jeunes médecins.

 » On est sans cesse tiraillés entre nos obligations à l’hôpital et nos obligations de formation à l’université « , ajoute le syndicat. L’application de la réforme est la plus compliquée dans les services de chirurgie, de cardiologie ou de réanimation où les gardes sont nécessaires.

Pour Noël Garabedian, le président de la commission médicale d’établissement (CME) des 38 hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP),  » il y a eu une prise de conscience par une grande partie des chefs de service de la nécessité d’avoir une qualité de vie au travail pour les internes « .  » Cette réforme révolutionne les mentalités, il faut qu’on soit inventif et souple dans sa mise en place « , ajoute Thierry Godeau, qui préside la Conférence nationale des présidents de CME.

 » Ce décret est certes une avancée sociale mais il est trop rigide et donc inapplicable dans un certain nombre de services « , regrette Baptiste Boukebous, le président de l’ISNI, qui demande une contractualisation et une rémunération des heures supplémentaires afin de  » donner un peu de mou  » aux nouvelles règles.

Mais il y a aussi la dernière trouvaille des autorités universitaires : la mise en place d’un tirage au sort pour faire face à l’afflux d’étudiants en première année de médecine, dans les facultés parisiennes ! Pour devenir étudiant en médecine en Ile-de-France, il ne suffira plus d’être un excellent élève, il faudra aussi avoir de la chance.

Le Service interacadémique d’affectation des étudiants en première année d’études médicales et odontologiques (Sadep) a en effet annoncé, mercredi 4 mai, que, pour la première fois, le rectorat de Paris a fixé une capacité d’accueil limitée en Ile-­de-France en première année commune aux études de santé (Paces), en accord avec le ministère de l’éducation nationale. Seuls 7 500 étudiants seront admis, alors qu’ils étaient plus de 8 143 en 2015.

Face au tollé déclenché par cette mesure, il semble aujourd’hui que le rectorat de Paris amorce un rétropédalage. Mais, comme d’habitude dans ces situations conflictuelles, les mesures annoncées sont des ballons d’essai qui servent à tester les capacités de résistance avant une autre attaque ou à détourner l’attention de mesures non moins nuisibles.

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Comment le ministère contourne le numerus clausus

Si l’on ignore encore combien de futurs bacheliers précisément postuleront cette année, les vœux déjà formulés sur le portail Admission post­bac (APB) indiquent qu’ils seront au moins aussi nombreux que l’année dernière. « Plus de 14 108 futurs bacheliers ont inscrit Paces dans au moins l’un de leurs vœux et plus de 8 000 en premier vœu », selon Jean­-Luc Dubois-­Randé, doyen de la faculté de médecine de Paris-­Est-­Créteil-­Val­-de-­Marne. Que ces chiffres se confirment, et ce sont donc plus de 600 étudiants franciliens ayant choisi la Paces comme premier vœu qui pourraient être redirigés vers leur second choix après tirage au sort, soit près de 8 % des candidats. Etant donné l’attractivité non démentie des études de santé ces dernières années, l’hypothèse est plus que probable.

« Il est difficile de dire à des bacheliers qui souhaitent s’engager dans des études très difficiles qu’ils ne pourront même pas tenter leur chance, déplore Rémi Patrice, vice-président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) chargé des études médicales. De plus, le tirage au sort élimine d’office des étudiants qui ont statistiquement le bon profil pour réussir, c’est catastrophique. » Sans compter qu’une fois éliminés au tirage, les étudiants n’auront pas de deuxième chance : l’année prochaine, le portail APB les considérera comme des étudiants en réorientation et non comme des nouveaux bacheliers, si bien qu’ils ne seront plus prioritaires.

Si le problème ne se pose pour l’instant qu’en Ile-de-France, il pourrait bien s’étendre. « On s’approche du point de rupture : il y a de plus en plus de candidats et les amphithéâtres ne sont pas extensibles à l’infini. Paris n’est que le symptôme d’un problème plus global », prédit Rémi Patrice. Faut-il alors sélectionner les étudiants dès l’entrée en Paces, comme le proposait l’ordre des médecins dans un Livre blanc publié le 26 janvier, qui appelait à « réfléchir à un système de présélection avant l’année de Paces (…), afin de limiter le taux d’échec » ? Jean-­Luc Dubois-Randé ne se dit « pas pour une sélection à l’entrée » et préférerait que les universités « multiplient les passerelles entrantes et sortantes », pour intégrer des profils différents et permettre aux étudiants qui échouent en Paces de pouvoir rebondir.

Le syndicat lycéen FIDL, qui a dénoncé avec colère, jeudi, une façon de « jouer au sort l’avenir des lycéens » alors que la France manque de médecins (on croirait lire les communiqués du CER !), avance deux contre-propositions « pour la réussite de tous » : augmenter le numerus clausus – le nombre de candidats admis en deuxième année à l’issue du concours – pour pouvoir augmenter le nombre de places en première année, et améliorer l’encadrement des étudiants de première année grâce à une hausse des moyens alloués aux universités. L’organisation lycéenne, dans son communiqué, interpelle la ministre de l’éducation, Najat Belkacem, sur ce dossier.

marabouts

Migrants aujourd’hui, médecins demain

À quand les marabouts ?

 

TAFTA, le retour ! (2)

Voici la deuxième partie de la publication  des principales données  obtenues par l’ONG Greenpeace Nederland à propos des négociations en cours entre l’UE et les Etats-Unis sur le traité de libre-échange transatlantique appelé TAFTA ou TTIP (Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/03/bulletin-climatique-quotidien-3-mai-2016-de-la-republique-francaise/ et aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/05/bulletin-climatique-quotidien-5-mai-2016-de-la-republique-francaise/).

6/ Pas de réponse sur les marchés publics américains
Les Etats-Unis n’ont toujours pas dissipé les craintes des Européens sur la portée réelle de l’ouverture des marchés publics. Ces derniers s’inquiètent que ce chapitre déterminant pour leurs intérêts offensifs perde de sa substance si jamais un ou plusieurs Etats américains refusaient, malgré sa signature par l’Etat fédéral, d’appliquer le Tafta et d’ouvrir leurs marchés aux entreprises européennes. « Les Etats-Unis n’ont pas pu produire de réponse [sur ce sujet] et ont de nouveau souligné les difficultés et sensibilités qu’il suscitait« , peut-on lire dans le document.

7/ Encore beaucoup de chemin à parcourir pour les tribunaux d’arbitrage
Confrontée à une véritable insurrection de la société civile et des partis sur la question des tribunaux d’arbitrage dits « ISDS » (investor-State dispute settlement), supposés arbitrer les litiges entre Etats et entreprises, la Commission européenne avait mis en pause les discussions sur ce chapitre à la fin de 2013, le temps de mener des consultations et de proposer une nouvelle doctrine, avec un meilleur encadrement contre les abus de ce système.

Les documents nous montrent que la reprise des discussions, lors du douzième cycle de négociation, en février, a été très superficielle. « Les Etats-Unis ont principalement posé des questions factuelles et exploratoires sur les intentions européennes« , peut-on lire dans l’état des lieux tactique de mars.

Si les négociateurs se félicitent d’une « atmosphère ouverte et constructive » (alors qu’on pouvait imaginer les Américains très réticents), les échanges se sont cantonnés aux aspects mineurs de la proposition européenne (la transparence du mécanisme, la précision de certaines définitions juridiques, la prévention des procédures parallèles et des plaintes frivoles), sans s’attaquer à la grande réforme institutionnelle, qui vise à instaurer une cour dotée de juges permanents et d’un mécanisme d’appel.

On ignore si les discussions sont allées plus loin lors du treizième round d’avril. Il est dès lors trop tôt pour savoir si les Américains accepteront la proposition européenne, sans laquelle le Tafta pourrait bien ne jamais voir le jour, faute de soutien politique.

8/ Pas d’accord sur la propriété intellectuelle
Selon les documents, les Etats-Unis refusent pour l’instant de mettre sur la table des « propositions concrètes » sur la protection de la propriété intellectuelle, qui concerne à la fois les brevets, les DRM (digital rights management – « gestion des droits numériques« , en français) sur les produits numériques et les mesures de rétorsion en cas de non-respect de la propriété intellectuelle.

Les Européens ont souligné auprès des Américains les problèmes politiques que pourraient poser leur proposition, visiblement très proche de celle du traité transpacifique, elle-même largement inspirée du défunt traité ACTA (même si l’idée de sanctions pénales au cœur d’ACTA a déjà été écartée). « Mettre sur la table des propositions sensibles qui demanderaient des changements de la législation européenne – et le faire à une étape avancée des négociations – pourrait avoir un impact négatif sur les parties prenantes et a très peu de chances d’être approuvé« , notent-ils.

9/ Des difficultés pour protéger les appellations européennes
L’Europe aimerait obtenir des Américains qu’ils cessent d’utiliser 17 appellations de vins d’origine européenne dites « semi-génériques » (chablis, champagne, bourgogne ou encore chianti) dont ils s’étaient engagés dès 2005 à limiter l’usage. On apprend que les négociateurs de Washington s’y refusent, provoquant une « forte inquiétude » des Européens, qui promettent de poursuivre le bras de fer « au niveau politique« .

On ignore encore la position américaine sur le reste des indications géographiques (comme la mozzarella ou le parmesan).

A suivre.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Pour les amateurs de l’histoire péri-révolutionnaire

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Une série de conférences passionnantes à la Chapelle expiatoire de Paris dont voici le programme

Jeudi 12 mai à 18h30

« Robespierre, la fabrication d’un monstre »
Jean-Clément Martin, professeur émérite de l’Université de Paris I.

Jeudi 26 mai à 18h30
« Le Dix-Août 1792 : la prise des Tuileries et la destruction du régiment des Gardes suisses »
Alain-Jacques Czouz-Tornare, historien des relations franco-suisses.

Jeudi 9 juin à 18h30
« Des Girondins aux « martyrs de Prairial » : Mourir en député sous la Convention »
Michel Biard, professeur à l’université de Rouen (GRHis).

Jeudi 23 juin 18h30
« Fils de Saint Louis, montez au Ciel ! »
L’abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI

Augustin Pic, dominicain, docteur en théologie et Aumônier du CER.

Jeudi 8 septembre à 18h30
« La Cour des Bourbons, de la Révolution à la Restauration »
Charles-Eloi Vial, archiviste-paléographe, conservateur à la BNF.

Jeudi 22 septembre à 18h30
« La crise finale de l’Ancien Régime »
Jean-Christian Petitfils, historien et écrivain.

Tarif : 5,50 € – Gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans ressortissants de l’Union européenne ou titulaires d’un titre de séjour / visa longue durée – durée : 1h suivie d’un temps convivial de dédicaces
Renseignements / réservations 01 42 65 35 80 – Chapelle expiatoire – 29 rue Pasquier – Paris 8e

 

Le 6 mai 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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