BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Mai

La Grèce  » indignée « 

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Pour reprendre un mot mis à la mode par l’ineffable Stéphane Hessel et reproduit ad nauseam par les médias officiels de l’Union européenne. Mais, en vérité, la situation est pire encore au point de nous rappeler ce que nous écrivions dans l’un de nos Billets d’Argolide de juin 2015 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/06/28/billet-dargolide/):

« N’en doutez pas, tous les Grecs (bien mieux informés de tout cela que le sont d’ailleurs les Français de la situation réelle de notre pays) sont parfaitement conscients de l’enjeu et le vivent aujourd’hui « à la grecque« , c’est-à-dire comme une tragédie de Sophocle.

Ils balancent entre une colère violente à l’égard de l’Union européenne et des critiques acerbes de leur personnel politique passé comme présent. Mais, dans les deux cas, le sentiment le plus partagé est celui de l’humiliation.

Il en résulte la résurgence du vieux démon de la Grèce : la discorde (διαφωνία). Et de son corollaire : le risque d’une guerre civile. Ne riez pas, car ce danger mortel n’est pas si lointain. Et ses conséquences pour la région (et même sans doute pour le continent) en seraient catastrophiques. Seuls les valets des Etats-Unis peuvent s’en réjouir. D’ailleurs…ils le font. »

Car les grecs réaliseront bientôt qu’ils se sont fait gruger. À la fois par leurs créanciers de l’Union européenne et du FMI mais aussi par leur propre gouvernement ce qui, dans ce pays, n’est pas une nouveauté !

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Le grand Monopoly européen

Et c’est la montée inexorable de la misère qui pousse depuis déjà six longues années les Grecs à descendre dans la rue. Ce déclassement brutal, cette vie bouleversée qui a fait chuter leur pouvoir d’achat de près de 35 % depuis 2009 et a fait exploser le chômage à 24 % de la population active. Mais pourtant le Parlement a voté dimanche de nouvelles mesures de paupérisation, sous la férule de ses gauleiters et avec la complicité du Premier ministre, Alexis Tsipras.

La grève de quarante-huit heures à laquelle ont appelé, jeudi soir, les principaux syndicats du privé et du public a été plutôt bien suivie. Les liaisons maritimes entre le continent et les îles sont même restées interrompues jusqu’à mardi matin, soit quatre jours de paralysie. C’est assez rare dans un pays si dépendant de son tourisme îlien.

De 2010 à 2013, Athènes a vécu au rythme des grosses manifestations contre la mise en œuvre des mémorandums, ces accords-cadres introduisant dans le droit grec les réformes exigées par les créanciers du pays en échange de milliards d’euros de prêts – 210 milliards jusqu’à 2014 et 86 milliards supplémentaires d’ici à la fin de 2018. Avec l’arrivée du gouvernement d’Alexis Tsipras, issu de la gauche radicale Syriza, en janvier 2015, les mouvements sociaux se sont tassés du fait des illusions portées par l’apparente énergie du Premier ministre cornac par son ministre des Finances, Yanis Varoufakis. Mais, depuis, ce dernier a rompu avec Alexis Tsipras, convaincu qu’il n’était pas capable d’obtenir la moindre ouverture des créanciers du pays.

« Il y a eu une grande vague d’espoir, se rappelle Ekaterina, 62 ans, retraitée du secteur privé et qui a voté Syriza en 2015. Nous avons cru qu’ils arriveraient à mettre fin à l’austérité. Nous les avons vus se battre contre un establishment européen qui ne voulait rien entendre. Nous les avons vus plier. Nous leur avons renouvelé notre confiance lors des élections de septembre 2015, mais là ils vont trop loin. Ils se plient à tout, alors nous reprenons la rue. »

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Christine Lagarde, Directrice générale du FMI

Les copines d’Ekaterina l’affirment : dans leurs boulots respectifs, la frustration monte. « J’entends de plus en plus de collègues en arriver à me dire que l’on devrait tout foutre en l’air, accepter de quitter l’euro, comme en rêvent certains pays du Nord, et advienne que pourra », raconte Sofia, employée d’un grand magasin. « Jusqu’ici ces mêmes collègues soutenaient Tsipras car nous pensions tous qu’il fallait avant tout rester dans l’euro et l’Europe*, mais à quoi ressemble cette Europe ? C’est une question que l’on doit se poser désormais. Cela va bien plus loin que la Grèce. Regardez ce qui se passe avec les migrants ! », conclut Sofia.

Dans les rues environnantes, où cafés, restaurants et même certains magasins ont choisi de rester ouverts en ces jours de grève, on parle aussi politique. Mais pas question pour Spyros et sa parea (« groupe d’amis ») de rejoindre les manifestants. « A quoi cela sert-il ? Les lois qui vont être adoptées ce soir respectent seulement le mémorandum que le gouvernement a signé l’été dernier, précise-t-il. C’est hypocrite de se mobiliser contre quelque chose que l’on a déjà accepté. Après tout, si les gens ne voulaient pas de Tsipras, ils n’avaient qu’à pas revoter pour lui lors des élections de septembre dernier. »

A-t-il voté Syriza ? « Non. Je n’ai jamais cru qu’ils pouvaient nous sortir de la crise », répond le jeune homme, ingénieur informatique au chômage. D’ailleurs, dans sa parea on vote plutôt à droite. « Mais même là on ne sait plus très bien quoi penser, car le nouveau leader du parti Nouvelle Démocratie (ND), Kiriakos Mitsotakis, est un fils de, issu de ce vieil establishment dont on ne veut plus nous non plus », affirme un copain de Spyros avec lucidité.

Tous redoutent un échec des négociations engagées depuis plus de trois mois avec les créanciers du pays pour conclure la mission d’audit de l’avancée des mesures en Grèce. Mais, surtout, ils craignent que les créanciers de la Grèce leur fassent miroiter une hypothétique renégociation de la dette colossale du pays (sans cesse reportée depuis six mois) pour obtenir encore plus de sacrifices.

«La souveraineté nationale de notre gouvernement est enterrée depuis que nous avons accepté que nos créanciers décident pour nous de nos lois. Autant en finir tout de suite et accepter que nous ne sommes qu’un petit pays sous protectorat européen et profiter de ce que cela peut nous apporter. Nous avons avant tout besoin de stabilité politique et économique pour rebondir » avouent les uns, accablés.

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Mais il s’agit d’une opinion tranchée qui en choque d’autres, et assez vite le ton monte. « Vous voyez, commente alors discrètement et avec une infinie tristesse le vieux Théodore, retraité de la fonction publique. Voilà où en est notre société. Voilà où mènent six ans de crise. Une étincelle et ça explose. Il y a une rage sourde qui nous ronge tous. Et ça, c’est ce que j’ai le plus de mal à pardonner à nos gouvernants : d’avoir fait de nous des êtres fébriles et inquiets. »

Sans oublier les hordes migrantes qui se font tragiquement pesantes dans le pays.

La révolte gronde.

* Nous aurions dû leur rappeler que l’usage de stupéfiants, s’il permet d’adoucir quelques douleurs, n’a jamais guéri une maladie mortelle ! 

Une mauvaise réponse à une bonne question

Dans une tribune parue dans Le Monde du 10 mai, Bruno Le Maire, candidat Les Républicains (LR ex-UMP) à la primaire de la droite et du centre, a fait ce constat intéressant :

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Bruno Le Maire

« Il existe une blessure européenne en France : la blessure du non au référendum de 2005. A la suite de ce non, les tenants du oui ont ignoré la voix du peuple*. Ils ont poursuivi et accéléré la construction européenne en rédigeant un traité technique, le traité de Lisbonne, ratifié à une large majorité par le Parlement le 4 février 2008. Ce vote devait solder 2005, il a rouvert les plaies. Il reste comme une réponse technique à un problème politique, un pansement sur un séisme.

Pour refermer la blessure de 2005, je propose par conséquent de redonner la parole au peuple souverain sur la question européenne. Si je suis élu président de la République en 2017, un référendum sera organisé dans le courant du quinquennat sur les modifications des traités nécessaires à de nouvelles orientations européennes. Ce sera un référendum pour un projet, pas contre notre appartenance à la construction européenne. Ce sera un référendum tourné vers notre avenir commun, pas vers le passé.

Les risques politiques de ce choix sont importants. Je les mesure. Mais le plus grand risque est celui de la lassitude du projet européen en France, qui conduira à sa perte. En France, il faut retremper le projet européen dans le bain de la souveraineté nationale pour lui redonner sa légitimité et sa force. »

Rappelons d’abord à Bruno Le Maire qu’il fut de ceux qui votèrent la réforme constitutionnelle permettant l’adoption du traité de Lisbonne et, par conséquent, le rejet de « la voix du peuple » (la preuve est ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp). Rappelons-lui que ce contournement du scrutin du 29 mai 2005 n’est rien d’autre qu’une forfaiture, commise à l’instigation du président de la République d’alors, Nicolas Sarkozy et qu’il en fut donc le complice.

Dès lors, s’apitoyer aujourd’hui sur ce qu’il appelle « la blessure européenne en France » est indigne d’un homme politique responsable (M. Le Maire fut ministre et reste élu de la Nation) et insultant pour tous ceux qui en furent les victimes en voyant confisquée leur décision de rejet de constitution européenne.

Leur proposer, mine de rien et en catimini, de se refaire une virginité sur leur dos en proposant un nouveau référendum visant à atteindre « de nouvelles orientations européennes » est une imposture. Car, de son Union européenne, NOUS NE VOULONS PLUS. Les motifs de ce rejet sont aujourd’hui innombrables et, disons-le, plus nombreux encore qu’en 2005 ! Ils s’étalent devant nos yeux chaque jour davantage.

Bruno Le Maire doit comprendre que , désormais, « retremper le projet européen dans le bain de la souveraineté nationale » ne lui redonnera ni « légitimité » ni « force« .

Au diable toutes ces utopies et ces escroqueries.

 

Le racket de Bruxelles (sous les ordres de Berlin)

Début mai et à l’instigation de la chancelière Allemande, Angela Merkel, la Commission européenne a décidé que les pays qui refuseront la répartition automatique des demandeurs d’asile devront payer une lourde amende, intitulée « contribution de solidarité » (sic) et fixée à 250 000 euros par personne.

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Les hordes barbares à l’assaut de l’Europe

Cette somme sera versée au pays qui accueillera une personne à la place de l’État membre refusant les demandeurs d’asile, a expliqué l’exécutif européen, en présentant une révision du règlement de Dublin qui fait le plus souvent peser sur le pays de première entrée la responsabilité d’une demande d’asile.

Mais les pays d’Europe centrale n’entendent pas payer l’amende qui suscite la colère des quatre capitales qui forment le groupe de Visegrad – Budapest, Varsovie, Bratislava et Prague – . Viktor Orban, le premier ministre hongrois, a profité de l’interview qu’il donne chaque vendredi sur les ondes pour rappeler qu’une telle somme représente quarante ans de salaire moyen dans son pays. Le chef de sa diplomatie, Peter Szijjarto, a parlé, lui, d’un  » chantage  » inacceptable.

Budapest ne veut pas en rester là et compte organiser un référendum sur le projet européen de répartition des réfugiés adopté en septembre 2015. Pour la Hongrie, cette relocalisation étant juridiquement contraignante, elle viole sa souveraineté. En Pologne, la proposition de Bruxelles, présentée mercredi 4 mai, a aussi été accueillie avec le plus grand froid, non seulement par les conservateurs du PiS (Droit et justice) au pouvoir, mais aussi par l’opposition libérale de la Plate-forme civique (PO), le parti de l’actuel président du Conseil européen, Donald Tusk.

Connu pour son langage peu diplomatique, le ministre des affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski, a qualifié l’idée de  » poisson d’avril  » ! Il a par ailleurs annoncé que la Pologne allait, d’ici quelques semaines, mettre en place une aide aux réfugiés syriens au Liban, qui aura pour objectif d’assurer logement et nourriture pour 6 000 à 10 000 personnes. Le ministre de l’intérieur, Mariusz Blaszczak, a affirmé que la proposition allait créer une incitation à l’immigration : «  Cette idée ne résout pas le problème des vagues de migration successives. Au contraire, elle ne fait que l’aggraver.  »

En Slovaquie, la coalition entre la gauche et l’extrême droite rejette aussi toute idée de payer pour que d’autres Etats accueillent les exilés. Et le premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, est aligné sur les mêmes positions.

Résistez ! Résistons !

 

Et le énième plan Valls contre la radicalisation

Nous l’évoquions il y a deux jours (Lire « Qui craint le grand méchant loup… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mai-2016-de-la-republique-francaise/). Le Premier ministre, accompagné de Bernard Cazeneuve et de son inséparable Najat Belkacem, a révélé lundi 9 son nouveau plan de lutte contre la radicalisation islamiste en France. 80 mesures et un gouffre financier pour des résultats à prévoir probablement aussi brillants que les précédents…

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Nous ne retiendrons que les points essentiels de la déclaration de M. Valls.

D’abord, le nerf de la guerre. Le budget, c’est-à-dire ce que le contribuable va devoir débourser pour financer toutes ces folies : une enveloppe de 40 millions d’euros supplémentaires est prévue d’ici 2017, avec notamment la création d’une cellule de coordination de l’action des préfets, des collectivités locales et des associations.

L’exécutif, qui a déjà lancé des partenariats avec les géants du net, veut « construire de puissants contre-discours » pour « contrecarrer la propagande jihadiste et salafiste et casser cette entreprise d’embrigadement à grande échelle« . On croit rêver !

L’une des mesures vise la mise en place d’un « conseil scientifique permanent » sur la radicalisation et le terrorisme, qui pourrait coordonner un réseau de recherche et renforcer les liens entre chercheurs et fonctionnaires de l’antiterrorisme….Ou comment tenter de rationaliser l’irrationnel ?

Mais ce n’est pas tout. « Nous avons besoin des voix de l’islam de France. Elles doivent se faire entendre encore plus fort qu’elles ne le font aujourd’hui« , a martelé le Premier ministre en appelant désespérément au secours ses amis « musulmans de France » qui sont d’une discrétion de violette lorsqu’il s’agit de défendre la France. Dimanche, le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait annoncé la mise en place d’un « conseil théologique » pour lutter contre la propagande jihadiste. Quand on veut enterrer une action, on crée sinon une commission du moins un conseil !

Autre point important: le contrôle des personnes occupant des postes sensibles dont nous savons et dénonçons les risques. Les enquêtes administratives visant à passer au crible les professions réglementées sont actuellement menées tous les trois ans, mais l’objectif est d’en réaliser « au fil de l’eau« , avec des contrôles « à périodicité resserrée« . Doit-on l’entendre comme les politiques habituelles des gouvernements de la République à savoir « du chien crevé au fil de l’eau » ?…En tout cas, si nous en restons à ce que la Belgique nous a donné en exemple, nous avons bien du souci à nous faire.

Côté détection, le volet français du fichier dit PNR (« Passenger Name Record« ), registre des données des passagers aériens, « entrera progressivement en vigueur » et sera opérationnel d’ici deux ans, alors que la France a été le fer de lance de sa récente adoption au niveau européen. Montrant ainsi que nul ne saurait être prophète en son pays.

Enfin, le plan reprend plusieurs mesures du projet de réforme pénale en cours d’examen au Parlement, comme le contrôle administratif pour des personnes de retour du jihad, la refonte du renseignement pénitentiaire et l’introduction à la perpétuité réelle pour des faits de terrorisme. Toutes choses qu’il nous faudra reprendre en main avec sérieux et efficacité après le retour du Roi…

Car, faut-il le rappeler à Manuel Valls et à ses compères, SANS MUSULMANS IL N’Y AURAIT PAS D’ISLAMISTES RADICAUX.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Soutenons nos soldats français par la prière pour qu’ils puisent force et courage afin d’aller jusqu’au bout de leur mission au service de la France !

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La démarche de ce projet est la suivante : un donateur (civil, ancien militaire…) offre un chapelet à un militaire qui en fait la demande, pour le soutenir spirituellement dans sa mission au service de la paix. L’idée est que la communauté des croyants se mobilise auprès de nos militaires en marquant son soutien par la prière du rosaire, en offrant un chapelet. C’est donc une démarche volontaire aussi bien de la part du donateur que du militaire.

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Ce projet s’est inspiré de l’action de l’association « le rosaire des armées » qui vend des chapelets et des dizainiers destinés à des militaires. Caridad a trouvé cette initiative bonne, c’est pourquoi nous les avons contacté pour leur proposer d’aller encore plus loin par le parrainage spirituel entre un civil et un militaire.

http://www.un-rosaire-pour-nos-soldats.fr/index.php?lang=fr

Le 11 mai 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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