BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (17 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

17 Mai

Iraqi Christian women pray in front of the damaged altar at the Sayidat al-Nejat Catholic Cathedral, or Syrian Catholic Church, in central Baghdad on November 3, 2010 after US and Iraqi forces stormed on October 31 the cathedral to free dozens of hostages in an attack claimed by Al-Qaeda gunmen and in which 46 worshippers were killed. AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

À ne pas manquer

Aujourd’hui, mardi 17 mai à 20 h 55, sur la chaîne ARTE :  » La fin des chrétiens d’Orient ? « . Un documentaire édifiant de Didier Martiny.

Rejetés dans un Orient en proie à la violence islamiste, ils sont voués à l’exil vers un Occident qui ne veut pas en entendre parler… Car vous entendrez l’opinion de certains chrétiens d’Occident, au tout début du documentaire de Didier Martiny, qui considèrent leurs homologues d’Orient comme une  » anomalie « , une sorte d’étrangeté de l’Histoire, alors que ce devrait être le contraire.

On ne peut résumer plus crûment le destin tragique des communautés chrétiennes du Moyen-Orient en quasi-voie de disparition sous l’œil indifférent d’un Occident sécularisé et qui a oublié où se trouvait l’une de ses sources essentielles. Mais que sait-il encore, cet Occident amnésique, de son histoire ? Alors, comment voulez-vous qu’il ait la moindre idée de son avenir…

Depuis le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens en 1915 dans l’Empire ottoman, jamais les chrétiens d’Orient, pris entre le marteau des islamistes, qui les vouent aux gémonies, et l’enclume d’un Occident qui ne veut pas les défendre pour ne pas raviver le sentiment anticolonial n’ont été en proie à des persécutions aussi importantes et à une hémorragie démographique aussi forte.

Quelques chiffres résument ce que certains qualifient d’ethnocide, la disparition d’un peuple à travers sa culture : au -début du XXe siècle, les chrétiens représentaient un quart de la population du Moyen-Orient ; aujourd’hui, toutes communautés confondues (elles se répartissent en six grands rites), ils ne sont que 11 des 320 millions d’habitants de la région.

Le documentaire débute en Irak, où l’irruption de l’organisation Etat islamique (EI), en juin 2014, à Mossoul et dans la plaine de Ninive a chassé plusieurs centaines de milliers de chrétiens (mais aussi de yézidis et de musulmans) vers le Kurdistan d’Irak et, bien souvent, l’exil.

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Crucifixion d’un chrétien par l’EI en Syrie

L’EI est l’aboutissement d’une longue histoire de persécutions et de malheurs. Comme le fait justement remarquer la chercheuse Myriam Benraad, la longue descente en enfer des chrétiens d’Irak a débuté sous Saddam Hussein, qui a été le premier à confessionnaliser la politique – et la répression – en Irak. En plongeant les Irakiens dans des guerres sans fin, en faisant des chrétiens (en particulier Tarek Aziz) les auxiliaires de sa dictature, il a poussé leurs élites à fuir le pays. Tout comme le sévère embargo qui a suivi la guerre du Golfe en 1991. L’invasion américaine de 2003, menée par le  » croisé  » George W. Bush, les a encore un peu plus exposés, jusqu’au drame final de l’Etat islamique, qui a forcé les chrétiens à se convertir ou à fuir, emportant tant bien que mal les précieux livres attestant de leur présence millénaire. Rester, aujourd’hui en Irak, implique de prendre les armes. Ou d’avoir vocation au martyre.

Au nord de l’Irak se trouve la Turquie, théâtre d’un épouvantable génocide dans lequel ont été tuées 1,5 million de personnes, deux tiers de la communauté arménienne, la moitié des Assyro-Chaldéens, dont les survivants avaient justement fui pour Mossoul, d’où ils viennent d’être chassés une nouvelle fois par les djihadistes. La Turquie d’aujourd’hui incarne peut-être l’avenir du Moyen-Orient : un monde sans chrétiens, ou presque, à peine tolérés (dhimmis), mais interdits de restaurer leurs lieux de culte dévastés.

Heureusement l’Egypte, où la communauté chrétienne est bien vivace, échappe encore à ces drames. Même en ne formant que 10 % de la population, les coptes sont plus nombreux que les Danois. Mais, sans relation ou presque avec l’Occident, ils sont otages du pouvoir militaire. Terrorisés par l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en 2013, ils ont accueilli l’année suivante le coup d’Etat de l’armée comme un  » miracle « . Pour les remercier de leur soutien, le maréchal-président Abdel Fattah Al-Sissi a assisté pour la première fois à une messe de Noël. Mais les coptes savent qu’en cas de chute du régime, ils seront les premiers à faire les frais d’un retour des islamistes.

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Exécution de Coptes par l’EI en Libye

L’auteur du documentaire oublie le poids fantasmé des croisades dans les relations heurtées entre le monde arabe et l’Occident et passe trop rapidement sur le rôle des chrétiens dans le nationalisme arabe au début du XXe siècle. En revanche, il illustre bien l’incompréhension profonde d’un Occident qui descend dans la rue pour défendre Charlie mais pas les chrétiens du Nigeria brûlés vifs ou les coptes égorgés par l’EI en Libye.  » Votre sang vaudrait-il plus que le nôtre ? « , interroge Biman, un évêque copte de Haute-Egypte. Après l’Egypte, ce documentaire très complet aborde la Syrie et le Liban, sans s’attarder hélas sur le sort des chrétiens d’Israël et de Palestine, coincés dans un conflit de moins en moins national et de plus en plus confessionnel.

Une chose est sûre cependant, c’est au Liban, pure création géopolitique de la France, que la situation des chrétiens est la meilleure, malgré les fractures du pays et les blessures ouvertes par la guerre. Contrairement à la Syrie, où la hiérarchie religieuse chrétienne a résolument choisi le camp de Bachar Al-Assad, alors que les puissances occidentales soutiennent la rébellion sunnite.

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C’est bien là le drame des chrétiens d’Orient, contraints de prendre les armes pour exister, ou de s’exiler dans un Occident qui les accueille sans les reconnaître.

En Europe, le djihadisme sans frontière

Il est aujourd’hui certain que les réseaux terroristes qui ont (ou vont) frappé la France d’abord, en 2015, puis la Belgique, en 2016, sont non seulement liés mais ne forment en réalité qu’une seule et même organisation meurtrière.

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Abdelhamid Abaaoud

Les enquêteurs français ont ainsi découvert des liens entre la cellule de Verviers (Belgique) et des djihadistes de Trappes (Yvelines). Il s’agit au départ d’un révolver de 9 mm qui était dissimulé chez les parents d’un des deux djihadistes tués lors de l’assaut des forces de l’ordre, le 15 janvier, Souhaib El Abdi, accompagné d’une série de photos d’identité de jeunes hommes anonymes, que la justice belge va vite surnommer le groupe des  » Français « . Démontrant, s’il en était besoin, la complicité de certaines familles ou amis avec la racaille terroriste qui ensanglante nos pays. Nous n’avons pas cessé de sonner le tocsin sur ce sujet que nous appelons, envers et contre tout, la « Cinquième colonne » islamiste et qui nous a fait proposer la relégation pour tous ceux qui gravitent autour des djihadistes.

Une commission rogatoire internationale est alors lancée pour en savoir plus sur ces identités mystérieuses. Les résultats tombent le 19 février 2015. Il s’agit bien de Français : cinq « Chances pour la France » originaires de la région parisienne, notamment du département des Yvelines, tous partis faire le djihad en Syrie. Leurs noms figurent, depuis, les uns à côté des autres dans les fichiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui met régulièrement à jour ses listes de Français partis à la guerre.

Sous leurs alias faciles à retenir :  » Ouagadougou « , » Obama « ,  » Moustache « …, leurs identités réelles sont Mansour N., 32 ans, Abdelhafid T., 32 ans, Mouhammed D. ou encore Wissem E. M., 28 ans tous les deux. Ils sont nés entre Trappes, Versailles et Saint-Cyr-l’Ecole. Le plus âgé de la bande s’appelle Karim L., il a 38 ans. Un mandat d’arrêt international a été délivré à leur encontre dans la foulée de leur identification, fin mai 2015.

A quoi devaient-ils servir dans les projets macabres de la cellule de Verviers ? Leurs photos ont été retrouvées mélangées à celle, visiblement retouchée, d’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats du 13 novembre, qui souhaitait rentrer en Belgique à ce moment-là. Les  » Français  » devaient-ils faire partie du même voyage ? Alors que des produits chimiques destinés à fabriquer des explosifs ont été découverts à Verviers, auraient-ils pu être pressentis pour servir de chair à canon comme l’ont été les kamikazes du Bataclan ?

On en sait davantage aujourd’hui sur l’un d’entre eux, Abdelhafid T. D’origine marocaine, il était extrêmement engagé dans les rangs de l’organisation Etat islamique (EI). Son histoire apparaît en creux dans l’enquête effectuée sur son petit frère, Bilal, condamné, fin mars, par le tribunal correctionnel de Paris, à cinq ans de prison pour avoir tenté de rejoindre la Syrie avec femme et enfant. Mais le couple, accompagné de deux autres jeunes de Trappes, a échoué à cause d’un banal accident de la route en Turquie.

Selon l’enquête, Abdelhafid T. avait rejoint la Syrie dès 2012,  » avant même que l’on n’entende parler de tout cela à la télé « , déclarera son frère au juge d’instruction. Abdelhafid n’a jamais caché combattre.  » Je suis dans les pays alaouites – la minorité confessionnelle dont est issu le clan du président syrien, Bachar Al-Assad – . On attaque directement dans les maisons, on tire dans les maisons « , détaille-t-il notamment sur une écoute téléphonique de novembre 2013.

People gather on May 2, 2015, following the death of a 14-year-old boy, in Trappes, west of Paris. Relatives of 14-year-old Moussa, shot dead the day before, arrived for a public meeting organised by the city's mayor, in Trappes. The teenager was killed, and another lightly wounded, in a shooting on May 1 in Trappes, a working class suburb of Paris, where fights and score-settlings have occured in recent weeks. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Ambiance trappiste

Un autre « Français » lié à la ville de Trappes (mais né à Gonesse, dans le Val-d’Oise) a par la suite été identifié par les enquêteurs belges. Walid H. a été interpellé, début mai 2015, à Athènes, en même temps qu’Omar Damache, un Algérien qui comparaît détenu depuis le début du procès, car soupçonné d’avoir été un relais-clé de filières djihadistes belges en Grèce. Agé de 31 ans, Walid H. aurait régulièrement séjourné dans les appartements conspiratifs prêtés par Omar Damache dans la capitale grecque et où est passé Abdelhamid Abaaoud. Ces réseaux sont donc bel et bien implantés sur les trajets où circulent les hordes migrantes qui se lancent à l’assaut du continent européen. Il est probable aussi que d’autre repères existent sur la route des Balkans ou, pourquoi pas, en Italie sur la route libyenne.

A l’audience, Omar Damache a déclaré que Walid H. avait même un rôle pivot entre les diasporas arabisantes en Grèce et les jeunes de Trappes.  » Obama « ,  » Ouagadougou  » et  » Moustache  » auraient séjourné en Grèce avant le démantèlement de la filière de Verviers. Omar Damache dit les avoir vus avec Walid H. à plusieurs reprises dans des cafés. Walid H., lui, a été remis en liberté dans des circonstances floues après son arrestation : il se faisait passer pour un Syrien ayant des attaches en France ! Il fait depuis l’objet d’un mandat d’arrêt international…Nul doute qu’il soit à l’oeuvre quelque part.

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Fraternité islamique à Trappes !

Comme nous ne cessons de le répéter : sans musulmans chez nous il n’y aurait pas d’islamisme radical.

 

Les bisounours au chevet de la Libye

Plusieurs ministres des affaires étrangères d’Europe, des Etats-Unis et des pays voisins de la Libye se sont réunis lundi à 16 mai à Vienne en Autriche pour discuter du chaos qui règne dans ce pays miné par les divisions politiques et la menace djihadiste.

Cette réunion se déroulait à un moment capital : d’une part, les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) ont récemment étendu leur influence à l’ouest de la ville de Syrte, qu’ils contrôlent depuis juin 2015 ; d’autre part, le gouvernement d’union nationale parrainé par l’Organisation des Nations unies (ONU) peine à asseoir son autorité, plus d’un mois et demi après avoir pris ses fonctions à Tripoli (Lire « Le bourbier libyen » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/12/16/bulletin-climatique-quotidien-16-decembre-2015-de-la-republique-francaise/).

Le sommet, présidé par Paolo Gentiloni, le chef de la diplomatie italienne, et John Kerry, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, a réuni « les principaux acteurs » régionaux et internationaux dans le but de soutenir « le processus de stabilisation », a déclaré M. Gentiloni au cours d’une récente visite en Tunisie. Des responsables et des diplomates américains ont affirmé jeudi que les Etats-Unis étaient prêts à assouplir l’embargo de l’ONU sur les armes imposé au début de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, pour aider les nouvelles autorités à lutter contre l’EI.

Les combattants de l’EI se sont emparés la semaine dernière de la localité d’Abou Greïn, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Syrte, après une série d’attaques contre les forces militaires du gouvernement d’union qui, manifestement, n’ont pas pesé très lourd. C’est la première fois que l’organisation djihadiste réussit à étendre son contrôle à l’ouest de cette ville.

Les participants à la réunion de Vienne tentent désespérément d’apporter un soutien supplémentaire au nouvel exécutif, dirigé par Fayez Al-Sarraj, qui fait face à de nombreuses difficultés. Dissensions politiques et vide sécuritaire ont en effet facilité depuis 2014 l’implantation de l’EI en Libye, ce qui constitue une menace directe pour ses voisins et pour l’Europe (l’EI compte entre 3 000 et 5 000 combattants en Libye et tenterait d’y attirer des centaines d’étrangers, selon des sources françaises et américaines).

En vérité, peu de résultats sont attendus de cette réunion tant qu’une véritable volonté politique et militaire d’éradication du terrorisme et de l’un de ses fléaux, la traite négrière à destination de l’Europe, ne se manifestera pas.

 

Mais, pendant ce temps-là…

Les passeurs de migrants africains prospèrent ! 

Souvenez-vous avec quelle conviction les dirigeants de l’Union européenne nous annonçaient le lancement de l’opération navale  » Sophia « , en juin 2015, qui allait  » casser  » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la côte libyenne et tarir le flux des arrivées en Italie…

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La théorie

Cette opération devait compter trois phases. La première a consisté à collecter des renseignements sur les réseaux de trafiquants. La seconde, commencée en octobre dernier, autorise l’arraisonnement des navires utilisés par les passeurs dans les eaux internationales, dans la limite du droit maritime international. Enfin, la troisième prévoit d’intervenir dans les eaux territoriales libyennes, voire sur le littoral. Hélas, elle n’est pas prête d’être lancée, étant donné qu’il faut un accord du gouvernement d’unité nationale libyen, lequel est pour le moment occupé à asseoir son autorité dans le pays (Lire « Un coup d’épée dans l’eau » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/09/bulletin-climatique-quotidien-9-octobre-2015de-la-republique-francaise/). Or, dans notre article cité en référence, nous tirions la conclusion suivante :

«  Soyez-en sûr, en moins de quinze jours, cette nouvelle utopie européenne va rendre l’âme. Sauf si Eunavfor Med (l’organisme chargé de mettre en oeuvre l’opération Sophia) suit les recommandations du CER, c’est à dire repère les points de départ des esquifs en question et les détruit systématiquement, quelque soit leur chargement, dès leur départ des plages ou des ports libyens. »

 

Eh bien sachez qu’un rapport parlementaire britannique publié par le comité « Union européenne » de la Chambre des Lords vient d’affirmer que l’opération Sophia est un « échec » car, pour résumer, elle traite « les symptômes » et non les causes du problème.

Ainsi, selon ce rapport, l’opération Sophia « ne réduit en rien le nombre de migrants, ne perturbe pas les réseaux de trafiquants ni n’entrave le trafic humain en Méditerranée centrale ».

En outre, le comité britannique relativise la portée des arrestations de passeurs, lesquels sont généralement des sous-fifres, les responsables des trafics se gardant évidemment de s’exposer. Qui plus est, « la destruction de navires a encouragé l’utilisation de canots pneumatiques, qui sont encore plus dangereux » pour les migrants. Par ailleurs, les passeurs s’arrangent pour laisser ces embarcations à la limite des eaux territoriales libyennes, ce qui oblige à organiser des opérations de secours. Et c’est ainsi que l’on nous parle toutes les semaines  de centaines de migrants  » sauvés  » par les bâtiments de la marine italienne ! Entendez, en réalité, que les « sauveteurs » ont simplement été convoqués à la limite des eaux territoriales libyennes pour prendre en charge les migrants et les rapatrier…en Italie et non pas en Libye !

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La pratique

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le début de l’année, la seule marine italienne a  » sauvé   » 30 000 migrants, soit un niveau comparable à ceux constatés en 2014 et en 2015.

Un autre problème soulevé par le rapport est le manque de renseignements fiables sur les réseaux de passeurs. « Sans le soutien d’un gouvernement libyen stable, l’opération ne peut pas rassembler les informations nécessaires pour s’attaquer aux trafiquants à terre », a estimé Lord Tugendhat.

D’où la conclusion du rapport : « Il est donc peu probable que l’opération Sophia puisse casser le modèle économique des passeurs de migrants. » Du moins en l’état actuel des choses.  Il ne fait pas de doute, en effet, que la recommandation du CER d’agir vigoureusement sur le littoral libyen changerait la donne. Mais, là encore, la volonté politique et militaire n’est pas au rendez-vous.

Attendez-vous donc à la poursuite des nouvelles  » Grandes invasions barbares « …

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Le château de la Malmaison lance une souscription pour la restauration du Salon doré, le salon de compagnie aménagé par l’impératrice Joséphine. Le salon doré, appelé sous le consulat, salon de compagnie est l’oeuvre des architectes Percier et Fontaine.

A la mort de Joséphine en 1814, son fils, le prince Eugène, transporte l’ensemble des sièges de Jacob-Desmalter conçus pour ce salon, dans sa résidence à Munich. Cet ensemble est aujourd’hui conservé au château de Nymphenburg.

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L’impératrice Joséphine par Jean-Baptiste Regnault

En 1861, le petit-fils de Joséphine, Napoléon III rachète à la reine Marie-Christine, princesse de Bourbon-Siciles, le château de Malmaison, dont il a gardé de nombreux souvenirs de sa petite enfance. Aussi, il lui tient à cœur de redonner vie à cette résidence de famille. Mais au-delà de la valeur sentimentale qu’il accorde à ce château, il souhaite aussi marquer sa filiation directe avec Napoléon 1er. Mais, lorsqu’il achète ce château, celui-ci est vide, les ameublements décidés par Joséphine et Napoléon ont été depuis longtemps dispersés.

Afin de réaménager ce salon, un ensemble de sièges en bois doré, constitué de deux causeuses, huit fauteuils, quatre chaises et deux tabourets de pied, est installé. Ces œuvres, créées en 1802 sont attribuées au célèbre atelier parisien de Jacob-frères (1796-1803) et proviennent du salon de l’Impératrice Joséphine à Saint-Cloud.

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En 1866, pour être installé à Malmaison, ce très bel ensemble mobilier est alors garni d’une étoffe sortie des réserves du Garde-meuble impérial. Il s’agit d’un Gros de Tours jaune à médaillon et bouquet de lilas, commandé en 1812, pour le quatrième petit salon de l’appartement de l’Empereur à Versailles, à la manufacture lyonnaise de Jean-Pierre Seguin. Inutilisée sous le Premier Empire, cette soierie servira à recouvrir les sièges du salon doré de Malmaison, sous le Second Empire.

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La restauration, commencée en 2006, prévoit la restauration de la dorure ancienne des sièges, le retissage de la soierie et de la passementerie de soie et d’or. (Source et photo : site de la Malmaison)

Vous pouvez nous adresser vos dons à Château de malmaison Avenue du château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison

Par chèque, à l’ordre de l’agent comptable de la RMN-GP/salon doré

Si vous payez vos impôts en France, 66 % de votre don peut-être déduit de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% du revenu imposable.

Un reçu fiscal vous sera adressé sur demande.

 

Le 17 mai 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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