BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 mai 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Mai

SOS-Méditerranée…fait la manche !

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Le « secours » en mer Méditerranée est l’action navale qui consiste à transformer des migrants clandestins en réfugiés importuns. C’est notre définition des prétendus sauvetages pratiqués en Méditerranée (comme ailleurs) par les marines européennes et quelques ONG qui ont en réalité pour objectif de récupérer les hordes migrantes, quittant les côtes libyennes ou égyptiennes pour se lancer à l’assaut de l’Europe, et les amenant là où elles désirent se rendre (Lire « MSF gagnée par la Novlangue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/24/bulletin-climatique-quotidien-24-mai-2016-de-la-republique-francaise/).

Mais c’est là aussi l’appellation utilisée par l’association SOS-Méditerranée qui fait actuellement un appel aux dons pour subvenir aux besoins de la traite négrière qu’elle pratique grâce à son bateau Aquarius et quelques autres canots gonflables (Lire « Mais ne croyez pas que…’Lampedusa c’est fini’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2016-de-la-republique-francaise/).

Car il ne faut pas confondre le fait de répondre aux appels à l’aide (qui, en langage de migrant sub-saharien, se disent « Hep taxi !  » – comme ils appelleraient le  standard de chez Uber – )* avec un « sauvetage en mer  » ! Même si c’est ce que raconte SOS-Méditerranée.

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Migrants recueillis sur l’Aquarius

Sophie Beau, sa directrice, a pourtant lancé ce mardi sur France Info un appel aux dons, alors que la météo clémente (donc sans danger maritime) incite de plus en plus de migrants à traverser la Méditerranée : « Pour l’instant nous avons collecté des dons du grand public qui nous ont permis de lancer cette première campagne en mer. Il nous manque encore plus d’un million d’euros pour boucler notre budget cet année, donc nous appelons aux dons et à la mobilisation parce que nous savons que les départs des migrants ne vont pas cesser, avec le début de l’été, les départs sont de plus en plus nombreux, on le vérifie tous les jours. »

Sophie Beau précise que son association est « une initiative citoyenne européenne, qui fait face à une défaillance de prise en charge du sauvetage par les autorités des Etats européens et de l’Union européenne« ….Ajoutant que « Les personnes que nous secourons bénéficient de soins dans la clinique de l’Aquarius, en partenariat avec Médecins sans frontières, puis les autorités italiennes nous indiquent un port en Italie où nous devons aller débarquer ces réfugiés« . Vous aurez remarqué qu’en quelques phrases et une virée en mer, les migrants sont devenus…des réfugiés ! C.Q.F.D. et nous venons de le faire.

Un conseil : gardez votre argent pour de meilleures causes. La soupe du Roi par exemple (http://www.lasoupeduroi.com).

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https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/17/bulletin-climatique-quotidien-17-fevrier-2015de-la-republique-francaise/

 

Pendant qu’à Mayotte on fait le ménage

Les habitants français de l’île ont compris. Ils ne peuvent rien attendre des pouvoirs publics pour renvoyer chez eux les immigrés clandestins. Alors, ils ont pris leur destinée en main ! (Lire « Heureusement, à Mayotte, il y a les citoyens » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/21/bulletin-climatique-du-week-end-2122-mai-2016-de-la-republique-francaise/).

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Arrivée quotidienne de clandestins sur des rafiots de pêche

Depuis quelques mois, ils procèdent à ce que le défenseur des droits lui-même, Jacques Toubon, appelle des expulsions «sauvages» et «illégales» ! Plus d’un millier de personnes, pour la plupart des Comoriens en situation irrégulière, ont été expulsées depuis janvier de leur domicile par des collectifs d’habitants de l’île.

À chaque fois, c’est la même méthode. Des collectifs d’habitants se créent, publient des tracts qui révèlent les nuisances des étrangers (vols, agressions, économie meurtrie, systèmes de santé débordés, écoles surchargées…) et appellent à des actions d’expulsion. Les habitations sont saccagées, brûlées, et leurs habitants jetés à la rue. Des voix des pouvoirs publics se sont élevées la semaine dernière. En vain. Malgré « l’appel à la vigilance » de François Hollande et la volonté déclarée des ministères de l’Intérieur et des Outre-mer de «mettre fin à ces exactions inadmissibles», les expulsions punitives se poursuivent.

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Habitation de clandestins saccagée

Comme quoi, « Quand on veut…on peut !  » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/).

«Rien n’a changé depuis les déclarations… Comme d’habitude, avec Mayotte, il y a beaucoup d’effets d’annonce», lâche un membre de la Cinquième colonne (Unsa Mayotte, syndicat d’enseignants) signataire d’une lettre d’avertissement adressée à l’ancien préfet, dont le remplaçant a pris ses fonctions le 23 mai. Malgré la mobilisation de 822 policiers et gendarmes, les effectifs des forces de l’ordre sont encore insuffisants, selon ce syndicaliste, qui tient à préserver son anonymat (on comprend pourquoi). «La présence policière n’empêche pas les expulsions, confirme Yohan Delhomme de la Cimade. Les forces de l’ordre sont rapidement débordées. Le 8 mai à Bouéni, elles ont essayé de bloquer un cortège qui allait mener des expulsions, sans y parvenir

Selon certains de ces collabos, les forces de l’ordre assistent donc impuissantes aux expulsions. «Les gendarmes sont là et regardent», affirme un membre du collectif Les exilés de Tsimkoura. «Elles ne veulent pas s’interposer car ça pourrait faire éclater un conflit plus grave encore, ça risquerait de partir en émeutes», appuie le syndicaliste de l’Unsa. Selon lui, dans un département français sous pression migratoire, cette inaction est aussi une forme d’aveu de culpabilité. «Si on s’oppose aux expulsions, on s’oppose à la colère légitime d’une population qui en a ras le bol. Face à l’incapacité de l’État à assumer ses fonctions régaliennes, on tolère que les habitants se fassent justice eux-mêmes», assure-t-il.

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Clandestins expulsés de leur bidonville

Comme quoi, « Quand on veut…on peut ! « 

Conséquence de cette chasse aux étrangers, la place de la République, à Mamoudzou, chef-lieu de l’île, fait aujourd’hui office de camp de réfugiés. Selon un rapport de Médecins du Monde, 500 personnes y étaient rassemblées le mardi 17 mai. Ils seraient aujourd’hui encore plus, femmes et enfants en majorité.

 

La question est simple : que font-ils encore là ?

 

Et qui se sent morveuse se mouche

Après avoir fait les yeux doux aux innombrables migrants parvenus en Europe à partir des côtes turques puis tenté de séduire le chef de l’Etat de ce même pays, Recep Tayyip Erdogan, Angela Merkel a fini par se mettre à dos un nombre croissant de ses compatriotes mais aussi d’habitants de pays européens.

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C’est pourquoi, contrainte de rectifier le tir, de peur de perdre les prochaines élections en Allemagne, la voici qui se met à grogner, tel une ourse berlinoise, contre le président turc.

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A l’issue d’un entretien d’une heure avec ce dernier, lundi 23 mai, à Istanbul, en marge d’un sommet de l’ONU sur les réfugiés, Angela Merkel a fait savoir que la situation politique en Turquie la préoccupait. !  » J’ai clairement dit que nous avions besoin d’une justice indépendante, de médias indépendants, d’un Parlement fort et que la levée de l’immunité d’un quart des députés du Parlement turc était source de profonde inquiétude « , a résumé la chancelière allemande devant la presse. Signe de ces difficultés apparentes (car nous ne doutons pas de la persistance de très bonnes relations entre les deux dirigeants politiques), celle-ci s’est exprimée seule. Il n’y a pas eu de conférence de presse commune. Mais il n’y avait pas non plus…François Hollande. Il était comme d’habitude aux abonnés absents, prétendant qu’il n’avait plus assez de carburant pour se rendre à la réunion !!!

Deux mois après l’accord sur les réfugiés conclu entre l’Union européenne et la Turquie, les contentieux ne cessent néanmoins de se multiplier entre le président Erdogan et les autres dirigeants Européens. Angela Merkel est dans une position inconfortable. Principale inspiratrice, avec l’ancien premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, de l’accord du 18 mars qui cantonne les réfugiés en Turquie, avant que celle-ci n’en envoie un certain nombre en Europe, Mme Merkel a particulièrement intérêt à ce que cet accord fonctionne. Sinon, les réfugiés entreront à nouveau en Europe et notamment en Allemagne. Mais en renvoyant son premier ministre, en révisant la Constitution et en muselant la presse et l’opposition le président Erdogan fait preuve d' » ambitions autocratiques  » (un euphémisme), selon le président du Bundestag, Norbert Lammert (CDU).

Et, en Allemagne, les critiques se multiplient à l’encontre de la chancelière, accusée de passer cette dérive autocratique sous silence pour ne pas mettre en danger l’accord avec Ankara. Dimanche, Horst Seehofer, président de la CSU bavaroise, a estimé qu’il ne suffisait pas de se dire  » préoccupé  » par la situation en Turquie : il fallait ne pas  » subir un chantage « .

Pour ce cinquième déplacement en Turquie depuis octobre 2015, Angela Merkel était donc sous surveillance. La chancelière a également dit que l’UE n’exempterait pas de visa les citoyens turcs tant qu’Ankara ne remplirait pas les soixante-douze conditions exigées par l’Europe, notamment la réforme de la loi antiterroriste dont ne veut pas entendre parler le président Erdogan.  » Il est prévisible que, jusqu’au 1er juillet, certaines choses ne seront pas mises en œuvre « , a rappelé avec optimisme Mme Merkel. Alors qu’en réalité rien n’est possible avec les Turcs.

Les relations entre Ankara et Berlin ne risquent en tout cas pas de s’améliorer de sitôt : le 2 juin, le Bundestag doit approuver une résolution condamnant cette fois fermement et explicitement le génocide arménien de 1915.

Le président turc n’a pas directement réagi aux déclarations de la chancelière. Dans une tribune publiée lundi par le quotidien britannique The Guardian, il salue l’accord sur les migrants tout en appelant les Etats européens à «  partager le fardeau « .

Mais la rhétorique antioccidentale a le vent en poupe. Lundi 23 mai, Yigit Bulut, le conseiller présidentiel, a dénoncé la politique européenne de  » doubles standards  » envers la Turquie. Rappelant qu’Ankara n’avait aucune intention de réviser sa loi antiterroriste, qui plus est au moment où la guerre contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, autonomiste, interdit en Turquie) a repris de plus belle au sud-est du pays et il a menacé l’UE de  » décisions radicales « . Attendez-vous donc à un prochain « lâcher de migrants« , comme on lâche ses chiens.

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Le ton s’est légèrement durci depuis le départ du premier ministre Ahmet Davutoglu, interlocuteur privilégié des Européens. A peine nommé, son successeur, Binali Yildirim, un fidèle lieutenant de M. Erdogan, a réclamé plus de clarté de la part de l’UE :  » Il faut en finir avec cette confusion au sujet de l’adhésion pleine du pays et sur la question des migrants, a-t-il affirmé. Le moment est venu de dire ce que – les dirigeants européens – pensent de la Turquie.  »

Pour notre part, nous avons une petite idée sur la question…

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

 

Le 25 mai 2016.
Jean-Yves Pons, CJA.

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