BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

1 Juin

Une nouvelle voie maritime de migration

Depuis que la route des Balkans a été (quasiment) fermée, les migrants venus du Proche Orient, d’Afrique et d’Asie qui se trouvent encore en Grèce mais redoutent d’être expulsés (les autorités du pays sont en train d’évacuer le camp d’Idoméni, à la frontière macédonienne) mettent tout en oeuvre pour tenter de gagner autrement le nord de l’Europe.

C’est ainsi que l’Italie est, une fois de plus, leur cible privilégiée. Non pas par les côtes libyennes, comme le pratiquent de plus en plus les migrants d’origine sub-saharienne (Lire « Ne croyez pas que…’Lampedusa c’est fini’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2016-de-la-republique-francaise/) mais à partir de…la côte ouest de la Grèce et, plus précisément, des îles Ioniennes. L’île de Leucade semble avoir actuellement leur préférence !

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Les îles Ioniennes (en rouge). Leucade est la deuxième plus importante en partant du nord

Le trajet s’effectue en bateaux de pêche vers la côte sud des Pouilles ou le golfe de Tarente, soit entre 200 et 300 km seulement. Mais savent-ils que c’est encore plus court en partant de île de Corfou (qui est la plus au nord) ?…

Dans tous les cas, les procédés sont les mêmes : rafiots sub-claquants et surchargés, partant de nuit pour ne pas être repérés, puis déclenchement de signaux de détresse à l’entrée de la mer Adriatique pour alerter les gardes-côtes naïfs et serviles !

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Bateau secouru au large de Leucade

Secours en mer et rapatriement dans un port italien assurés. Ils auraient tort de s’en priver.

 

Mais quand on veut, on peut (suite)

Nous avons montré à plusieurs reprises que la volonté politique, lorsqu’elle est à l’oeuvre, parvient sans aucune difficulté à mettre un terme à l’entreprise d’invasion de nos pays par les hordes migrantes venues d’Afrique ou d’Asie. L’Espagne ou les pays d’Europe centrale (dits groupe de Visgrad) en sont de très bons exemples (Lire « Quand la Suède s’inspire du réalisme de l’Espagne » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/23/bulletin-climatique-du-week-end-2324-janvier-2016de-la-republique-francaise/).

Eh bien, sachez que les premiers fruits du retournement de la Suède en matière d’accueil des migrants commencent à être visibles. Il suffit de leur rendre la vie impossible !

Après une année 2015 record (hélas), qui a vu plus de 160 000 candidats à l’asile arriver en Suède, les réfugiés commencent à retourner dans leur pays d’origine, profitant des aides du gouvernement et rebutés par des conditions d’accueil beaucoup moins favorables. De janvier à mars, 449 personnes ont obtenu un soutien financier pour se réinstaller chez eux, parmi lesquels 331 Irakiens et une centaine d’Afghans, les deux principaux groupes de demandeurs d’asile. C’est encore bien peu mais nous pouvons espérer mieux quand le durcissement de l’accueil va s’accentuer. D’ailleurs, selon les chiffres de l’Office des migrations suédois, le nombre de personnes ayant obtenu une aide dite de  » réinstallation  » dans le pays d’origine est déjà deux fois plus élevé pour le premier trimestre 2016 que pour l’ensemble de l’année 2015.

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Contrôles drastiques des arrivées en Suède

La Suède a fait un virage à 180 degrés dans sa politique d’asile, qui était l’une des plus généreuses d’Europe, devant l’afflux des demandes à partir du deuxième semestre 2015. Ce tournant, pris dans la douleur et la précipitation en novembre 2015 (le pays ayant jusque là refusé de prendre la mesure des dangers), est entré en vigueur au début de l’année, en même temps que le pays fermait sa frontière avec le Danemark.

L’aide consentie par l’Etat suédois est de 30 000 couronnes (3 200 euros) pour chaque personne de plus de 18 ans, et 15 000 couronnes pour les enfants. Une famille entière peut obtenir un maximum de 75 000 couronnes (8 000 euros). L’argent accordé n’est disponible qu’une fois le retour au pays d’origine constaté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Mais cette indemnité doit répondre à un certain nombre de critères, à commencer par la situation politique et sanitaire qui prévaut dans le pays. Or, sur la liste de l’Office des migrations, l’Irak et l’Afghanistan sont désormais considérés comme deux pays où la réinstallation est possible. Une  » sûreté  » qui tranche avec la description de la situation fournie par ce même office il n’y a pas si longtemps (qui en faisait des pays où l’instabilité et l’insécurité prédominaient) mais qui traduit la prise de conscience que la naïveté et, disons-le, l’irresponsabilité politique n’ont que trop duré.

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Les Irakiens forment le premier contingent de demandes de retour. Au cours des quatre premiers mois de l’année, 1 366 Irakiens l’ont fait, alors que 1 243 autres Irakiens nouvellement arrivés déposaient une demande d’asile. Quant aux Afghans, 474 ont candidaté au retour, contre 1 417 qui ont déposé un dossier d’asile. Même tendance chez les Iraniens : 315 ont retiré leur demande depuis le début de l’année, contre 478.

«  Nous recevons des signaux clairs, les demandeurs d’asile se lassent des retards, ils sont fatigués par les longs délais de traitement. Le climat a changé en Suède, et cela conduit à un nouveau type de décision « , explique dans le quotidien Sydsvenskan, Kristina Rännar, responsable du processus de réinstallation à l’Office des migrations.

Intidar Hadi, de l’association culturelle irakienne de Malmö, dans le sud du pays, fait le même constat :  » Ce n’est plus comme avant. C’est devenu beaucoup plus difficile d’obtenir un permis de séjour en Suède. Et beaucoup d’Irakiens quittent la Suède avec un mal du pays exacerbé.  » Dorénavant, le flux de réfugiés en provenance d’Irak s’inverse, en raison notamment des conditions du regroupement familial, qui se sont fortement durcies en début d’année.

Selon les chiffres de l’Office des migrations, seulement 6 % des demandes d’asile traitées cette année ont été positives pour les Irakiens. Le traitement est identique pour l’autre groupe concerné par les réinstallations, puisque seuls 18 % des Afghans obtiennent actuellement le droit de rester en Suède. C’est cette faible probabilité qui expliquerait pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à interrompre leur procédure d’asile.  » Beaucoup de ceux qui retirent leurs demandes d’asile disent avoir reçu des informations incorrectes sur ce qui les attendait en Suède, a expliquéTobias Axelsson, un des responsables de l’Office des migrations, au quotidien Svenska Dagbladet. Ils viennent ici et pensent obtenir un permis de séjour permanent, puis ils entendent que ce n’est pas si simple, et que cela prendra beaucoup de temps.  »

Récemment, plusieurs reportages ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les nouveaux venus dans les camps de réfugiés. Outre des conditions d’accueil parfois insalubres, l’ennui et la frustration prévalent. Nombreux sont ceux qui pensaient pouvoir étudier ou travailler dès leur arrivée, ignorant que rien n’est possible avant l’obtention du permis de séjour et de l’identifiant national d’identité. Des procédures qui excèdent à ce jour un an, voire un an et demi, pour un simple premier entretien…

Dire qu’il aura fallu qu’ils découvrent la réalité de l’immigration au travers des violences sexuelles révélée à Cologne mais aussi à Malmö et à Stockholm cet hiver pour que les Suédois se redressent. Pire encore, leur colère a explosé lorsqu’il est apparu que la police et les autorités politiques du pays leur avaient caché la gravité de la situation depuis plusieurs années ! (Lire « La liste est déjà longue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/13/bulletin-climatique-quotidien-13-janvier-2016de-la-republique-francaise/ , »Et la Suède elle-même… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/17/bulletin-climatique-quotidien-17-fevrier-2016-de-la-republique-francaise/ et « Malmö, la Molenbeek suédoise » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/13/bulletin-climatique-quotidien-13-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

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Il n’y a donc plus aucun doute, quand on veut…on peut ! Nos responsables politique feraient bien de s’en inspirer.

 

Selon que vous serez puissant ou misérable…

Nous avons rapporté récemment la tribune de huit chercheurs auréolés de prix Nobel et d’une médaille Fields, appuyés par une communauté scientifique ulcérée, en réaction aux projets de réduction des budgets de la recherche proposés par le gouvernement français (Lire « Cri d’alarme » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/24/bulletin-climatique-quotidien-24-mai-2016-de-la-republique-francaise/). Elle sera venue à bout plus rapidement des résistances de l’exécutif que huit journées d’action, des mouvements de grève et les blocages menés contre le projet de  » loi travail  » ! Une semaine à peine après la parution de leur texte, dans lequel ils dénonçaient  » un suicide scientifique et industriel  » à la suite des annulations de crédits qui devaient affecter les programmes de recherche scientifique, six signataires de la tribune ont été reçus à l’Elysée, lundi 30 mai, par François Hollande.

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Il pleuvait des euros sur Albert Fert, Cedric Villani, Claude Cohen-Tannoudji et Serge Haroche. à la sortie de leur rencontre avec François Hollande. – Witt/SIPA

Le chef de l’Etat, soucieux de ne pas laisser prospérer le sentiment que la recherche ne serait plus une priorité gouvernementale et d’apaiser les inquiétudes de la communauté scientifique, leur a annoncé qu’il renonçait aux 134 millions d’euros d’annulations de crédits prévues dans le projet de décret sur les budgets du CNRS, du CEA, de l’INRA et de l’Inria.  » Quand le président a découvert la tribune, il a décidé en cinq minutes de revenir sur cette décision de gestion administrative qu’il ignorait, explique un conseiller. Ce ne sont pas les chercheurs en particulier mais l’image de la France, ce qui pose un problème par rapport au discours sur la fierté nationale. Or, tout le pari du président est qu’on a fait repartir l’économie et donné un temps d’avance à l’éducation. Qu’est-ce qui incarne mieux cela ? Les chercheurs. Il a donc demandé à Bercy et à l’Education nationale de revenir sur l’annulation.  » Commentaire qui rejoint parfaitement notre réflexion ci-dessus :  » Quand on veut, on peut !  » Alors, pourquoi pas quelques autres de nos exigences ?

A leur sortie, les six signataires se déclaraient  » soulagés et satisfaits « .  » François Hollande a été sensible à nos arguments sur la nécessaire continuité de l’effort de recherche, le risque de décrochage international ou l’effet de ces décisions sur l’attractivité du secteur pour les jeunes « , souligne le climatologue Jean Jouzel. La décision présidentielle ne vaut cependant que pour 134 millions sur les 256 millions de coupes prévues pour l’enseignement supérieur et la recherche : 61 millions portant aussi sur la recherche (espace, énergie, environnement) restent pour l’instant annulés. Tout comme le solde touchant les universités.

Les signataires reçus à l’Elysée ont également évoqué la situation des jeunes docteurs. «  Nous avons souligné que le crédit impôt recherche ne semble pas avoir eu la fluidité attendue vers le secteur privé « , observe M. Jouzel. Sur ce sujet, le ton semble avoir changé du côté de l’exécutif puisque le secrétaire d’Etat, Thierry Mandon, n’exclut pas une évaluation du dispositif.

La communauté scientifique espère que cette prise de conscience au sommet de l’Etat se poursuivra à l’occasion de la préparation du prochain budget 2017. D’ores et déjà, 65 millions d’euros supplémentaires devraient abonder fin juin les crédits d’intervention de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance des projets de recherche sur appels d’offres, soit une hausse d’environ 12 %. En outre, 120 millions de plus lui ont été promis pour 2017. Enfin, le chef de l’Etat a précisé que, sur les 10 milliards d’euros du troisième programme d’emprunt dit  » d’investissements d’avenir « , la moitié devrait aller vers la recherche. Comme nous le rappelions hier, en période pré-électorale… »demain, on rase gratis » !

Avec cette décision, aussi rapide qu’imprévue, M. Hollande espère s’être réconcilié avec la recherche. Elle n’en reste pas moins surprenante, dans la forme. Elle contredit en effet un arbitrage qui, malgré l’avis négatif des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, avait été validé par Matignon. Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement et de la recherche assurait de son côté que les annulations prévues n’affecteraient pas les moyens de fonctionnement des organismes de recherche, mais porteraient uniquement sur de la trésorerie excédentaire. Et Pan ! sur le bec de Manuel Valls et de sa copine Najat Belkacem.

Bercy, de son côté, récupérait les 134 millions d’euros dont il avait besoin pour boucler le financement, jusqu’à hauteur de 1,1 milliard d’euros, d’une partie des dépenses nouvelles annoncées depuis le début de l’année. Le problème est que le message était si brouillé qu’il est resté interprété comme une diminution des crédits de la recherche. » Faire des économies, d’accord. Mais traiter les gens en amont, c’est mieux. C’était la chronique d’un problème annoncé. Ce n’était pas très pro « , regrette un conseiller de l’Elysée. Mais est-ce une surprise de la part de ces amateurs ?

Hélas, après avoir rassuré la recherche, il s’agit maintenant de…trouver des économies. Et Bercy, après avoir pris connaissance de la décision de M. Hollande, se refusait à tout commentaire. En privé, cependant, certains conseillers ne cachaient pas leur amertume.

Quant à Philippe Martinez et à la CGT, je ne vous dis pas…

 

Ne comptez jamais sur  » Les Républicains « 

Souvenez-vous des cris d’orfraie des Sarkozy, Juppé, Bertrand ou autre Wauquiez face à la loi Hollande-Taubira sur le prétendu « mariage » des invertis comme sur la réforme territoriale voulue et organisée dans le plus grand désordre par François Hollande. Souvenez-vous de leurs grands discours dans lesquels ils annonçaient qu’on « allait voir ce qu’on allait voir… »

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On les croirait presque, quand ils entonnent La Marseillaise

Vous aurez appris depuis que le mariage dit « pour tous » restera…pour tous afin de ne pas « rouvrir un débat difficile, une cicatrice, qui n’est pas vraiment complètement guérie. » Car, même si ce parjure est celui d’Alain Juppé, tous les autres candidats LR le partagent !

Sachez qu’il en sera de même, et pour les mêmes raisons, avec la folle réforme territoriale de la République.

Ils ont passé des mois à vilipender ce «  cafouillage administratif qui ne tient aucun compte des réalités historiques  » (et c’était évidemment notre opinion), selon Nicolas Sarkozy, le 19 novembre 2014, ou ce  » cafouillage désordonné « , selon Alain Juppé lors d’une conférence, le 15 septembre 2015. Aujourd’hui, alors que les maires sont réunis en congrès à Paris du 31 mai au 2 juin et que l’éventuelle alternance se rapproche, les candidats du parti Les Républicains (LR) à la primaire de la droite et du centre sont beaucoup plus nuancés sur la réforme territoriale (pour ne pas dire qu’ils en abandonnent purement et simplement l’idée d’une remise en cause), que ce soit sur la fusion des régions ou sur le renforcement des intercommunalités. Si tous envisagent des améliorations, aucun ne promet plus une abrogation.

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On croiraient même presque qu’ils s’aiment

Avant les élections départementales et régionales de 2015, Nicolas Sarkozy en avait pourtant fait un thème majeur de ses meetings en s’engageant à défaire cette nouvelle organisation des régions.  » Nous ne sommes pas engagés par cette politique et lorsque nous reviendrons aux responsabilités, nous déferons ce qui a été si mal construit, à l’inverse de l’âme de votre région « , avait déclaré l’ancien président de la République le 19 novembre 2014, à Mulhouse en dénonçant une réforme pensée pour  » satisfaire les ambitions des barons socialistes « . De quoi ravir les 2 000 sympathisants alsaciens en colère contre la fusion de leur région avec la Lorraine et Champagne-Ardenne qui l’avaient acclamé ce soir-là.

Quelques mois plus tard, dans un entretien à Corse Matin, le 18 août 2015, le président du parti Les Républicains continuait à critiquer une «  réforme ratée (…) fondée sur un postulat : détruire ce que nous avions bâti « , une façon de regretter la disparition du conseiller territorial. Mais il ne parlait plus du tout de son abrogation.

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Bonnet d’âne

Dans un entretien au Monde publié samedi 28 mai, François Baroin, président de l’AMF et futur soutien de M. Sarkozy, a confirmé la nouvelle ligne :  » Ils – les élus – éprouvent un besoin de stabilité plutôt qu’un besoin de projection vers une nouvelle organisation. Je sais l’attachement de certains à revisiter la réforme territoriale. Mais les élus, tout comme les acteurs socio-économiques, ont besoin de respirer.  »

Alain Juppé partage exactement la même opinion :  » Certains veulent tout remettre à zéro en 2017. Mais les conseillers régionaux viendront d’être élus, les conseillers départementaux viendront d’être élus. Les élus locaux ont besoin de stabilité « , avait expliqué l’ancien premier ministre lors d’une conférence devant le Syndicat national du béton prêt à l’emploi, le 15 septembre 2015.

Dans un texte diffusé sur son site Internet le 2 février, le candidat à la primaire plaidait pour rester dans le cadre actuel en l’assouplissant :  » Il s’agit de bâtir une organisation territoriale à la carte, favorisant les mutualisations choisies en sortant de la vision centralisée.  » L’idée de M. Juppé est de s’adapter aux différents territoires.  » Là où il y a une grande métropole, le département n’a plus sa place. En revanche, là où on est dans la ruralité, l’échelon départemental va certainement perdurer « , précisait-il sans rire de son ânerie, en septembre 2015.

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François Fillon est celui qui s’engage le plus franchement, en promettant une nouvelle réforme. S’il est élu en 2017, l’ancien premier ministre veut aller jusqu’à la fusion des régions et des départements, une des idées non abouties du quinquennat de Nicolas Sarkozy, et faire de cette question le sujet d’un des cinq référendums qu’il soumettra aux Français.  » Si on veut baisser la dépense publique, il faut moins de collectivités. C’est-à-dire le rapprochement des départements et des régions avec la réforme que nous avions mise en place dans le quinquennat précédent qui consistait à avoir un seul élu pour les deux collectivités « , avait analysé dans les colonnes du Point le candidat à la primaire, le 27 août 2015.

Vous auriez le plus grand tort de croire un seul de ces boni-menteurs !

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Jardins de l’Orangerie du château de Versailles

les 15, 16 et 17 juin 2016

Blanche Neige

par le Ballet Preljocaj

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Il y a huit ans, Angelin Preljocaj créait Blanche Neige. Le succès de ce spectacle fut immédiat et bien que conçu pour une salle fermée, Angelin Preljocaj accepta de l’adapter pour le présenter en plein air à Versailles, sur le Bassin de Neptune.

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Pour retrouver la magie de ce spectacle qui touche petits et grands, Angelin Preljocaj a accepté de présenter ce ballet sur la scène des Jardins de l’Orangerie du Château de Versailles en juin 2016. Pouvait-on rêver de plus belle programmation pour Versailles Festival ?

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Pour cette création, Angelin Preljocaj avait envie de « raconter une histoire » et de s’offrir une parenthèse « féérique et enchantée ». Cette version fidèle aux frères Grimm, joue sur des symboles qui appartiennent aux adultes autant qu’aux enfants. «La marâtre est sans doute le personnage central du conte », s’appuyant sur un argument connu, le chorégraphe peut alors se concentrer « sur ce que disent les corps, les énergies, l’espace ». Avec Blanche Neige, Angelin Preljocaj réunit les vingt-quatre danseuses et danseurs de sa compagnie pour créer un grand ballet romantique contemporain. Dans la lignée des œuvres majeures du répertoire de la danse telles que Cendrillon ou La Belle au Bois dormant, il propose de nous faire rêver autour de la légende de Blanche Neige, au cœur d’un univers chorégraphique à la fois baroque et merveilleux sur la somptueuse musique de Gustav Mahler.

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Un spectacle envoûtant, d’une beauté absolue, à découvrir ou à revoir, une émotion intense à partager : un chef-d’œuvre pour tous les publics devenu un monument de la danse.

Le 1er juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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