BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

3 Juin

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En 2025…

La France aura perdu le quart de ses médecins généralistes !

Leur nombre a déjà diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016, selon les chiffres publiés jeudi 2 juin par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) dans son atlas de la démographie médicale. Et cette chute « inexorable » et « préoccupante », liée à la fois à l’aveuglement des comptables au pouvoir et au non-remplacement d’une partie des départs à la retraite, devrait même se poursuivre jusqu’en 2025, estime l’ordre.

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La pénurie touche tout le monde. Aussi bien les territoires ruraux que les zones urbaines. Entre 2007 et 2016, tous les départements français – sauf la Savoie (+1 %) et la Loire-Atlantique (0 %) – ont enregistré une baisse de leur « densité médicale », c’est-à-dire du nombre de médecins rapporté à la population. Paris et le département de la Nièvre ont chacun déjà perdu un quart de leurs généralistes au cours de cette période.

« Il n’y a pas un département, pas un canton qui ne rencontre pas de problèmes pour trouver un remplacement de médecin de campagne », a souligné, mardi 31 mai, François Baroin, le maire (Les Républicains) de Troyes et président de l’Association des maires de France (AMF).

Pourtant, pour assurer une offre de soins aux habitants de leur commune, certains élus locaux ne lésinent pas sur les moyens. Ces aides viennent s’ajouter à celles déjà proposées par l’Etat et par l’Assurance-maladie, qui a récemment annoncé réfléchir à l’instauration d’une prime forfaitaire de 50 000 euros pour les praticiens qui s’installeraient dans les zones sous-dotées. Mais ces aides proposées par les élus sont souvent insuffisantes. A Saint-Bonnet-de-Valclérieux (Drôme), par exemple, le maire propose en vain depuis deux ans de louer « gracieusement » un local à qui viendra remplacer l’actuel généraliste, qui, à 70 ans, souhaite prendre sa retraite. « Notre médecin était super, on pouvait l’appeler le dimanche, au milieu de la nuit, on ne retrouvera plus ça, reconnaît l’élu. On est en rase campagne, pour faire de l’argent chez nous, il faut faire plus de 60 heures par semaine et ça, les jeunes praticiens ne le veulent pas. » Et, là, nous touchons au troisième aspect du désamour des jeunes pour ce beau métier de « médecin de famille » : il n’est plus pour eux une vocation. Au mieux, il est encore l’un des rares qui leur permette de ne pas avoir à fuir à l’étranger…

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Car si un numerus clausus scandaleusement insuffisant explique en grande partie le phénomène, le manque de candidats est aussi dû aux aspirations des jeunes générations de médecins à exercer leur métier autrement : des loisirs, encore des loisirs, toujours des loisirs. Bref, Homo festivus a gagné !*

Signe de cette désaffection pour l’exercice libéral, en neuf ans, le nombre de généralistes choisissant d’être salariés a augmenté de 5,3 %. Mais il est vrai, à leur décharge, que les carcans économiques et les contraintes administratives ont, en trente ans, vidé la médecine générale de tout attrait. Les transformant, peu à peu, en officiers de santé et exécuteurs des basses oeuvres économiques du grand capital.

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A Paris, où les praticiens sont souvent rebutés par le prix de l’immobilier, un dispositif spécifique (Paris Med) vient d’être voté : 15 000 euros d’aide seront accordés à ceux choisissant de s’installer à plusieurs en secteur 1 (conventionné) dans des locaux proposés par la municipalité. Leur loyer sera plafonné. Mais « ce n’est pas à une collectivité locale de donner envie à un jeune médecine libéral de s’installer », souligne Bernard Jomier, adjoint à la santé à la mairie de Paris.

Pour remplacer leur médecin parti il y a six ans, les élus de Sigale (Alpes-Maritimes), une petite commune de l’arrière-pays niçois, ont successivement expérimenté plusieurs solutions. Un médecin roumain, « incompétent », est parti au bout d’un an. Une jeune diplômée s’est ensuite épuisée à faire chaque jour les trajets depuis Nice, où elle préférait vivre, avant de jeter l’éponge. Aujourd’hui, la commune construit une nouvelle maison de santé et espère toujours convaincre un médecin de venir y travailler. A Villers-Pol (Nord), petite commune de 1260 habitants, le maire n’a lui non plus toujours pas trouvé de médecin pour occuper la maison médicale qu’il vient de rénover pour 250 000 euros. « J’ai eu des vendeurs de médecins qui me garantissaient un médecin sous quinze jours pour plusieurs milliers d’euros, et me le remplaçaient s’il ne convenait pas, j’ai refusé », raconte-t-il.

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Du côté de l’ordre des médecins, on rappelle que les maisons médicales ne constituent pas la solution miracle. « Une page a été tournée, il n’y aura plus un médecin par commune », prévient Patrick Romestaing, l’un des vice-présidents du CNOM. Soulignant les « limites » et les « effets d’aubaine » que peuvent susciter les aides financières, il appelle à mettre fin aux « mesurettes » au profit d’une « vaste réforme » du système. Sans quoi nous ne verrons bientôt plus que ce que nous avons dénoncé à plusieurs reprises sur notre blogue : l’arrivée massive et imparable de « médecins étrangers« , mal formés (ou pas formés du tout car détenteurs parfois de faux diplômes incontrôlables) et qui tiennent davantage du marabout que du médecin de famille…

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Faudra-t-il que la fuite des cerveaux touche aussi les patients ?

* Citoyen moyen de la post-histoire,  » fils naturel de Guy Debord et du Web « , dans l’oeuvre de Philipe Muray.

 

Un scandale dans le scandale

Il n’est plus nécessaire de revenir sur les caractéristiques de l’équipe de France de football, dite « Les Bleus » (qui n’ont de bleus, comme vous le savez, que le nom), tant elle apparaît comme l’archétype du « Grand Remplacement » :

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Surtout si on la compare, par exemple, à l’équipe d’Italie :

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Pas plus qu’il n’est utile de revenir sur les exigences communautaristes de certains de nos joueurs de baballe, qui font la Une de nos médias mais font surtout, de notre pays…la risée du continent ?

Il nous semble plus important, à neuf jours du fameux  » Euro de Foot « , de nous interroger sur les fausse promesses de nos responsables politiques et de leurs complices du lobby footbalistique. Sans compter, en outre, les risques encourus par notre pays et nos compatriotes en matière de sécurité.

Trois zéro après la virgule, prétendent les décideurs en ce qui concerne les retombées économique de ce Barnum du ballon rond ! Des chiffres qui s’appuient sur les calculs du  centre de droit et d’Economie du Sport (CDES) de Limoges.

L’Euro de Foot va, nous disent-ils, attirer un million de visiteurs étrangers venus spécialement pour les matchs. D’où un milliard 300 millions d’euros de dépenses supplémentaires et 26 000 emplois supplémentaires à temps plein. Des hommes et des femmes qui consommeront et feront donc rentrer de l’argent dans les caisse de l’État. Un petit pactole de 180 millions en rentrées fiscales. Mais c’est toujours ce qu’ils prétendent…AVANT !

Car d’autres économistes se montrent beaucoup plus sceptiques. Le magazine Alternatives Économiques a notamment compilé les doutes de plusieurs d’entre eux. Et cela donne sérieusement à réfléchir :

D’abord assez logiquement, si l’on rapproche ce que va rapporter l’Euro de Foot du coût de son organisation, la balance penche sérieusement dans l’autre sens.

Qui a payé les stades? Qui a payé les routes et toutes les infrastructures pour accéder aux stades? Qui paie pour la sécurité des « fans zones » (parcs à bestiaux humains hystériques et violents) ? Le contribuable.

Et à qui vont revenir les bénéfices directs de l’opération, soit un milliard 900 millions de recettes estimées ? La vente de billets, les droits télé, les sponsors ? À l’UEFA, l’Union Européenne des Associations de Football qui organise l’événement. Car, lors des négociations signées sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais confirmées par François Hollande, l’UEFA a obtenu de ne payer aucun centime en impôts pour cette compétition. Cela représente 150 à 200 millions d’euros d’exonération.

Et l’UEFA a même poussé le ballon un peu plus loin encore : pour les collectivités locales qui voudraient faire profiter de la fête sur la place publique, elles devront payer une redevance supérieure à 1000 euros.

Dix villes françaises (Saint-Denis, Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, entre autres) ont agrandi, rénové, mis aux normes ou même construit leur stade, quelquefois à grands renforts de partenariats publics privés pas toujours équilibrés.

Pas sûr, mais pas sûr du tout, que les contribuables s’y retrouvent… ce qui a conduit certains à renoncer à l’événement. C’est le cas de Nantes, lorsque la ville a sorti sa calculatrice : même si l’UEFA distribué 20 millions d’euros pour développer le football amateur à ses hôtes, la ville a préféré, par prudence, passer son tour…

 » PANEM ET CIRCENSES  » disaient déjà avec bon sens nos lointains ancêtres romains à propos de la gouvernance des peuples ! Mais c’est toujours le gogo qui paie.

 

Et, maintenant, l’autre bout de la lorgnette

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L’arrivée brutale mais pourtant prévisible de nouvelles « Grandes Invasions » crée manifestement le chaos en Europe. Situation qui permet de révéler ce que l’on nous cachait, à savoir les intérêts cachés des uns, les mensonges sordides des autres, les petites lâchetés ou, au contraire, les grands élans de courage des peuples, etc.

Mais, jusqu’ici nous savions peu de chose sur l’impact de ce flux brutal de populations allogènes sur l’économie des pays qui les accueillent. Or, une étude, qui vient de paraître dans les actes du congrès de l’American Economic Association, apporte quelques éléments instructifs mais…qui ne concernent qu’un seul pays.

Le conflit en Syrie, qui a éclaté en 2011, a eu pour résultat l’arrivée de plus de 4 millions de réfugiés en Turquie jusqu’à la fin de l’année 2015. L’économiste turc Semih Tumen a étudié l’évolution des chiffres de l’emploi, des salaires et des prix, en comparant les régions de la Turquie qui ont reçu des réfugiés en nombre important à celles qui n’en ont pas ou presque pas reçu ( » The Economic Impact of Syrian Refugees on Host Countries : Quasi-Experimental Evidence from Turkey « , The American Economic Review, Papers & Proceedings n° 106/5, mai 2016).

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La méthodologie s’appuie sur l’hypothèse (pas forcément démontrée) que les régions qui ont reçu des réfugiés n’étaient pas très différentes des autres régions du pays avant 2011. Toute différence d’évolution du marché du travail entre ces régions après 2011 serait due en principe à l’impact des réfugiés.

Les auteurs trouvent que, dans les régions d’accueil, la probabilité pour les travailleurs non réfugiés de trouver de l’emploi dans le secteur informel a baissé de 2,3 points de pourcentage, sans doute à cause d’une concurrence augmentée sur ce type de marché du travail. En revanche, la probabilité de trouver de l’emploi dans le secteur formel a augmenté de 0,5 point de pourcentage (peut-être à cause de l’emploi de personnels salariés pour la gestion des camps de réfugiés). Et il n’y a pas eu d’impact visible sur les salaires.

La probabilité d’emploi global a donc baissé de 1,8 point. C’est un impact négatif, mais il est faible par rapport au nombre important de réfugiés. De là l’extrapolation d’un analyste de cette étude : les pays d’Europe occidentale qui acceptent des « réfugiés » (pour nous des migrants) en bien plus petit nombre devraient avoir peu à craindre en termes d’impact sur l’emploi !

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C’est ce que prétend Angela Merkel

L’auteur constate deux autres impacts importants : le premier est une baisse de 2,5 % des prix des biens et des services pour les consommateurs, probablement en raison de la fourniture par les réfugiés de services moins chers que ceux fournis par les non-réfugiés. Cela peut représenter une perte pour les entreprises locales, mais l’auteur nous dit que c’est un gain pour les consommateurs, dont les salaires restent inchangés en moyenne alors que les prix baissent. En d’autres termes, le dumping social existe bien mais il aurait un effet bénéfique sur le coût de la vie ! À condition que l’ensemble des salaires ne baisse pas, ce qui reste à démontrer, d’autant que c’est précisément le moteur de la traite négrière organisée par le grand patronat.

L’autre constatation est une hausse considérable des loyers, de 5,5 % en moyenne, concentrée dans les quartiers plus chers à l’origine. Certains résidents des quartiers populaires ont peut-être voulu fuir la présence de réfugiés en cherchant à louer dans des quartiers plus éloignés. Ou comment se créent et se structurent les ghettos de banlieue…

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La preuve : « c’est beau comme là-bas, dis« 

La méthodologie de l’étude a donc des limites. Mais cela n’empêche pas les auteurs de prétendre que les conséquences économiques des réfugiés ne sont pas forcément négatives et, même quand elles le sont, elles ne sont pas forcément statistiquement importantes. Avançant même que, dans le domaine où l’impact est le plus négatif – les loyers –, on peut en tirer des conclusions utiles : permettre aux réfugiés de jouer un rôle constructif dans l’économie du pays qui les accueille (au sens littéral, par exemple en participant à la construction de logements) pourrait mitiger cet impact.

Ou comment avoir la foi dans le « Grand Remplacement » chevillée au corps !

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

La maison de Bourbon s’agrandit

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avec la naissance du petit prince Joseph, 4ème enfant du prince Jean d’Orléans et de la princesse Philomena, duc et duchesse de Vendôme.

Le prince et la princesse sont désormais les heureux parents de deux fils et de deux filles : les princes Gaston et Joseph, les princesses Antoinette et Louise-Marguerite.

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Le prince Jean et la princesse Philomena

Toutes nos félicitations aux heureux parents et tous nos voeux de bonheur et de réussite au jeune prince.

Le 3 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

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  1. documentation.erlande - novembre 17, 2016

    […] Emploi, pouvoir d’achat, sécurité et terrorisme constituent les principaux thèmes dont on nous dit qu’ils intéresseront les Français lors de la prochaine élection présidentielle. Mais ils aimeraient aussi que celui de la santé soit davantage présent dans les préoccupation des candidats. Et pourtant…(Lire « En 2025…la France aura perdu le quart de ses médecins généralistes » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/03/bulletin-climatique-quotidien-3-juin-2016…). […]

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