BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Juin

Najat Belkacem s’attaque à la liberté de l’enseignement

Comme on pouvait s’y attendre, après avoir dépecé l’enseignement avec sa réforme du collège et détruit les derniers vestiges de la culture gréco-latine qui est avec le christianisme l’un des fondements de notre identité, la ministre de l’éducation dite nationale (et néanmoins l’un des leviers maghrébins de François Hollande dans son oeuvre mortifère), Najat Belkacem s’attaque à l’enseignement libre dans les écoles privées hors contrat et à domicile.

Elle ouvre manifestement un chantier sensible, propice aux instrumentalisations politiques comme aux raccourcis idéologiques et ne pourra pas, cette fois, nier qu’elle est en service commandé pour mettre en oeuvre les préceptes du « missionnaire de la Terreur« , Jean-Baptiste Carrier :  » Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière « . Mais elle le fait sous le masque de la lutte contre le radicalisme islamique, survenu fort à propos pour en finir avec les autres religions et le christianisme en particulier.

Elle s’était elle-même engagée dès le 6 avril, sur France 2 :  » Je me demande s’il n’est pas venu le temps, compte tenu des risques de radicalisation auxquels nous sommes confrontés, de passer peut-être d’un système de déclaration – pour ouvrir les établissements hors contrat – à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation.  » C’est ce qu’elle s’apprête à faire en proposant des changements dans le code de l’éducation ainsi qu’un projet de décret soumis, jeudi 9 juin, au Conseil supérieur de l’éducation.

Numériquement, ce secteur pèse peu : 56 400 élèves sont accueillis dans la galaxie des établissements hors contrat, dont 300 se revendiquent comme confessionnels (200 catholiques et 50 musulmans ce qui démontre son véritable objectif). Quant à l’instruction à domicile,  » l’école à la maison « , elle concerne quelque 25 000 jeunes selon des statistiques de l’année 2014-2015. Une goutte d’eau rapportée aux 8,1 millions de jeunes soumis à l’obligation scolaire, de 6 à 16 ans (Lire « Le prochain mauvais coup de Najat Belkacem se lit sur son visage » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/08/bulletin-climatique-quotidien-8-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

French Minister for Women's Rights and Government Spokesperson Najat Vallaud-Belkacem looks on during a weekly session of questions to the government on October 9, 2013 at the National Assembly in Paris. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

On lit sur son visage comme dans un livre

Qu’est-ce qui justifie alors, à un an de la présidentielle et dans un climat marqué par les crispations sur la laïcité, de modifier la réglementation – l’ouverture des écoles mais aussi les conditions des inspections – les concernant ?  » Nous sommes depuis plusieurs années dans un contexte où les signalements d’élus, d’inspecteurs, d’établissements, d’associations se multiplient. Un contexte, aussi, de hausse des effectifs, répond Najat Vallaud-Belkacem. L’Etat ne peut être ni aveugle ni naïf.  » Cela rappelle les heures les plus sombres de notre histoire…révolutionnaire, quand la délation était la plus grande pourvoyeuse de guillotinement.

Une chose est sûre. Le gouvernement redoute au plus haut point de voir se développer des  » enseignements trop lacunaires, voire attentatoires aux valeurs républicaines « , explique la ministre.  » La protection du droit à l’éducation des enfants n’est en rien contraire à la liberté de l’enseignement « , conclut-elle, à l’adresse des familles promptes à dénoncer une atteinte à leurs droits constitutionnels.

Sur ces familles qui revendiquent de prendre des chemins scolaires de traverse, on dispose donc, désormais, d’un état des lieux actualisé. Concernant le hors-contrat, c’est la  » concentration  » du nombre d’écoles créées ces dernières années dans le premier degré qui préoccupe la Rue de Grenelle. Pour mémoire, la vague d’inspections menées, cet hiver, dans une vingtaine d’établissements – dont beaucoup de musulmans – signalés comme problématiques avait conclu à des  » faiblesses pédagogiques  » dans huit d’entre eux. Au moins cinq s’apprêtent à faire l’objet d’une saisine de la justice pour fermeture.

Mais c’est sur les jeunes instruits à domicile que l’institution braque aussi ses projecteurs. Les effectifs ont bondi de 18 820 en 2010-2011 à près de 25 000 en 2014-2015. Parmi eux, une majorité (15 000) suit des cours par correspondance, un cadre professionnel contraignant. 7 000 autres sont «  instruits à domicile sans inscription déclarée dans un organisme d’enseignement à distance « , peut-on lire dans une note interne au ministère qui leur est consacrée. Et c’est sur ce tiers-là notamment que le gouvernement assume une plus forte vigilance. Parmi eux, pour 1 enfant sur 2, l’aventure de l’école à la maison a démarré en 2014… année où ont résonné les appels au  » retrait de l’école  » dans les milieux traditionalistes catholiques comme musulmans.

Des élus républicains, toujours prompts à « régénérer » à leur manière, avaient tiré la sonnette d’alarme. Les observateurs du système éducatif manient eux la prudence, pointant, plus que le signe d’un repli communautaire ou d’une défiance à l’égard de l’école, une  » volonté de diversification des choix pédagogiques des familles « . Un phénomène qui ne s’exprime pas qu’en France : 3,4 % des petits Américains – soit 1,8 million – étudient à la maison… quand leurs camarades français ne sont que 0,3 %.

Reste qu’un tiers d’entre eux ne sont pas inspectés.  » Manque de moyens, programmation trop tardive des contrôles, cadrage flou ou méconnu… Nous avons là notre part de responsabilité, reconnaît-on au cabinet de la ministre, mais il existe, aussi, une obstruction de certaines familles.  » Avec les cas de judiciarisation que l’on connaît : si, de source ministérielle, seules 7 % des inspections s’avèrent difficiles, 175 cas ont été portés devant des tribunaux.

On aura beau, au ministère, défendre dans ce  » contrôle renforcé  » une  » démarche pragmatique soutenue à gauche comme à droite de l’échiquier politique « , deux lignes de tension se dessinent au regard des changements des règles et du droit envisagés. La première concerne l’inspection des enfants instruits à domicile, une épreuve mal vécue par certaines familles : la progression des apprentissages devrait désormais être rapportée  » aux attendus de fin de cycles  » et des exercices seraient rendus possibles à l’oral ou à l’écrit.

Un professeur dispense des cours ‡ des ÈlËves de sixiËme du collËge catholique Jean Bosco ‡ Rambouillet le 20 dÈcembre 2007. Le collËge privÈ affichait complet, le public leur semblait "une usine ‡ ÈlËves": pour assurer ‡ leurs enfants "une formation morale, spirituelle et scolaire exigeante", cinq couples ont choisi de crÈer leur propre collËge ‡ Rambouillet (Yvelines). AFP PHOTO PIERRE VERDY / AFP / PIERRE VERDY

Collège catholique Jean Bosco

L’autre crispation porte, sans surprise, sur la procédure d’autorisation préalable à laquelle devra se soumettre toute nouvelle structure souhaitant ouvrir ses portes. Elle a déjà trouvé un écho médiatique au-delà des défenseurs traditionnels du hors-contrat : dans un courrier expédié fin avril, Pascal Balmand, le  » patron  » de l’enseignement catholique sous contrat, en a appelé au chef de l’Etat.  » Entre considérations d’ordre public, restrictions de la liberté pédagogique des établissements, affichage symbolique… qu’en résultera-t-il et où se situera l’équilibre final d’une telle mesure ? « , l’interroge-t-il. Signe que le débat est pris au sérieux jusqu’au plus au niveau de l’Etat, le président lui a répondu le 1er juin :  » Il s’agit seulement de répondre à des difficultés constatées dans certains lieux d’enseignement au détriment des enfants « , plaide François Hollande dans un courrier publié par La Croix.

La question des rapports public-privé compte parmi les «  fusibles  » bien connus des ministres de l’éducation.  » La gauche n’a pas oublié les cortèges sous le premier mandat de François Mitterrand, quand le ministre de l’époque plaidait pour un grand service public de l’éducation. Ni ceux sous le ministère Bayrou-Balladur quand il fut question d’abroger la loi Falloux, rappelle l’historien Claude Lelièvre. A l’heure où une famille sur deux n’hésite pas à “zapper” entre les deux secteurs, aucun responsable politique ne prendrait le risque de raviver une guerre scolaire « , estime-t-il, prudent, en confiant redouter  » quelques frottements, plus qu’un conflit ouvert « .

Méfions-nous pourtant des « frottements » initiés par Najat Belkacem. Ils pourraient bien exprimer les attentes de la franc-maçonnerie et des disciples de Voltaire : écraser l’infâme.

Mais Sebastian Kurz lit le blogue du CER

 » Les Européens doivent empêcher les bateaux de prendre leur départ depuis la Libye pour gagner l’Italie, vient d’affirmer Sebastian Kurz, le ministre des Affaires étrangers autrichien. Il ne faut plus que les sauvetages en mer riment automatiquement avec un ticket pour l’Europe.  » Montrant ainsi qu’il a pris enfin connaissance des revendications du Conseil dans l’Espérance du Roi !

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Sebastian Kurz

Il a, en particulier, suggéré de s’inspirer de l’Australie, et de ses centres de rétention  » offshore « , pour repousser les bateaux de migrants ou pour enfermer les demandeurs d’asile sur les îles de Lesbos, en Grèce, et de Lampedusa, en Italie. Il compte présenter à ses partenaires européens un plan visant à stopper les flux migratoires en Méditerranée, lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du 20 juin. Nous attendrons cette réunion et ses retombées avec la plus grande impatience…(lire « Commenceraient-ils à se réveiller ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/23/bulletin-climatique-quotidien-23-avril-2015de-la-republique-francaise/).

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Affiche australienne informant les migrants

Selon ce Viennois qui, malgré son jeune âge, 29 ans, affiche déjà cinq ans expérience gouvernementale, les migrants interceptés sur des embarcations de passeurs devraient soit être immédiatement refoulés vers la Libye ou leur pays d’origine, soit être internés sur des îles où leur demande d’asile serait instruite.

Mettre fin aux mouvements de migration clandestine permettrait, selon lui, d’augmenter l’aide aux pays en voie de développement et de multiplier les programmes de relocalisation, en coopération avec le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR),  » ce qui donnerait la possibilité aux réfugiés de venir directement en Europe par des moyens légaux « . Là, on rêve un peu…

Le  » modèle australien « , dont l’étoile montante du Parti populaire autrichien (ÖVP) souhaiterait que l’Europe s’inspire, est évidemment très décrié par le lobby européen immigrationniste : la marine australienne repousse les bateaux des clandestins et externalise l’étude des demandeurs d’asile dans des camps de rétention en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou sur quelques îles perdues dans le Pacifique et l’océan Indien. Bonnes et sages mesures qui évitent aux Australiens de subir l’arrivée de hordes sauvages sur leur territoire tout en supprimant les risques de naufrage pour ces inconscients.

 » Ceux qui veulent faire croire que Canberra ne prend aucun réfugié ne disent pas la vérité, précise M. Kurz. L’Australie mène une politique d’accueil, comme le Canada et les Etats-Unis, mais sur la base des relocalisations et par des moyens légaux. Le flux est organisé et les gens sont accueillis dans de bien meilleures conditions. Leur intégration est plus facile.  »

Les conservateurs autrichiens souhaiteraient que Bruxelles passe avec la Libye, d’où les départs se sont accélérés ces derniers mois, le même type d’accord de réadmission des migrants que celui obtenu auprès de la Turquie en mars. Mais ils ne sont pas soutenus par leurs partenaires de coalition sociaux-démocrates pour l’instant.  » L’Europe n’est pas une île « , rétorquait sèchement autant que stupidement mardi 7 juin Thomas Drozda, le ministre social-démocrate autrichien de la culture.  » Pour nous, l’Australie ne sera certainement pas un exemple « , complétait immédiatement le chef, lui aussi social-démocrate, du gouvernement, Christian Kern. Ces gens sont décidément indécrottables.

Une porte-parole de la Commission européenne a fait savoir que la politique d’asile de l’Union européenne se devait de respecter le droit international (sous-entendant perfidement que l’Australie ne le respecte pas). Quant au Vatican, le cardinal Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, a parlé d’une proposition  » indigne sur le plan humain « . Mais que connaît le cardinal Veglio des conséquences économiques, sociales et même humaines de ces migrations dans les pays qui en sont les victimes ? Et que sait-il des conditions de vie qu’elles infligent autant aux populations d’accueil qu’aux migrants eux-mêmes ? Seuls le président de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, et le porte-parole du gouvernement hongrois n’ont pas trouvé choquant de comparer l’Europe à l’Australie.

Sebastian Kurz ne s’émeut pas de ces critiques :  » Nous avons déjà montré que l’Autriche pouvait agir en organisant la fermeture de la route des Balkans. A l’époque, cela avait été largement dénoncé par la Commission, par l’Allemagne et par beaucoup d’autres pays. Or, une semaine après seulement, les vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles entérinaient pourtant notre décision « . C’est très exactement ce que nous rappelions hier jeudi 9 juin à propos de l’Espagne et de ses accords de réadmission avec les pays africains (Lire « Mais pas QUE pour le fric » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/09/bulletin-climatique-quotidien-9-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

Sous son impulsion, l’Autriche a en effet fait fermer la route des Balkans en février, renforçant la pression sur Angela Merkel, la chancelière allemande, qui a alors négocié avec la Turquie les moyens de réduire les départs de migrants via la Grèce.  » L’accord avec la Turquie, c’est seulement un plan B. Notre plan A, ce devrait être en particulier de renforcer la protection des frontières extérieures de l’Union européenne « , explique le chef de la diplomatie autrichienne, qui a décidément lu dans ses moindres détails le blogue du CER et qui redoute que l’accord ne place l’UE  » dans une situation de dépendance dangereuse à l’encontre du président turc, Recep Tayyip Erdogan « .

M. Kurz rappelle que l’Autriche a reçu 90 000 demandeurs d’asile en 2015 :  » Nous nous sommes montrés solidaires, prêts à accueillir les gens. Nous avons fourni, après la Suède et avant l’Allemagne, l’effort le plus important. Mais tous les réfugiés ne peuvent pas aller dans trois pays seulement. Il nous faut construire un système européen de l’asile.  » C’est là la seule nuance avec nos revendications.

Car, pour nous et même si cela paraît encore utopique, c’est nécessairement :

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immigration ZERO et remigration TOTALE.

 

Pourquoi ?

Pour ne plus voir ceci :

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Affiche de la Ville de Paris pour son centre de loisirs d’été. La « diversité » y est tout devant au point que l’on cherche, loin derrière, la dernière « chère tête blonde » !

 

La campagne du Monde contre le « Brexit« 

Pas un jour sans un article de fond, sans une opinion, sans une chronique, sans un débat, sans une déclaration « autorisée« , sans un reportage qui milite pour le maintien du Royaume Uni au sein de l’Union européenne et fustige, quitte à ce que ce ne soit qu’une caricature, les tenants de son retrait (le fameux « Brexit« ).

Pas un jour sans que le quotidien officiel de la pensée conforme et obligatoire ne nous assène des prévisions économiques et autres sondages nous annonçant les pires calamités (pour la Grande-Bretagne bien sûr mais aussi pour l’Union européenne, histoire de faire bonne mesure…) dans le cas tragique où les Britanniques voteraient  » Out ! » au référendum du 23 juin prochain sur le maintien de leur pays dans l’UE. La fin de la civilisation combinée à une invasion de criquets…(Lire « Rien de moins que la fin de la civilisation… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/06/bulletin-climatique-quotidien-6-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

En voici l’un des derniers exemples avec une petite visite…en Irlande d’un des journalistes du Monde.

Sur la route qui relie Belfast à Dublin, pas une pancarte, pas un drapeau, pas un mot de bienvenue pour lui signifier qu’il a franchi la frontière entre le Royaume-Uni et la République d’Irlande. Il faut attendre les panneaux annonçant les villes prochaines pour se rendre compte que quelque chose a bien changé : les miles sont devenus des kilomètres, et l’A1 britannique s’est fondue avec la M1 irlandaise. Jusque là, tout va bien.

Mais il nous précise très vite où il veut en venir.  » Difficile d’imaginer que, dans un passé récent, il fallait faire la queue pour franchir cette frontière maintenant invisible. La faute aux contrôles douaniers, mais aussi à l’importante présence militaire et paramilitaire pendant le conflit nord-irlandais, qui s’est officiellement terminé en avril 1998 avec l’accord du Vendredi saint. L’armée britannique a, elle, totalement mis fin à son opération en Irlande du Nord en juillet 2007. Mais dans cette région chargée d’histoire, le vote sur le  » Brexit  » prévu le 23 juin réactive des peurs « , nous affirme-t-il histoire de réactiver les nôtres !

Et le journaliste de poursuivre son oeuvre pédagogique :  » La ville de Newry se trouve à 6 kilomètres au nord de la frontière, à 50 minutes en voiture de Belfast, 1 h 15 de Dublin. Devant les locaux de la  » cooperative and enterprise agency « , une grande pépinière d’entreprises dont il est le directeur général, Conor Patterson désigne du doigt les anciens locaux de l’armée britannique qui lui font face. La caserne a fait place à de cossus immeubles blancs, dont les occupants sont principalement  » des Irlandais qui viennent habiter ici, car les appartements sont moins chers que de l’autre côté « . Comme un symbole de l’apaisement qui parcourt maintenant cette zone du sud de l’Irlande du Nord, si dangereuse pour les soldats pendant les  » troubles  » qu’elle avait hérité du surnom de  » Bandit Country « , le pays des bandits. »

Ajoutant même, au cas où nous n’aurions pas tout compris :  » Comme la plupart des frontaliers, dont une immense majorité est catholique et nationaliste, M. Patterson est un fervent partisan du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Il craint qu’une réapparition de la frontière ne fasse plonger sa région.  » La partition de l’Irlande a été dévastatrice pour l’économie ici « , raconte-t-il. En 1962, au moment où le reste du Royaume-Uni est quasiment en situation de plein emploi, la ville compte 16 % de chômeurs. Au plus fort du conflit nord-irlandais, en 1972, ce taux grimpe à 30 %. Aujourd’hui, Newry peut se targuer d’un chômage à 6 %, très proche de la moyenne nord-irlandaise. Pour M. Patterson, ce petit miracle économique est étroitement lié à l’Europe et  » a commencé avant le cessez-le-feu, avec le marché unique, qui au début des années 1990 a supprimé les contrôles douaniers et facilité le transport des marchandises « .

Maintenant que la proximité de la frontière, autrefois vécue comme un handicap, est devenue un atout, la ville, la région pourraient-elles survivre à un départ de l’Union européenne ? Aujourd’hui, la frontière  » n’est que politique « , remarque Mickey Brady, le député de la circonscription, mais  » si elle redevenait physique, avec des postes de douanes et des contrôles d’identité, l’effet psychologique serait terrible « . Pour marquer les esprits, son parti, le Sinn Féin, l’ancienne branche politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), a accroché un panneau géant sur un des ronds-points de l’entrée de Newry.  » Brexit means borders  » ( » Brexit veut dire frontières « ), y est-il inscrit, sur fond d’une ancienne photo de checkpoint.

Et il faut distiller la peur. Qui n’est d’ailleurs plus que l’ultime argument des partisans du maintien du Royaume Uni au sein de l’UE.

En cas de Brexit, la frontière de l’Ulster avec l’Irlande (République)  » deviendrait une frontière extérieure de l’Union européenne, ce qui aurait forcément des conséquences « , appuie Dagmar Schiek, directrice du Centre d’études juridiques européennes et transnationales de la Queen’s University de Belfast.  » Les frontières extérieures sont forcément plus sensibles que les frontières intérieures, poursuit-elle, il y aurait donc des contrôles, dans les deux sens.Cela ne signifie pas qu’il y aurait des policiers sur chaque route, mais les habitants devront probablement montrer leur passeport plus souvent.  »

Farouchement opposé à la sortie de l’UE, qui signerait  » le renforcement de la partition  » d’une Irlande qu’il souhaite réunifiée, M. Brady glisse dans un sourire que  » le seul “Brexit” acceptable, c’est un départ des Britanniques d’Irlande « ! Le propos est davantage qu’un bon mot. Le Sinn Féin, par la voix du vice-premier ministre nord-irlandais Martin McGuinness, a réclamé qu’un scrutin sur la frontière et l’unité de l’Irlande soit organisé en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Europe, arguant qu’un tel vote aurait des conséquences pour l’île dans son ensemble.

Les Irlandais (de la République d’Irlande) sont d’ailleurs vigoureusement contre un  » Brexit  » et le premier ministre, Enda Kenny, fermement chapitré par l’Union européenne qui, ne l’oublions pas, tient encore les cordons de sa bourse*, a enjoint à ses concitoyens vivant au Royaume-Uni – qui sont autorisés à participer au référendum – de voter  » In « .

À quand un reportage du Monde sur le  » Brexit  » tel qu’il est vécu dans les Îles Anglo-Normandes et, en particulier dans la seigneurie de Sercq ?…

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Drapeau de Sercq

Après la grave crise économique de 2008, l’Irlande est encore très dépendante de la manne financière du FMI et de la BCE

 

Fraude électorale révélée en Autriche

Battu d’à peine 30 000 voix, Norbert Hofer, le candidat de la droite de conviction (FPÖ), dénonce des irrégularités lors du scrutin du 22 mai dernier. Il n’en démord pas : ses chances de voir son recours judiciaire jugé favorablement seraient, selon lui, considérables. Car le technicien supérieur de l’aviation de 45 ans en est persuadé, on lui a volé sa victoire et il aurait dû devenir le premier président populiste d’un pays de l’Union européenne (UE).

Il y a, selon lui, trop  » d’irrégularités épouvantables  » dans le dépouillement pour qu’il laisse tranquillement entrer en fonctions l’ancien patron des écologistes, le placide Alexander Van der Bellen (50,3 % des suffrages), 72 ans. Les deux candidats avaient été départagés grâce aux votes par correspondance, dépouillés le 23 mai. En tête à l’issue du dépouillement des urnes la veille au soir, M. Hofer avait finalement été devancé de 30 863 voix, selon les résultats officiels parus le 1er juin.

Le FPÖ affirme avoir relevé des irrégularités dans 94 des 117 circonscriptions. Des étrangers et des mineurs de moins de 16 ans – âge légal pour voter – auraient participé au scrutin. Il conteste notamment, dans un document de 150 pages, les modalités du dépouillement des votes par correspondance – ils constituent 16,7 % des suffrages exprimés – affirmant que, dans 82 localités, les bulletins postaux auraient été ouverts trop tôt.

Seule la Cour constitutionnelle peut organiser de nouvelles élections ou ordonner un nouveau décompte. Elle espère rendre ses conclusions au plus tard le 6 juillet, deux jours avant l’intronisation d’Alexander Van der Bellen à la présidence. Mais l’un de ses porte-parole, Christian Neuwirth, prévient qu’elle ne garantit pas de pouvoir tenir ce délai.  » La Cour constitutionnelle va devoir étudier les irrégularités au cas par cas « , explique-t-il.

En cas d’invalidation totale ou partielle, M. Van der Bellen ne pourrait pas prendre ses fonctions, et l’intérim à la tête de l’Etat serait assuré collégialement par le président et les deux vice-présidents du Conseil national, la Chambre basse du Parlement. La longueur de la liste des irrégularités supposées a pris tout le monde de court : 570 000 bulletins sont concernés.

Patrick Moreau, chercheur au CNRS, spécialiste de la droite autrichienne, estime qu’il est  » difficile de savoir comment vont réagir les juges « .  » Ils pourraient demander l’organisation d’un nouveau scrutin partiel dans certaines circonscriptions, sans que cela influe sur le résultat global, car les lieux dans lesquels les irrégularités sont les plus criantes sont aussi ceux qui ont majoritairement voté pour Norbert Hofer. Récupérer plus de 30 000 voix paraît quand même assez difficile.  »

Mais personne ne veut non plus écarter catégoriquement la possibilité d’un nouveau second tour…qui ferait à nouveau trembler l’Europe.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Jusqu’au 03 juillet 2016 à Paris

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Exposition L’art et l’enfant

au musée Marmottan-Monet

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Philippe de Champaigne (1601-1674), Louis XIV offrant sa couronne et son sceptre à la Vierge et à l’Enfant – vers 1643. Huile sur toile – 118, 8 x 100 cm – Hambourg, Kunsthalle – © Hamburger Kunsthalle / bpk. Photo © Elke Walford

Provenant de collections particulières et de prestigieux musées français et étrangers, une centaine d’œuvres signées Le Nain, Champaigne, Fragonard, Chardin, Greuze, Corot, Millet, Manet, Monet, Morisot, Renoir, Cézanne, Matisse, Picasso… composent une fresque inédite. A travers une sélection de rares peintures, le parcours retrace l’évolution du statut de l’enfant du XVe au XXe siècle et s’interroge, in fine, sur le rôle du dessin enfantin sur les avant-gardes du début du siècle passé.

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Fernand Pelez – Un Martyr. Le marchand de violettes – 1885 – Huile sur toile – 87 x 100 cm Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris – Photo © Petit Palais / Roger-Viollet

Une invitation à découvrir sous un jour nouveau des chefs-d’œuvre tel L’enfant au toton de Chardin, La béquée et La leçon de tricot de Millet, Le Clairon d’Eva Gonzalès, Le petit marchand de violettes de Pelez, Promenade à Argenteuil de Monet, Eugène Manet et sa fille Julie de Berthe Morisot, Les enfants de Martial Caillebotte et La Leçon de Renoir, Le ballon de Vallotton, Le portrait de Pierre par Matisse et Le peintre et l’enfant de Picasso.

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Pierre Auguste Renoir – L’Enfant à l’oiseau (Mlle Fleury en costume d’algérienne) – 1882. Huile sur toile – 126, 5 x 78 cm – Williamstown, Sterling and Francine Clark Art Institute, Massachusetts, États-Unis – Photo © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA (photo by Michael Agee)

Une autre manière de voir la peinture, une exposition événement.

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Attribué à Léonard Limosin – Plaque: Portrait du futur François II – Vers 1553. Email peint sur cuivre – 44,8 x 31,9 cm – Paris, musée du Louvre – Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

Le 10 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

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    […] depuis l’été 2016 (Lire « Sebastian Kurz lit le blogue du CER » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/10/bulletin-climatique-quotidien-10-juin-201…). Mais l’Autriche reste minoritaire sur cette ligne dure. La plupart des Européens prônent […]

  2. conseil dans l’espérance du roi :Savez-vous qui est Sebastian Kurz ?Les Européens doivent empêcher les bateaux de prendre leur départ depuis la Libye pour gagner l’Italie, | actualitserlande - juillet 14, 2017

    […] Il y a plus d’un an déjà, nous évoquions la personnalité particulièrement intéressante du très jeune ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz (Lire « Sebastian Kurz lit le blog du CER » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/10/bulletin-climatique-quotidien-10-juin-201…). […]

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