BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (11/12 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Juin

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Y sont pas beaux,  » Les Bleus  » ?

« Une chape de foot est tombée sur ce monde de plomb »*

Il y a huit jours déjà, nous attirions l’attention sur le coût réel de l’organisation par notre pays du championnat d’Europe de football, appelé Euro 2016 (Lire  » Le scandale dans le scandale  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/03/bulletin-climatique-quotidien-3-juin-2016-de-la-republique-francaise/). Mais ces orgies populo-footballistiques, qui n’ont comme seul objectif que  de faire oublier temporairement ses souffrances au bon peuple, comportent des risques sécuritaires considérables et manifestement démesurés si on les rapporte au seul intérêt de l’achat de la paix sociale par des jeux (le traditionnel  » Panem et circences des Romains « ).

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42 000 policiers, 30 000 gendarmes, 2 500 sapeurs-pompiers, 300 démineurs, 13 000 agents de sécurité… Chiffres à l’appui, Premier ministre, ministre de l’intérieur et…chef de l’Etat (est-il vraiment là dans son rôle ?) se relaient depuis plusieurs semaines, se portant garants de la qualité du dispositif de sécurité à l’approche du coup d’envoi du championnat d’Europe de football.

Est-ce bien raisonnable ?

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Oui, la menace existe, a réaffirmé le président de la République sur France Inter, dimanche 5 juin. Et « pour un temps long ». Entre une anecdote sur l’Euro 1984 — remporté par l’équipe de France — et une mise en garde sur l’inconfortable place de favori dans une compétition — n’y voyez aucune allusion au fait qu’Alain Juppé soit favori dans les sondages — François Hollande est venu appuyer ce que Bernard Cazeneuve répète à l’envi. A savoir que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des 2,5 millions de spectateurs attendus dans les 10 stades qui accueilleront les rencontres, et des 7 à 8 millions de supporteurs qui assisteront aux retransmissions en direct dans les fan-zones. Quand on sait avec quelle facilité les terroristes, venus pour certains de Syrie dans les fourgons des hordes migrantes d’Angela Merkel, ont pu déployer leur arsenal criminel en novembre dernier au nez et à la barbe de nos services de sécurité, on a quelques raisons d’être inquiets !

D’ailleurs le fiasco du 21 mai au Stade de France est encore dans toutes les mémoires. Ce soir-là, la finale de la Coupe de France devait servir de répétition générale avant France-Roumanie, le match d’ouverture de la compétition, vendredi 10 juin au stade de France. Bilan : des mouvements de foule à l’entrée, dus au nombre d’entrées restreint pour cause de sécurité ; des fumigènes, pétards et autres bombes agricoles lancés pendant la rencontre… Le dispositif de sécurité a pour le moins failli malgré un mur de deux mètres et le triple contrôle des spectateurs. Des leçons en ont été tirées, assurait M. Cazeneuve quelques jours plus tard…

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Bataille de hooligans vendredi 10 juin

« Contrôlées », « protégées », mais « maintenues ». Le 22 mai, le Premier ministre, Manuel Valls, défendait les fan-zones. Jeudi, The Independent comparait ces espaces à « dix Bataclan à ciel ouvert », citant une source sécuritaire française. Ces lieux de retransmission sur écran géant où se réuniront entre 10 000 et 90 000 personnes selon les villes hôtes sont au centre des inquiétudes.

A Paris, le préfet de police, Michel Cadot, plaidait notamment dans un courrier du 26 mai pour la fermeture de la fan-zone du Champ-de-Mars les jours de matchs au Parc des princes et au Stade de France. Trop d’événements à sécuriser au même moment par des forces de l’ordre déjà épuisées par sept mois d’état d’urgence et des semaines de conflits sociaux. A l’origine, 10 000 policiers de la préfecture de police devaient participer au dispositif de sécurité dans la capitale et sa petite couronne. Plus de 3 000 policiers supplémentaires ont finalement été déployés en renfort durant la compétition, rassurait le préfet.

A Bordeaux, le débat a davantage porté sur la question des coûts, assumés par la ville hôte, liés au renforcement des mesures de sécurité de la fan-zone ou encore du tramway. Soit près de deux millions d’euros. Le maire de la ville, Alain Juppé, a toutefois assuré que les retombées économiques seraient bien supérieures, de l’ordre de 100 millions d’euros, selon lui ! Et quelques uns d’entre vous croient encore dans ce bonimenteur.

Mais si le risque terroriste est dans tous les esprits, celui des débordements de violences des hooligans est également au cœur des préoccupations sécuritaires. Le commissaire de police Antoine Boutonnet, qui dirige la division nationale de lutte contre le hooliganisme, affirmait ainsi début juin que près de 3 000 supporteurs seraient interdits d’entrée sur le territoire français, sur la base des interdictions de stade prises dans les pays d’origine et d’échanges de renseignement. S’y ajoutent notamment 322 Français interdits de stade ainsi que 2 000 supporteurs anglais qui se sont vu confisquer leur passeport par Londres. On croit rêver.

Au point q’une coopération a été mise en place entre les polices des pays participants à la compétition. Lundi, cent quatre-vingts policiers étrangers sont ainsi arrivés en France pour aider à traquer les hooligans. Une cinquantaine doivent être affectés au Centre de coopération policière internationale à Lognes (Seine-et-Marne). Les 130 autres seront déployés dans les dix villes hôtes « en renfort » de la police française.

Sur la phase de poules, cinq matchs ont été identifiés comme particulièrement risqués : Angleterre-Russie (11 juin à Marseille), Turquie-Croatie (12 juin à Paris), Allemagne-Pologne (16 juin au Stade de France), Angleterre-Pays de Galles (16 juin à Lens) et Ukraine-Pologne (21 juin à Marseille).
A Marseille, où deux de ces rencontres doivent donc se tenir, la fan-zone de 80 000 places sera scindée en deux pour séparer les supporteurs des deux équipes adverses, chacun disposant de leur propre écran géant !!!

Mais le pire est peut-être ailleurs. « Pour l’Euro, le scénario qui hante les forces de l’ordre est celui d’un drone d’épandage dispersant un produit toxique sur une tribune pendant un match.  » Le 4 avril, à 9 h 40 précisément, ce type d’attaque chimique a été simulé au stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Etienne, l’un des dix sites qui accueilleront la compétition de football. L’exercice, parmi les plus importants réalisés avant le tournoi sportif, a mobilisé plus de 700 personnes et nécessité l’installation d’un sas de décontamination. “Même si de l’eau ou de la farine étaient pulvérisées, ce serait la panique, tout aussi dévastatrice. Rappelez-vous ce qui est arrivé en 1985 au stade du Heysel, à Bruxelles, les spectateurs se marchaient dessus”, rappelle un officiel…

Pendant l’Euro 2016, le ciel sera sous la protection du général de l’armée de l’air Jean-Jacques Borel, 56 ans, qui fut l’un des patrons de l’opération Serval, au Mali, en 2013. Depuis la base 942, située au nord de Lyon, dans les monts d’Or, il aura la possibilité d’ordonner l’intervention d’avions de combat.

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Tout ça pour, chaque fois, vingt-deux crétins qui courent après une baudruche ! Ces gens sont fous.

écrit Philippe Muray en juillet 1998 (« Après l’histoire », Belles-Lettres, 2002, puis Tel-Gallimard, 2007, p. 153). Et nous, nous en avons encore pour un mois !

Vertige contraventionnel sur le périphérique parisien

Depuis maintenant deux ans et demi (1er janvier 2014), la vitesse est réduite à 70 km/h sur l’ensemble du périphérique parisien avec, comme motivation essentielle, le louable désir de réduire la pollution atmosphérique en diminuant les émissions de CO2.

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Or, qu’a-t-on observé ?

1/ Une diminution modeste du nombre d’accidents matériels entre 2013 et 2014 (627 contre 742) mais, curieusement, aucun nouveau bilan chiffré n’a été publié pour 2015 et le début 2016. En revanche, toujours pour la même période, si le nombre de blessés a parallèlement diminué ( 776 contre 908)….le nombre de morts a, lui, AUGMENTE (7 au lieu de 4) !

2/ De façon paradoxale, la vitesse moyenne a très légèrement augmenté, passant de 32,6km/h en 2013 à 38,4km/h le matin en 2014 et, le soir, de 30,3km/h à 33,9km/h.

3/ Les niveaux sonores constaté ont été à la baisse avec une diminution de 1,2dB(A) la nuit et 0,5dB(A) le jour. Ce qui n’a aucun intérêt puisque les scientifiques ont démontré qu’une diminution du volume des nuisances sonores de 1 dB est imperceptible pour l’oreille humaine….

4/ En ce qui concerne précisément la pollution de l’air et les émissions de polluants, Airparif (organisme chargé de cet aspect de l’étude) n’a constaté aucune différence significative par rapport à la période ayant précédé la réduction de la vitesse !

5/ En revanche, le nombre des infractions sur le périphérique en raison de la baisse de vitesse a été multiplié par 3,5. Passant à 461 596 en 2014 contre 138 138 en 2013. Parallèlement, et pour faire bonne mesure, le nombre de radars installés sur le périphérique est passé de 7 à 18 entre 2013 et 2015.

En résumé : résultats nuls sauf sur le nombre de contraventions. Le racket était donc bien, en réalité, l’unique objectif d’Anne Hidalgo.

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Une escroquerie de haute volée !

 

Et comment l’Union européenne nous ruine

La concurrence effrénée voulue par Bruxelles a mené les électriciens dans l’impasse et, maintenant, dans le mur.
Grâce à la Commission européenne, le prix de gros de l’électricité est tiré vers le bas par les mécanismes de marché, ruinant les producteurs. Mais les prix de détail, eux, continuent à grimper.

Pendant longtemps, l’électricité en France était produite, transportée et distribuée par un monopole public, EDF. Elle était alors moins chère, moins carbonée (CO2), et moins dépendante des importations que l’électricité des autres grands pays européens. A partir des années 1990, le paysage est balayé par le souffle de deux courants largement idéologiques : la concurrence et l’Europe. Pour l’électricité, un modèle de marché va s’imposer, bientôt élargi à l’ensemble de l’Union européenne, y compris à la France.

L’Europe a été, et reste hélas pour beaucoup, un grand rêve. En réalité, une utopie. Quant au marché, tous les économistes savent qu’il est un formidable mécanisme pour raboter les rentes, susciter les innovations, générer l’efficacité. Mais ils savent aussi que cela est seulement vrai lorsque le marché fonctionne. Quand il ne fonctionne pas, la catastrophe est assurée. Tel est justement le cas de l’électricité.

Tout d’abord, il n’y a pas de concurrence possible pour le transport et la distribution d’électricité (dont le coût est presque aussi élevé que le coût de la production d’électricité), qui restent donc des monopoles contrôlés. Qu’à cela ne tienne, on saucissonne la fourniture d’électricité en trois morceaux : production, transport et distribution. Ensuite, pour qu’il y ait concurrence, il faut qu’il y ait des concurrents. En France, il n’y en avait qu’un, EDF. On en a donc fabriqué, au moyen d’un stratagème ubuesque : obliger EDF à vendre le quart de sa production nucléaire à d’autres acteurs, principalement GDF-Suez (Engie), à un prix fixé par le gouvernement. Cette fausse concurrence ne peut apporter aucun des gains attendus de la vraie concurrence.

Le pire concerne le rôle central donné aux prix de marché. La plupart des techniques de production de l’électricité (de l’hydraulique à l’éolien, en passant par le nucléaire) sont hautement capitalistiques : gros investissements, puis petites dépenses de fonctionnement. Le coût de production d’un kWh de plus (dit  » marginal « ) est principalement ce coût de fonctionnement – et il est inférieur au coût total. Le prix qui s’établit sur le marché de gros de l’électricité reflète ce coût marginal. Le producteur qui vend à ce prix-là perd donc sa chemise. Marcel Boiteux, haut fonctionnaire et directeur d’EDF de 1967 à 1987, l’a souligné dès 1956, dans un article justement célèbre. Il en concluait que la tarification désirable doit certes s’appuyer sur le coût marginal, mais augmenter celui-ci d’un certain montant (qu’il définissait). Le système actuel ignore totalement cette réalité. Il a créé un marché européen sur lequel s’établit, heure par heure, un prix nécessairement faible.

Aujourd’hui, ce prix de gros est doublement tiré vers le bas. Il l’est d’abord par la baisse des prix internationaux du charbon et du gaz. Ces prix, qui ont été au cours des trois dernières années divisés par trois aux Etats-Unis à cause de la production de gaz de schiste, déterminent largement le coût de production de l’électricité thermique. C’est souvent elle qui est la production  » marginale « , et son coût commande le prix du marché. Il l’est aussi par le développement des énergies renouvelables. Ce développement doit tout au politique (sans subventions, pas d’éolien ou de solaire), et rien au marché. Mais il impacte fortement le marché. La production, intermittente, se déverse sur le marché, et pèse sur les prix.

On a même vu, à des heures où le vent soufflait fort et où le soleil brillait beaucoup, et alors que la demande d’électricité était faible, les prix devenir négatifs. Cela n’affecte pas la production d’électricité renouvelable, puisque celle-ci est rémunérée par des subventions. Mais cela tire les prix vers le bas. Pour compléter le tableau, on a des réseaux nationaux assez largement interconnectés, et un prix de l’électricité qui tend à être partout le même. En pratique, il est dominé par la situation en Allemagne. On a donc en matière énergétique – comme en matière monétaire – des politiques divergentes et un prix unique, qui font la recette d’un mauvais mariage.

Une foi aveugle dans les vertus du marché, combinée à un interventionnisme maladroit, a ainsi conduit à une triple impasse. D’une part, les électriciens européens sont presque tous en grave difficulté et beaucoup perdent annuellement des milliards d’euros. Pour échapper au piège créé par le marché européen, ils essaient de se réfugier dans le transport et la distribution d’électricité (en situation de monopole), dans les renouvelables (fortement subventionnés), ou en dehors de l’Europe. Le marché, d’autre part, optimise sans doute l’usage des centrales existantes, mais sûrement pas la création de centrales nouvelles. Comme personne n’est prêt à investir dans un système structurellement déficitaire, l’ombre de la  » Grande Panne  » se profile à l’horizon. On cherche la solution dans de nouvelles subventions à l’investissement.

Enfin, cette forte baisse des prix de gros s’accompagne d’une forte hausse des prix de détail payés par les ménages et les entreprises. L’explication de ce paradoxe est la suivante. La baisse des prix de gros ne provient pas d’une baisse des coûts de production de l’électricité en général, mais seulement de la baisse des coûts de l’électricité marginale. Surtout, les subventions aux renouvelables – 5 milliards d’euros par an en France, bientôt le double ; 25 milliards en Allemagne – sont intégralement répercutées sur le prix de vente de l’électricité.

En matière d’électricité, un bon monopole vaut probablement mieux qu’un mauvais marché. L’Europe a voulu chasser l’Etat par la porte ; le voilà qui rentre par les fenêtres.

Gare aux dégâts ! Mais le mieux est de quitter rapidement ce marché de dupes.

 

En Libye, l’Etat islamique vit peut-être ses derniers jours

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L’offensive a été fulgurante. Après avoir parcouru 150 kilomètres en trois semaines, les combattants des brigades de Misrata progressaient, vendredi 10 juin, en direction du centre de la ville de Syrte, bastion de l’organisation Etat islamique (EI) en Libye. La veille, ils étaient entrés dans les quartiers périphériques de l’ouest de la cité. La marine a également bloqué la façade maritime de la ville portuaire :  » Nos forces contrôlent la totalité de la côte de Syrte. Ils – les djihadistes – ne pourront pas s’enfuir par la mer « , a déclaré le commandant des forces navales pour la région du centre de la Libye, tandis que plusieurs raids aériens ont visé des positions de l’EI dans la journée.

 » Malgré les pertes et nos martyrs, le moral de nos combattants est au plus haut. Nous avançons sur tous les fronts, nous sommes en train de les étrangler. Nous espérons contrôler la ville d’ici à quarante-huit heures « , déclarait hier Ibrahim Bitelmal, le président du conseil militaire de Misrata.

Les forces de Misrata continuent de faire face à une forte résistance de la part des djihadistes, dont les snipers harcèlent les assaillants. Mais  » une bonne partie d’entre eux ont fui ; les autres abandonnent leurs armes et essayent de se cacher et de se fondre dans la population. Certains rasent même leur barbe « , selon Ibrahim Bitelmal, qui prévient :  » Nous avons leurs noms, nous les connaissons tous.  »

Sans attendre, à l’entrée occidentale de la ville, les miliciens de la Katiba (brigade) 166 de Misrata ont mis à bas le panneau publicitaire sur lequel l’EI avait pris l’habitude d’exposer les corps des victimes – bras tendus et dans la posture du crucifié – que les djihadistes exécutaient le vendredi.

Les  » Misratis  » ont une revanche à prendre. Ce sont eux, à commencer par la fameuse brigade 166, qui avaient dû battre en retraite en mai 2015 devant l’EI, qui parachevait alors sa prise de Syrte. Syrte est un objectif décisif dans la bataille contre l’Etat islamique en Libye. La cité côtière, ancien fief de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 par des miliciens de Misrata, était devenue le fief de la branche libyenne de l’EI depuis le début de l’année 2015. Ses combattants avaient peu à peu conquis une large bande de terre de 200 km autour de la ville. Sur les 5 000 hommes que compterait l’organisation djihadiste dans le pays, 2 000 à 3 000 se trouveraient dans cette zone, selon les estimations de l’ONU. Un chiffre à prendre avec précaution au vu de la vitesse à laquelle ont progressé les forces loyalistes.

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Veillée d’armes devant Syrte

L’encerclement de Syrte a été très rapide. A l’ouest, les brigades de Misrata avaient annoncé, le 17 mai, s’être emparées de la ville d’Abou Grein, une localité stratégique à 130 km. Il leur aura donc fallu moins d’un mois pour progresser sur cette distance. A l’est, la Garde des installations pétrolières (Petroleum Facilities Guard, PFG), un groupe paramilitaire, continue elle aussi d’avancer et a atteint la ville d’Harawah à 75 km de Syrte. La semaine dernière, le groupe avait annoncé avoir repris la ville côtière de Ben Jawad, distante de 160 km, puis Nofilia, à 127 km.

Cette avancée spectaculaire a vraisemblablement été facilitée par la présence sur le terrain de forces spéciales occidentales – françaises, anglaises et américaines – qui appuient ces groupes armés.  » Dans cette lutte contre l’EI, il y a aussi des forces spéciales françaises ou américaines « , avait confirmé fin mai Martin Kobler, envoyé spécial de l’ONU en Libye. Jeudi, les Etats-Unis ont salué l’entrée des forces loyalistes dans Syrte :  » Nous surveillons la situation très étroitement et nous sommes encouragés par ce que nous voyons « , a commenté Peter Cook, le porte-parole du Pentagone.

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Entrée des forces de Misrata dans la ville de Syrte

Mais, derrière celle de Syrte, se joue une autre bataille : celle qui oppose les groupes armés ralliés au gouvernement d’union nationale à ceux qui soutiennent toujours le général libyen Khalifa Haftar, à l’est. L’enjeu est d’être les premiers à bouter l’Etat islamique hors de Libye et s’assurer ainsi du soutien de la communauté internationale. L’entrée des brigades de Misrata dans Syrte est un coup dur pour le général, à la tête d’une armée libyenne autoproclamée, et qui s’est toujours vu comme le libérateur de son pays.

Mais ne rêvons pas, comme le font trop d’occidentaux. L’ « étranglement » des djihadistes de l’EI, s’il est une bonne nouvelle potentielle, ne signifiera pas pour autant la réalisation de l’unité politique du pays et moins encore la fin de la transhumance des migrants sub-sahariens vers les côtes européenne à travers la Méditerranée.

Sauf à adhérer à la proposition du Conseiller aux Armées du CER de l’établissement d’un néo-protectorat sur ces terres libérées*.

* Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/03/communique-du-conseiller-aux-armees-du-cer-61/

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Métamorphoses

Nouveau spectacle équestre onirique

Grandes Ecuries du château de Chantilly

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Jusqu’au 23 octobre 2016

Les cavalières des Grandes Écuries vous transportent dans un nouvel univers… Celui des Métamorphoses. Métamorphoses du temps, des âmes, détournements d’objets, transformations équestres…

Metamorphoses
Chaque numéro en est une évocation mêlant chevaux, danse ou encore ombres, avec un clin d’œil aux Métamorphoses d’Ovide, poète latin qui conta en 12 000 vers les légendes des différentes transformations des dieux de la Mythologie. Nymphes, muses, Diane chasseresse, Galathée, Pygmalion sont présents par petites touches mais pas seulement…

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Cette création artistique originale présente des numéros dont les musiques ont été spécialement composées aux rythmes des pas des chevaux de Chantilly.
Passage, piaffé, pas espagnol, pirouettes, cabrioles, changements de pied au temps, tous les airs de haute école composent ce spectacle empreint de poésie et d’espiègleries.

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Rythme, émotions, sensations accompagnent le spectateur dans cette composition d’un genre nouveau.

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Métamorphoses en quelques chiffres : 3 musiciens, 7 cavalières, 1 danseur, 15 chevaux, 6 poneys, 2 ânes.

Durée : 1 heure

Calendrier des représentations (spectacle à 14h30) :

Juin : Les dimanches : 12, 26 – Les jeudis 9, 16, 23 et 30
Septembre : Les dimanches 11, 18, 25 – Les jeudis 15, 22, 29
Octobre : Les dimanches 9, 16, 23 – Les jeudis 6, 13, 20

Et un aperçu :

http://www.domainedechantilly.com/fr/event/metamorphoses/

Le 11 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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  1. Devoir de mémoire et espérance en la résurrection du Royaume de France obligent ! [ MAJ 13/06 12 h 15 ] « CRIL17 - juin 13, 2016

    […] nationalités des supporters présents à la fête de l’Euro 2016, objet de l’attention de ce bulletin climatique du CER, et comme nous l’apprend le salon beige avec cette […]

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