BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15 Juin

 

Ils n’ont toujours rien compris à l’islam !

L’assassin des deux policiers de Magnanville (Yvelines), dans la soirée de lundi 13 juin , était originaire de Mantes-la-Jolie. Il  avait un passé militant et connu dans l’islamisme radical. Il avait notamment été condamné en 2013 à trois ans de prison dont six mois avec sursis pour participation à une filière jihadiste vers le Pakistan. Pendant son incarcération, il s’était « livré à des actes de prosélytisme d’islamisme radical », a détaillé le procureur de Paris, François Molins.

Son nom était ensuite apparu cette année dans une enquête sur une filière de départ vers la Syrie. Mais « plusieurs interceptions téléphoniques et géolocalisations » sur plusieurs lignes téléphoniques « n’avaient pas à ce jour mis en évidence le moindre élément permettant de déceler la préparation d’un passage à l’acte violent », a assuré le procureur avec une consternante naïveté. La même que celle qui entourait les divers reportages de nos médias officiels, opérés dans les quartiers où vécut le terroriste et auprès de ses proches.

Larossi Abballa dans une vidéo postée sur son compte Facebook.

Larossi Abballa

Il a berné tout le monde : les agents du renseignement comme les magistrats ont affirmé les journalistes en charge de la désinformation. Pendant de longs mois, Larossi Abballa a parfaitement dissimulé son véritable visage. Il a joué le rôle d’un jeune repenti, réinséré, il a créé sa petite entreprise de livraison de sandwich hallal, Dr Food, suivi parfaitement son contrôle judiciaire qui s’est achevé en novembre 2015. Toujours, Larossi Abballa a eu un comportement semble-t-il irréprochable. Y compris quand il est  sur écoute avant son passage à l’acte

En vérité, le procureur de Paris, comme nos dirigeants politiques et leurs portes-voix des médias officiels, persistent dans l’ignorance de l’un des principes fondamentaux de l’islam sur lequel nous ne cessons d’attirer l’attention : la taqîya. Le mensonge et la dissimulation pour parvenir à ses fins, la « ruse divine » autorisant une « tromperie active« .

Et c’est pourquoi nous prétendons qu’en matière de terrorisme islamique, contrairement à ce que les pouvoirs publics  tentent de faire croire pour s’affranchir de leurs responsabilité face à leurs échecs, le « LOUP SOLITAIRE » n’existe pas. Il fait toujours partie d’une meute. Ne serait-ce que celle de ses proches coreligionnaires, mués temporairement en citoyens ordinaires, mais qui attendent leur heure, « Lorsque Dieu donne la puissance« *.

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C’est pourquoi nous prétendons aussi que supprimer la présence des musulmans dans un pays réduit…d’autant le risque d’émergence du terrorisme islamique.

* M.T. Urvoy, La place du secret dans la pensée religieuse musulmane, in L’Islam en France, hors-série de la revue Cités, PUF,, 2004, p.646.

 

Les financiers sont tombés sur la tête

Jeudi 9 juin, le taux du  » Bund « , l’emprunt phare de l’Allemagne à dix ans, est tombé à 0,035 %. Depuis plusieurs jours, il frôlait la barre symbolique du zéro, à un niveau historiquement bas. Hier mardi 14 juin…il est devenu négatif !

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Mais l’Allemagne n’est pas la seule concernée. Sur le marché secondaire, où circulent les titres déjà émis, les emprunts suisses à dix et à vingt ans, les titres souverains japonais à quinze ans ou encore les obligations d’Etat françaises à cinq ans s’échangent déjà à des taux négatifs depuis des semaines. Selon l’agence de notation Fitch, le montant total de la dette souveraine qui navigue à des taux négatifs sur les marchés obligataires a franchi la barre des 10 000 milliards de dollars (8 770 milliards d’euros), début juin, et ce, dans quatorze pays. En février, le montant de ces titres était de 5 500 milliards de dollars seulement…

Seraient-ils devenus fous ? Pourquoi les investisseurs achètent-ils des obligations sur lesquelles ils sont susceptibles de perdre de l’argent ?  » En grande partie à cause des politiques monétaires accommodantes des banques centrales « , résume Eric Dor, économiste à l’école de management Iéseg. Merci Mario Draghi et quelques autres…

Après avoir baissé son taux directeur à zéro, la Banque centrale européenne (BCE) a entamé, en mars 2015, comme le fait la Banque du Japon de son côté, un colossal programme d’assouplissement quantitatif : chaque mois, elle rachète pour 80 milliards d’euros de dettes essentiellement publiques. Objectif : faire baisser les taux souverains et, par contagion, l’ensemble des taux à l’économie, comme ceux des prêts aux entreprises, pour favoriser le redémarrage du crédit. Chacun sait hélas que ces facilités n’augmentant quasiment pas l’investissement productif.

Seulement voilà : la BCE n’est pas la seule à acheter des obligations françaises, allemandes ou italiennes. Ces dernières sont aussi le placement favori des assureurs, fonds de pension et autres investisseurs institutionnels. Plus les incertitudes grandissent (Grexit, Brexit, etc.), plus ceux-ci se ruent sur les emprunts d’Etat bien notés, qu’ils considèrent comme une valeur refuge. En particulier les titres allemands ou suisses.  » Ces jours-ci, la crainte d’une sortie du Royaume-Uni de l’Europe pousse les investisseurs un peu plus encore vers ces actifs sûrs « , souligne Jean-François Robin, chez Natixis.

Or, depuis quelques mois, les Etats de la zone euro ont diminué leurs émissions de nouvelles dettes. Comme ils ont réduit leurs déficits publics, ils ont moins besoin d’emprunter…à part peut-être la France qui continue de se répandre en promesses budgétaires inconsidérées. Résultat : il n’y a plus assez d’obligations souveraines pour tout le monde. Investisseurs et BCE se les arrachent, ce qui fait grimper leur prix – et donc baisser leur taux, puisque les deux évoluent de façon inverse.  » C’est un peu l’euthanasie des rentiers : plus nous misons sur des placements sûrs, moins ils nous rapportent « , se plaint un investisseur parisien.

Les titres souverains ne sont pas les seuls concernés. Depuis quelques mois, les obligations des grandes entreprises frôlent, elles aussi, les taux zéro, voire négatifs. Le 29 mars, le laboratoire pharmaceutique Sanofi a émis 500 millions d’euros d’obligations à trois ans à 0 % (notez d’ailleurs que ses actions affichaient la baisse la plus importante du Cac 40 à la bourse de Paris hier mardi). De son côté, Nestlé emprunte déjà à taux négatifs…

Mais, le 8 juin, la BCE est elle aussi entrée dans la course. Pour diversifier ses achats, elle a ajouté à son panier les titres d’entreprises de plus ou moins bonne qualité, notées au minimum  » BBB –  » par les agences de notation. Là aussi, elle entre en concurrence avec les investisseurs institutionnels. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, c’est-à-dire que la demande étant supérieure à l’offre, les taux de ces obligations baissent, comme pour les titres souverains…  » La BCE espère que cela poussera les autres acheteurs, en particulier les banques, à chercher du rendement ailleurs, par exemple en accordant des financements aux PME « , rêve-t-on à Francfort.

Incriminer les seuls instituts monétaires serait pourtant mal comprendre ce qui est en jeu. L’écart entre l’offre et la demande de dette est surtout la conséquence d’un autre déséquilibre majeur.  » Le monde souffre d’un excès d’épargne et d’une insuffisance de l’investissement, expliquent Anton Brender et Florence Pisani, économistes chez Candriam. L’épargne ne sait plus où se placer ! Voilà pourquoi, aujourd’hui, on envisage même de payer les emprunteurs susceptibles de l’absorber : c’est ce que les taux négatifs traduisent, et les banques centrales ne font qu’accentuer ce phénomène.  »

Ils sont en quelque sorte en train de nous bâtir une « BULLE NEGATIVE« . Pas sûr qu’elle soit moins dangereuse que celles qui l’ont précédée.

 

Et voici un tout autre danger, et non des moindres

Nous annonçons depuis longtemps déjà la catastrophe qui menace l’économie de l’Algérie et, par voie de conséquence….la sécurité de la France (Lire : « Encore une bombe à retardement » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/03/bulletin-climatique-quotidien-3-novembre-2015-de-la-republique-francaise/). La cause en est la chute vertigineuse des revenus résultant du pétrole et du gaz, dans un pays incapable d’investir dans d’autres activités industrielles.

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Le système de retraite algérien, par exemple, est aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui cherche par tous les moyens à réduire les dépenses publiques. Jusqu’ici, les Algériens pouvaient partir à la retraite, sans condition d’âge, s’ils avaient travaillé au moins trente-deux ans. Ils seraient 245 000 dans ce cas. A l’avenir, ils devront peut-être attendre d’avoir atteint l’âge légal de 60 ans pour pouvoir faire valoir leurs droits à la retraite.

Le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a annoncé, dimanche 5 juin, la mise en place d’une commission chargée de proposer une refonte du système de retraite. Selon les chiffres officiels, l’Algérie, pays de 40 millions d’habitants, comptait fin 2015 plus de 1,7 million de retraités, auxquels il faut ajouter 1 million de personnes, veuves et ayants droit, touchant des pensions indirectes.

L’annonce de cette prochaine réforme a été faite à l’issue de la  » tripartite « , un cadre de discussions annuelles entre gouvernement, patronat et syndicats. Selon le communiqué officiel, le maintien du dispositif actuel est  » dommageable aussi bien aux équilibres financiers de la Caisse nationale de retraite qu’à l’outil de production qui enregistre chaque année d’importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées « .

En réalité, pressée par la chute des prix du pétrole, sa principale ressource, l’Algérie se voit peu à peu contrainte de couper dans ses dépenses publiques et sociales. Lors de cette tripartite, le gouvernement devait également présenter les conclusions d’un groupe de six experts, mandatés pour écrire une feuille de route face au contre-choc pétrolier. Si les documents n’ont pas été rendus publics, le ministre des finances en a présenté les grands axes : réorientation des politiques d’investissement, diversification ciblée, renforcement de l’agriculture notamment. Autant d’objectifs dont on peine à croire qu’ils peuvent être atteints dans un pays où règne l’une des oligarchies les plus obtues et les plus corrompues du monde arabe…

 » Dans le discours au moins, le gouvernement semble admettre que le problème est systémique et pas seulement conjoncturel. C’est un peu nouveau. Reste à savoir ce qui va être fait « , souligne Abdelkrim Boudra, porte-parole du collectif Nabni et présent à la rencontre en tant qu’expert. Créé en 2010, ce groupe de réflexion qui réunit notamment des entrepreneurs et des économistes a, depuis plusieurs années, publié des rapports et recommandations appelant les autorités à réformer, en profondeur, le système économique algérien, totalement dépendant des hydrocarbures et des importations, et très dépensier.  » Pour le moment, poursuit M. Boudra, la réponse des autorités est bien en deçà des enjeux auxquels nous sommes confrontés. On a beaucoup retardé les réformes et, chaque jour, nous avons des contraintes supplémentaires.  »

La dégringolade des cours du brut – le baril s’est déprécié de plus de 50 % de sa valeur en deux ans – a fait perdre à l’Algérie une grande partie de ses revenus. Selon les douanes algériennes, les revenus pétroliers ont enregistré une chute de près de 40 % au premier trimestre 2016 par rapport à la même période de 2015. Le déficit commercial devrait approcher les 30 milliards de dollars (26,3 milliards d’euros) cette année, même chose pour le déficit budgétaire, ce qui représenterait 15 % du produit intérieur brut (PIB). Quant au  » matelas  » dont bénéficiait le pays, il fond rapidement : le Fonds de régulation des recettes, une caisse d’économies censée compenser les variations de prix, est quasi épuisé, les réserves de change (en devises) diminuent rapidement. Selon Abdemalek Sellal, elles se montent à 106 milliards de dollars (contre 194 milliards fin 2013).

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Après avoir longtemps nié la crise, les autorités ont progressivement reconnu son sérieux. Des quotas d’importation ont été mis en place afin de diminuer les dépenses – l’Algérie importe presque tout ce qu’elle consomme –, les projets d’investissement publics jugés non prioritaires ont été gelés, le dinar a été fortement dévalué.  » Mais on n’a pas entamé sérieusement les réformes. Les dirigeants ne veulent pas toucher aux subventions qui représentent pourtant un coût très lourd « , précise M. Boudra. C’est ainsi lorsque le gouvernement d’un pays ne repose que sur l’achat de la paix sociale.

Bénéficiant de la flambée des prix du brut à partir du début des années 2000, l’Etat algérien a multiplié les aides publiques, ainsi que les subventions aux denrées alimentaires de base et à l’énergie. Une façon de redistribuer une partie de la colossale rente pétrolière à la population et de s’assurer ainsi une relative paix sociale. Mais aussi une lourde charge pour le budget de l’Etat algérien : les transferts sociaux, directs et indirects, représenteraient 25 % à 30 % du PIB.

Nabni s’inquiète aussi de voir certains responsables politiques parier sur un retour à la hausse du prix du pétrole et se contenter d’attendre sans chercher à réformer et à diversifier l’économie nationale.  » Ce serait une grave erreur, car nous avons en Algérie un double problème : la baisse du prix du baril, mais aussi de la quantité produite « , prévient-il. Mais les projections montrent que le pays aura de moins en moins d’hydrocarbures à exporter alors que la consommation interne en énergie explose.

Que se passera-t-il alors ? Souvenez-vous qu’Alger n’est qu’à 800 km de Marseille !

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Ils sont d’ailleurs déjà là…

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

 

Le 15 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. conseilesperanceduroi juin 15, 2016 à 6:56 #

    Le jour même où nous récusions formellement l’absurde mythe du « loup solitaire » en matière de terrorisme islamiste, Eric Delbecque publiait un article défendant la même thèse. En voici le lien: http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/06/15/arretons-avec-la-these-du-loup-solitaire-qui-releve-du-mythe-dangereux_4950592_3232.html

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