BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (21 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Juin

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C’EST L’ÉTÉ

Et, quoi qu’il en soit, merci David !

Merci en effet à David Cameron pour avoir d’abord lancé l’idée d’un référendum (jeudi 23 juin prochain) sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne (UE), ensuite d’avoir réussi grâce à cette décision à obtenir de l’UE (accord du 19 février 2016) un nombre stupéfiant de concessions qui sont autant de prometteuses perspectives pour d’autres pays et d’avoir enfin accepté de…se ridiculiser dans la campagne des eurolêtres en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

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Car, quelle que soit l’issue du référendum britannique du 23 juin 2016, l’Europe s’apprête à traverser une zone de turbulence d’une rare intensité dans l’histoire de sa construction. Disons même qu’il y a de grande chances pour que l’UE ne s’en remette pas.

L’Union européenne se retrouve aujourd’hui confrontée à plusieurs défis : l’UE est-elle vouée à se recentrer autour de la zone économique (NDCER: catastrophique) qu’est l’euro ? Se dirige-t-on vers une Europe « à géométrie variable » ? Est-ce la fin de la politique d’élargissement européen ? Le projet européen a-t-il encore un sens ? A quoi sert l’Europe face aux crises qui la traversent, économique, migratoire, démocratique ?

Le référendum britannique est sans doute l’un des symptômes les plus alarmants de ces différentes crises. Et l’UE ne semble pas avoir pris la mesure de ce que signifie pour son avenir le scrutin du 23 juin prochain. Dans les deux scénarios, maintien (Bremain) ou sortie (Brexit), l’Europe devra très rapidement faire son autocritique mais aussi clarifier ses ambitions et la cohérence de son projet. Sans un tel sursaut dont on peine à penser qu’il soit possible, les mois qui suivront le référendum seront le théâtre d’une dislocation progressive de l’Union.

Au sein de l’Union Européenne, le Royaume-Uni…

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Quant aux relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, elles n’ont cessé d’être ambigües…

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La relation du Royaume-Uni à la construction européenne a toujours oscillé entre un sentiment d’appartenance et d’éloignement. Depuis 1973, cette approche particulière a teinté sa participation au projet européen.

Cette méfiance s’explique pour partie par les motivations ayant présidées à l’adhésion britannique, alors perçue comme une association essentiellement économique. Cependant, la participation du Royaume-Uni n’a pas été sans bénéfices pour l’Europe continentale : l’économie britannique s’est pleinement inscrite dans une dynamique de spécialisation au sein du marché unique et est aujourd’hui de loin le premier destinataire européen d’investissements directs étrangers.

Si le Royaume-Uni joue un rôle moteur en matière d’accords commerciaux, il est plus réservé sur d’autres dimensions fondamentales de l’UE. Promoteur du marché unique, il a néanmoins obtenu une dérogation permanente sur la perspective d’adoption de la monnaie unique. Acceptant la libre circulation des personnes, il a souhaité rester à l’écart de l’espace Schengen. Bénéficiaire des politiques financées par l’UE, il a obtenu un « rabais » sur sa contribution au budget. Sur bien des aspects, le Brexit est donc déjà une réalité !

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Partenaire autant que contrepouvoir, Londres est à la fois un « grain de sable » dans les rouages institutionnels européens et un « grain de sel » qui donne une saveur particulière à la conduite des affaires en Europe, un partenaire qui permet parfois l’émergence d’un certain équilibre.

Mais l’Europe ne convainc plus et 47% des Européens (en moyenne) ont une opinion défavorable de l’Union Européenne. Car, non seulement l’UE a progressivement été identifiée comme l’origine de politiques économiques qui ont été rejetées par une grande partie des opinions publiques mais elle a montré son incapacité à défendre les racines culturelles et spirituelles de la civilisation européenne depuis sa fondation et, plus récemment encore, face aux nouvelles « Grandes Invasions barbares » qui submergent notre continent.

Les risques pour le Royaume-Uni d’une sortie de l’UE sont chaque jour montés en épingle par les eurolâtres de tout poil qui ne promettent rien moins que « la fin de la civilisation et…une invasion de criquets » (Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/06/bulletin-climatique-quotidien-6-juin-2016-de-la-republique-francaise/). En vérité, c’est tout simplement qu’il craignent pour leurs prébendes ! Car il ne faut pas sous-estimer les risques d’un « Brexit » pour l’Europe elle-même.

Respectant l’engagement pris par David Cameron envers son parti, ce dernier a présenté au Conseil européen des 18 et 19 février 2016 les réformes qu’il appelait de ses vœux pour l’Union européenne et posé le cadre des négociations futures avec ses partenaires. Mais l’accord du 19 février porte en lui les germes d’une désintégration européenne car il prévoit notamment des évolutions au profit des Britanniques dans quatre domaines : la gouvernance économique, la compétitivité, les questions de souveraineté et les questions de liberté de circulation. Désormais, le ver est dans le fruit et nul ne pourra plus empêcher tel ou tel autre pays d’exiger de l’UE l’obtention de dérogations ou autres avantages qu’il jugera nécessaire à ses citoyens. C’est déjà en soi la fin de l’un des principes fondamentaux de l’UE : une « Union sans cesse plus étroite« . En voulez-vous quelques exemples ?

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1/ La dissociation entre le marché unique et la zone euro

Jusqu’à présent prévalait le principe selon lequel tout État membre de l’Union adopterait à terme la monnaie unique. En reconnaissant que le Royaume-Uni n’adopterait jamais l’Euro, l’accord du 19 février porte un coup d’arrêt à ce principe et à la coïncidence entre le marché intérieur et l’Union économique et monétaire. Le CER s’honore de s’être dressé, dès sa fondation, contre les méfaits de la monnaie unique.

2/ La libre circulation des travailleurs

La libre circulation des personnes et des travailleurs est l’un des principes fondateurs de la construction européenne. Or l’accord du 19 février prévoit un nouveau mécanisme inédit de limitation de cette liberté par les différents États membres. L’immigration – intra et extra européenne – sera à cet égard et tôt ou tard un sujet majeur, ainsi que nous l’affirmons depuis des années sans avoir été entendus suffisamment tôtL’accord apporte des garanties substantielles aux demandes du Royaume-Uni mais de nombreuses incertitudes quant à sa mise en œuvre demeurent. Les faits auxquels nous assistons depuis un an en matière de migration nous montrent que de trop nombreux États membres ne les ont pas anticipés et ne se sont manifestement pas préparés aux conséquences d’un tel accord ?

3/ Vers une dislocation de l’UE ?

Aucun État membre n’ayant jamais quitté l’Union Européenne, un vote en faveur du Brexit serait suivi d’une période de turbulences fortes et constituerait indéniablement un précédent dangereux pour le projet européen. D’autres États pourraient à leur tour décider de renégocier les termes de leur adhésion, voire même de quitter l’Union européenne.

Les États membres de l’Union européenne risquent de se diviser profondément quant à la réponse à apporter au Royaume-Uni en cas de départ de celui-ci. Certains pourraient vouloir adopter une ligne « dure » en n’octroyant au Royaume-Uni aucun accès au marché intérieur européen (c’est ce prône Emmanuel Macron, ministre français de l’économie dans un entretien au Monde du 19 juin 2016). Cette position prétend empêcher que de  nouveaux pays veuillent quitter l’Union européenne. A l’inverse, d’autres pays plaideront pour une ligne plus conciliante afin de préserver leurs intérêts commerciaux mais aussi de conserver ce pays dans le giron européen. Ils seront, à n’en pas douter les plus nombreux (Lire « A horse! A horse! My kingdom for a horse! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/20/bulletin-climatique-du-week-end-2021-fevrier-2016-de-la-republique-francaise/).

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Le Brexit tout autant que le Bremain deviendront alors les éléments déclencheurs d’une dislocation progressive de l’Union européenne. L’influence de la remise en question du projet européen sur les opinions publiques déjà gagnées par l’euroscepticisme et le risque de contagion à d’autres États-membres seront sans aucun doute significatifs. Chaque pays pourrait en effet demander à son tour que lui soit accordé des dérogations ou des droits spécifiques ou même décider d’organiser son propre référendum afin de bénéficier des dividendes de l’UE sans en supporter les charges et les contraintes.

Ainsi, une chose est sûre désormais. Que les Britanniques restent ou qu’il quittent l’Union européenne…le résultat a de grandes chances d’être le même : la dislocation de ce monstre qu’est devenue l’UE ! Nous ne le pleurerons pas.

 

Il nous faudra boire le calice jusqu’à la lie

À défaut du moindre résultat favorable du quinquennat de François Hollande en matière économique ou social, les députés socialistes se ruent, pour exister, sur la dernière loi « sociétale » du chef de l’Etat. Le projet de loi Egalité et citoyenneté entre en gare à l’Assemblée et les élus de la majorité sont nombreux sur le quai à vouloir y grimper.

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Le texte se veut être la traduction des propos tenus il y a dix-huit mois par le premier ministre, Manuel Valls, qui avait évoqué un  » apartheid territorial, social et ethnique  » en France, quelques jours après les attentats de janvier.  » Ce projet de loi est l’une des réponses de la République au mal qui nous a touchés « , avance le rapporteur du texte et élu de Seine-Saint-Denis….Razzy Hammadi ! En d’autres termes, « tuez, tuez encore et nous vous offrirons davantage« .

C’est ainsi que l’objectif principal de ladite loi est de modifier profondément les processus d’attribution des logements sociaux pour que « les familles les plus modestes » (entendez les racailles de banlieue issues des hordes migrantes) aient accès aux quartiers attractifs et ne risquent plus d’être cantonnées dans des secteurs moins favorisés, en particulier les 1 300 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV).

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Pour y parvenir, le projet de loi envisage un double quota. D’abord, 25 % des logements hors QPPV doivent revenir aux 25 % des familles candidates les plus modestes. Ce n’est pas le cas aujour­d’hui : seuls 19 % des 480 000 attributions annuelles remplissent ce ­critère, moins ­encore en Ile-de-France (12,5 %) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (15,2 %).
Seconde exigence : les réser­vataires, c’est-à-dire ceux qui ­disposent d’un contingent de lo­gements à attribuer – maires (20 %), Action Logement, préfets (30 %) – doivent les destiner aux publics prioritaires, notamment les bénéficiaires du Droit au ­logement opposable (DALO). Une de ces inventions immigrationnistes, qui constituent autant d’appels d’air pour tous ceux qui croient encore que l’herbe est plus verte ici que chez eux.

Car ces « DALO » sont, au terme d’une longue procédure, théoriquement super-prioritaires, mais, début 2016, le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) déplorait que 58 000 familles ne soient toujours pas ­relogées : « C’est, en ­effet, l’Etat qui est garant du DALO, mais il ne peut y parvenir avec le seul contin­gent préfectoral et tous les acteurs doivent y contribuer », juge René Dutrey, ­secrétaire général du HCLPD, qui espère que cette ­mesure ne sera pas « détricotée » au cours de la discussion au Parlement.

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La loi à venir prévoit également qu’une conférence intercommunale du logement, réunissant tous les acteurs et bailleurs d’une même agglomération, soit organisée pour y définir ensemble la ­politique d’attribution. Une telle conférence, qui acte que l’échelon intercommunal devient décisionnaire, était, dans la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), facultative et deviendrait ainsi obligatoire (les maires perdant ainsi tout pouvoir ou presque dans l’attribution des logements sur leur commune). D’ailleurs, les maires des communes dites « carencées » (sic), qui n’ont pas fait l’effort de créer les logements sociaux nécessaires, se verraient privés du droit de désigner les futurs locataires, ce pouvoir revenant au préfet.

Mais ce n’est pas tout. Près de 1 200 amendements au projet de loi sont déjà sur le bureau de l’Assemblée ! Et chacun y va de sa surenchère en faveur des « allogènes de la République« .

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Ainsi, Daniel Goldberg (député PS de Seine-Saint-Denis) veut supprimer les conditions de nationalité pour l’accès à certains secteurs de la fonction publique. En outre, avec cette loi, il pourrait n’être plus nécessaire d’être Européen pour ouvrir un café, un cabaret ou un débit de boissons ou d’être Français pour être membre du comité de rédaction d’une édition de publications destinées à la jeunesse

D’autres mesures se sont agrégées en cours d’examen, comme celle portée par l’ex-ministre et élu de Guadeloupe Victorin Lurel (PS), qui a fait voter l’élargissement des sanctions prévues en cas de propos négationnistes (un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende) aux propos niant ou faisant l’apologie de la traite et de l’esclavage. Amusant de la part d’un élu de la République qui s’était fait, en 2013, le thuriféraire du dictateur vénézuélien Hugo Chavez ! (Lire « Après Lurel…viendra peut-être Hardi ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/10/bulletin-climatique-du-week-end-910-mars-2013-de-la-republique-francaise/).

De son côté, Maud Olivier, élue PS de l’Essonne et membre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée, a fait adopter un amendement hissant le sexisme au même rang que le racisme et l’homophobie en le considérant comme une circonstance aggravante en cas de crimes ou délits. En pointe sur les questions de laïcité, Philippe Doucet (PS, Val-d’Oise) en a, lui, profité pour faire supprimer le délit de blasphème dans le seul endroit où il existe encore en France, en Alsace-Moselle.

Ajoutons à ces délires deux propositions de lois bloquées au Sénat et ajoutées au texte par amendement. L’une, portée par le président de la commission des lois, Dominique Raimbourg (PS, Loire-Atlantique), concerne les gens du voyage et prévoit entre autres la suppression du livret de circulation et le renforcement des pouvoirs des préfets pour la construction d’aires d’accueil.

L’autre texte vient du radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg (Val-de-Marne). Il entérine dans la loi le droit à la restauration scolaire pour tous les enfants, sans  » aucune discrimination selon leur situation « , en particulier quand les parents sont chômeurs, un motif fréquent de refus d’accès à la cantine.

Mais beaucoup d’autres pistes de débats ont été lancées, qui viendront sûrement lors de l’examen en séance, à partir du 27 juin. La question du vote obligatoire, soulevée par une partie des députés écologistes (ceux qui ont rejoint le groupe socialiste), ou celle du vote à 16 ans, portée cette fois par l’autre partie des écologistes, mais tout autant repoussée pour l’instant par le gouvernement.

Des sujets vont aussi renaître comme le récépissé lors des contrôles d’identité ou la systématisation des caméras piétons portées par les policiers. Et sans oublier le traditionnel monstre du Loch Ness électoral, l’ouverture du droit de vote aux étrangers non communautaires, souvent évoqué mais jamais vu par personne !

Tous ces guignols n’ont-ils décidément rien de mieux à faire pour sortir notre pays de l’état catastrophique dans lequel ses dirigeants l’ont mis ?

 

La destruction organisée de nos cerveaux

Nous étions vent debout il y a peu contre la « lobbytomisation » de la Commission européenne face aux dangers que représentent un certain nombre de substances chimiques et, en particulier, les perturbateurs endocriniens (Lire « Quand la Commission européenne se fait…lobbytomiser » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/18/bulletin-climatique-du-week-end-1819-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

Or, il nous faut rappeler ici la publication savante de Barbara Demeneix, du Muséum d’histoire naturelle, intitulée Le cerveau endommagé*, et dans laquelle elle montre comment la perturbation du système hormonal par une multitude de substances présentes dans notre environnement domestique (solvants, plastiques, etc.) ou dans la chaîne alimentaire (pesticides, additifs, etc.), peut altérer la construction de certaines structures cérébrales, notamment au cours de la période intra-utérine. (Lire « Suicide collectif »  et « D’ailleurs…« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/12/06/bulletin-climatique-du-week-end-67-decembre-2014de-la-republique-francaise/).

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La chercheuse, dont les travaux sur le système thyroïdien sont mondialement reconnus, travaille depuis plus de dix ans sur la question. Elle a ratissé toute la connaissance, de l’épidémiologie à l’épigénétique en passant par l’endocrinologie et la biologie du développement ; elle conclut à un lien fort entre l’exposition généralisée de la population aux perturbateurs endocriniens – ces substances capables d’interférer avec le système hormonal – et l’augmentation d’une variété de troubles neuro-comportementaux (trouble de l’attention, hyperactivité, autisme, etc.).

Depuis longtemps, elle s’attend à ce que ses idées soient confortées par un début de baisse, dans la population générale, des capacités cognitives. Désormais, nous y sommes, même si d’autres causes que les contaminants chimiques ne sont pas à exclure, tel l’usage du cannabis dont nous connaissons aujourd’hui l’impact sur le cerveau (Lire « Et ils veulent dépénaliser l’usage du cannabis ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/09/19/et-ils-veulent-depenaliser-lusage-du-cannabis/).

En effet, deux autres chercheurs, Edward Dutton (université d’Oulu, Finlande) et Richard Lynn (université d’Ulster, Royaume-Uni) ont publié, dans la revue Intelligence, une étude, passée hélas inaperçue mais dans laquelle les deux chercheurs montraient, pour la première fois, une chute du quotient intellectuel (QI) moyen en France. Selon leurs estimations, ce dernier aurait perdu près de quatre points entre 1999 et 2009. Ce qui est considérable.

S’il est reproduit et confirmé par d’autres études, ce résultat signale la première inversion, en France, de la tendance séculaire qui voit augmenter régulièrement l’indice d’intelligence individuelle – c’est-à-dire, pour éviter de parler d' » intelligence « , de l’amélioration des compétences cérébrales, au sens quasi mécanique du terme. La deuxième raison de prendre au sérieux les résultats de MM. Dutton et Lynn est que cette inversion de la tendance à l’augmentation du QI est également constatée en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Suède…

Dans de nombreux pays où les données peuvent s’étudier avec un recul historique suffisant, une légère érosion des facultés cognitives est mesurée, environ depuis le milieu des années 1990. Il y a toujours, bien évidemment, des biais possibles, des erreurs, des effets d’échantillonnage… Mais, même en Finlande, où la conscription donne lieu à des tests de QI standardisés, pratiqués sur toute une génération ou presque (25 000 jeunes par an sont testés depuis 1988), une étude des deux mêmes auteurs, publiée en 2013, montre une chute de deux points de QI entre 1997 et 2009, mesurée avec une grande précision. Les trois fonctions cognitives testées (représentation des formes, arithmétique, raisonnement verbal) sont toutes en régression.

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Et, pendant ce temps-là, la Commission européenne repousse aux calendes grecques l’interdiction de ces produits toxiques sous la pression du lobby de l’industrie chimique. Elle veut oublier ainsi que nous ne sommes déjà plus en situation de précaution mais d’urgence.

* Barbara Demeneix Le Cerveau endommagé (Odile Jacob, 416 p., 39,90 euros)

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Ne manquez pas l’exposition

« Bestiaire fantastique »

au château de Pierrefonds du 15 juin au 13 novembre 2016 !

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Cette exposition,consacrée aux dessins de Viollet-Le-Duc, réunie plus de quatre-vingt documents graphiques, dessins ou gravures souvent inédits, dans un cabinet des dessins aménagé au premier étage du donjon de Pierrefonds. Le château de Pierrefonds deviendra ainsi, une nouvelle fois, vitrine de ce fonds remarquable.

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L’exposition permet de mette en valeur le travail d’Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) qui fut artisan de la reconstruction du château de Pierrefonds dans les années 1860. Située au coeur du logis seigneurial, elle contribue à donner une lecture renouvelée du château. Elle permet de comprendre comment l’architecte établit ses dessins dans leurs détails afin de les utiliser pour ses publications ou ses travaux de restauration, permettant ainsi au public d’entrer dans sa démarche intellectuelle et artistique.

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Les visiteurs de Pierrefonds pourront ainsi comprendre la pédagogie de l’architecte, l’originalité de son approche et appréhender la variété de son savoir. Véritable « école du regard », cette exposition d’adresse à tous publics.

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Cette exposition réalisée par le Centre des monuments nationaux (CMN) en partenariat avec la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP).

Le 21 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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