BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Juin

Le grand capital cosmopolite n’a pas plus de principes que de frontières

Voici l’histoire d’une dérive. L’histoire d’une cimenterie en Syrie, l’une des plus modernes et importantes du Proche-Orient, que sa direction a tenté de faire fonctionner coûte que coûte au milieu d’un pays à feu et à sang, au prix d’arrangements troubles et inavouables avec les groupes armés environnants, dont l’organisation Etat islamique (EI). Mais c’est aussi l’histoire d’une société française, Lafarge, numéro un mondial du ciment depuis sa fusion avec le suisse Holcim et fleuron du CAC 40, qui a indirectement financé les djihadistes de l’EI pendant un peu plus d’un an, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014. Le temps qui lui a été laissé pour accomplir son méfait.

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La cimenterie de Jalabiya

La cimenterie de Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, a été acquise par Lafarge en 2007, lorsque le groupe français rachète l’usine encore en construction à l’égyptien Orascom. L’homme d’affaires syrien Firas Tlass, proche du régime mais aujourd’hui en exil, est le partenaire minoritaire de Lafarge Cement Syria (LCS). L’usine rénovée, dont la capacité annuelle de production est de 2,6 millions de tonnes de ciment par an, entre en activité en 2010. Estimé à 600 millions d’euros, il s’agit du plus important investissement étranger en Syrie hors secteur pétrolier.

La Syrie de Bachar Al-Assad se convertit alors au capitalisme, et le marché du ciment, récemment ouvert à la concurrence, est en pleine expansion ; la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande intérieure. «  Un panneau placé à l’entrée de la cimenterie indiquait que la production quotidienne de clinker – constituant du ciment – était de 7 000 tonnes par jour « , se souvient un employé syrien de l’entreprise Lafarge, réfugié en Turquie depuis 2014.  » La direction Lafarge en Syrie s’en vantait. Nous produisions bien plus et bien mieux que les autres cimenteries en Syrie « , ajoute-t-il. Jusqu’en 2013, la production se maintient malgré l’instabilité croissante dans la région due à la guerre civile qui a débuté en 2011.

La sécurité autour de l’usine est d’abord assurée par l’armée syrienne, puis, à partir de l’été 2012, par le YPG, la branche militaire du Parti kurde de l’union démocratique (PYD, autonomiste). A partir de 2013, la situation se dégrade. La production de l’usine Lafarge ralentit. Mais les prix de cette matière très demandée, eux, s’envolent : le sac de 50 kg, vendu 250 à 300 livres syriennes avant la guerre, se négocie 550 livres…C’est donc tout « bénef » pour l’entreprise !

A partir du printemps 2013, l’EI (à l’époque surnommé l’Etat islamique en Irak et au Levant) prend progressivement le contrôle des villes et des routes environnant l’usine de Lafarge. Alors, l’entreprise négocie  des arrangements avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production jusqu’au 19 septembre 2014. A partir de cette date l’EI s’empare du site et Lafarge finit par annoncer l’arrêt de toute activité.

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Le drapeau de l’EI à proximité de la cimenterie Lafarge

Notons que Rakka, située à moins de 90 kilomètres de l’usine par la route, tombe aux mains de l’EI en juin 2013. En mars 2014, c’est au tour de Manbij, une ville située à 65 kilomètres à l’est du site et où la plupart des employés de Lafarge sont hébergés. Pendant cette période, Lafarge obtient que les routes soient ouvertes pour ses ouvriers, comme pour sa marchandise, entrante comme sortante. Un grand nombre de courriels montrent l’implication de Frédéric Jolibois, PDG de la filiale de Lafarge en Syrie depuis juin 2014, ainsi que de plusieurs des collaborateurs locaux de l’entreprise dans ces discussions. Mais le siège parisien de Lafarge, en la personne du directeur sureté de l’entreprise, Jean-Claude Veillard, est mis au courant des tractations avec l’EI.  » Les points sur la sécurité avec Jean-Claude Veillard à Paris étaient quotidiens. Ils se tenaient par conférence téléphonique à 11 heures « , confie un employé.

 » Lafarge continuait d’alimenter le marché syrien du ciment et, pour cela, avait besoin d’acheminer sa production par les routes « , explique un ancien employé de Lafarge. D’après une carte qui date du printemps 2014 et dessinée à partir des informations collectées auprès des chauffeurs qui acheminaient le ciment pour Lafarge, les checkpoints alentour étaient à l’époque en majorité contrôlés par l’EI : Jalabiya-Manbij-Alep-Sarakeb et Jalabiya-Tal Abyad-Rakka-Deir ez-Zor-Albou Kamal. Autant de villes tenues entièrement ou partiellement par l’EI. Un laissez-passer estampillé de l’EI et visé par le directeur des finances de la  » wilaya  » (région) d’Alep, daté du 11 septembre 2014, atteste des accords passés avec l’EI pour permettre la libre circulation des matériaux. Le laissez-passer que le chauffeur de Lafarge devait présenter aux checkpoints de l’EI somme  » les frères combattants de laisser passer ce véhicule aux checkpoints (qui transporte) du ciment de l’usine Lafarge après un accord passé avec l’usine pour le commerce de ce matériau « .  » Tout document qui n’a pas été tamponné n’est pas valable pour passer les checkpoints « , est-il précisé.

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Laissez-passer de l’EI pour Lafarge

Pourquoi ce laissez-passer a-t-il été visé par le directeur des finances de l’EI et non par un responsable militaire ? Parce que l’EI pratique des taxes de passage pour les convoyeurs de marchandises.  » Les revenus sont gérés par Bayt Al-Mal, le “ministère islamique des finances” qui gère les revenus collectés ou distribués dans les différentes wilayas de l’EI « , explique Wassim Nasr, journaliste spécialiste des mouvements djihadistes à France 24 et auteur d’Etat islamique, le fait accompli (Plon, 192 p., 12 euros).

Pour fabriquer le ciment, Lafarge avait notamment besoin de se fournir en roches calcaires et en argile. «  Les roches calcaires étaient extraites à l’aide d’explosifs dans les carrières à côté de l’usine et acheminées dans des chargeuses jusqu’à la cimenterie pour être concassées, explique un employé. Même pendant la guerre, Lafarge achetait une centaine de camions remplis de roches calcaires par jour.  »

Mais des matières actives comme le gypse et la pouzzolane sont mélangées au clinker, résultat du chauffage de la matière crue à 1 450 degrés dans un four rotatif.  » Lafarge achetait en moyenne trois camions de pouzzolane et une dizaine de camions de mazout lourd par jour « , précise un employé proche de la production. Quant à la pouzzolane, elle venait d’une carrière située près de Rakka. Même si le propriétaire de la carrière n’est pas un membre de l’organisation djihadiste, il y a toutes les chances que ce dernier soit  » taxé  » par l’EI, comme c’est le cas de tous les entrepreneurs de la région.

Lafarge passait par des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’EI, contre le paiement d’une licence et le versement de taxes. Beaucoup décrivent un de ces intermédiaires, Ahmad Jamal, comme un profiteur de guerre. Originaire de Rakka, il avait d’étroites relations avec l’EI et différents fournisseurs.  » Il assurait un approvisionnement continu en pétrole. Lafarge payait au prix fort, mais obtenait ainsi une sécurité relative pour la poursuite de ses activités « , raconte un ancien employé.

Dans un courriel du 9 septembre 2014, Ahmad Jamal révèle le schéma de paiement des fournisseurs de l’usine.  » Dr Taleb a fait tout son possible pour calmer l’ensemble des parties, les Kurdes y compris, mais Lafarge a dépassé les limites.  » Ahmad Jamal demande que le paiement dû par Lafarge soit versé  » en euros ou en dollars sur le compte de Dr Taleb au Liban « . Il fait pression pour qu’un échéancier soit respecté :  » Pour preuve de bonne foi, nous avons besoin au moins de 24 000 dollars ou 18 000 euros d’ici à la fin de la semaine et la somme totale d’ici à la fin du mois.  »

Amro Taleb, présenté comme  » le Dr « , est un jeune homme d’affaires syro-canadien (la bi-nationalité expose à tous ces trafics) de 28 ans, qui présente bien. La faculté de droit de l’université Harvard, celle où Barack Obama a étudié, l’a même invité à donner une conférence en janvier 2015 sur la  » résolution des conflits « . Il se présente comme consultant en gestion de l’environnement pour le gouvernement syrien et pour Lafarge Syrie et propriétaire d’une société d’import-export basée en Turquie, près de la frontière syrienne.

Selon le contrat signé en avril 2013 entre Bruno Pescheux (précédent directeur de Lafarge en Syrie) et Amro Taleb, présenté comme consultant pour Lafarge Cement Syria (LCS) et chef de projet de la société Greenway Ecodevelopment, basée en Inde, Amro Taleb est chargé de représenter Lafarge pour des opérations en lien avec les crédits carbone.  » Pourquoi Bruno Pescheux signe-t-il un tel contrat en 2013, alors que la situation sécuritaire est déjà très instable et que les conditions de production sont loin d’être idéales ? Etait-ce vraiment nécessaire à ce moment-là ? « , se demande un ancien employé de Lafarge. Selon lui, il s’agissait surtout de dissimuler des transactions financières illicites.

Dans une interview accordée au Stanford Daily le 12 janvier 2015, Amro Taleb soulignait le  » pragmatisme  » dont beaucoup de tribus et d’hommes d’affaires syriens savent faire preuve dans leur relation avec l’Etat islamique… Il insistait même sur les  » compétences  » de certains membres de l’EI dans la gestion des affaires courantes. Vous comprenez sans doute mieux pourquoi tout va si bien au Proche-Orient comme chez nous !

Dans ce jeu trouble et dangereux, chacun cherche à se  » couvrir  » au cas où un scandale éclaterait. Ainsi, le 13 juillet 2014, Mamdouh Al-Khaled (directeur de l’usine Lafarge de Jalabiya), que beaucoup décrivent comme un membre du parti Baath proche du gouvernement syrien, s’inquiète des discussions qui ont cours  » à tous les niveaux  » sur l’achat illégal de pétrole à des  » organisations non gouvernementales « , c’est-à-dire des milices armées. Il craint que des  » mesures  » ne soient prises par le gouvernement syrien «  contre les personnes ou entreprises  » impliquées. Il invite Bruno Pescheux à développer un argumentaire pour répondre aux questions éventuelles des autorités. Ce dernier développe dans sa réponse une défense point par point et prend soin de mettre en copie Frédéric Jolibois, son successeur.

En substance, il explique d’abord que les mazouts lourds sont  » absolument nécessaires  » au fonctionnement de l’usine. En outre, l’entreprise n’achète que de petites quantités par rapport au pétrole qui transite clandestinement depuis la Turquie. Il ajoute qu’il est très difficile d’acheminer du carburant de Tartous (port sous contrôle du gouvernement syrien). Enfin, il explique que la poursuite des activités de Lafarge sert les intérêts du gouvernement : la vente du ciment est une source de revenus pour l’Etat syrien, qui perçoit des impôts dessus. Bref, tout le monde y trouve son compte.

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Le 19 septembre, l’EI s’empare de l’usine, évacuée la veille par une partie des employés. Quelque temps plus tard, Amro Taleb prend contact avec la direction de Lafarge, selon le site Intelligence Online : il propose de reprendre la production sous la protection des nouveaux occupants du site –  » des hommes d’affaires de Rakka « , en fait les chefs locaux de l’Etat islamique – en échange de 15 % de la production. Mais Lafarge décline cette fois la proposition. Amro Taleb serait revenu à la charge en se présentant directement au siège parisien de l’entreprise, rue des Belles-Feuilles dans le 16e arrondissement, en janvier 2015, le même jour que l’attentat contre Charlie Hebdo (curieuse coïncidence). Lafarge prend peur et veut couper tout contact, même indirect, avec l’EI. Selon un ancien cadre syrien, une partie de l’usine a été démontée et revendue, les voitures volées. En février 2015, l’EI a quitté la zone, chassé par les combattants kurdes des YPG, mais Lafarge n’y est pas (encore ?) revenue…

Et ce sont les mêmes qui donnent des leçons de morale à la Terre entière…en favorisant par tous leurs moyens la traite négrière et l’arrivée chez nous des hordes migrantes venues d’Orient ou d’Afrique !

 

Les coûteuses prébendes de la République

Nombreux sont les prébendiers de la Républiques dont nous dénonçons régulièrement les abus. Mais savez-vous que le ministère de l’Intérieur apparaît aujourd’hui au premier rang des profiteurs de nos deniers publics ?

Voilà l’exemple type d’une réforme pavée de bonnes intentions et dont, à l’arrivée, les résultats s’avèrent intolérables*la Cour des comptes a, mardi 21 juin, publié un référé sur la gestion des logements de fonction du ministère de l’intérieur. Depuis la réforme de 2012, leur nombre a baissé, mais cela coûte plus cher à l’Etat donc au contribuable.

Cour des Comptes

9 mai 2012 : sous la signature du gouvernement de Nicolas Sarkozy paraît au Journal officiel un décret réformant le régime et les conditions d’attributions des logements de fonction des fonctionnaires. L’objectif affirmé par Nicolas Sarkozy dans une lettre adressée le 20 juin 2010 à son premier ministre, François Fillon, à la suite d’une série de polémiques mettant en cause des ministres, est de réduire le train de vie de l’Etat et de promouvoir  » une République exemplaire « . Ilprévoit de réduire de sept mille le nombre de logements de fonction des agents, civils et militaires, de l’Etat.

Parmi les ministères concernés, l’Intérieur, qui représente un peu moins de 15 % du parc des logements de fonction. Or, selon la Cour des comptes, si le nombre de logements de fonction du ministère de l’intérieur est passé de 1 140 avant la réforme à 735, soit une diminution de 35 %, son coût pour le budget de l’Etat, lui, a augmenté !

Comment expliquer cet étrange paradoxe ? Cette réduction globale du nombre de logements de fonction s’est tout simplement accompagnée d’une aussi soudaine qu’inexpliquée augmentation des logements attribués par  » nécessité absolue de service  » (appellation destinée à contourner les règles en vigueur pour satisfaire ses copains). Ceux-ci sont passés de 412 à 699, soit une augmentation de 70 %. Selon la Cour des comptes,  » 525 responsables de la police ont désormais droit à être logés par nécessité absolue de service alors qu’ils n’étaient que 113 dans ce cas avant la réforme « . Parallèlement, le nombre de logements attribués pour  » utilité de service  » a drastiquement chuté, passant de 728 à 36. Vous allez comprendre l’astuce.

L’opération n’est pas neutre, pour la principale raison que les logements pour  » nécessité absolue de service  » sont exonérés de tout loyer pour leurs occupants. Il n’en va pas de même en ce qui concerne les logements pour  » utilité de service « , qui font l’objet d’une redevance équivalant à 54 % de leur valeur locative. D’où la diminution des recettes pour l’Etat. Mais il y a pire car, note la Cour, le parc de logements appartenant au domaine de l’Etat ne permettant pas de répondre aux besoins de tous les fonctionnaires logés par  » nécessité absolue de service  » – soit un logement permettant de rejoindre son lieu de travail dans un délai d’un quart d’heure en dehors des horaires de travail –, l’Etat doit louer à des tiers. Début 2015, c’était le cas pour 227 logements.

 » Perte de recettes du budget général d’un côté, augmentation des dépenses de location de l’autre, la réforme a été coûteuse « , constate la Cour des comptes. Et ce coût pourrait encore augmenter si tous les fonctionnaires susceptibles d’être logés gratuitement faisaient valoir leurs droits. Car le plus surprenant est que, début 2015, 219 responsables de la police ayant théoriquement droit, en raison de leurs sujétions, à être logés par  » nécessité absolue de service  » – dont douze des vingt commissaires d’arrondissement – n’en avaient pas fait la demande. Il y a donc encore quelques honnêtes gens au ministère de l’Intérieur…

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Nuit sombre et pluvieuse sur le ministère de l’Intérieur, place Beauvau

 » Sans que la Cour ait eu connaissance de dysfonctionnements opérationnels dus à cette situation « , relève-t-elle, ce qui l’amène à s’interroger sur la définition des  » nécessités absolues de service « . Elle note également que des logements ont été concédés par  » nécessité absolue « , parfois à plus de trente kilomètres du lieu de travail de leurs bénéficiaires, ce qui interroge également sur la notion de  » proximité immédiate « . Aussi la Cour des comptes appelle-t-elle les inspections générales compétentes à redéfinir les critères d’attribution des logements de fonction.

Nous serions même tentés d’aller plus loin. Et si l’on supprimait tout simplement le principe même de  » LOGEMENT DE FONCTION  » ? On réduirait d’autant la tentation et le nombre des prébendiers !

* Poncif traditionnel de Manuel Valls

Un exemple pour les Britanniques : la Norvège

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Comme chacun le sait, la destinée des pays du monde se décide dans les médias français et, plus précisément, au sein de la médiacratie parisianisme. Nous eûmes ainsi l’élection du funeste Barack Obama , en 2004 puis en 2008, décidée , organisée, portée et fêtée par Le Monde*, Radio France et quelques autres Grands-Prêtres de la pensée conforme et obligatoire. Mais nous eûmes droit aussi à la sanctification par les mêmes du parti de gauche radicale Podemos en Espagne, qualifié, pour les besoins de leur cause, de  » Parti des Indignés  » en référence bien sûr à leur idole, l’inénarrable Stéphane Hessel !

Vous n’avez donc pas pu être surpris par la campagne militante de nos mêmes médias contre le  » Brexit « , la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Pas un jour sans un article ou un reportage montant en épingle les catastrophiques conséquences qui pourraient résulter, aujourd’hui même, du référendum qui se déroule dans l’ensemble du Royaume-Uni. Rien moins que la fin de la Civilisation avec, en prime…une invasion de criquets ! Comme nous l’écrivions dans l’un de nos Bulletins climatiques, à côté de ce qui attend les Britanniques, les Dix plaies d’Egypte ne furent que caresses et douceurs…(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/06/bulletin-climatique-quotidien-6-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

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Les Dix plaies d’Egypte

Et pourtant, il suffirait de se souvenir que, par deux fois (1972 et 1994), un autre pays, la Norvège, a dit NON par référendum à l’Union européenne et s’en porte fort bien.

Présidente du mouvement norvégien  » Non à l’UE « , Kathrine Kleveland se souvient de la campagne pour le référendum de 1994 :  (On nous ressassait que) «  Si nous disions non à la Communauté économique européenne (CEE), 100 000 emplois allaient disparaître, et nous n’aurions eu aucune influence au sein de l’Europe ou même dans le monde. Ces mêmes arguments sont utilisés pour faire peur aux Britanniques en Grande-Bretagne. Tout s’est révélé faux, affirme-t-elle. L’économie s’est très bien portée et pas seulement grâce au pétrole, aussi grâce à la participation des femmes dans le monde du travail. Et si nous étions entrés dans l’UE, vu la taille de la Norvège, nous aurions de toute façon eu une très faible influence.  »

Pour les partisans britanniques du maintien dans l’UE, le Royaume-Uni n’aurait rien à gagner à en sortir, puisque, comme la Norvège, il serait contraint d’adopter des réglementations européennes sans avoir aucune influence sur les décisions. Pour les défenseurs du  » Brexit « , au contraire, la Norvège démontre qu’une vie en dehors de l’UE est possible, car elle accède au marché intérieur européen sans subir la même ingérence et même la férule de Bruxelles.

La Norvège n’est pas membre de l’UE, mais elle y est liée par le biais d’un traité au sein de l’Espace économique européen (EEE) aux côtés de l’Islande et du Liechtenstein. Elle bénéficie des avantages du marché intérieur, mais accepte en contrepartie de verser des fonds destinés à réduire les disparités sociales et économiques en Europe. En juillet 2015, la Norvège et la Commission européenne sont tombées d’accord pour qu’Oslo verse 388 millions d’euros par an sur la période 2014-2021 pour financer des programmes dans 15 pays bénéficiaires. A cela s’ajoute une contribution annuelle de 44,7 millions d’euros pour la même période aux agences et programmes de l’UE dont bénéficie la Norvège, comme Frontex ou Europol.

Curieusement, la Norvège vit un paradoxe : une majorité du Parlement d’Oslo, sous l’influence des eurolâtres de tous les pays mais aussi et surtout celle du grand capital cosmopolite, est favorable à une adhésion à l’UE, mais, depuis onze ans, les partisans de l’UE n’ont jamais obtenu la majorité dans les sondages. On appelle cela  » le bon sens populaire  » ! Aussi, la Première ministre, la conservatrice Erna Solberg, est allée soutenir son homologue britannique, David Cameron, à Londres, en disant que la Grande-Bretagne devait absolument rester dans l’UE….Ces gens-là n’ont décidément honte de rien car, dans son propre parti, 61 % de ses électeurs voteraient encore non à l’Union !  » D’autres politiciens sont allés à Londres dire que la Grande-Bretagne devait rester dans l’UE, mais, de retour en Norvège, ils n’osent pas en dire un mot « , explique Nikolai -Fjagesund, président du mouvement Jeunesse européenne. En vérité, le débat sur l’UE est mort en Norvège car les citoyens ont mesuré les désastres engendrés par cette utopie mortifère et pris fermement leur destin en main sur ce sujet.

D’ailleurs, la Norvège sait œuvrer pour se faire entendre. Des centaines de fonctionnaires norvégiens font chaque mois le voyage jusqu’à Bruxelles pour préparer les réunions des comités. Oslo sait aussi, à l’occasion, passer par les pays amis, les autres pays nordiques, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne, pour faire valoir ses arguments au sein des instances de l’UE.  » La Norvège et la Grande-Bretagne sont d’ailleurs très souvent sur la même ligne au regard des questions qui touchent à l’UE « , rappelle un diplomate norvégien.

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Souhaitons que les Britanniques refusent le chant des sirènes de leur gouvernement et…des médias français et votent  » NO  » aujourd’hui.

* Le dernier article du Monde sur le sujet : http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/06/23/quelles-consequences-concretes-en-cas-de-brexit_4956191_4872498.html et la totalité des articles du Monde sur le Brexit ici : http://www.lemonde.fr/recherche/?keywords=Brexit&qt=recherche_globale&page_num=1

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Souvenir d’un beau 21 juin*.

Le 21 juin 1429 : la triple donation du Royaume de France.

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Première entrevue entre Charles et Jeanne à Chinon

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne d’Arc, par un pacte officiel et public, renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd’hui, ce qui s’est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l’abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire (45730) ? C’est pourtant là qu’a lieu un évènement central de toute l’histoire de France.

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Charles VII

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l’université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d’Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « batard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Ainée de l’Eglise. Tout comme il en est aujourd’hui.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l’été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

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Armes de Jeanne concédées par Charles VII en 1429

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l’an de Jésus-Christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à Jésus-Christ. Nos Seigneurs dit-elle d’une voix forte, à présent, c’est Jésus-Christ qui parle : “Moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles“.

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Le sacre de Charles VII

Voir http://confrerieroyale.blogspot.fr et https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com

Le 23 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Cril17 juin 23, 2016 à 4:03 #

    Voici du grain à moudre pour nos intellectuels royalistes

    Jean-Louis Bianco dénonce une « identité nationale mythifiée, une France pré-républicaine blanche et catholique»

    http://www.fdesouche.com/741527-jean-louis-bianco-denonce-une-identite-nationale-mythifiee-une-france-pre-republicaine-blanche-et-catholique

  2. alaintexier juin 23, 2016 à 9:30 #

    Merci au Conseil dans l’Espérance du Roi de ne pas avoir oublié la « Triple donation » ni le blog de la Charte de Fontevrault qui s’en était fait l’écho.

Trackbacks/Pingbacks

  1. documentation.erlande - novembre 17, 2016

    […] Souvenez-vous de nos articles concernant les trafics scandaleux du cimentier Lafarge-Holcim en Syrie qui en est venu à subventionner l’organisation Etat islamique pour continuer à faire prospérer son entreprise (Lire « Les mauvaises fréquentations du grand capital » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/12/les-mauvaises-frequentations-du-grand-capital/ et « Le grand capital cosmopolite n’a pas plus de principes que de frontières » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/23/bulletin-climatique-quotidien-23-juin-201…). […]

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