BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Juin

 Après le Royaume-Uni

seront-ils les prochains sur la ligne de départ ?

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Le gouvernement des Pays-Bas redoutait le retrait de Londres, que le Parti pour la liberté (allié du Front national) sera le premier à vouloir exploiter.

Quelque 55 % des Néerlandais espèraient un oui au  » Brexit « , et 47 % d’entre eux se disent favorables à une consultation populaire dans la foulée sur le  » Nexit  » – mot-valise formé, sur le même modèle que  » Brexit « , à partir de Netherlands (Pays-Bas) et exit ( » sortie « ) –, le retrait du pays de l’Union européenne. Publié dimanche 19 juin, ce sondage de l’Institut Maurice De Hond a confirmé le risque que nombre de partisans de l’Europe, à Amsterdam comme dans d’autres capitales, redoutent : l’effet domino d’un vote britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne (UE). Ils sont comblés !

Si les électeurs des partis traditionnels sont majoritairement favorables à un maintien des Pays-Bas et du Royaume-Uni dans l’Union, la gauche radicale est divisée en parts à peu près égales, mais la droite de conviction est favorable tant au Nexit qu’au  » Brexit  » : les électeurs du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders approuvent à 90 % l’idée de la sortie de leur pays et à 77 % le  » Brexit « .

Le sondage indique toutefois que, malgré la popularité de M. Wilders, qui caracole en tête de toutes les enquêtes d’opinion depuis des mois et veut sortir son pays tant de l’Union que de la monnaie unique, le nombre de Néerlandais favorables à une consultation populaire a chuté de six points en l’espace de quatre mois – il est passé de 53 % à 47 %. Il y a fort à parier que le résultat du référendum britannique de dimanche 23 juin va changer la donne.

Soucieuse de ne pas placer le thème européen au cœur du débat national, alors même que les Pays-Bas exercent la présidence de l’UE jusqu’au 30 juin, la coalition droite-gauche conduite par le libéral Mark Rutte s’est faite très discrète. Elle a préféré laisser parler les chiffres. Dont celui du Central Planning Bureau, un bureau d’analyse et de prévision au service des autorités publiques : il a estimé, à la fin du mois de mai et histoire de ne pas perdre la face si les Britanniques avaient décidé de rester dans l’Union, que les Pays-Bas souffriraient du  » Brexit  » plus que d’autres pays.

Le Royaume-Uni est, après l’Allemagne, le principal partenaire économique des Pays-Bas, et sa sortie de l’Union coûterait de 10 à 16,5 milliards d’euros – soit 1 000 euros par habitant – au pays, estiment les analystes de l’oligarchie au pouvoir. Avant d’avancer de telles idioties, ils auraient mieux fait d’étudier la situation de la Norvège (Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/23/bulletin-climatique-quotidien-23-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

A la fin de 2015, l’eurosceptique Mark Rutte a dès lors plaidé fermement contre le retrait, tout en se livrant à un de ces étonnants grands écarts dont les responsables politiques ont le secret : il a déclaré que, même s’il espérait la défaite des europhobes, le  » Brexit  » ne serait pas totalement défavorable à son pays. Parce que des institutions financières pourraient quitter la City pour Amsterdam et que les Pays-Bas pourraient attirer des investisseurs recherchant un accès au marché européen. Cela risquerait toutefois de n’être que temporaire, et mieux vaudrait donc que  » la sagesse collective  » des Britanniques triomphât, (entendez le maintien dans l’UE) disait le premier ministre, qui a beaucoup parlé à son homologue David Cameron au cours des dernières semaines.

Londres est traditionnellement considéré comme le meilleur allié pour les Pays-Bas, qui redoutent la domination franco-allemande sur l’Europe, après avoir été l’un des plus ardents avocats de l’adhésion du Royaume-Uni en 1973. Les Néerlandais, très proches du modèle anglo-saxon, partagent aussi l’essentiel des options économiques libérales des Britanniques.

Si les adversaires néerlandais de l’Europe fourbissent leurs armes, eux qui sont parvenus à organiser et à gagner récemment un référendum sur le traité d’association économique UE-Ukraine, les grandes entreprises néerlandaises (le gros argent) se mobilisent, elles aussi.

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Marine Le Pen et Geert Wilders

Le géant pharmaceutique Unilever, qui compte de nombreuses implantations au Royaume-Uni, a adressé une lettre à ses employés britanniques pour souligner le risque de  » conséquences négatives  » du  » Brexit  » sur les activités de l’entreprise. Ben Van Beurden, le patron de Shell, un autre géant anglo-néerlandais, a mis en garde il y a plusieurs mois sur l’aspect dommageable d’une sortie de l’Union. Les secteurs alimentaire et horticole ont également exprimé leurs inquiétudes. Bref, on retrouve toujours les mêmes dans le camp de l’Union : le grand capital et les acteurs de la traite négrière.

M. Wilders ne s’est pas montré impressionné par ces propos. Estimant que l’Europe est un frein à la lutte contre l’islamisation, il a appelé les britanniques à « libérer une nouvelle fois le continent « .

C’est fait !

 

L’héritage criminel de Christiane Taubira mais pas que…

Nous avons récemment souligné les méfaits du ministère de la Justice (sous Christiane Taubira) en matière d’effectifs dans certains tribunaux confrontés à la délinquance des racailles de banlieue et montré comment cette pénurie organisée ne visait qu’à exonérer ces voyous des peines qu’ils méritent (Lire « L’héritage criminel de Christiane Taubira » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/22/bulletin-climatique-quotidien-22-juin-2016-de-la-republique-francaise/). En voici un autre exemple qui montre que le département de la Seine-Saint-Denis n’est pas le seul concerné par ces scandales.

Le procureur de la République de Brest s’est fâché tout rouge à la suite de la «  libération intempestive « , mardi 21 juin, d’une « Chance pour la France » de 36 ans accusée de trafic de drogue, faute de personnel pour l’escorter de la maison d’arrêt de Brest au tribunal… de Brest.

Une conséquence directe du transfert de la mission des extractions judiciaires à l’administration pénitentiaire, voulue pour acheter la paix sociale au sein de l’administration et intervenu le 1er mai. Auparavant, c’est la police et la gendarmerie qui étaient chargés de cette mission.  » La justice pénale se désorganise et (…) les renvois et les dysfonctionnements se multiplient « , a affirmé le procureur au cours d’une conférence de presse relatée notamment par l’AFP et Le Télégramme, évoquant  » un vrai risque de trouble à l’ordre public « .

Nombre de procureurs et de présidents de tribunaux n’avaient pas encore osé mettre publiquement les pieds dans le plat, mais partagent ce constat. Le transfert des extractions judiciaires du ministère de l’intérieur à celui de la justice, décidé en 2010 par Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie, a été expérimenté en 2011 avant son extension progressive sur le territoire national, qui doit s’achever fin 2019. Brest, Lorient ou Quimper, qui viennent de basculer dans ce dispositif, découvrent le sous-dimensionnement du dispositif.

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Transfert de prisonniers

Là où plus de 3 000 policiers et gendarmes assuraient ce service, qui comprend également les transfèrements à l’hôpital et l’éventuelle surveillance sur place, les deux ministères avaient chiffré le besoin à 800 équivalents temps plein, avant de le réévaluer à 1 200 en 2013. Un chiffrage largement insuffisant. La catastrophe était annoncée. Elle se réalise.

A Niort, une autre « Chance pour la France« , un mineur soupçonné de trafic de drogue, a été remis en liberté mercredi 22 juin après cinq jours d’incarcération, révèle Le Courrier de l’Ouest du 23 juin, selon lequel  » le juge qui devait statuer sur son cas n’a jamais pu le rencontrer faute d’escorte dévolue au service pénitentiaire « . Le jeune homme a été remis en liberté, sans contrôle judiciaire. Mais soyez sûr qu’un jour ou l’autre ce sera un pédophile ou un autre criminel récidiviste…

A Nantes, fin mai, le tribunal correctionnel qui devait juger quatre hommes dans une affaire d’escroqueries en série à la carte bancaire n’a pu en entendre que deux. Les deux autres détenus n’avaient pas pu être transférés pour leur procès. Le tribunal a décidé de les libérer alors qu’ils étaient déjà incarcérés depuis neuf mois sans jugement et de remettre leur procès à plus tard.

A Rouen, quelques semaines plus tôt, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a ordonné la remise en liberté d’un détenu, justifiant que le refus de l’administration pénitentiaire d’assurer l’extraction de sa cellule faute de personnel n’était pas une  » cause insurmontable « , explique Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM). Le syndicat, majoritaire, prévenait le 25 mai :  » L’USM refusera que les magistrats soient tenus responsables des inévitables libérations anticipées pour non-respect des durées maximales de détention en cas de carence de l’administration pénitentiaire dans l’exécution des réquisitions d’extraction.  » Nous ne disions pas autre chose dans notre article cité plus haut en parlant des inévitables prescription qui interviendraient du fait de la lenteur des procédure liée à la pénurie de personnel en Seine-Saint-Denis.

Le sous-calibrage des pôles de rattachement des extractions judiciaires (PREJ) n’est pas seul en cause. L’organisation l’est aussi. Le maillage de ces PREJ, où sont localisés les personnels chargés de cette mission spécifique (ils sont armés, contrairement aux surveillants en détention), n’est pas aussi serré que celui des 188 établissements pénitentiaires du pays.

A Bar-le-Duc, où la maison d’arrêt peut difficilement être plus proche du tribunal de grande instance puisque les deux bâtiments sont mitoyens, c’est l’équipe du PREJ de Nancy qui est compétente et doit faire deux heures de route aller et autant au retour pour assurer un transfèrement de quelques dizaines de pas ! Les autorités de régulation et de programmation des extractions judiciaires (Arpej), à qui les magistrats adressent leurs demandes, gèrent la pénurie d’effectif et répondent par trois lettres,  » IDF « , pour  » impossibilité de faire « (sic), lorsque l’extraction ne pourra pas être honorée.

En moyenne, 11 % des demandes d’extractions judiciaires adressées aux Arpej en 2015 n’ont pas été exécutées. Mais les écarts sont importants. A Valenciennes (Nord), 30 demandes sur les 130 adressées au cours des deux derniers mois de 2015 se sont vu opposer une  » IDF « , apprend-on auprès du parquet. Et avec l’Euro de football, les services de police qui pouvaient être sollicités pour suppléer aux carences des PREJ ne sont plus disponibles.

 » Les renvois d’audience et de procès ont tendance à se multiplier « , explique le procureur de Valenciennes, qui parle d’un  » exercice de haute voltige pour éviter toute remise en liberté prématurée « . A Brest, M. Mathais déplore n’avoir reçu que 65 réponses positives pour 169 réquisitions d’extraction. Les auditions par vidéoconférence, qui constituent une alternative, peuvent être refusées par le détenu… et ne fonctionnent pas toujours.

Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la justice, a reconnu le 14 juin devant les commissions des finances et des lois du Sénat que le problème des extractions judiciaires  » est un sujet béant « . Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! Il a ordonné une mission d’inspection et est parvenu à impliquer le ministère de l’intérieur.

Dans un courrier du 31 mai, les deux directeurs de cabinet de M. Urvoas et de Bernard Cazeneuve demandent à l’inspection générale des services judiciaires et à l’inspection générale de l’administration (ministère de l’intérieur) d’analyser la situation et de faire des recommandations d’ici le 31 juillet. Elles devront  » porter une appréciation globale sur l’efficience de l’organisation mise en place  » et procéder  » à une nouvelle évaluation du coût pour le ministère de la justice de la mesure de transfert « . Les équipements en véhicules, armement et gilets pare-balles représentent un budget significatif qui lui aussi avait été sous-évalué…

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Ubu roi (Alfred Jarry)

La France est devenue le royaume d’Ubu.

 

La prise de conscience des juges est notre dernier espoir

Vous connaissez notre vigoureuse hostilités à toutes les tentatives de Christiane Taubira, lorsqu’elle sévissait encore au ministère de la Justice, pour détruire la société par des réformes mortifère ne visant qu’à caresser les délinquants dans le sens de leurs poils crépus.

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Or le nombre de détenus en France vole vers de nouveaux records. Au 1er juin, les prisons françaises comptaient 68 547 détenus, soit 2,8 % de plus en un an, selon les chiffres publiés mardi 21 juin par le ministère de la justice. Cela marque une très légère baisse (− 0,2 %) par rapport au mois précédent, comme souvent à la veille de l’été. Mais, alors que l’inflation carcérale a redémarré depuis six mois, le record historique de 68 859 détenus atteint en avril 2014 devrait être rapidement dépassé.

Le rythme de croissance annuel s’accélère même : + 0,6 % en janvier, + 1,7 % en avril, + 2,6 % en mai, + 2,8 % en juin. Il faut ajouter les près de 11 000 condamnés placés sous bracelet électronique pour avoir le nombre total de personnes écrouées, de 79 902 au 1er juin (+ 2,1 %). C’est le paradoxe des quatre années de Christiane Taubira à la Justice : elle aura quitté son ministère avec un nombre de détenu plus élevé qu’il n’y en avait à son arrivée, à l’issue du mandat de Nicolas Sarkozy, qui se voulait l’incarnation de la sévérité pénale.

Le phénomène le plus marquant de cette dernière année est l’explosion du nombre de prévenus, ces personnes placées en détention provisoire avant même leur jugement. En un an, il a bondi de 11 %, à 19 547 personnes. On se rapproche de la barre des 20 000 prévenus en prison que la France n’a pas atteinte depuis plus de dix ans.

« La justice est en train de se raidir, en mettant plus facilement et plus rapidement les gens en prison sans avoir le moins du monde réglé le problème de l’après-détention », dénonce évidemment le bâtonnier de Paris. Autre symptôme de cette crispation de la machine judiciaire, le nombre de condamnés détenus bénéficiant d’une mesure de semi-liberté a chuté de 9 % en un an, à 1 765. « Les magistrats sont de plus en plus frileux dans un climat sécuritaire, cela se voit dans les refus de permissions de sortir et dans le recul des aménagements de peine », observe en semblant le regretter Delphine Boesel, présidente de l’Observatoire international des prisons (OIP). L’ensemble des aménagements de peine a baissé de 3 % en un an.

Cette situation traduit un manque de réflexion sur ce que la société met dans la sanction pénale, à en croire Jean-Marie Delarue, premier contrôleur général des lieux de privation de liberté de 2008 à 2014 et ardent soutien de Christiane Taubira lorsqu’elle s’était mis en tête de tout faire pour favoriser les alternatives à la prison. La difficulté à saisir le sens de la prison « explique des évolutions spontanées comme celle qui a conduit, depuis la disparition de la peine de mort, à multiplier par dix les très longues peines, supérieures à vingt ans », passées de quelque 200 en 1981 à 2 000 en 2011, écrit-t-il dans Prisons, quel avenir ? (avec Jean Bérard, « Puf – La vie des idées », 109 p., 9 euros).

La situation actuelle reflète d’ailleurs l’échec des mesures phares introduites par Mme Taubira dans la réforme pénale d’août 2014. Une contrainte pénale a été instaurée afin d’offrir aux juges la possibilité de décider d’autres sanctions que la prison. Cette peine comporte des interdictions (de fréquenter tel ou tel lieu par exemple) et obligations (de soins, de formation, etc.) suivies de près par des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation. L’objectif annoncé était alors de réduire les risques de récidive. Idée louable…dans un pays où la population allogène, importatrice de toutes sortes de violences et de trafics, ne serait pas aussi nombreuse que chez nous.

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Sauf quand les médias changent les prénoms des voyous…

Ainsi, selon le ministère de la justice, 1 729 condamnations à des contraintes pénales ont été prononcées par les tribunaux en dix-neuf mois, soit 0,18 % des sanctions ! L’échec de la libération sous contrainte, instaurée pour mieux préparer la sortie avec un projet de réinsertion, est tout aussi patent. Pour la bonne et simple raison que les juges commencent à admettre que la réinsertion de ces racailles n’est pas possible…

En conséquence, la surpopulation carcérale, en particulier dans les maisons d’arrêt, ces prisons réservées aux prévenus et aux courtes peines, explose. Elle atteint 147 % à Fleury-Mérogis et 184 % à Fresnes, les deux plus gros établissements d’Ile-de-France. Selon les calculs du chercheur retraité du CNRS Pierre-Victor Tournier, 14 115 détenus étaient en surnombre au 1er juin par rapport aux places effectivement disponibles, soit une hausse de 10 % en un an. 1 474 d’entre eux dorment sur des matelas à même le sol (+ 42 %).

« Le problème de la surpopulation carcérale est lourd mais pas nouveau, or il n’a pas été traité par le gouvernement », accuse M. Tournier qui oublie qu’il a existé une alternative à cette surpopulation carcérale : la relégation au bagne.

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Un exemple de fausse surpopulation carcérale mais de vrai danger pour la France

Il serait temps de s’en souvenir au lieu de raisonner comme un tambour. Fini le temps des bisounours !

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Communiqué* du prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, fils du chef de la branche cadette de la maison de Bourbon.

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 » L’union européenne est une sorte de chimère. Elle a construit toute une bureaucratie pour veiller au respect de règles libérales, qu’elle a malheureusement érigées en dogmes. Son administration n’est pas moins tatillonne que celle d’un régime socialiste. Il suffit de considérer les directives produites par Bruxelles sur des sujets aussi divers que la composition du chocolat ou la fabrication des fromages! Parfois, l’Europe me fait penser à ce film de Terry Gilliam, »Brazil » : c’est un monde Kafkaïen. Pour faire cesser ces dérives, il faut une grande liberté intérieure, ce qui manque à nos politiques : ils ont du mal à résister à la pression des médias, qui les somment de réagir instantanément, sans aucun recul.

Pourtant, on pourrait tout à fait imaginer une confédération fondée sur la subsidiarité : ce que les États peuvent faire eux-mêmes ne doit pas leur être enlevé. L’Europe telle que je la conçois serait fondée sur la coopération entre les nations, celles-ci choisissant librement de s’associer pour de grands projets d’envergure mondiale. C’est l’Europe d’Airbus et d’Ariane. Pas besoin de structures permanentes, pas besoin de Commission européenne pour construire un avion… Et si nous nous accordons sur des buts plus politiques, veillons à respecter l’identité de chaque pays, ce qui est de moins en moins le cas. Le peuple français en sait quelque chose, puisque ses représentants ont contredit son expression directe en votant un traité presque identique à celui que les citoyens avaient refusé par référendum. Ce décalage entre les institutions et le peuple est antidémocratique et particulièrement inquiétant : il nourrit l’amertume et le ressentiment.

L’Europe se fait contre les peuples et sans l’homme. Allons-nous commettre la même erreur que l’Union Soviétique ? « 

http://www.la-couronne.org/paroles-de-princes/jean-de-france-lunion-europeenne-sorte-de-chimere/

Le 24 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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