BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (25/26 juin 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Juin

 » Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! « 

s’écria le comte d’Anterrroches, le 11 mai 1745, au tout début de la bataille de Fontenoy que le maréchal de Saxe allait bientôt remporter et amorcer ainsi la fin de la guerre de succession d’Autriche.

200px-Blason_ville_fr_Puy-d'Arnac_(Corrèze).svg

Armes d’Anterroches :  D’azur, à la bande d’or, chargée de trois mouchetures d’hermine de sable, accompagnée de deux croisettes du second, surmontée de trois ondes d’argent.

La plupart des Européens ne savent rien de la guerre de succession d’Autriche pas plus que de la bataille de Fontenoy et c’est pour cela qu’ils sont sidérés. Jamais ils n’auraient imaginé qu’un pays puisse oser quitter l’Union européenne, cet  » horizon indépassable de notre temps  » comme l’aurait prétendu Jean-Paul Sartre, et que les Anglais tirent les premiers. C’est pourtant ce qui est arrivé.

Au Berlaymont, le siège de la Commission européenne, au Juste Lipse, celui du Conseil, et tout près de là, au Parlement européen, c’était la débandade dès l’aube de vendredi 24 juin 2016. A 7 heures, les chefs des principaux groupes politiques du Parlement faisaient le point et évoquaient une mini-session d’urgence, convoquée a priori pour mardi 28 juin. Le président de l’assemblée, Martin Schulz, allait droit au but et exprimait l’espoir qu’il n’y aurait pas de  » réaction en chaîne « , évoquant le  » chemin dangereux  » que prendraient les pays tentés de se distancier de l’Union. Donald Tusk, le président du Conseil européen, invitait à ne pas tomber dans  » des réactions hystériques  » et affirmait, tel le père Coué et sa prophétie autoréalisatrice, que l’UE était  » déterminée à conserver son unité « . En d’autres termes…comment conjurer le mauvais sort ?

Les réunions se sont déjà ou vont se multiplier, d’ici le sommet européen des 28 et 29 juin : ministres des affaires étrangères sociaux-démocrates à Luxembourg, vendredi après-midi, collège des commissaires européens convoqué pour dimanche 26 juin, ministre des affaires étrangères des six pays fondateurs à Berlin, samedi matin. Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel devraient, eux, se rencontrer lundi dans la capitale allemande. Et Donald tusk devrait convoquer une réunion informelle à 27, sans le Royaume-Uni, juste avant le sommet européen.

La machine communautaire, avec ses quelque 40 000 fonctionnaires et ses dirigeants, tous habitués à un fonctionnement bien huilé et sans résistance de la part de groupes politiques pour la plupart complices de leur oeuvre destructrice, est entrée brutalement en  » Terra incognita  » ! Son agenda est à terre, le  » Brexit  » l’a faite exploser. Dans l’immédiat, l’objectif est seulement d’éteindre l’incendie, sans dramatiser davantage une situation jugée déjà grave. Mais…ils ont la pétoche.

La crainte immédiate est celle d’une contagion. Le référendum britannique va donner un élan supplémentaire aux partis populistes et eurosceptiques, voire europhobes, qui sont désormais aux portes du pouvoir dans plusieurs États membres. Si d’autres quittent le navire, l’Union serait, cette fois, vraiment en danger de mort.

Aux Pays-Bas, la droite emmenée par le député Geert Wilders, appuyé par divers mouvements populistes et des intellectuels europhobes, compte bien surfer sur la vague britannique. Un peu avant que Marine le Pen réclame une consultation populaire en France et dans tous les pays de l’Union, le leader du parti pour la liberté s’imaginait déjà en premier ministre organisant un  » Nexit « , la sortie des Pays-Bas de l’Union et même, dans leur cas, de l’euro. En Hongrie, le premier ministre en exercice, Viktor Orban, a déjà promis un référendum sur la politique migratoire de l’Union (Lire « Après le Royaume-Uni seront-ils les prochains sur le départ ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/24/bulletin-climatique-quotidien-24-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

Pour les dirigeants européens, il faut forcer un divorce net, rapide, tel que le prévoit l’article 50 du traité de Lisbonne, avec sa  » clause de retrait  » qui n’a jamais été activée. «  Les négociations de sortie doivent être conclues au maximum dans les deux ans, il ne peut pas y avoir de traitement spécial  » a tweeté vendredi, Manfred Weber, président des conservateurs du PPE, majoritaire au Parlement européen mais alliés irréductibles des socialistes.  » On ne peut pas attendre les discussions au sein des tories « , précise-t-il en s’inqiètant de la volonté de M. Cameron de ne pas déclencher l’article 50 avant son remplacement en octobre.

En théorie, l’Union a deux ans pour détricoter les relations nouées avec Londres depuis 1973. Puis, le Royaume-Uni devra renégocier sa relation commerciale et politique avec les 27. Là aussi, les dirigeants de la Commission ont fait passer un message sans ambiguïté : pas question pour les Britanniques de continuer à profiter comme si de rien n’était, gratuitement qui plus est, du marché intérieur. Sans droits de douane, avec la liberté de circulation des biens, des services, des capitaux et des services. Le pays devra payer son écot au budget de l’UE, se soumettre à ses lois, à la Cour de justice, etc. Mais cette volonté affichée ne tient pas compte de la subtilité et parfois même de la roublardise des Britanniques.

Dans les faits, les Vingt-Sept sauront-ils faire front et trancher franchement le cordon ? Certains ne risquent-ils pas de reculer au moment de sauter et de plaider la conciliation, voire le statu quo avec Londres ? Surtout si les marchés financiers accusent trop violemment le coup ? C’est le pari que faisaient les  » brexiters  » britanniques. Au cours des derniers jours, certains, à Bruxelles, doutaient même de l’attitude allemande, même si le ministre des finances Wolfgang Schäuble était monté au créneau. C’est dire… Le départ des négociations du divorce pourrait être donné dès le Conseil européen des 28 et 29 juin prochain, à Bruxelles, mais, à moyen terme, quelle sera la réaction des institutions bruxelloises ?  » Il y aura un avant et un après référendum  » répétaient, sur tous les tons, les dirigeants au cours des dernières semaines (Lire « Europe, rien ne sera plus jamais comme avant » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/24/europe-rien-ne-sera-plus-jamais-comme-avant/).

Alors, certains veulent nous faire croire qu’une  » refondation de l’UE  » est possible comme les communistes ont voulu faire croire que leur système politique était le meilleur jamais conçu mais que ses échecs ne relevaient que de mauvaises mises en oeuvre !…En revanche, d’autres sont plus réalistes ce qui laisse envisager des débats sans fin. Ainsi M. Tusk, appelle à en finir avec ce qu’il estime être l’utopie fédéraliste et à reconnaître que l’euroscepticisme est une réalité qu’il n’est plus possible d’ignorer. Il était temps !  » Je ne crois pas que nous devrions faire un pas important dans l’approfondissement ou l’élargissement de l’Union « , a expliqué le social-démocrate néerlandais Jerœn Dijsselblœm, président de l’Eurogroupeet qui en connaît un rayon avec ses interminables discussions dans la crise grecque.

Avant même les résultats du référendum britannique et la victoire du  » out « , François Hollande avait fait savoir, pour rassurer les Européens, qu’il se rendrait à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, lundi, avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. Le message se voulait clair : le «  couple franco-allemand  » saura prendre ses responsabilités. Vendredi matin, lors d’une réunion ministérielle mais comme toujours avec son désir de synthèse dont on connaît les chances de succès, il a insisté sur la nécessité d’initiatives communes pour redonner aux citoyens la confiance dans l’Union. N’a-t-il pas encore compris que ce rêve de « customiser » l’Europe est fini ? Car, au-delà des spécificités du cas britannique, ce rejet est le symptôme d’une montée générale de l’euroscepticisme. Un constat d’évidence qu’il s’agit maintenant de traduire en acte.  » Il faut écouter ce cri et admettre que l’Europe n’a pas apporté tout ce qu’elle a promis « , relève la députée européenne centriste Sylvie Goulard dans un superbe euphémisme.

Le grand défi pour Paris et Berlin est celui de la relance communautaire. Les deux capitales préparent depuis janvier une initiative commune. Accélérer l’intégration communautaire ? Les Allemands n’y croient plus, au moins à court terme et pas davantage la plupart des responsables français.  » Beaucoup de gens souhaitent une Europe plus forte, mais le mot intégration, avec toutes ses connotations de transfert de compétence et de centralisation institutionnelle bruxelloise, inquiète « , reconnaît un haut diplomate français qui n’a en vérité rien compris du divorce entre les  » élites européennes  » qui y croient encore et les citoyens qui n’en veulent plus. Quant à Angela Merkel, adepte d’une politique des petits pas, elle ne va pas se lancer dans un bouleversement des institutions européennes ou un approfondissement de la zone euro à un an d’élections en France et en Allemagne…

 » L’approfondissement de la zone euro est certes un axe stratégique de l’Union mais les défis lancés aujourd’hui aux Européens – et qui les impliquent tous – sont avant tout d’ordre régalien « , relève Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert-Schuman.  Alors, la relance que préparent Paris et Berlin se concentre sur le renforcement en commun des frontières de l’Union pour faire face à la crise migratoire – sujet sensible outre-Rhin – mais aussi pour renforcer la sécurité intérieure et extérieure face au terrorisme, thème essentiel pour l’opinion française. Il serait temps, ne croyez-vous pas ? Mais, quand on sait de quoi ils sont véritablement capables, on se dit que la contagion du  » Brexit  » a de beaux jours devant elle.

234_001

Jeu de cartes

Les Anglais ont bien tiré les premiers…

 

Nous savions que nous pouvions compter sur elle !

Après le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Europe, Natacha Bouchart, maire LR de Calais et son complice Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région des Hauts-de-France, demandent la renégociation des accords du Touquet (négociés pourtant par Nicolas Sarkozy), qui fixent à Calais la frontière franco-britannique. « Cela fait plusieurs années que cette renégociation est demandée. Le Brexit n’entraîne pas de fait la révision de ces accords du Touquet, parce que c’est un traité franco-britannique qui ne dépend pas d’un accord européen » a déclaré l’impayable Natacha.

Ajoutant, toujours prête à hurler avec les loups et à favoriser le lobby immigrationniste, que « si les Britanniques changent leur législation, qu’ils imposent le passeport et la pièce d’identité, les migrants seront coincés à Calais. Il faut qu’il puisse y avoir beaucoup de choses sur la table, de savoir dans quelles conditions les Britanniques peuvent ouvrir un centre de traitement pour accueillir une partie des migrants de Calais. S’ils ne les acceptent pas, c’est à eux de prendre les conséquences des renvois. » Et encore plus fort : « A partir du moment où il n’y a plus de solidarité de la part de la Grande Bretagne, comment peut-on imaginer que la solidarité qui s’exerce aujourd’hui dans le Calaisis, à l’égard de la présence des réfugiés puisse rester en l’état. C’est une opportunité de revoir les choses. Y compris jusqu’à la question de la place de la frontière« .

natacha-bouchart-pays-reuters

Natacha Bouchart dite « La naine de Calais« 

Mais, Natacha Bouchart ne perd pas le nord et demande le « rétablissement du duty free qui pour la région est quelque chose d’important. Cela pourrait être pour nous un point positif« . En cas de baisse du pouvoir d’achat, « nous en subirions les conséquences« …

On pouvait effectivement s’attendre à tout de sa part.

Quand une journaliste de BFM-TV vend la mèche

979989Roselyne_Dubois_10At003

Roselyne Dubois a « craché le morceau » ! Sous le choc et désorientée par les résultats du référendum britannique de jeudi 23 juin, cette employée de BFM-TV qualifiée pourtant de « journaliste » avoue sur l’antenne la manipulation des esprits à laquelle se livrent les médias officiels de l’oligarchie au pouvoir. Et sans même se rendre compte de l’énormité de sa révélation, tant son émotion l’emporte sur la raison :

http://lesobservateurs.ch/2016/06/24/brexit-presentatrice-de-bfm-tv-avoue-medias-francais-manipulent-lopinion/

C’est sidérant !

 

Et voilà de quoi ils sont réellement capables

Sans aide significative de l’Union européenne ou même de l’Otan, le siège de Syrte, capitale ruinée de l’Etat islamique (EI) en Libye, s’éternise et la ville est toujours aux mains de quelques centaines de combattants islamistes radicaux malgré les efforts et le courage des brigades de Misrata (Lire « En Libye, l’Etat islamique vit peut-être ses derniers jours » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/11/bulletin-climatique-du-week-end-1112-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

Une barricade de sable mêlé à des branchages, quatre pick-up hérissés de mitrailleuses, des matelas jetés sous une bâche cinglée par le vent du désert : la position de Mahmoud Al-Ashlem et de sa brigade est l’un des maillons d’un  » croissant  » qui prend en étau le centre-ville par l’ouest, le sud et l’est. Au nord, il n’y a que la mer et…les points de départ des rafiots qui emportent par milliers les migrants clandestins d’Afrique vers les côtes italiennes. A intervalles réguliers, des détonations lourdes pulvérisent l’air plein de chaleur. Ce sont des chars, tapis à proximité dans le creux de poches d’arbres feuillus, qui visent des immeubles au loin où des snipers de l’EI ont été localisés.

Des panaches de sable s’élèvent du point d’impact, vite balayés par la bourrasque.  » Ils sont complètement encerclés, raconte le jeune Misrati, étudiant en économie dans le civil. Si on avait un peu plus de soutien, on pourrait les finir en une semaine.  »

Il faudra assurément plus d’une semaine pour  » libérer  » Syrte de l’organisation djihadiste, qui en a fait sa place forte en Afrique du Nord depuis un an. Au faîte de sa puissance, l’EI a contrôlé autour de la ville une bande littorale de 200 kilomètres de long et 40 de profondeur, menaçant à l’ouest la métropole portuaire de Misrata, et à l’est le  » croissant pétrolier  » par où transitent 40 % du brut libyen exporté.

lc160315-libye-v2_1_600_284

Censé se substituer aux deux pouvoirs rivaux – l’un basé à Tripoli (à l’ouest), l’autre à Tobrouk (à l’est) – dont l’affrontement avait plongé la Libye dans la guerre civile à l’été 2014 – , un nouveau gouvernement porté par l’ONU et les alliés de l’Otan ne parvient pas à s’imposer. Il a toutefois pris l’initiative de déclencher, le 12 mai, une offensive contre l’EI à Syrte. A défaut de pouvoir s’adosser à une armée nationale, il a réussi à convaincre nombre de brigades et milices de l’Ouest libyen de participer à la campagne. Les effectifs mobilisés seraient  » d’au moins 4 000 hommes « , précise Mohamed Al-Gasri, le porte-parole des opérations.  » Cette mobilisation ne vaut pas allégeance au gouvernement de Sarraj, nuance un intellectuel de Misrata. Il s’agit simplement d’une réaction de défense de villes de l’Ouest qui se sentent menacées à terme par Daech – acronyme arabe de l’EI – .  »

Plus de six semaines après le début de l’offensive, l’EI n’a cessé de perdre du terrain. Il est désormais acculé sur un carré urbain de 15 à 20 kilomètres carrés, englobant notamment le centre Ouagadougou, l’hôpital Avicenne et des districts résidentiels vidés d’une population qui comptait, mi-2015, jusqu’à 80 000 habitants. Les forces anti-EI ont reconquis la centrale électrique à l’entrée ouest, l’aéroport international au sud-est, et contrôlent partiellement le port au nord-est. Selon Ibrahim Bitelmal, le président du conseil militaire de Misrata,  » Daech a perdu plus de 700 hommes sur son effectif initial de 2 500 « . Moins de 600 combattants continueraient de résister dans le centre-ville.

Le reste serait parvenu à s’échapper, notamment vers le sud et l’est ce qui laisse présager leur retour à terme. Le porte-parole Mohamed Al-Gasri aime à montrer des photos de cheveux et de poils de barbe trouvés dans le lavabo d’une maison évacuée :  » Il s’agit de Libyens de Daech qui reprennent une apparence normale afin de pouvoir se mêler à la population.  » Il ajoute que certains d’entre eux ont pu rejoindre la ville de Beni Oualid, au sud-ouest, en  » usant de connexions tribales « . Car c’est là le fond du problème : le système tribal sur lequel repose le pays. Un homme politique bien informé de Misrata évoque des mouvements d’hommes de l’EI au nord de Beni Oualid, vers les localités montagneuses de Msallata et Nagasa, qui surplombent la ville côtière de Khoms. Selon cette même source, les chefs de l’EI à Syrte, comme Hassan Karami et Ali Safrani, auraient quitté la ville avant même le début de l’offensive. Dès lors, il resterait surtout à Syrte des combattants étrangers de l’EI, Tunisiens, Soudanais et Africains subsahariens. «  Ils ne se rendront pas, ils se battront jusqu’au bout « , anticipe M. Al-Gasri.

A Misrata, on ne doute pas un instant que le dernier carré de l’EI finira par tomber dans les semaines à venir. Mais la victoire aura  » un prix élevé « , regrette le colonel Reda Issa, chef des gardes-côtes de Misrata, dont la flottille de trois remorqueurs et deux Zodiac contribue à sécuriser les eaux au large de Syrte. Ce  » prix élevé « , c’est un bilan déjà lourd : 220 morts et 800 blessés du côté des combattants anti-EI. La journée de mardi 21 juin a été particulièrement sanglante, avec une cinquantaine de morts sur les fronts ouest et sud.

4643789_6_58d9_des-combattants-libyens-bombardent-des_849cd27f02b3304b9896484c2d610857

Attaque des positions de l’EI par les brigades de Misrata

L’amertume est grande à Misrata face à un soutien extérieur jugé dérisoire au vu des enjeux. Le dépit vise Tripoli, où le gouvernement soutenu par les Occidentaux peine à s’imposer. Mais le ressentiment naît surtout de l’attitude des gouvernements occidentaux, dans cette guerre anti-EI qu’ils ont pourtant appelée de leurs vœux. Certes, il y a l’action clandestine des forces spéciales américaines et britanniques – entre 15 et 20 soldats, selon M. Al-Gasri – qui aident à cibler des objectifs. Mais c’est tout ! Que font les forces européennes de la fameuse (mais inefficace) opération Sophia, chargée de contrôler les passeurs de migrants ? RIEN !

 » Il y a eu beaucoup de promesses, qui n’ont pas été tenues « , déplore Ibrahim Bitelmal, le président du conseil militaire de Misrata. La complainte la plus amère concerne les besoins médicaux.  » Nous nous sentons abandonnés par la communauté internationale, la Libye combat le terrorisme seule « , s’offusque Jibril Raied, un industriel de Misrata qui contribue à l’effort de guerre. A Syrte, le combattant Mahmoud Al-Ashlem, assis sur son pick-up, s’étonne :  » Ça devrait être la guerre du monde entier, et pas seulement celle de la Libye.  » Honte à l’Union européenne qui, pendant se temps-là, se regarde le nombril et se demande comment elle va pouvoir survivre au départ des Britanniques…

Alors, comme vous pouvez l’imaginer, leurs promesses de  » refondation  » à la François Hollande nous pouvons nous assoir dessus.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

hongrie-1867

Alors, ne ratez pas l’exposition en hommage à la Hongrie

Chefs-d’œuvre de Budapest

capture_decran_2016-01-25_a_12.26.00
Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Rónai…
jusqu’au 10 juillet 2016

Au Musée du Luxembourg à Paris

LE-GRECO_redimensionner

Le Musée du Luxembourg accueille les chefs-d’oeuvre des musées de Budapest. Le célèbre Szépmuvészeti Múzeum, en cours de rénovation, se joint à la Galerie Nationale Hongroise pour présenter à Paris les fleurons de leurs collections, depuis la sculpture médiévale jusqu’au symbolisme et à l’expressionnisme. L’exposition rassemble quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka (…) et une dizaine d’oeuvres emblématiques de l’art hongrois offrant une perspective inattendue sur l’art européen.

146

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.

dsc03963

 

Le 26 juin 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :