Billet d’humeur du sieur Du Plessis :  » Le crime du Boulevard Murat  » (ainsi que Agatha Christie aurait pu nommer cette triste affaire).

29 Juin

Elle couvait depuis de nombreux mois et, pour ce qui nous concerne, depuis de nombreuses années. Car, à dire vrai, la crise qui menace d’emporter aujourd’hui Radio Courtoisie date à nos yeux de la disparition de Jean Ferré, le fondateur de la radio, et du quasi coup de force qui permit à Henry de Lesquen de s’emparer non sans quelques conflits internes, de sa présidence il y aura bientôt dix ans. Dès cette date, et à plusieurs reprises depuis, nous nous étions ouvert à quelques uns de nos amis patrons d’émission de la radio de nos craintes quant à la pérennité de celle-ci entre des mains aussi dangereuses que celles du nouveau président. Nous nous sommes même interrogés par la suite, et devant le nombre et l’aggravation des propos et comportements intolérables dudit président, sur l’hypothèse que ce dernier fut une taupe de l’oligarchie au pouvoir, chargée de détruire de l’intérieur l’oeuvre irremplaçable de Jean Ferré. Nous n’avons pas encore la réponse formelle à cette question mais les faits les plus récents nous laissent penser que notre hypothèse n’est pas dénuée de pertinence.

Et soudain, début juin, on découvrit le crime. Onze patrons d’émission de la « Radio de toutes les droites », dirigée d’une main de fer par ledit Henry de Lesquen, ont signé une lettre ouverte appelant le président à la démission (Lire « Nous avons été entendus« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/11/une-victoire-du-cer/). Parmi eux, nous citions les noms de Gabrielle Cluzel, Daniel Hammiche et même Paul-Marie Coûteaux. Le 27 juin 2016, ce fut Jean-Yves Le Gallou, une figure majeure de la station et très proche d’Henry de Lesquen, qui annonçait la prochaine suspension de sa collaboration. Et, depuis, le site du Salon Beige a annoncé que trente cinq patrons d’émissions exigent aujourd’hui la démission du président. Manifestement les choses bougent, même si nous pouvons regretter qu’il ait fallu attendre dix longues années de sabotage pour en prendre conscience ou, tout simplement, avoir le courage de se dresser contre ce triste personnage. Alors, que dire de ceux qui ne se sont pas encore manifestés…Voici d’ailleurs un exemple parmi beaucoup d’autres des comportements d’Henry de Lesquen qui devraient révolter tous ceux qui n’ont pas encore réagi.

Participant, en avril dernier, au banquet des 65 ans de l’hebdomadaire Rivarol  dont « l‘invité surprise » fut Robert Faurisson, négationniste assumé et revendicateur, Henry de Lesquen (mais peut-être avait-il trop bu…) participa avec allégresse à la « Holla ! » des racistes présents et se mit à scander « Fau-ri-sson, Fau-ri-sson, Fau-ri-sson ! ». Nous en restons encore pantois. D’autant que, critiqué sur ce comportement inacceptable et mortifère pour la radio, Henry de Lesquen assume encore aujourd’hui sans ambiguité ces faits au cours de ses propres émissions de Radio Courtoisie.

Toujours violent dans ses propos, souvent agressif à l’égard de ses invités de la radio, insupportablement despotique avec les collaborateurs de celle-ci, Henry de Lesquen donne de Radio Courtoisie une image d’intolérance en contradiction totale avec l’esprit de son fondateur, Jean Ferré.

Ses propos sur la « musique nègre », la « religion de la Shoah », la longévité des survivants des camps de la mort ou sur l’esclavage vont très au-delà des « dérapages » régulièrement sanctionnés par la XVIIe Chambre correctionnelle de Paris mais ils sont étonnamment tolérés par les juges. Au point, comme nous le disions plus haut, que l’on peut s’interroger sur d’éventuelles protections dont il pourrait jouir et qui n’auraient pour but que d’atteindre la limite à partir de laquelle l’interdiction définitive de Radio Courtoisie deviendrait la seule sanction possible.

Mais la mort programmée de Radio Courtoisie n’est pas inéluctable.

Comme nous l’écrivions ici même il y a peu, Radio Courtoisie n’appartient qu’à ses auditeurs et à eux seuls. Il est donc impératif et urgent qu’ils mesurent le danger de voir disparaître cette radio  » de toutes les droites  » (et même des royalistes) dont l’existence, en ces temps si difficiles et si douloureux pour notre pays, doit être à tout prix préservée. Ils ont le devoir de prendre sans délai son destin en main et de mettre un terme à l’entreprise destructrice du président de cette radio. Nous les y aiderons dans toute la mesure de nos moyens.

Sauvons Radio Courtoisie tous ensemble.

Le 29 juin 2016.

Du Plessis

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