BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (2/3 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Juil

De l’affaire Kerviel à l’affaire Société Générale

Tous se souviennent de « l’affaire Kerviel« , du nom de ce trader de la banque française qui aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros à son entreprise en prenant des risques financiers insensés « à l’insu du plein gré » de ladite banque.

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Pourtant, à la même période, la banque a aussi récupéré 2,2 milliards d’euros du fisc français. Ce qui, sur le papier, est tout à fait légal. En effet la loi permet à une entreprise qui subit une perte exceptionnelle de déduire de ses impôts une partie de l’argent perdu. Mais cette déduction n’est possible que si les contrôles internes de l’entreprise n’ont pas failli.

Or, nous révèle une enquête conjointe de France Inter, Mediapart et 20 minutes, dès mai 2008, un document interne au parquet demandait d’enquêter sur la ristourne fiscale accordée par Bercy à la Société Générale. Et, d’ailleurs, la Société Générale a été condamnée pour défaut de surveillance par la Commission bancaire.

Cette ristourne fiscale de plus de 2 milliards d’euros est calculée sur la base des pertes annoncées par la banque, et seulement par la banque : près de 5 milliards d’euros. Elle sera accordée très rapidement par Bercy, avant même la fin de l’enquête judiciaire au début de l’année 2009 (sous la présidence de Nicolas Sarkozy, décidément très généreux envers ses petits copains, avec l’argent du contribuable – voir l’affaire Tapie -).

Cette perte de la Société Générale n’a jamais été quantifiée par un tiers évaluateur. Il n’y a eu aucune expertise indépendante, ni aucune expertise de justice. Par ailleurs, cette déduction fiscale, compte tenu des carences relevées dans la gestion et la mise en place des contrôles à la Société générale, paraît pour le moins difficile à croire.

Pourtant toutes ces questions ont été posées au tout début de l’enquête sur l’affaire Kerviel : cet « enjeu fiscal » figure noir sur blanc dans un document de travail de vingt-cinq pages, rédigé en mai 2008 à la demande du parquet financier. Un rapport rédigé par un assistant spécialisé, expert des questions financières, rapport qui a été détruit par la suite. Quatre mois seulement après le début de l’affaire, ce document, retrouvé par Secrets d’Info affirme la nécessité d’enquêter sur les agissements de la banque et notamment sur la légitimité de cette ristourne fiscale de 2,2 milliards d’euros.

En voici un extrait :  » La déductibilité de cette charge pourrait être remise en cause si [l’enquête] venait à révéler la défaillance des contrôles internes de la société (…) qui seraient à l’origine, directe ou indirecte, des détournements. Une communication à l’administration fiscale apparaît nécessaire. »

En clair : selon ce rapport du parquet financier, les 2,2 milliards de crédit d’impôt ne vont pas de soi et le fisc doit enquêter. Pourtant aucune suite ne sera donnée à ces préconisations. Plus étonnant encore, ce rapport est suivi de plusieurs réunions au Pôle financier entre le procureur et les avocats de la banque. Une nouvelle preuve d’une enquête sous influence, pour l’avocat de Jérôme Kerviel : La Société Générale a participé à un truquage parfaitement honteux. On peut s’interroger sur ces liens incestueux qui ont pu exister entre la section financière du parquet de Paris et la Société Générale.

Contactés par les journalistes d’investigation, l’ancien chef de section du parquet financier, Jean-Michel Aldebert, pas plus que l’auteur du rapport, Cédric Bourgeois, et les avocats de la banque, Me Jean Veil, François Martineau et Jean Reinhart, ont tous refusé de répondre aux questions posées. Également contactés, plusieurs membres du parquet, en poste à l’époque, ont refusé de s’exprimer, en se retranchant pour certains derrière le secret professionnel.

Pour le député socialiste Yann Galut, il s’agit désormais d’une  » affaire d’État  » : «  Cela renforce le soupçon sur les agissements de la Société Générale pour obtenir cette fameuse déduction fiscale. Le gouvernement doit absolument se saisir de cette affaire et une enquête des services fiscaux doit être ordonnée. »

Pas sûr qu’il soit entendu à moins d’un an des élections présidentielles et législatives. Trop de grain à moudre en perspective pour le Front national !

Pourquoi est-ce la fin programmée de l’Union européenne ? (suite 2)

Après deux précédents articles au même intitulé, enfonçons encore le clou ! Avec un argument jamais évoqué et pourtant déjà ancien qui nous ramène aux nombreuses publications de Pierre Hillard, dans lesquels il montre comment l’Union européenne, à l’instigation de l’Allemagne, a le projet de refaire la carte de l’Europe en détruisant les nations au bénéfice d’entités régionales indépendantes. Diviser pour régner et mettre plus facilement en place le mondialisme cosmopolite et ploutocratique tant espéré par les puissances d’argent.

Mercredi 29 juin, moins d’une semaine après le résultat du référendum britannique décidant de la sortie de l’Union européenne, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a été reçue avec déférence par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Parlement européen, Martin Schulz. Avant, sans doute, d’être suivie par les dirigeants politiques d’Irlande du nord, de Catalogne et de quelques autres indépendantistes…Pourquoi pas d’ailleurs les Corses, les Bretons, les Basques ou…les Alsaciens ?

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Nicola Sturgeon cajolant Jean-Claude Juncker

Mme Sturgeon a cherché à faire entendre, au cœur du continent, la voix d’une  » Ecosse européenne « . Un extraordinaire oxymore inventé pour la circonstance !  » J’ai le devoir de faire respecter la volonté démocratique de mes concitoyens en faveur de l’Europe. Si nous sortions de l’Europe, ce serait contre notre gré et cela n’est pas acceptable « , a lancé la représentante du Parti national écossais (SNP) devant une foule de journalistes convoqués à la Scottish House, la représentation bruxelloise du gouvernement régional. Vêtue de bleu et de blanc aux couleurs du drapeau national, elle veut rappeler haut et fort que ses concitoyens ont massivement voté pour le  » in  » (62 %) et qu’elle compte sur le soutien de l’Union.

Fine politique, Nicola Sturgeon a compris l’importance de ce moment  » de grave préoccupation pour les gens du Royaume-Uni et pour l’Union européenne elle-même  » (selon ses propres paroles. Mais elle pèse ses mots pour mieux plaider sa cause :  » S’il apparaît que le seul moyen de protéger la relation entre l’Ecosse et l’Union européenne serait l’option de l’indépendance, je crois que c’est un choix que les Ecossais ont le droit de faire « ,explique-t-elle, bien décidée à utiliser ce levier pour réaliser son rêve manqué lors du référendum de 2014, voire, à terme, pour occuper le siège laissé vacant par les Britanniques. Car cette femme n’a peur de rien.

A en croire Nicola Sturgeon, le ton et l’attitude de ses interlocuteurs bruxellois ont bien changé depuis deux ans.  » Je suis encouragée par la volonté d’écoute que j’ai trouvée aujourd’hui « , assure-t-elle, tout en reconnaissant que cela ne se traduira pas par «  une voie toute tracée  » pour l’Ecosse.

En réalité, sa très médiatique irruption bruxelloise complique encore un peu plus l’équation déjà bien confuse du  » Brexit « . Elle a d’ailleurs créé de sérieux remous en marge du sommet, mercredi, à Bruxelles. Les Etats membres les plus directement menacés par la montée en puissance d’indépendantismes régionaux sont les premiers à réagir. A commencer par le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, confronté au risque d’une sécession catalane, qui s’opposera  » à toute négociation menée avec quelqu’un de différent que le gouvernement du Royaume-Uni « . Voilà, c’est dit !

Si, pour le moment, il n’est pas question de  » négocier  » quoi que ce soit à Bruxelles, le symbole n’en est pas moins là. La Commission voudrait-elle faire monter la pression sur le camp des  » Brexiters « , en donnant corps, symboliquement, aux revendications d’indépendance de l’Ecosse, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Ce n’est certes pas la première fois que l’institution s’invite dans le jeu politique des pays membres : Jean-Claude Juncker avait dit ce qu’il pensait du référendum grec, en juin 2015, du référendum néerlandais sur l’accord d’association avec l’Ukraine en avril 2016 et aussi, à bien des reprises, du référendum britannique. Il avait déjà rencontré Mme Sturgeon à Bruxelles, en juin 2015, mais dans un contexte bien moins dramatique.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est en revanche abstenu de toute rencontre avec la chef du gouvernement écossais.  » Ce n’est pas le bon moment « , explique-t-on dans son entourage qui n’ignore pas que, dans ce domaine, le Polonais marche sur des oeufs.

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Nicola Surgeon avec Martin Schulz

Dans la matinée, dès son arrivée à Bruxelles, Nicola Sturgeon s’était rendue au Parlement européen. Le président de l’Assemblée, Martin Schulz, avait déjà indiqué la veille que, s’il recevait  » à sa demande  » Mme Sturgeon, c’était sans aucune volonté d’interférer dans  » le débat interne  » au Royaume-Uni. Mais l’Ecossaise a été accueillie chaleureusement par les divers mouvements régionalistes comme par les Verts.  » Il faut qu’à un moment du processus de négociation de l’Union européenne avec le Royaume-Uni, l’Ecosse et l’Irlande du Nord soient aussi autour de la table « , a demandé le député belge Philippe Lamberts, coprésident du groupe écologiste, toujours prêt à une provocation.

La question, pour le moment, est encore théorique. Si elle risque néanmoins de se poser à un moment ou à un autre du processus, tous conviennent de l’extrême sensibilité du sujet.  » La première ministre écossaise doit avoir la possibilité de se faire entendre, mais la négociation se fera avec le Royaume-Uni et non pas avec une partie du Royaume-Uni « , a ainsi précisé le président français, François Hollande qui a flairé le danger et sait que la France n’est pas à l’abris de ce genre de revendication.  » Ce n’est vraiment pas le moment, vu le contexte politique déjà chaotique au Royaume-Uni, cela risque de rajouter une crise à la crise « , renchérit un diplomate encore trop jeune dans le métier pour en connaître toutes les ficelles…

D’ailleurs, nombre d’experts sont inquiets :  » C’est, une fois de plus, une politique à courte vue qui se manifeste. On peut avoir envie de se venger des “méchants Anglais”, mais ouvrir la porte, demain, à tous les régionalistes serait suicidaire « , explique Jean-Michel De Waele, professeur de sciences politiques et spécialiste de l’Europe à l’Université libre de Bruxelles, très sceptique face à une hypothétique Europe des régions que l’Allemagne souhaiterait tant porter sur les fonts baptismaux :  » Ce serait jouer aux apprentis sorciers.  »

N’en déplaise à nos amis écossais et à quelques autres de leurs complices, c’est aussi notre avis et nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises.*

* Lire en particulier « Référendum en Ecosse ? Une supercherie  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/09/15/bulletin-climatique-quotidien-15-septembre-2014-de-la-republique-francaise/ , « Les pseudo-démocrates dévoient la démocratie » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/26/bulletin-climatique-du-week-end-2627-septembre-2015-de-la-republique-francaise/ mais aussi « L’UE veut la mort des pêcheurs écossais » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/16/bulletin-climatique-quotidien-16-juin-2016-de-la-republique-francaise/

Et Nicolas Sarkozy n’en est plus à une contradiction près

Sans regret vis-à-vis de sa forfaiture de 2009, lorsqu’il s’est assis sur le référendum du 29 mai 2005, par lequel les Français rejetaient le projet de Constitution européenne concoctée par Valéry Giscard-d’Estaing, voilà qu’il nous propose, après le fameux « Brexit » un nouveau traité pour l’UE qui pourrait être sanctionné….par un référendum dans les pays d’Europe ! Cet homme est un pitre.

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Nicolas Sarkozy à Londres

Dans un entretien avec une délégation des Français de Londres, inquiets du « Brexit« , il s’est confié :   » J’avais dit à David Cameron : “Ne fais pas un référendum sans aucun projet derrière.” Un référendum sur l’Europe, ce n’est pas pour le statu quo, c’est pour choisir une autre Europe.  » Mais d’ajouter aussitôt qu’il propose d’en organiser un dans toute l’Union européenne, y compris au Royaume-Uni, pour faire approuver un  » traité de refondation de l’Europe  » préparé par les Français et les Allemands après les élections de 2017. Ce texte créerait notamment une zone  » Schengen 2 « , limitée aux  » pays capables de contrôler leurs frontières  » et une fonction de président de la zone euro, occupée par un Français ou un Allemand. Rien de moins que tout cela ! (Lire « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/26/bulletin-climatique-du-week-end-2526-juin-2016de-la-republique-francaise/).

M. Sarkozy entend ainsi  » répondre à l’exaspération des peuples « , mais aussi retendre la main aux Britanniques parce qu’il  » croit à leur présence dans l’Europe « . D’un revers de manche, Nicolas Sarkozy balaie l’objection d’une Française de Londres qui témoigne du fossé creusé par le référendum dans la société britannique.  » On ne peut pas refuser d’écouter le peuple. Sinon, ça se termine mal « , tranche-t-il avec culot (ou aveuglement, nous l’ignorons) en refusant de prendre la mesure de sa forfaiture de 2009. Oubliant qu’il les a lui-même signés, il promet de renégocier les accords du Touquet qui alimentent la  » jungle  » de Calais, parce que  » les Français n’ont pas vocation à jouer les gardes-barrières de la Grande-Bretagne « . Cet homme nous aura tout dit et…son contraire.

Mais sa défense des principes de libre circulation dans l’UE et de solidarité entre Etats riches et pauvres de l’Union a plutôt rasséréné les Français de Londres qui sortent de trois mois d’une campagne référendaire terriblement  » anglocentrée « . Nicolas Sarkozy leur a même dit qu’il voulait être  » à la hauteur des géants qui ont su refonder l’Europe sur la réconciliation franco-allemande « .

Pour un nain à talonnette, ça ne manquait pas d’audace !

 

 » Tuez-les tous pour qu’il n’en reste pas un pour nous le reprocher ! « 

….Pensaient sans doute ceux qui ont décidé de donner aux sages-femmes le droit de procéder à des avortements médicamenteux pour faciliter l’accès des femmes à la mise à mort de leur enfant…

Mais, mardi 28 juin, six organisations de gynécologues se sont inquiétées, dans un communiqué, de ces récentes mesures gouvernementales en faveur de la prise en charge des patientes directement par des sages-femmes qui, selon ces médecins,  » nuisent à la surveillance médicale des femmes « .

Mieux connues pour leur rôle lors des accouchements, les sages-femmes pourront bientôt, à la faveur d’un décret paru le 5 juin, procéder à des avortements médicamenteux (possibles jusqu’à sept semaines d’aménorrhée). En parallèle, le ministère de la santé a lancé le 22 juin une campagne de communication présentant l’éventail de leur domaine d’action. Depuis 2009, elles peuvent assurer le suivi gynécologique de femmes en bonne santé (contraception, frottis). La campagne rappelle que la plupart des sages-femmes ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires !

Dans leur communiqué, les organisations de gynécologues fustigent toutefois une campagne qui  » suggère que consulter une sage-femme est identique en termes d’accès aux soins à consulter un médecin, alors que les niveaux de formation et de compétence sont loin d’être les mêmes « . Selon elles, il en résulte  » une perte de chances pour les femmes « , liée à des risques de  » retard au diagnostic et à la mise en place d’un traitement adéquat « . Des déclarations  » proches de la diffamation « , déplore Marie-Josée Keller, présidente du Conseil national de l’ordre des sages-femmes, qui, cette fois, a décidé de répliquer. Le Conseil s’est dit, mardi,  » profondément attristé  » par ces déclarations.

Au cœur du différend, un mot que l’on prononce, de part et d’autre, du bout des lèvres : une concurrence, crée et développée sciemment par les pouvoirs publics sur le principe de « diviser pour mieux régner » . De plus en plus, les sages-femmes ont donc obtenu des compétences qui empiètent sur celles des gynécologues même si c’est à la condition que la patiente soit en bonne santé. Dès lors qu’il y a pathologie, seul le médecin peut prendre celle-ci en charge.  » On ne retire rien au métier de sage-femme « , assure Michèle Scheffler, présidente d’honneur de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale.  » Mais elles ne peuvent pas remplacer toute la qualité d’un médecin qui a fait douze à quatorze ans d’études « , contre cinq pour leurs collègues.

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Cette crainte s’est exprimée à travers un récent imbroglio. Avec le recours aux IVG médicamenteuses (57 % des IVG en France métropolitaine), les sages-femmes ont été autorisées à prescrire quatre jours renouvelables d’arrêt de travail à leurs patientes.

Une décision que le Collège national des gynécologues et obstétriciens français désapprouve. C’est également le cas du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens français (Syngof) :  » Tout arrêt de travail relève d’une situation pathologique – qui – relève d’une prise en charge médicale par un médecin « , estime le syndicat représentatif de la profession.  » Jamais dans ma carrière je n’ai eu à prescrire jusqu’à huit jours pour une IVG médicamenteuse. Si on doit aller jusque-là, c’est qu’il y a un problème « , renchérit Elisabeth Paganelli, secrétaire générale du Syngof, évoquant les risques d’abus. Le syndicat y a même vu  » les prémices d’une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l’a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes « . Mais n’est-ce pas la norme imposée déjà depuis de nombreuses années que de tout « niveler par le bas » ?

Les organisations de sages-femmes insistent sur le fait que la plupart du temps, sur le terrain, les relations avec les médecins se passent bien. Mais elles dénoncent le  » corporatisme primaire « (sic) de leurs instances représentatives.

Dans cette bataille, les sages-femmes savent qu’elles ont les faveurs du gouvernement. Celui-ci fait d’une pierre deux coups car il voit en elles une piste pour lutter contre la désertification médicale et l’encombrement des cabinets en même temps qu’il réduit les coûts médicaux.

D’autant plus que, selon les chiffres publiés mercredi 29 juin par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le mois d’août est celui où le nombre d’avortements est le plus bas, au grand dam de Marisol Touraine. Or c’est aussi celui où les structures et les praticiens réalisant cet acte sont les moins disponibles.

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Vous comprenez sans doute mieux maintenant leur slogan :  » Tuez les tous pour qu’il n’en reste pas un pour nous le reprocher ! « 

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Abbaye de Thiron

Bref rappel historique

12ème siècle : Construction de l’abbaye par Saint-Bernard de Ponthieu (1046-1117), fondateur de l’Ordre de Tiron.

13ème siècle : Près de 120 prieurés et abbayes dans tout le quart Nord Ouest de la France, en Angleterre, en Irlande et en Ecosse, sont rattachés au monastère Percheron et à l’Ordre de Tiron.

17ème siècle : Henri de Bourbon Verneuil (fils naturel de Henri IV), abbé de Tiron, demande à des moines bénédictins de la congrégation de Saint-Maur de s’installer à Thiron et d’y construire un collège. C’est la fin de l’Ordre de Tiron.

1630 : Avec la bénédiction de Louis XIV, une école d’enseignement classique est fondée dans l’enclos de l’Abbaye par les moines de Tiron ( devenu Thiron puis Thiron-Gardais) et entraîne de nombreux remaniements et la construction de bâtiments adaptés.

La renommée du Collège de Thiron fut telle, qu’à partir de 1776, Louis XVI en fait l’un des dix collèges royaux militaires de France.

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Le 31 décembre 1778, un certain Napoléon de Buonaparte (âgé de 9 ans) obtint une bourse de Louis XVI pour venir étudier à Thiron. Néanmoins, « il ne pourra être reçu que lorsqu’il aura fait des preuves de noblesse », était-il inscrit sur son dossier. Mais nul besoin de tels documents puisque son père réussit à le faire entrer au collège de Brienne, où l’enseignement plus scientifique, préparait les élèves à devenir artilleur.

Tandis qu’à Thiron l’enseignement y était plus littéraire et artistique, les meilleurs élèves pouvait repartir avec un greffon des arbres fruitiers entretenus par les élèves.

Le Collège ferma ses portes en 1793 comme l’abbaye après les vicissitudes et autres violences de la Révolution.

Malgré une forte demande des habitants de conserver le collège, elle fut refusée et le collège fut vendu comme bien national et devint une propriété privée jusqu’en juillet 2005 où le Conseil Général d’Eure-et-Loir en fit l’acquisition, dans le but de restituer l’ensemble des bâtiments du Domaine de l’Abbaye.  

En mars 2013, les bâtiments passablement ruinés ont été rachetés par Stéphane Bern qui y a entrepris de considérables travaux de restauration et créé dans une partie des bâtiments un

Musée des Collèges royaux militaires.

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Sur le chantier !

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De droite à gauche: Stéphane Bern, Audrey Azoulay, Emmanuel Macron et le préfet D’Eure-et-Loir

L’inauguration a eu lieu le 10 juin dernier, en présence d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, Audrey Azoulay, ministre de la Culture mais aussi et surtout des princes Charles-Emmanuel de Bourbon Parme (et son épouse) représentant la branche aînée de la maison de Bourbon et Jean d’Orléans, duc de Vendôme, la branche cadette. Le musée sera ouvert au public à partir du 6 juillet 2016.

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De droite à gauche: les princes de Bourbon Parme et le prince d’Orléans

Nos chaleureux remerciements vont à Stéphane Bern, brillant défenseur de notre patrimoine historique mais aussi ardent complice en royalisme !

Le 2 juillet 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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