BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

4 Juil

Nous n’en démordrons pas (1) :

L’entourage des terroriste islamistes est TOUJOURS complice

Très vite passés au crible, les plus proches amis de Salah Abdeslam s’avèrent son meilleur rempart. Quinze hommes et une femme ont, depuis, été mis en examen, en Belgique, dans le dossier du 13 novembre, dont au moins sept sont soupçonnés de lui avoir apporté une aide plus ou moins importante dans sa cavale. Seuls deux ont échappé à la détention : Abdellah C., 35 ans, fils d’un imam radical belge, soupçonné de lui avoir prêté les codes de son compte Facebook, et Lazez A., 39 ans, brocanteur-ferrailleur dont le petit frère est mis en cause dans l’attentat déjoué de Verviers en janvier 2015, qui l’a peut-être caché quelques heures ou quelques jours dans son Jumper Citroën.

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C’est pas chouette Molenbeek !

Personne n’a, en tout cas, pu éviter l’interrogatoire entre Molenbeek et Schaerbeek. Aron, l’ouvrier roumain en bâtiment, acheteur occasionnel de cannabis ; Rachid, le patron de snack ; Rafik, le vieil ami en recherche permanente d’emploi.  » Savez-vous où il pourrait se trouver ? Qui pourrait le cacher ?  » Aux interrogations obstinées et systématiques répondent les mêmes phrases fades et laconiques :  » Je ne sais pas… « ,  » Je ne peux pas vous dire… « ,  » Je ne vois pas… ».

Aux yeux des enquêteurs, toute la fratrie Abdeslam est un temps, elle aussi, soupçonnée d’intelligence avec le fuyard. Yazid, 33 ans, Mohamed, 29 ans, Myriam, 22 ans. Mohamed, parce qu’il travaille au service des étrangers de la mairie de Molenbeek (où l’a propulsé le maire de l’époque, Philippe Moureaux) et que l’on découvre qu’il monnaye au noir ses consultations du fichier central. Myriam, parce qu’elle tente à plusieurs reprises de contacter son frère par SMS sur ses anciens numéros : «  Salah ? « , lui envoie-t-elle, sans se douter qu’elle est sur écoute. Yazid, surtout, l’aîné, parce qu’il a étrangement détruit la carte SIM d’un téléphone de ses petits frères juste avant une perquisition et que son comportement erratique au fil des mois interroge. Mais tous ceux-là connaissent sur le bout des doigts les préceptes du coran et, en particulier, la pratique de la taqiya *.

En réalité, la piste d’Abdeslam va être progressivement remontée, mais par un tout autre biais. La petite pègre de Molenbeek aime les belles voitures, les berlines rutilantes. Pour les enquêteurs, la tournée des loueurs est un passage obligé. A l’occasion de ce ratissage, un nom bien connu de leur documentation va émerger : celui de Mohamed B. Musulman pratiquant, 27 ans, tête ronde, cheveux ras sur barbe foisonnante, Mohamed B. a la particularité d’arrondir ses fins de mois d’allocataire chômage par l’achat-vente de lots d’électroménager. Une petite affaire qu’il mène en tandem avec un certain Khalid El Bakraoui, bientôt identifié comme un logisticien du 13 novembre et futur kamikaze du métro de Bruxelles, le 22 mars.

Ce qui permet aux enquêteurs d’avancer, c’est toutefois moins cette amitié affichée de Mohamed B. avec Khalid El Bakraoui que sa fâcheuse habitude de louer des BMW ou des Audi A6 avec GPS embarqué. Des véhicules dont les enquêteurs vont étudier en détail l’ensemble des trajets. Etablir des périmètres de fréquentation. Croiser avec le bornage de ses neuf numéros de téléphone portables. Pour finalement remonter jusqu’à trois planques – une quatrième a été trouvée depuis –, toutes utilisées entre septembre et décembre 2015 pour préparer les tueries parisiennes et qui vont indirectement mener jusqu’à Salah Abdeslam.

La première est la moins soupçonnable. Située à Auvelais, au cœur d’un quartier résidentiel près de Namur, c’est une ravissante maisonnette en briques rouges dotée d’une véranda et de haies verdoyantes. Les policiers la trouvent vide, le 26 novembre. Aucune trace du djihadiste. Très vite, ils apprennent toutefois l’alias de celui qui l’a louée sous un faux nom : Sofiane Kayal. Un alias déjà identifié comme celui de Lajim Laachraoui. L’artificier du 13 novembre et futur kamikaze à l’aéroport de Zaventem, le 22 mars.

La deuxième planque est repérée à Schaerbeek, en plein Bruxelles. Hasard troublant : l’adresse est située à moins de 500 mètres à pied de l’endroit où a été vu la dernière fois Salah Abdeslam par une caméra, le 14 novembre. Juste derrière la grosse église. Dans un premier temps, les enquêteurs n’ont que le nom de la rue – Henri-Bergé –, pas l’appartement. Ce n’est qu’en interrogeant, palier par palier, l’intégralité des résidents qu’ils finissent par être alertés par un propriétaire. Son locataire lui a récemment signifié être contraint de rester en Espagne  » s’occuper de sa mère hémiplégique « . Il a laissé sa carte d’identité pour le bail. Nom officiel : Fernando Castillo. Un grossier faux, sur lequel Mohamed B. pose affublé d’une perruque et d’énormes lunettes qui lui mangent le visage.

On est alors début décembre. Une nouvelle fois, aucune trace de Salah Abdeslam. Un indice tend toutefois à démontrer que l’on s’en rapproche. Dans le logement abandonné, les équipes techniques découvrent une empreinte du djihadiste et des traces d’explosifs, une machine à coudre et trois ceintures en tissu destinées à être portées avec un contenant. L’atelier des kamikazes du 13 novembre.

Reste une troisième planque, à Charleroi celle-là, 29, rue du Fort. Sa découverte est un miracle né d’un croisement chanceux entre porte-à-porte et données GPS d’un véhicule du commando laissé au Bataclan. Située dans un petit immeuble de rapport, cette planque va surtout intéresser les enquêteurs par la fausse identité de celui qui l’a louée. Là encore, le faux locataire s’est amusé à se coiffer d’une grossière perruque bouclée et de lunettes vintage sur la carte d’identité laissée pour le bail. Sous le nom d’emprunt d’Ibrahim Maaroufi, il s’agit, cette fois, de Khalid El Bakraoui.

Les jours sont parfois longs entre ces découvertes. Impossible de compter le nombre de perquisitions vaines, de propriétaires mécontents d’avoir vu leur porte défoncée… Les analyses des saisies informatiques sont faites en urgence, mais difficile d’en avoir le résultat en moins de deux mois. La législation belge empêchant de filtrer les écoutes, des piles de procès-verbaux s’entassent, noient les enquêteurs dans les méandres de conversations de ménagères. L’interprétation des échanges les plus obscurs prend des airs d’art divinatoire. Comme ce  » pour Abd « , extrait le 14 janvier d’une conversation SMS d’un détenu de la prison d’Ittre qui filoute pour réserver une voiture sur Internet depuis sa cellule ! Ou cet échange entre un numéro syrien et un portable bruxellois un jour de novembre :  » Quoi de neuf ?  » –  » Rien.  » –  » Comment ça se passe là-bas ?  » –  » Tout va bien.  » – «  C’est le bordel ici.  » –  » Je sais…  »

En parallèle, une autre enquête judiciaire progresse toutefois sans bruit. Celle sur une filière de faux papiers. Son démantèlement a démarré bien avant les attentats, en octobre 2015. Plus d’un millier d’identités contrefaites ont été saisies. Après les tueries, les enquêteurs ont repéré que trois membres de l’équipe du 13 novembre y ont eu recours, dont Salah Abdeslam. Lui aussi s’est camouflé avec une perruque ridicule façon coupe au bol des années 1970 et des lunettes gigantesques. Or, en approfondissant leurs recherches, les policiers vont tomber sur une dernière fausse carte d’identité qui va d’un coup précipiter toute la traque.

Son alias répond au nom improbable de Mehdi Vandenbus. Il s’agit en fait une nouvelle fois de Khalid El Bakraoui. C’est toutefois moins sur son nom que sur son adresse que les enquêteurs espèrent mettre la main. L’opérateur d’électricité et de gaz belge va leur fournir la réponse, mais le 15 mars… sept jours avant les attentats de Bruxelles. Le dénommé Mehdi Vandenbus a bien sollicité leurs services, début janvier, visiblement lors de son emménagement. A l’époque, il a demandé un raccordement à Forest, commune voisine de Bruxelles, 60, rue du Dries.

Une perquisition est décidée dans la journée. A force de mener des recherches infructueuses, les enquêteurs commettent cependant l’imprudence de se présenter peu nombreux, mal équipés. L’entrée est défoncée à l’aide d’un bélier. Mais, au lieu d’un appartement vide, ils tombent nez à nez avec une kalachnikov. Plusieurs policiers sont blessés. Les forces spéciales belges se précipitent, abattent le tireur, mais trop tard. Les deux fuyards ne sont autres que Salah Abdeslam et un comparse de 22 ans proche de la nébuleuse djihadiste tunisienne, et identifié depuis sous le nom de Sofien A., alias Amine Choukri.

Le tireur tué est rapidement identifié… et il se trouve qu’il a déjà été entendu au tout début de l’enquête, dès le 19 novembre. Il s’agit de Mohamed Belkaid, l’un de ceux qui ont coordonné les attaques du 13 novembre à distance, par téléphone. Agé de 35 ans, d’origine algérienne, il avait été interpellé en novembre et son appartement perquisitionné. L’homme avait nié toute proximité avec le djihadiste, allant jusqu’à assurer :  » Je ne connais pas de terroristes et j’espère que je n’en connaîtrai jamais. Je ne cautionne pas la violence au nom de l’islam ou tous les actes de ces personnes.  » Ah ! Taqiya, quand tu les tiens…Il avait imprudemment été remis en liberté alors qu’on connaissait ses liens avec la fratrie Abdeslam.

Deux appels intriguent en outre les enquêteurs, le 15 mars, dans la foulée des échanges de tirs. Leurs auteurs ont contacté un numéro qu’à force de recoupement les policiers pensent être utilisé par le djihadiste. Or ces deux personnes ont elles aussi déjà été entendues en novembre 2015. Elles aussi ont sans doute menti sur leurs accointances avec le fuyard. Il y a Boubouh M., 29 ans, technicien en sécurité incendie le jour, prof de karaté le soir et ancien voisin de palier des Abdeslam, place Communale. Mais, surtout, un certain Abid A., repéré via le téléphone de sa femme et considéré comme une des figures  » radicales  » du milieu salafiste molenbeekois.

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C’est encore Molenbeek…

 » Salah Abdeslam, c’est ma famille « , est-il un des rares à assumer, sans détour, lorsqu’il est interrogé dans la foulée des attentats.  » Sa grand-mère maternelle est la sœur de ma grand-mère paternelle « , explique-t-il ce jour-là. Surveillé de près durant les quatre mois de cavale d’Abdeslam, Abid A., père de quatre enfants, employé depuis quinze ans dans la même entreprise de nettoyage, n’offre rien, jamais, aux enquêteurs qui permette de douter de sa bonne foi initiale. La conquête par le mensonge ! Car, si les Abdeslam sont sa  » famille « , qui suspecterait la propre mère handicapée du fuyard d’une quelconque collusion avec le djihadiste ?

C’est pourtant chez la discrète Djamila, 55 ans, rue des Quatre-Vents, le vendredi 18 mars, vers 16 heures, en plein cœur du Molenbeek le plus modeste, que les enquêteurs vont découvrir un Salah Abdeslam fatigué, amaigri, au côté de Sofien A., l’autre fuyard de Forest. L’ADN du kamikaze raté du 13 novembre a été identifié dans la planque de la rue du Dries peu de temps auparavant. Quand les forces spéciales frappent à la porte, Salah Abdeslam tente une dernière échappée. Mais on lui tire dans les jambes. Il est rapidement maîtrisé, menotté, puis embarqué.

Lors de l’inspection du domicile de sa mère, l’enquêteur qui rédige le procès-verbal de constatations de ce petit deux-pièces avec buanderie, situé en rez-de-chaussée, comprend que c’est dans la cave que le djihadiste a passé les trois derniers jours. Un bien long détour et beaucoup de temps perdu pour finir par découvrir une planque évidente.

Notre équation est simple. Un seul islamiste radicalisé = arrestation et expulsion ou relégation (si l’expulsion s’avère impossible) de l’ensemble de la famille et de tous les proches identifiés. Il ne peut y avoir d’exception.

 

* Pratique consistant à dissimuler sa foi (et par extension ce qui lui est rattaché) sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Dérivée de la « ruse divine », c’est la conquête par le mensonge. Une spécificité de l’islam.

Nous n’en démordrons pas (2) :

La santé n’a pas de prix car elle n’est pas une marchandise

Et même s’il est de bon ton d’affirmer que si elle n’a pas de prix…elle a néanmoins un budget. Car ce serait oublier que l’allongement régulier de l’espérance de vie n’a aucune chance de s’accompagner d’une réduction du coût de la (bonne) santé. Vouloir le contraire, rejoint les volontés eugénistes des « heures les plus sombres de notre histoire » ou, plus près de nous, celles de penseurs bien en cour tel l’incontournable Jacques Attali.

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Or, il se trouve dans la nouvelle loi santé, promulguée le 26 janvier, une disposition qui aura sans doute échappé à la plupart des Français. Elle constitue pourtant l’acte fondateur d’une réorganisation majeure de la carte hospitalière ces prochaines années. Au 1er juillet de cette année, 850 hôpitaux publics français doivent chacun avoir obligatoirement rejoint un groupement hospitalier de territoire (GHT), afin d’y développer coopérations, mutualisations et économies d’échelle.

Au total, 130 GHT doivent être créés. De tailles variables, sans personnalité juridique propre, certains groupements réuniront seulement deux ou trois établissements quand d’autres en compteront plus de vingt, pour des bassins de population allant de 50 000 à plus 2 millions d’habitants.

 » C’est une véritable révolution pour nos hôpitaux, en matière d’offre de soins, de présence hospitalière sur le territoire, il y aura un avant et un après « , a estimé, mercredi 29 juin à Brest, la ministre de la santé, Marisol Touraine. Votée en décembre, la mesure a été mise en route au pas de charge par le ministère, suscitant au passage la résistance d’élus locaux contestant le GHT de rattachement de leur hôpital et inquiets d’éventuelles fermetures de lits. Financés différemment, les hôpitaux psychiatriques ont demandé des garanties sur le maintien de leurs spécificités. Dix d’entre eux ont obtenu un statut dérogatoire, tout comme les hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Prélude à d’importantes restructurations, ces groupements hospitaliers suscitent aujourd’hui beaucoup d’inquiétudes. Dans un premier temps, des économies d’échelle devraient être obtenues par la seule mutualisation des achats des hôpitaux. Ce sont ensuite les disciplines dites  » médico-techniques  » (pharmacie, laboratoires de biologie, imagerie) qui seront regroupées, sans que cela soit perceptible par les usagers. Mais, très rapidement, c’est l’offre de soins hospitalière elle-même qui a vocation à être repensée et  » optimisée  » au sein des territoires couverts par ces GHT. Entendez que cette offre de soin a toutes chances de fondre comme peau de chagrin …D’ici un an, les hôpitaux devront tous avoir établi un  » projet médical partagé  » (pour les gestionnaires et socialistes qui plus est, c’est le mot « partage » qui l’emporte largement sur le « projet médical« ) précisant leur rôle respectif dans chaque filière de soins (chirurgie, obstétrique, anesthésie-réanimation) et permettant d’identifier les doublons au sein du territoire. Charge ensuite aux hôpitaux de se réorganiser pour proposer différents degrés de soins, comme c’est déjà le cas pour les maternités, classées en trois niveaux. Qu’est-ce que cela signifie ?

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En clair, certains services vont fermer.  » Est-ce qu’il y a forcément besoin d’un bloc opératoire dans tous les petits hôpitaux ? Il vaut parfois mieux fermer certains plateaux techniques maintenus à bout de bras par des équipes épuisées  » (NDCER: surtout si on organise leur paupérisation et la réduction des personnels grâce au numerus clausus des études médicales), constate Nicole Smolski, la présidente de l’intersyndicale Action praticiens hôpital (APH). Pour subir certaines interventions lourdes, des patients devront donc sans doute à l’avenir faire plus de kilomètres.  » Il va se passer la même chose que pour les maternités : on va faire des usines à soins comme on a fait des usines à bébés « , déplore Jean Vignes, le secrétaire fédéral de SUD-Santé Sociaux. Pour lui,  » les seuls qui vont y gagner, ce sont les ambulanciers « . Ce qui donnera du boulot à beaucoup de jeunes issus des banlieues interdites, qui n’ont pas encore d’emploi ! Tout est cohérent au sein du pouvoir en place…

Demain, les médecins recrutés sur l’hôpital le plus attractif du groupe pourront, s’ils le souhaitent, encouragés par une prime, aller exercer un ou plusieurs jours par semaine dans les autres hôpitaux du GHT.  » Cela va désenclaver certains établissements « , se félicite Nicole Smolski qui oublie d’ajouter que cela va également mettre un terme à « l’unité de temps et de lieu » qui n’est pas seulement un élément important du théâtre. Dans les faits, les médecins seront amenés à travailler sur plusieurs sites, où ils exerceront des tâches différentes, diversifiant ainsi leur activité. Consultations sur un site, soins et interventions plus techniques sur un autre et, pourquoi pas des ménages ailleurs ! Dailleurs, nous avons raison de nous méfier lorsque l’on entend ceci :  » Ce n’est pas forcément un dessaisissement des petits hôpitaux au profit des plus grands, la ressource médicale va être partagée « , confirme Frédéric Valletoux, maire (LR) de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et président de la Fédération hospitalière de France (FHF), le lobby des hôpitaux publics.

Si les GHT peuvent être une  » opportunité pour des restructurations harmonieuses « , comme l’écrit l’intersyndicale des praticiens hospitaliers (très liée à Marisol Touraine) dans sa lettre interne, l’outil va être mis sous haute surveillance. S’il juge que les GHT peuvent être un  » bon outil « , André Laignel, maire (PS) d’Issoudun (Indre) et vice-président de l’Association des maires de France, met ainsi en garde contre le risque que  » les petits hôpitaux deviennent simplement des établissements pour personnes âgées et qu’on les prive de leur service actif « . Ça tombe bien, la population vieillissant à grand pas, les politique ont pensé qu’elle avait davantage besoin d’EHPAD que d’hôpitaux…

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 » La carte hospitalière n’est pas éternelle, dit Frédéric Valletoux. On demande à l’hôpital de faire un milliard d’euros d’économie par an, il faut bien trouver ces économies quelque part.  »

Ah ! C’était donc ça la véritable raison de la loi santé ? Alors vous comprenez pourquoi nous n’en démordrons pas…

 

Et nous n’en démordrons pas (3) :

Les Autrichiens voteront de nouveau

Malgré les calomnies et autres manipulations du Monde, le journal officiel de la pensée conforme et obligatoire (lire http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/23/presidentielle-en-autriche-les-mauvais-arguments-des-tenants-de-la-manipulation_4924855_4355770.html), la Cour constitutionnelle autrichienne a annoncé vendredi l’invalidation du résultat de la présidentielle qui a vu l’écologiste Alexander Van der Bellen battre de peu le candidat populiste Norbert Hofer en mai, en raison d’irrégularités dans le dépouillement de certains suffrages. Cette décision sans précédent, qui valide le recours déposé par le parti FPÖ de M. Hofer, ouvre la voie à un nouveau scrutin, sans doute à l’automne.

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Alexander Van der Bellen, qui l’avait emporté avec 50,3% des voix, devait prendre ses fonctions le 8 juillet. L’intérim à la tête de l’État sera assuré par la présidence de la chambre basse du parlement. Le deuxième tour de l’élection «doit être de nouveau organisé dans toute l’Autriche», a annoncé Gerhart Holzinger, président de la plus haute juridiction du pays lors de la lecture de la décision.

«Cette décision est destinée à renforcer la confiance dans notre État de droit et dans la démocratie», a ajouté le juge, expliquant que cette annulation résultait de la mise en évidence de « nombreuses négligences » dans le dépouillement des urnes et des votes par correspondance qui entachent la validité du résultat. Méthode classique de ceux qui ont le projet de tricher…

L’enquête et les auditions de la Cour ont permis de confirmer que plusieurs dizaines de milliers de bulletins provenant du vote par correspondance avaient été dépouillés de façon irrégulière, soit en dehors des heures légales, soit par des personnes non habilitées. Or, rappelons que la différence des voix entre les deux candidats ne fut que de 30 863 bulletins : au coude à coude le soir du scrutin, le 22 mai, les deux candidats n’avaient été départagés que par les votes par correspondance, qui ont représenté 16,7% des suffrages exprimés.

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Norbert Hofer

Notons néanmoins ce clin d’oeil de l’Histoire : l’intérim à la tête de l’État serait assuré collégialement par la présidente et les deux vice-présidents du Conseil national, la chambre basse du parlement…parmi lesquels figure Norbert Hofer.

Une surveillance draconienne du prochain scrutin s’impose tant les trafiquants chercheront à réussir cette fois leur mauvais coup.

 

 Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Une résurrection !

Car, il n’y a pas si longtemps, la tapisserie française a bien failli mourir…Elle n’était plus ni en cour ni à la mode.

Alors, ne manquez pas la superbe exposition de la Galerie des Gobelins, à Paris, jusqu’au 18 septembre 2016:

Jean Lurçat (1892-1966)
Au seul bruit du soleil

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Elle nous invite à redécouvrir le parcours de cet artiste-peintre, céramiste, créateur de tapisseries, dont l’influence a marqué l’histoire de la tapisserie contemporaine.

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La scénographie, conçue par Jean-Michel Wilmotte, est pensée comme l’hommage d’un architecte s’apprêtant à revêtir son habit d’académicien, à un aîné pour qui le décor et l’architecture étaient étroitement liés. Dès la première salle, nous sommes plongés dans l’univers de l’artiste, par une évocation de la façade de sa maison-atelier construite à Paris par son frère, l’architecte André Lurçat. La porte franchie, c’est dans l’atelier du peintre, évoqué par la scénographie audacieuse de Jean-Michel Wilmotte, que le visiteur peut admirer les premiers travaux de l’artiste, avant de poursuivre son parcours chrono-thématique sur les deux niveaux de la Galerie des Gobelins. L’accrochage permet d’explorer l’étroite relation qui existe entre tapisserie, tapis et haute décoration intérieure.

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Mais ce n’est pas tout !

Car, il ne faudrait pas oublier la visite de la Cité internationale de la Tapisserie qui ouvre ses portes le 10 juillet à Aubusson (Creuse)

avec un objectif : « contribuer au rayonnement d’un savoir-faire et d’une pratique qui ont fait de la tapisserie d’Aubusson un label de renommée internationale », souligne son directeur, Emmanuel Gérard.

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Derrière sa façade monumentale évoquant la trame multicolore du métier à tisser, dessinée par la graphiste Margaret Gray, le nouveau complexe dispose de 5 000 mètres carrés. C’est à la fois un musée, avec une collection labellisée « musée de France », dont 330 tapisseries (avec réserves et atelier de restauration), « mais aussi un lieu de conservation et de diffusion, un centre de ressources, un espace de formation et d’accompagnement de la filière et l’outil de développement économique d’un territoire sensible », ajoute M. Gérard.
Le sursaut eut lieu en 2009, alors que le dossier de candidature à l’Unesco était retenu. L’organisation inscrivait la tapisserie d’Aubusson sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une reconnaissance internationale des savoir-faire, ancrés depuis le XVe siècle dans cette bourgade médiévale baignée par la Creuse. Le label donna naissance en 2010 au projet de Cité internationale.

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Après trois ans de travaux, pour un budget de 8,5 millions d’euros, le bâtiment de l’Ecole nationale des arts décoratifs a été réhabilité et rhabillé par l’agence d’architecture Terreneuve, sous le pilotage du syndicat mixte, maître d’ouvrage, réunissant le conseil départemental de la Creuse, la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et la communauté de communes Creuse Grand Sud.

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Les collections du musée de la tapisserie, rapatriées à la Cité internationale, seront mises en valeur dans des décors historiques en trompe-l’œil montés dans la Nef des tentures, espace d’exposition de 1 200 mètres carrés sur sept mètres de hauteur. L’espace centre culturel et artistique Jean-Lurçat est consacré aux expositions temporaires, avec l’œuvre de l’artiste en majesté pour l’ouverture.

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu’à 700 personnes travaillaient dans les plus grandes manufactures, aujourd’hui disparues. « Entre 2000 et 2012, le nombre d’ateliers a été divisé par quatre [passant de seize à quatre], rappelle M. Gérard. Le risque de disparition était réel. Le label Unesco est un message sur la transmission. On observe un réveil, un intérêt des créateurs pour une expression textile, pour la tapisserie, alors qu’elle n’était plus présente dans les galeries. »

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N’oubliez pas Aubusson !

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Le 4 juillet 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

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  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. : I. Avec Hamon, Paris deviendrait Molenbeek s/Seine-et varia | actualitserlande - janvier 25, 2017

    […] C’est de Molenbeek, rappelons-le, que partirent, à la veille du 11 septembre 2001, les deux assassins du commandant anti-talibans Ahmed Chah Massoud. Là, que Malika El-Aroud, compagne de l’un des deux terroristes et devenue la « veuve noire » du Web, Khalid Zerkani, un recruteur à grande échelle, ou Fatima Aberkan, qui développa une sorte d’agence de voyages vers la Syrie et y envoya sa famille, purent agir en toute impunité. Salah Abdeslam, l’homme qui a échappé pendant quatre mois à la police belge après les attentats de Paris, ou Abdelhamid Abaaoud, l’un des « contremaîtres » de ces massacres, ne sont finalement que les héritiers de ces apôtres du « djihad global » (Lire « L’entourage des terroristes islamistes est toujours complice  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/04/bulletin-climatique-quotidien-4-juillet-2…). […]

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