BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Juil

 

 

Quand la traite négrière est maquillée en « sauvetage« 

Ce n’est pas faute de l’avoir révélé puis répété mille et une fois dans les pages de ce blogue, les négriers des plus grandes mais aussi des moins grandes entreprises industrielles et commerciales de l’Union européenne se cachent désormais derrière le masque indigne de la compassion pour encourager et organiser la traite en provenance d’Afrique, d’Asie voire même d’Océanie. Et c’est ainsi qu’ils osent appeller « sauvetage » la récupération en haute mer de hordes migrantes attirées par l’illusoire richesse de nos pays pour en faire de nouveaux esclaves à bas coût en même temps qu’ils offrent, aux dirigeants politiques menacés par leurs peuples, les moyens de parvenir au « Grand Remplacement » des populations de souche. Les articles que nous avons produits sur le sujet sont innombrables et notre moteur de recherche vous les rappellera.

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Mais voici aujourd’hui un nouveau témoignage à charge, révélé par l’inattendu quotidien Le Monde qui décrit la prise en charge de 109 migrants par l’Aquarius, navire de l’Association SOS-Méditerranée, dans des conditions qui sortent manifestement du cadre dévolu à une ONG (organisation non gouvernementale). Lisez bien ce que nous dit ce journal.

 » Partis sur un canot surchargé près de Tripoli en Libye, ils ont d’abord été secourus par un navire militaire avant d’être remis à un navire marchand, ASSO 25, et finalement de trouver place à bord de l’Aquarius. Triste préfiguration du ping-pong entre Etats qu’ils risquent de connaître bientôt en terre européenne ? Qui sait…

 » Il est 21 h 30, l’Aquarius vient de refermer le bastingage à l’endroit où sont montés un à un ces 109 hommes, six femmes et un enfant, venus de Guinée Conakry, du Mali, de Côte d’Ivoire ou du Sénégal. À l’heure où l’équipe de SOS Méditerranée, essuie la transpiration de son front et range les gilets de sauvetage, celle de Médecins sans Frontières (MSF) prend le relais. En même temps que la distribution d’un kit – contenant couverture, bouteille d’eau, biscuits reconstituants, chaussettes et serviette –, les infirmiers opèrent un premier « tri » des urgences. Erna Rijnierse, le médecin, accompagne vers sa clinique un jeune homme blessé par balle et un autre mal en point après un accident de voiture (sic). »

 » Dans la salle voisine, la clinique N° 2, celle d’Angelina Perri, la sage-femme, tourne à plein régime. Six femmes et le garçonnet de trois ans attendent leur tour. Toutes ont été brûlées sur le bateau par un jerricane d’essence renversé sur elles ; trois sont enceintes. Ruth, une jeune nigériane souffre trop pour s’occuper de son enfant. Son ventre et ses cuisses sont à vif et elle a dû conserver ses vêtements pendant les dix heures passées sur le navire marchand et avant encore sur le bateau militaire qui les a sauvés de la noyade (NDCER: il n’y avait aucune noyade en vue mais, par un simple appel de téléphone satellitaires, ces migrants ont hélé un taxi maritime pour gagner l’Italie dans les meilleures conditions de tranquillité possible ! Vous n’auriez même pas ce confort sur un navire de croisière de chez Costa…). »

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Cette arrivée prématurée sur l’Aquarius avant même l’entrée du navire dans sa zone de patrouille au nord de Tripoli, a été la surprise de ce 4 juillet. Sa mission de recherche et sauvetage (SAR, pour Search and Rescue), organisée par le Centre de coordination et de sauvetage maritime de Rome (MRCC), devait commencer tard dans la nuit, une fois le bâtiment positionné en limite des eaux internationales. Elle a été devancée par cette demande précoce de transbordement. Pas de la part des migrants eux-mêmes mais du navire marchand auquel les avait refilés le garde-côtes italien ! Mais vous avez bien lu. La mission officielle de l’Aquarius est bien de « recherche » et de « sauvetage » (Search and Rescue) : on les CHERCHE (des fois qu’ils se cacheraient derrière les vagues de la Méditerranée) et…on les SAUVE, rien de moins, au cas où ils auraient décidé envers et contre tout…de se noyer. Ils nous prennent vraiment pour des c…

Mais, même si les équipes de l’Aquarius s’estiment plus utiles à scruter et sauver directement les esquifs en péril, qu’à jouer les taxis, il est difficile de refuser une mission demandée par le MRCC. Ce service gère toutes les opérations de secours entre l’Italie et les côtes africaines et tous les bateaux qui font des sauvetages travaillent sous ses ordres. Et pas question d’y déroger (Lire « Hep taxi ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/17/bulletin-climatique-quotidien-17-fevrier-2015de-la-republique-francaise/) puisque l’objectif n’est pas de sauver des vies mais d’importer à tout prix une main d’oeuvre à bas coût, qui alimente le dumping social et l’acculturation de nos enfants.

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Et Le Monde d’ajouter pour nous faire venir la larme à l’oeil :

 » Le matin, l’équipe de MSF avait formé tout le monde aux massages cardiaques et au déplacement des blessés graves sur civière. « On aurait aimé avoir un peu plus de temps pour intégrer les nouveaux », regrettait Bertrand Thiébault, un Français pilote d’un des canots de sauvetage, mais l’urgence a eu raison du programme.

Une fois la nuit tombée, Alexandre Moroz, le capitaine du navire est venu lui-même contrôler que l’accueil se passait bien pour ses nouveaux passagers. Pendant ce temps, sur le pont, l’équipe a commencé ses tours de garde. Des permanences de deux heures à scruter la mer, sans trêve, en quête d’un esquif en perdition… A l’heure du coucher, une question traînait de cabine en cabine sur l’Aquarius : est-ce que cette opération précoce augure vraiment d’une semaine chargée ? Réponse dans les prochains jours. »

Alors, retenez tout de même qu’au cours de la seule journée d’hier 5 juillet 2016, plus de 4 500* migrants économiques et faussement clandestins, sub-sahariens, ont été ainsi prétendument  » SECOURUS  » mais en réalité  » IMPORTÉS  » en Europe par la marine italienne et ses complices, chargés de la basse besogne.

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Ah, si seulement les négriers du commerce triangulaire avaient eu de tels moyens à leur disposition, ils auraient pu facilement tripler la population des champs de coton ou de canne à sucre…

* A ce rythme-là, s’il se maintient, le compte est simple : ce sont 1 642 500 immigrés de plus en un an sur le continent européen. Le « Grand Remplacement » est en bonne voie car il en restera encore près de 1 200 000 000 sur place (15,7 % de la population du monde) et qu’avec un taux de fécondité moyen de 4,7 enfants par femme (7,6 au Niger) l’Afrique représentera pas loin de 40% de la population du monde en 2 100 ! À vous de savoir ce que l’on doit exiger de nos gouvernements et comment…

 

Le terrorisme islamique face aux pieds nickelés

Dès mars 2012, après l’affaire Merah à Toulouse et Montauban, nous avions pointé du doigt les scandaleuses défaillances de nos services de renseignement (Lire « Affaire Merah : une affaire d’Etat » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/24/affaire-merah-une-affaire-detat/).

Que s’est-il passé depuis ? RIEN. Ah, si… les attentats terriblement meurtriers de janvier et de novembre 2015 à Paris et l’attaque terroriste du Thalys en août 2015 ! Sans compter ceux de Bruxelles en mars 2016 qui furent directement liés aux précédents. Bref, un échec sur toute la ligne,malgré nos alertes régulières.

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Alors, intéressons-nous au rapport de  la commission d’enquête parlementaire sur l’action de l’Etat face aux attentats de janvier et novembre 2015, rendu public mardi 5 juillet. Ce document de trois cents pages se nourrit notamment des auditions de quatre ministres et des directeurs des services de renseignement. Un important travail de synthèse qui aboutit à trente-neuf propositions, que le rapporteur de la commission, le député PS Sébastien Pietrasanta, et son président, le député LR Georges Fenech, viennent de présenter.

Ces propositions balayent plusieurs thématiques allant de l’organisation des secours en situation de crise à la sécurisation du territoire en passant par les failles des services de renseignement. Celles que nous dénonçons depuis plus de quatre ans ! C’est sur ce dernier point que les propositions du rapporteur sont les plus poussées : elles invitent à repenser en profondeur les différents étages de la lutte antiterroriste. Leur examen met en lumière l’étonnant foisonnement d’acronymes qui prolifèrent dans le renseignement français et sa conséquence : un criant manque de coordination.

Lors de son audition devant la commission, le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet, avait résumé l’ampleur du chantier :  » Des attentats comme ceux du 13 novembre marquent bien un échec du renseignement extérieur : ils ont été planifiés à l’extérieur de nos frontières et organisés en Belgique, c’est-à-dire dans l’aire de compétence de la DGSE. Ils représentent aussi sans doute un échec pour le renseignement intérieur, dans la mesure où ils se sont produits sur notre sol.  » Ajoutons, pour vider l’abcès, qu’ils ont en partie été le fait de « Chances pour la France« , nées, nourries, éduquées et entretenues grâce à l’idéologie dominante du  » Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il s’aime… »

Premier niveau de réforme exploré par la commission : le renseignement territorial. Afin d’améliorer la détection des  » signaux faibles « , Sébastien Pietransanta suggère de redynamiser le renseignement de proximité, profondément désorganisé par la réforme conduite en 2008 par Nicolas Sarkozy qui avait abouti à la dissolution des RG au sein de la DCRI, ancêtre de la DGSI (renseignement intérieur). Il propose donc la création d’une Direction générale du renseignement territorial, placée auprès du ministre de l’intérieur et intégrée au premier cercle de la communauté du renseignement.

Cette nouvelle direction serait formée par la fusion du Service central du renseignement territorial (SCRT) – qui dépend de la police nationale – et de la Sous-Direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO), le service de renseignement de la gendarmerie. Elle reprendrait également les compétences de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) en matière d’information générale, la mission de lutte contre le terrorisme étant confiée à la DGSI.

Le rapporteur et le président de la commission fondent leur diagnostic sur l’interruption de la surveillance de Saïd Kouachi par la DRPP au moment de son déménagement à Reims, surveillance qui avait été reprise, puis abandonnée, par la DGSI. Cette refonte du renseignement de proximité aurait également pour conséquence d’intégrer la gendarmerie – qui couvre 95 % du territoire et 50 % de la population – au premier cercle de la communauté du renseignement, dont elle est aujourd’hui absente. Afin d’éviter que ce passage de quatre à deux services de renseignement intérieur ne réveille la rivalité qui avait motivé la fusion des RG et de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2008, le rapporteur suggère que la DGSI demeure le service  » pilote  » de la lutte antiterroriste. Toutes ces bonnes personnes risquent pourtant de se marcher encore sur les pieds.

Durant ses travaux, la commission d’enquête s’est étonnée de constater qu’il n’existait aucune entité administrative capable de coordonner l’ensemble des services antiterroristes. Créée en 1984, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) est censée remplir ce rôle, mais elle est un service de police et n’a donc aucune autorité sur les nombreux services ne dépendant pas de la police nationale.

Afin de combler ce vide, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a créé le 1er juillet 2015 une nouvelle structure, l’Etat-major opérationnel de prévention du terrorisme (Emopt), rattachée directement à son cabinet.  » Mais la commission d’enquête s’est beaucoup interrogée sur l’articulation des compétences entre l’Uclat et l’Emopt. On a eu du mal à comprendre qui faisait quoi « , souligne Sébastien Pietrasanta. Ce qui en dit long sur la paralysie chronique de tous ces services. Le rapporteur suggère de corriger ce rafistolage et de faire un peu de ménage dans les acronymes en fusionnant l’Uclat et l’Emopt. La nouvelle entité serait repositionnée auprès du ministre de l’intérieur – et non de la police nationale – et aurait ainsi autorité pour coordonner l’ensemble des directions du ministère dans la lutte antiterroriste.

Considérant que l’enjeu de la lutte antiterroriste ne peut cependant se limiter à l’enceinte de la place Beauvau, Sébastien Pietrasanta propose également de créer une véritable agence nationale de lutte contre le terrorisme, rattachée directement auprès du premier ministre. Bien qu’il nous apparaisse plus pertinent de la rattacher au ministère de l’Intérieur pour éviter les doublons, les rivalités voire…les coups bas.

Fort de sa dimension interministérielle, cette agence inspirée du National Counterterrorism Center américain aurait compétence pour coordonner l’ensemble des services antiterroristes, dont la DGSE : elle aurait en charge l’analyse de la menace, la planification stratégique, la coordination opérationnelle et veillerait au partage de l’information entre les services.

Il existe aujourd’hui un  » coordonnateur national du renseignement « , auprès du président de la République. Après huit années d’existence, il est considéré comme un conseiller de l’Elysée plus qu’un réel coordonnateur, une incarnation symbolique de la communauté du renseignement d’avantage qu’un maillon important de la chaîne. Le rapporteur propose donc de renforcer ses prérogatives en lui octroyant une capacité d’arbitrage budgétaire, pour en faire un véritable  » directeur national du renseignement « . Là encore, quand on connaît l’état des relations entre l’Elysée, Matignon et la place Beauvau, cette proposition nous semble moins pertinente qu’une centralisation totale du renseignement et de la sécurité au ministère de l’Intérieur.

La commission d’enquête a par ailleurs éprouvé de grandes difficultés à obtenir communication du nombre d’individus suivis par les différents services chargés de la lutte antiterroriste. La raison en est simple :  » un tel fichier consolidé n’existe pas « , explique son rapporteur. Chaque service disposant de ses propres fichiers, le seul outil commun à l’ensemble de la communauté du renseignement demeure le fichier des personnes recherchées (FPR)…

Avec plus de 400 000 fiches, dont 10 000 fiches  » S  » pour sûreté de l’Etat, cet outil n’est pas dédié à la lutte antiterroriste. Pour pallier ce manque, une application informatique a été créée en 2015 par le ministre de l’intérieur, le Fichier des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), qui compterait 13 000 noms.

Problème, il n’est accessible qu’aux services dépendant du ministère de l’intérieur – et donc pas par la DGSE, par exemple – et ne recense pas les personnes représentant une menace hors du territoire national. Le rapporteur suggère donc de transformer le FSPRT en une base de données exhaustive du risque terroriste alimentée et consultable par l’ensemble des services.

Comment voulez-vous que, dans ce capharnaüm policier, les terroristes ne jouent pas sur du velours ? Vivement que nous prenions les choses en main…

 

Pauvre Mozart…

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Le metteur en scène Christophe Honoré a ouvert jeudi soir le Festival lyrique d’Aix-en-Provence dans le cadre magique du théâtre de l’Archevêché avec un « Cosi fan tutte« , transposé…en Afrique sous domination mussolinienne !

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Et, comme on pouvait s’y attendre, l’adaptation de l’opéra de Mozart n’a pas séduit le public, qui a violemment hué le cinéaste et metteur en scène, réservant ses applaudissements au chef mozartien Louis Langrée et aux chanteurs, et surtout chanteuses (Sandrine Piau, Lenneke Ruiten, Kate Lindsey).

Résumé de l’intrigue…selon Christophe Honoré :

Le rideau s’ouvre sur un fortin à Asmara en Erythrée sous colonisation italienne. Une buvette, quelques indigènes noirs, rudement traités par les soldats italiens, voire abusés sexuellement (pouvait-il en être autrement dans un opéra de Mozart remis au goût du jour de la pensée conforme et obligatoire ?), campent le décor.

Le cinéaste (« Les chansons d’amour« , « Les Malheurs de Sophie« ) n’en est pas à son coup d’essai : il a déjà monté pour l’Opéra de Lyon « Pelléas et Mélisande » de Debussy et « Les Dialogues des carmélites » de Poulenc. « C’est irrésistible de venir monter un Mozart à Aix-en Provence » a-t-il confié à l’AFP. C’est surtout catastrophique lorsque c’est à lui que l’on confie cette réalisation ! « Même si Cosi fan tutte est une oeuvre très particulière chez lui : c’est une oeuvre sublime mais avec un livret qui pose des défis très forts à la mise en scène: le caractère bouffe mais très cruel, la misogynie très réelle du livret, et cette idée insensée que ces jeunes filles ne reconnaissent pas leurs amoureux sous prétexte qu’ils ont une moustache« . Ce type est un malade…

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Christophe Honoré. Tout y est…

Mais ce n’est pas tout. « Il y a dans cette musique quelque chose de très solaire, très méditerranéen qui fait que j’avais envie de cette atmosphère plus africaine » ose-t-il ajouter oubliant que l’on se passerait aisément de « SES » envies.

Les jeunes Ferrando et Guglielmo sont fiancés à deux soeurs, Dorabella et Fiordiligi. Afin de prouver à un vieux philosophe que leurs fiancées sont fidèles, ils font mine de partir à la guerre et reviennent déguisés sous de fausses identités pour les courtiser. « Venant du cinéma je veux toujours que les choses soient très incarnées et donc il faut qu’elles ne les reconnaissent pas. J’ai essayé de travailler sur un contexte qui fait que ces deux soldats, quand ils reviennent sont rejetés, pas uniquement parce que ce sont d’autres hommes, mais parce que ce sont des étrangers« , explique le metteur en scène.

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« Le travail sur le déguisement ne doit pas être folklorique mais raconter quelque chose de plus dérangeant, sur le rejet de l’étranger« , ajoute-t-il. Nous y voilà ! C’est ce qui l’a amené à construire l’opéra en Afrique au moment de la colonisation italienne. « Tout se passe dans une petite société d’expatriés, de colons abusant (NDCER: nécessairement) de leur domination et de leur pouvoir« .

Voici donc Ferrando et Guglielmo revenant séduire leurs belles sous l’uniforme de soldats fascistes italiens et de surcroît maquillés en noirs. « Il y avait des locaux intégrés dans l’armée italienne, à l’image des tirailleurs sénégalais« , raconte le metteur en scène. « Ils vont revenir en ‘blackface’ » (acteurs blancs jouent des caricatures de personnages de noirs). « Ce blackface est un sujet de polémique essentiel sur les scènes de théâtre et d’opéra aujourd’hui« , observe le cinéaste, pour qui il « était intéressant de montrer qu’un blackface est toujours un acteur raciste« . Ce type est vraiment un malade…

Christophe Honoré se défend de faire une lecture politique de Cosi, mais veut « aller au plus loin de la cruauté, de l’obscénité qu’on peut entendre dans ce livret et dans les rapports homme/femme« . Les deux garçons qui fustigent l’infidélité de leurs belles ne font-ils pas bien pire, en violant des indigènes ?

Le soleil d’Afrique exalte aussi la sensualité de l’oeuvre : si les deux jeunes femmes succombent, c’est bien sous l’empire du désir. Les femmes sont lascives et brutales: le sexe, plus que l’amour, mène la danse. Mais la lecture du cinéaste reste fort inhibé, et on s’ennuie un peu dans les péripéties interminables du deuxième acte.

Quoi qu’il en soit, le public plutôt traditionaliste du grand festival lyrique a boudé la mise en scène, tout en saluant la baguette légère et précise de Louis Langrée à la tête du Freiburger Barockorchester.

À OUBLIER AU PLUS VITE.

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Et le  » Corxit « , c’est pour quand ? 

Pour la première fois depuis qu’il a été nommé à Matignon, Manuel Valls, accompagné de quatre membres de son gouvernement – l’incontournable Najat Belkacem (éducation), Jean-Michel Baylet (collectivités territoriales), Emmanuelle Cosse (logement) et Christian Eckert (budget) –, était reçu, lundi 4 juillet, à la collectivité territoriale de Corse (CTC) pour engager le processus de création de la future collectivité unique de Corse, qui assumera simultanément les compétences de la région et des départements.

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Manuel Valls à l’Assemblée de Corse

Vint le temps des discours. En français.  » Cette belle langue qui nous permet de nous comprendre parfaitement, même à demi-mot, a lâché avec un sourire séducteur le président Talamoni. Aujourd’hui, il ne m’est pas nécessaire d’avoir recours à un traducteur pour vous parler.  » Echanges courtois de part et d’autre. Même si les responsables de l’exécutif corse, à l’issue de la rencontre, ont convenu d' » avancées réelles « , les désaccords sur des points essentiels demeurent, au premier rang desquels les questions des  » prisonniers politiques « , qualification que M. Valls juge à juste titre impropre puisqu’il s’agit, en réalité, de mafieux qui se moquent…de la reconnaissance officielle de la langue corse.

Pour autant, ce futur nouveau statut permet à la Corse d’espérer une plus grande autonomie qui s’inscrirait alors dans les perspectives européennes tracées par l’Allemagne, ainsi que nous le rappelions dans notre Bulletin climatique du (Lire « Pourquoi est-ce la fin programmée de l’Union européenne ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/02/bulletin-climatique-du-week-end-23-juillet-2016-de-la-republique-francaise/). Et chacun, conscient des enjeux, a voulu préserver les chances de la voir aboutir. Pour les dirigeants nationalistes, la réaffirmation de la date du 1er janvier 2018 pour la naissance de la collectivité unique était un élément important. Cette collectivité unique qu’ils appellent de leurs vœux, ils craignent qu’elle ne soit remise en cause en cas d’alternance à droite en 2017.

Le premier ministre leur a assuré qu’il était déterminé à aller vite,  » sans perdre de temps « . Le projet d’ordonnance organisant son statut, après avoir reçu l’avis formel de la CTC, sera soumis au Parlement  » dès cet automne « . Il répond partiellement à certaines des attentes des négociateurs corses. Ainsi, une chambre des territoires, composée de représentants de la collectivité de Corse, des communes et des intercommunalités, dont le siège sera établi à Bastia, sera créée. Ceci afin de  » préserver l’équilibre des pouvoirs et des territoires « .

Le gouvernement a également apporté une réponse que beaucoup attendaient sur la prolongation du régime fiscal dérogatoire – les  » arrêtés Miot  » – dont bénéficie la Corse et qui devrait s’éteindre à la fin de l’année : une perspective que rejettent unanimement les élus corses mais, à deux reprises, le Conseil constitutionnel s’est dressé en travers de sa prorogation, ce qui laisse une étroite marge de manœuvre.

M. Valls s’est dit convaincu qu' » une voie juridique existe pour prolonger le régime dérogatoire spécifique  » (NDCER: au nom de quoi sinon un besoin électoraliste à moins d’un an d’élections à haut risque ?). Le gouvernement souhaite élaborer une proposition de loi avec les parlementaires insulaires de tous bords, que le gouvernement soutiendra et qui pourrait être présentée cet automne au Parlement.

 » Nous avons entendu les demandes des élus corses. Le gouvernement a respecté sa part du contrat « , a lancé le Premier ministre. Mais il a aussi tracé quelques  » lignes -rouges  » de principe au-delà desquelles il n’est pour lui pas question d’aller.  » L’affirmation de l’identité corse ne passera pas par l’exclusion, la coofficialité de la langue ou le statut de résident « , a-t-il répété. C’était le moins qu’il pouvait faire.

 » Il est nécessaire que des signaux positifs soient adressés « , a plaidé M. Talamoni, rappelant les délibérations en faveur des prisonniers Corses adoptées par l’Assemblée corse et de nombreux exécutifs locaux. S’il s’est engagé à étudier toutes les demandes de rapprochement, hormis pour les détenus condamnés pour leur participation à l’assassinat du préfet Erignac, en 1998, M. Valls a redit la position de son gouvernement :  » Ni prisonniers politiques, ni amnistie, ni oubli d’un crime grave commis contre la République, respect du principe d’humanité. C’était là aussi le moins qu’il pouvait faire. »

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 » La position du gouvernement est intenable car elle s’oppose à la volonté massive du peuple corse, a fustigé M. Talamoni devant la presse. Nous sommes confiants dans notre capacité à faire bouger les choses.  » Ce qui signifie :  » Nous ne lâcherons rien « …

Et si l’achat de la Corse aux Génois en 1768 par Louis XV avait été un cadeau empoisonné ?*

* Lire « Kalliste, ou le cadeau empoisonné de Louis XV » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/29/le-billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-kalliste-ou-le-cadeau-empoisonne-de-louis-xv/

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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JARDINS DE LUMIERE OU L’EXPERIENCE DES JARDINS DE NUIT

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De début juillet à fin août, au cœur de l’été et à la tombée de la nuit, le Domaine de Chaumont-sur-Loire propose une promenade nocturne dans les allées du Festival International des Jardins, au milieu des créations des architectes paysagistes retenus pour la 25ème édition « Jardins du siècle à venir ».

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Les « Jardins de Lumière » entraînent librement le visiteur dans une déambulation poétique au sein du Festival entièrement revisitée par des « ingénieurs lumière » et réalisée grâce à des diodes électroluminescentes à basse consommation d’énergie.

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Les jardins se transforment alors pour prendre des couleurs étonnantes et émerveiller les regards, en créant de nouvelles ambiances, insolites, féeriques ou mystérieuses, où les ombres géantes et mouvantes, ainsi que de subtils reflets emportent l’imaginaire du spectateur vers de nouveaux espaces en des paysages magiques.

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Cette mise en lumière exceptionnelle est réalisée, chaque année, grâce à la continuité des partenariats avec Philips, Citeos et NéoLight.

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HORAIRES

Les visites nocturnes du Festival des Jardins se feront de 22h00 (nuit tombée) à minuit. Dernier accès 1h00 avant la fermeture du site.
Tous les soirs du 1er juillet au 31 août 2016.
Sans réservation.

Le 6 juillet 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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