BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Juil

La fraude aux prestation sociales explose

Mais ce n’est pas étonnant quand on sait à qui elle profite

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En dépit de la mise en place du Comité national de lutte contre la fraude (CNLF) en 2007, la fraude aux prestations sociales s’amplifie. L’année dernière, la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) a détecté près de 40 000 fraudes pour un montant de 247,8 millions d’euros, en hausse de 18,2% par rapport à 2014. Ce qui, compte tenu de ce qu’elle ignore, laisse imaginer l’ampleur des détournements.

Dans le détail, ce sont 39 934 fraudes aux seules prestations, qui ont été observées contre 32 828 en 2014. Seul point relativement positif, l’augmentation des fraudes constatées est moins vive qu’en 2014. Entre 2013 et 2014, elles avaient augmenté de 56% ! A moins que les moyens de détection soient de moins en moins performants…ce qui n’est pas exclu.

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Les Caf ont versé en 2015 près de 70 milliards d’euros de prestations (RSA, allocations familiales, Aide au logement, Allocation aux adultes handicapés, prime d’activité…) à 11,8 millions d’allocataires. Quelque 32,8 millions de données d’allocataires ont été vérifiées grâce à des échanges de données avec Pôle emploi ou la Direction générale des finances publiques (DGFIP) et à des contrôles à domicile qui sont les seuls moyens dont disposent les Caf. Quand on sait que bien peu de données (pour ne pas dire aucune), concernant les allocataires issus de l’immigration, peuvent être véritablement croisées il apparaît évident que ces derniers sont la source principale des détournements.

Quelles sont les fraudes les plus courantes ? En majorité, les cas de fraudes relèvent d’omissions mais surtout de fausses déclarations sur les ressources du ménage et encore sur les situations professionnelles. La dissimulation de concubinage est également observée, en particulier parmi les pratiquants de la polygamieParmi les allocations, les fraudes sanctionnées concernent le plus souvent les minimas sociaux (RSA, minimum vieillesse) – 68,55% des cas en 2014, les chiffres de 2015 ne sont pas encore connus – et les aides au logement (23,17% des cas en 2014).

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Mais la lutte reste totalement inégale, compte tenu du rapport de forces. En effet, en 2015, près de 166 000 de ces contrôles ont été réalisés par seulement 640 professionnels, dont 42 ont été embauchés l’année dernière. Ce n’est pas une surprise :  » Les contrôles mis en œuvre apparaissent très insuffisants au regard des enjeux financiers et des risques de fraude « , expliquait déjà la Cour des comptes en septembre 2015 dans son rapport sur la Sécurité sociale….

Nous ne gagnerons cette  » guerre asymétrique  » qu’en renvoyant chez eux tous ces parasites.

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Les mêmes que nous retrouvons à la 13e chambre correctionnelle du TGI de Bobigny

Car c’est son quotidien à  » la 13 « , comme tout le monde l’appelle ici.  » La chambre du shit « , pourrait-on dire, puisque la 13 est la juridiction spécialisée dans les affaires de stupéfiants dans le » 9-3 « . L’écrasante majorité de ceux qui y passent sont poursuivis, en vertu de l’article 222-37 du code pénal, pour  » transport, détention, offre, cession, acquisition ou emploi illicites de stupéfiants « . En théorie, ils encourent jusqu’à dix ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende. Inutile de vous dire que les condamnation qu’ils méritent ne sont jamais réclamée par le moindre procureur…Et c’est ainsi que des milliers de jugements sont rendus chaque année sans que le  » business  » en soit vraiment affecté.

Pourtant, au tribunal de Bobigny, on estime à 1 milliard d’euros le chiffre d’affaires de la drogue dans le département, l’équivalent de la moitié du budget du conseil départemental de Seine-Saint-Denis en 2015 (2,3 milliards d’euros).

 

Dans son bureau du premier étage du tribunal, Nicolas Blot esquisse un sourire résigné. D’épais dossiers posés à même le sol attendent sa signature. D’autres s’entassent sur un meuble. Nicolas Blot préside, en alternance avec Corinne Gœtzmann, les audiences de la 13e chambre.  » Dans une affaire de vol avec armes, on a un début, un milieu, une fin, explique-t-il. Une fois jugée, on passe à autre chose. A la 13, avec les stupéfiants, on a le sentiment d’un tunnel qui n’a jamais de fin. C’est comme si on vidait l’océan à la petite cuillère…  »

La demande de produits stupéfiants est infinie, l’offre illimitée. La justice s’épuise à boxer dans le vide. Elle attrape des poids plumes sans envergure, ce qui n’enraye en rien la pérennité du  » business « .  » Souvent, alors que je suis en train de juger les trafiquants d’une cité au tribunal, d’autres ont déjà pris le relais sur place. Que voulez-vous que l’on fasse ? « , dit le magistrat.

 » Il y a quelque chose de désespérant là-dedans. Une fatalité géographique. Il y a dix ans, on dealait déjà de l’héroïne au clos Saint-Lazare, à Stains, et du cannabis dans le Vieux-Saint-Ouen… Rien n’a changé « , se désole Corinne Gœtzmann. Son bureau est à quelques portes de celui de Nicolas Blot. Une cafetière et du thé trônent à côté de la fenêtre. Cela aide quand les journées sont trop longues. Nous, ce qui nous consterne, c’est cet aveu :  » RIEN N’A CHANGÉ.  » Car cela signifie qu’il n’existe aucune volonté politique pour que ça change.

La magistrate préside depuis trois ans les audiences de la 13 après avoir passé sept années à lutter contre les très gros importateurs de drogue au sein de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) du tribunal de Paris. En arrivant dans la préfecture de la Seine-Saint-Denis, elle découvre une autre réalité du trafic, loin des millions d’euros, des réseaux d’importation, des  » go-fast  » – ces grosses voitures puissantes qui remontent le cannabis à grande vitesse, par exemple du Maroc vers la France.  » Je ne soupçonnais pas à quel point le trafic structure la vie des quartiers. Les insultes, la violence, les contrôles des habitants par les dealers… Ce sont ça, les principales nuisances. Encore plus que les effets sur la santé publique « , fait-elle le constat. Et elle n’a pas tout à fait tort…

Elle découvre, au fil des audiences, un monde parallèle avec ses codes, ses lois, ses habitudes et son sens approximatif des horaires… Personne n’est à l’heure à la 13. Les convocations sont fixées à 13 heures, mais «  ce n’est qu’à partir de 15 heures que tous les prévenus convoqués sont en général présents… quand ils sont là « . Une désocialisation poussée à l’extrême où même la menace de la prison n’incite pas à être ponctuel. Souvent, les bancs du public sont remplis par les potes du quartier. On vient soutenir les prévenus autant que leur  » mettre la pression  » pour que personne ne balance.  » Certains gérants de points de deal viennent aussi se renseigner sur la façon dont la police travaille. Les audiences sont publiques, ils en profitent. Cela fait partie du jeu… « , explique Sébastien Piffeteau, vice-procureur, à la tête de la Division des affaires criminelles et de la lutte contre la délinquance organisée (Dacrido). SAUF QUE CE N’EST PAS UN JEU ! C’est l’assassinat à petit feu ou, dans le meilleur des cas, la crétinisation progressive des jeunes consommateurs qui croient encore que les dégâts cérébraux du cannabis…c’est seulement pour les autres (Lire « Et ils veulent dépénaliser l’usage du cannabis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/09/19/et-ils-veulent-depenaliser-lusage-du-cannabis/).

Au gré des audiences se dessine la cartographie des points de deal du  » 9-3  » : les cités Arago-Zola, Emile-Cordon et Soubise à Saint-Ouen, le quartier de La Noue à Montreuil, la Capsulerie à Bagnolet, les Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois, le Clos-Saint-Lazare à Stains, la cité des 4 000 à La Courneuve…

La 13 ne juge pas que les petites mains. Quelques réseaux très organisés y comparaissent, un à deux par mois, en moyenne. Insuffisant au regard de la prolifération du trafic, estiment les magistrats du siège.  » Il nous faudrait plus de moyens « , déplore Corinne Gœtzmann. C’est ici, par exemple, qu’a été condamnée, en 2012, une partie de la fratrie des Ben Faïza, l’une des familles qui tient le trafic de drogue de la cité des 4 000, à La Courneuve. A la 13e chambre aussi qu’ont été jugés, la même année, deux des frères Houmani, autre clan des 4 000 impliqué dans le trafic. Au mois d’avril, l’un des deux a de nouveau comparu devant les magistrats. En 2014, c’était un important réseau du quartier du Plateau, à Bagnolet, qui revendait de la cocaïne stockée dans un local des services municipaux. Tous d’origine maghrébine…

En janvier, un réseau de trafiquants de la cité Gabriel-Péri, à Saint-Denis, fut jugé durant deux jours pleins : onze prévenus d’un coup. Des garçons dans la vingtaine aux surnoms pleins de poésie :  » Général « ,  » La Taupe « ,  » L’Américain « ,  » Le Gros « … Accusés d’avoir, à la fin de l’hiver 2014, refourgué du crack, du shit, de la cocaïne et un peu d’héroïne dans deux rues de Saint-Denis. Le trafic se faisait à quelques mètres d’une école maternelle et d’une école primaire. Les revendeurs étaient à peine plus vieux que les écoliers. Durant les deux jours d’audience, sur la porte de la 13, on a placardé une affichette «  13 spéciale  » pour signifier qu’il n’y aurait pas d’affaires en rafale ces jours-là. Pas de sans-grade jugés en trente minutes. Les  » spéciales  » désignent les dossiers passés par l’instruction : plus longs, plus complexes, fruits de plusieurs mois d’enquête policière. Les seuls dossiers qui ralentissent le trafic.

Comme à son habitude, Nicolas Blot s’est renseigné peu avant pour savoir si le trafic avait repris aux abords de la cité Gabriel-Péri.  » C’est encore assez calme mais l’une des deux rues où les dealers opéraient était la rue du Corbillon… Là où se trouvait l’appartement des terroristes du 13 novembre. Il y a encore plein de policiers dans le secteur « , dit-il. Ce qui, en clair, signifie :

1/ que le trafic de stupéfiants est bien communautaire,

2/ que si vous montrez la force, les trafiquants déménagent.

Mais depuis le début de l’année, les effectifs de magistrats ont été drastiquement réduits à Bobigny. Un quart de personnels en moins, d’un coup (Lire « L’héritage criminel de Christiane Taubira » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/22/bulletin-climatique-quotidien-22-juin-2016-de-la-republique-francaise/). L’audience de la 13 du mercredi a été supprimée. La chambre de la drogue ne siège désormais plus que quatre jours sur cinq. Une catastrophe alors que les trafiquants défilent comme à l’usine, que les délais de jugement s’allongent et que les couloirs du tribunal regorgent de boîtes d’archives cartonnées : 150 dossiers sont en attente d’instruction. Ils ne seront jugés que dans deux ans. Au mieux.

C’est bien ce que nous appelions  » L’héritage criminel de Christiane Taubira  » !

 

Alors, pourquoi pas ?…

Des unités territoriales spécifiquement chargées de faire le ménage dans notre pays ? Et, plus précisément, dans les quartiers les plus malfamés où les trafics en tout genre s’étendent comme la vérole sur le bas clergé breton!…

Comme en Pologne où, depuis l’arrivée au pouvoir des souverainistes du parti PiS (Droit et Justice), de nombreuses associations paramilitaires ont le vent en poupe.

Il en est ainsi de l’association de combat Strzelec, une organisation paramilitaire qui compte près de 1 500 membres. L’association revendique plus d’un siècle d’histoire, depuis la lutte pour l’indépendance de la Pologne, avant la première guerre mondiale, jusqu’à la résistance aux nazis et à l’Armée rouge. Sous les ordres du sous-lieutenant Daniel, 24 ans, le groupe s’apprête à embarquer pour un entraînement au côté de l’armée régulière polonaise, à une heure de train de Varsovie. Les saluts se font au garde-à-vous, le départ, en rang et au pas.

L’association a une longue tradition de coopération avec l’armée.  » Mais, avant, nous devions toujours solliciter le ministère de la défense. Maintenant c’est différent : c’est l’armée qui s’intéresse de plus en plus à nous « , indique le sous-lieutenant Daniel. Après l’arrivée du PiS au pouvoir en Pologne, le nouveau ministre de la défense, Antoni Macierewicz, a décidé de faire de  » l’armée de défense territoriale  » – composée de paramilitaires, de membres de clubs de tir et d’autres organisations pro-défense – le cinquième pilier de l’armée polonaise, aux côtés des armées de terre, de l’air, de la marine et des forces spéciales.

Le ministre espère que les premières brigades seront en place dès septembre, essentiellement sur le flanc est du pays. L’objectif à terme est de former 35 000 personnes rapidement mobilisables, réparties sur tout le territoire. La défense territoriale est censée combler les insuffisances des forces de réserve et augmenter le potentiel dissuasif de l’armée face à une hypothétique  » menace hybride  » venue de l’Est. Après l’agression russe en Ukraine, la Pologne a plus que jamais l’impression de servir de territoire tampon à l’OTAN en cas de menace.

Au sein de l’association de combat Strzelec, on se refuse catégoriquement à parler politique.  » Si vous me demandez si nous nous préparons à combattre les Russes, je vous répondrai que non, explique le sous-lieutenant Daniel. Nous n’avons aucun ennemi. Nous partons juste du principe que, s’il n’y a pas eu de feu dans notre commune pendant vingt ans, ce n’est pas une raison pour supprimer la caserne de pompiers.  » Ils assurent qu’ils sont autant motivés par l’aide aux populations en cas de catastrophe naturelle que par l’aspect militaire de leur tâche. 

L’immense majorité des volontaires, qui le sont souvent de père en fils, ne possède pas d’arme à feu, la législation polonaise étant très restrictive sur ce point. Mais ils s’entraînent régulièrement en milieu naturel à l’aide de répliques. «  Avec la nouvelle approche des autorités, nous attendons plus de formations spécialisées, de la mise à disposition de matériel ou de terrains d’entraînement « , souligne le sous-lieutenant. Le ministère de la défense prévoit pour eux des entraînements de deux jours par mois et même une rémunération symbolique.

En Pologne, le concept de défense territoriale assurée par des civils n’est une idée ni nouvelle ni controversée. Dans un document  » informatif  » transmis au Parlement, on apprend que  » l’armée de défense territoriale  » aura pour mission de mettre en œuvre des actions  » anti-désinformation  » et de protéger «  le patrimoine culturel et spirituel du peuple polonais « . Elle devrait aussi  » renforcer les fondements patriotiques et chrétiens du système de défense des forces armées  » et lutter contre  » les tentatives de déstabilisation interne du pays « . On croit rêver…tant c’est ce qu’il nous faut.

 » Les forces armées doivent être apolitiques, assure le sous-lieutenant Daniel. Nous avons appris la leçon depuis l’époque communiste. Même sur l’accès aux armes à feu, rares sont ceux qui souhaitent un large assouplissement des critères.  » Mais d’autres unités convergent vers le camp, les apprentis soldats s’alignent pour passer les contrôles de sécurité avec, sur les uniformes de plusieurs nouveaux arrivants, des blasons explicites :  » Mort aux ennemis de la patrie.  »

Une devise dont nous ferions bien de nous inspirer.

 

Tony Blair rattrapé par la guerre d’Irak

Le Royaume-Uni est intervenu en Irak en mars 2003 aux côtés des Etats-Unis alors que Saddam Hussein « ne présentait pas de menace imminente » et que « toutes les alternatives pacifiques (…) n’avaient pas été épuisées ». John Chilcot, le haut fonctionnaire qui préside la commission d’enquête sur les conditions de l’engagement britannique, en a dressé, mercredi 6 juillet, un bilan accablant, en particulier pour le premier ministre travailliste de l’époque, Tony Blair. « Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, a souligné le rapporteur, le Royaume-Uni a participé à l’invasion et à l’occupation complète d’un Etat souverain. »

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Unités britanniques en Irak

Peu après la publication du document, M. Blair s’est exprimé lors d’une conférence de presse : « C’était la décision la plus difficile que j’ai jamais prise, a déclaré Tony Blair. Je l’ai prise de bonne foi. J’en endosse l’entière responsabilité. J’éprouve plus de peine, de regrets et d’excuses que vous pouvez l’imaginer. » Pouvait-il dire autre chose face à ce réquisitoire ?

Fort de douze volumes et de 2,6 millions de mots, le rapport Chilcot, rendu public mercredi établit que M. Blair s’est appuyé sur son propre jugement alors que les services de renseignement « n’avaient pas établi de façon incontestable » que Saddam Hussein, le dictateur qu’il s’agissait de renverser, continuait de produire des armes chimiques et biologiques. En particulier, devant la Chambre des communes, le 24 septembre 2002, Tony Blair avait présenté « avec une certitude qui n’était pas justifiée [la] sévérité de la menace » posée par ces armes de destruction massive. Mais le rapport souligne aussi la docilité du premier ministre à l’égard du président américain Georges W. Bush, et même ses pressions en faveur d’une invasion. Le 28 juillet 2002, dix mois après le 11-Septembre, le premier ministre britannique assurait par écrit le président américain : « Je serai avec vous quoiqu’il arrive. » Cet homme ne fut qu’un valet. Et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles, à la différence de la plupart des Premiers ministres britanniques, il n’a jamais été anobli par la reine.

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Tony Blair et Georges W. Bush : deux malades

Or, selon le rapport Chilcot, non seulement Saddam Hussein ne présentait aucune menace imminente, non seulement « la stratégie de confinement [poursuivie par les Nations unies] pouvait continuer pendant un certain temps », non seulement « le Royaume-Uni a sapé l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU », mais en plus « les conséquences de l’invasion ont été sous-estimées ». Selon M. Chilcot, le gouvernement britannique « a échoué à prendre en compte l’ampleur de la tâche nécessaire pour stabiliser, administrer et reconstruire l’Irak et les responsabilités qui allaient incomber au Royaume-Uni ». A propos des relations anglo-américaines, le rapport estime qu’« un soutien inconditionnel n’est pas nécessaire lorsque nos intérêts ou notre appréciation diffèrent ».

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C’est peu dire que les conclusions du rapport, commandé le 15 juin 2009 par Gordon Brown, successeur de M. Blair à Downing Street, étaient attendues. Les familles des 179 soldats britanniques morts en Irak menaçaient même de poursuites judiciaires en cas de nouveau report. En 2009, au moment du retour des derniers combattants, M. Brown, avait annoncé que les investigations dureraient un an.

Sept ans plus tard, l’enquête était devenue un mauvais feuilleton et son indépendance mise en doute, tant les services du premier ministre ont tenté – finalement en vain – d’empêcher la déclassification de documents, notamment la correspondance entre Tony Blair et George Bush, et tant M. Blair lui-même a multiplié les embûches et les « droits de réponse ».

La publication officielle du rapport a été organisée dans un centre de conférences en face du Parlement de Westminster, en présence de familles des militaires décédés. Certaines envisagent de s’appuyer sur ses conclusions pour lancer des poursuites à l’encontre de Tony Blair. « Il a détruit nos familles. On devrait lui retirer tout ce qu’il possède, témoignait ainsi le père d’un soldat mort au front. Cette guerre était illégale. Mon fils est mort pour rien. »

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Aux Communes, un débat de deux jours sur le rapport Chilcot sera organisé mi-juillet. Mais dès mercredi 6 juillet après-midi, moment traditionnel des questions au gouvernement, le premier ministre démissionnaire David Cameron et le chef contesté du Labour, Jeremy Corbyn, se sont exprimés.

M. Cameron a appelé à « retenir les leçons du rapport » Chilcot. « Il serait faux d’en conclure que la Grande-Bretagne ne doit pas soutenir les Etats-Unis, a-t-il tempéré. Il serait faux d’en conclure qu’une intervention armée ne peut être couronnée de succès. »

Le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a mis en cause les dirigeants de l’époque pour « tromperie dans l’engagement de la guerre ». « Tous ceux qui ont pris les décisions mises en évidence dans le rapport Chilcot doivent subir les conséquences de leurs actes quelles qu’elles soient », a-t-il ajouté, visant implicitement Tony Blair. « L’invasion et l’occupation de l’Irak ont été une catastrophe, a poursuivi M. Corbyn. Elles ont conduit à casser la confiance dans la politique et dans les institutions. »

Rappelant l’énorme manifestation anti-guerre organisée en février 2003 au Royaume-Uni et dans d’autres pays, le chef du Labour a ajouté : « Pendant que la classe gouvernante se trompait si cruellement, une large partie de notre peuple a eu raison. » Une remarque qui renvoie directement à sa situation actuelle.

Mais, pour les eurolâtres du continent comme d’ailleurs pour Barak Obama, il ne faut surtout pas donner la parole aux peuples sur des sujets de cette importance !

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

 

Le 8 juillet 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 8, 2016 à 9:19 #

    LE ROI ET L’IMMIGRATION

    Pour renverser le courant de l’immigration, le Roi restauré devrait:

    1.Réformer le code de nationalité.
    2. Protéger l’identité nationale.
    3. Arréter toute nouvelle immigartion.
    4. Préférence nationale: arréter les pompes aspirantes!
    5. Organiser le retrour des immigrés dans leur pays d’origine.

    1. Réformer le code de nationalité.

    La France n’est pas qu’un territoire de forme exagonale. C’est avant tout LA NATION DES FRANCS QUI A DIEU POUR FONDATEUR. La France est sortie toute entière Chrétienne du Baptistère de Reims et quelques soient nos opinion aujourd’hui, la France possède un histoire, elle cosntitue un héritage commun : ses racines sont Chrétiennes. Réaffirmer le droit à la filiation dans l’esprit du Testament de Saint-Rémy:  » NAIT FRANCAIS TOUT CITOYEN NE DE PERE ET DE MERE CATHOLIQUES  » ; empécher toute naturalisation de citoyen non-Chrétiens, établir pour des immigrés Chrétiens la naturalisation comme procédure unique, instaurer une période probatoire, appliquer la loi sur la déchéance, rendre impossible la double nationalité, mettre fin aux mariages de convenance.

    2. Protéger l’identité nationale de la France.

    Rester maître de nos frontières, règlementer la propriété étrangère, s’opposer à l’influence politique de l’islam, démanteler les ghettos ethniques, contrôler les associations des étrangers.

    3. Arrèter toute nouvelle immigration non-Chrétienne.

    Rendre impossible l’immigration légale de tout citoyens non-Chrétien, mettre fin au regroupement familial en France des immigrés non-Chrétiens, juguler le faux tourisme, réformer le droit d’asile, préférence Chrétienne dans l’immigration.

    4. la préférence nationale: arréter les pompes aspirantes.

    Accorder la priorité d’emploi aux Français, assurer aux Français la priorité d’accès aux logements sociaux, réserver les allocations familiales aux seules familles Française, donner aux Français la priorité d’accès aux aides sociales.

    5.Organiser le retour des immigrés dans leurs pays.

    Proposer une concertation internationale sur les mouvements de population, coupler le retour des immigrés avec l’aide à leur pays d’origine, supprimer les cartes de séjour de 10 ans tacitement reconductibles, prévoir le retour des chomeurs en fin de droit, procéder à l’expulsion effective des clandestins et des délinquants étrangers, organiser le retour chez eux des étudiants étrangers à l’issu de leurs études.

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