Il est temps de nous entendre.

8 Juil

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Cela fait maintenant plus de quatre ans que nous mettons en garde contre l’incorporation de jeunes issus de l’immigration musulmane au sein de nos forces armées (dont beaucoup sont gens de sac et de corde) et que nous avons surnommée, par analogie avec la fin de l’Empire romain, la  » Barbarisation  » des forces de sécurité et de défense. Seuls quelques militaires de haut rang nous ont entendus sans pour autant que les pouvoirs publics prennent encore la mesure du danger. Car, outre leur ignorance des grandes réalités historiques, c’est le parti-pris idéologique de nos élites politiques qui les aveugle.

C’est pourquoi nous voulons profiter de la publication d’un rapport d’information de la commission défense de l’Assemblée nationale, daté du 22 juin, et qui analyse « la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national« , pour revenir sur cette question essentielle pour la survie de la nation. Présenté par Olivier Audibert Troin (député du Var LR) et Christophe Léonard (député des Ardennes PS), ce rapport a été mis en ligne mercredi 29 juin.

Dans ce document très dense, plusieurs informations relatives à l’emploi des forces sur le territoire nationale sont exposées, notamment concernant le coût et le nombre de soldats déployés sur le territoire, comme le note Philippe Chapleau, spécialiste Défense pour Ouest France. Mais outre ces enseignements, le rapport fait état d’un sujet autrement plus sensible: la radicalisation au sein de l’armée. Et selon ce document parlementaire, la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD) suit « en priorité » une cinquantaine de cas dans les rangs des armées françaises.

Pour prévenir les cas de radicalisation dans l’armée, la première mesure -qui tombe sous le sens- est d’accroître la vigilance au moment du recrutement des soldats. Et c’est ce qui ressort de ce rapport d’information. « Selon le général Jean-François Hogard, 92% des candidats à l’engagement bénéficient d’un avis ‘sans objection’ de la DPSD, les 8 % restant se voyant attribuer d’un avis ‘restrictif’ ou ‘défavorable’ lié à une vulnérabilité ou à un antécédent constitué« , détaille le document parlementaire. Ce faisant, la DPSD considère qu’elle « constitue la première brique de la lutte antiterroriste« . Nous sommes, au CER, beaucoup plus réservés et prudents puisque partisans de l’incorporation zéro. Ce qui est beaucoup plus difficile, en tout état de cause, ce sont les cas de radicalisation chez des soldats déjà engagés, prouvant ainsi que la prévention telle que nous la proposons est sans aucun doute la meilleure solution. Pour les recenser, la DPSD compte sur les signalements émis en interne.

Ainsi, « le général Jean-François Hogard a indiqué que la DPSD suit en priorité ‘une cinquantaine de dossiers de radicalisation‘ », poursuit le rapport qui précise que ce nombre « évolue en permanence« , les signalements émis n’étant pas forcément tous probants. Une fois le signal reçu, la DPSD engage des « opérations de renseignement de durée variable, les investigations se menant systématiquement à charge et à décharge« .

« Le traitement des signalements doit être prudent, car il faut éviter de stigmatiser certaines personnes, faute de quoi on risque de les pousser dans les bras de l’ennemi« , a aussi précisé le général Jean-François Hogard cité par le rapport. Mais a-t-on véritablement besoin de cette apparente « stigmatisation » pour pousser ces gens-là « dans les bras de l’ennemi » ? « Pour les mêmes signes extérieurs ‒port de la barbe, refus de parler à une femme, etc.‒, il faut savoir distinguer des cas de réelle radicalisation de ce qui peut n’être que l’expression d’un refus de la discipline ou d’un simple mal-être, et veiller à limiter les effets de stigmatisation, qui nuisent à la cohésion dont ont besoin les armées« , a précisé l’officier supérieur-bisounours.

Aucun détail en revanche n’est communiqué sur la façon dont l’armée traite ces cas (mesures disciplinaires ? renvois ?). Interrogé sur ce sujet au mois de mai, le ministère de la Défense s’était refusé à tout commentaire. En juillet 2013, cette question préoccupait déjà la DPSD mais, surtout…pas de vague !

L’armée française n’est pas la seule a être confrontée à ce genre de problématique. Au mois d’avril, le contre-espionnage allemand a rendu public un rapport portant sur une infiltration jihadiste dans ses rangs. Les chiffres évoqués alors étaient supérieurs à ceux communiqués par l’armée française puisque le document recensait pas moins de 320 soldats sous surveillance au sein de la Bundeswehr. Mais il est vrai que les câlins du gouvernement allemand et l’ouverture inconsidérée des frontières par la chancelière Angela Merkel nous rappellent beaucoup le règne de l’empereur Théodose Ier…

Idem du côté de la Belgique. Au mois de mai, nous apprenions que « quelque 60 membres de la Défense présentent un comportement suspect » dans l’armée belge. Toutefois, « aucun soldat n’a été démis en raison d’extrémisme islamique » et « tous les soldats, éventuellement concerné ont quitté l’armée de leur propre initiative ou ont été licenciés pour d’autres raisons« , faisaient savoir les autorités belges, adeptes comme chez nous du « surtout pas de vague » (on l’a vu à Molenbeek et ailleurs).

Alors oui, il est grand temps de nous entendre. 

Le 8 juillet 2016.

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Une Réponse to “Il est temps de nous entendre.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. actualitserlande - janvier 21, 2017

    […]  » dans les armées (Lire « Il est temps de nous entendre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/08/il-est-temps-de-nous-entendre/). Le député (LR) du Var Olivier Audibert Troin, coauteur du rapport, met en garde :  » […]

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