BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 juillet 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

12 Juil

Ils se consolent comme ils peuvent

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Comme on pouvait s’y attendre avec l’équipe dont on l’a affublée, la France a été vaincue en finale de l’Euro de football (ex-Coupe d’Europe des Nations). Alors, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nos responsables…de tout recherchent le moindre élément de satisfaction.

Ils sont en cela aidés de leurs complices des médias officiels et c’est ainsi que l’on eut droit, hier lundi 11 juillet, à un reportage sur les ondes de France Inter mettant en valeur les bienfaits de ce mois footballistique sur l’économie du pays en termes de fréquentation des hôtels, bars et restaurants (informations d’ailleurs battues en brèche le jour même par l’Insee). Les employés de la radio d’Etat avaient, pour l’occasion, choisi…la bonne ville de Marseille ! Une référence. Particulièrement en matière de trafics d’armes et de stupéfiants, de règlements de compte et de violences en tout genre. Bref, la capitale européenne du crime mais dont on nous disait sans rire dans le reportage qu’elle émerveilla ses visiteurs.

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Dégradations et heurts avec les forces de l’ordre au pied de la Tour Eiffel

Et pourtant, dans ces témoignages télécommandés de satisfaction économique, on oublia un détail : le coût des innombrables dégradations commises par les fans de foot et autres supporteurs d’équipes, celui aussi du maintien de l’ordre tant en heures supplémentaires de travail qu’en plaies et bosses reçues de ceux qui (paraît-il) faisaient la fête et sans compter bien sûr le manque à gagner du scandaleux accord passé entre le gouvernement et l’UEFA, association organisatrice de l’épreuve, dispensant cette dernière de tout impôt sur les énormes bénéfices engrangés à cette occasion !*

Au total, une honte de A à Z.

* Lire « Un scandale dans le scandale » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/03/bulletin-climatique-quotidien-3-juin-2016-de-la-republique-francaise/

Ils nous avaient pourtant habitués à pleurnicher…

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La nouvelle du repêchage de 217 corps par les services de secours italiens, jeudi 7 juillet, n’a suscité quasiment aucune réaction à la Commission européenne. Ces personnes avaient péri dans un naufrage en Méditerranée en avril 2015. Le bateau a été renfloué et remorqué jusqu’à une base navale, dans le sud-est de la Sicile, la semaine passée. Le naufrage, qui s’était produit à environ 135 km au large des côtes libyennes, d’où le bateau était parti, aurait fait 500 morts. Aucun des négriers du grand capitalisme  cosmopolite et apatride qui gouvernent notre continent et donnent des leçons de morale aux honteux populistes que nous sommes n’en a perdu le sommeil.

Mais les temps changent car ils ont compris que les sources d’esclaves sont quasiment inépuisables et qu’après tout les pertes seront largement compensées par…les profits.

Les candidats à l’exil évitent désormais de passer par la Grèce, la  » route des Balkans  » censée les conduire vers l’Allemagne, la Suède ou la Finlande étant maintenant fermée, après avoir été empruntée par plus d’un million de personnes l’an dernier. C’est l’accord signé avec Ankara, fin mars, qui a interrompu ces arrivées. Très controversé pour de multiples raisons, il prévoit que tous les migrants arrivant en Grèce, même les Syriens, soient renvoyés en Turquie. Et il a manifestement découragé les réfugiés et les passeurs. Selon des chiffres du HCR, les arrivées en Grèce sont tombées à moins d’une cinquantaine par jour dès le mois de mai.

Inversement, le flux des migrants tentant de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée, ne cesse de croître à partir principalement de la Libye mais aussi d’Egypte et du Maghreb. Souvenons-nous que les arrivée en provenance de cette dernière région vont augmenter considérablement au fur et à mesure de la détérioration de l’économie de l’Algérie et de la Tunisie. Ces migrants, à la différence de la plupart de ceux qui traversaient la mer Egée de Turquie en Grèce en provenance du Proche et du Moyen-Orient, sont des ressortissants africains dont la motivation est strictement économique.

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A l’autre bout de la chaine, cependant, la question de la répartition des réfugiés dans l’Union européenne n’est pas réglée. Les ministres de l’intérieur européens avaient décidé, en septembre 2015, sur une proposition de la Commission, de se répartir les réfugiés arrivés en Italie et en Grèce selon un système de quotas. Mais dans les faits, ce mécanisme de  » relocalisation  » ne fonctionne pas car nombre de pays européens se refusent à l’accueil des migrants économiques. La Hongrie, dirigée par Viktor Orban, a confirmé la tenue, le 2 octobre prochain, d’un référendum sur les quotas permanents de réfugiés.  » Le gouvernement hongrois demande aux citoyens hongrois de dire non à la répartition obligatoire et de dire non à la politique d’immigration de Bruxelles « , a déclaré Antal Rogan, le chef de cabinet de M. Orban à la presse, le 5 juillet. Et il y a de bonne raisons de penser que la Hongrie fera des émules.

En juin, l’Union a prolongé son opération navale ( » Sophia « ) de lutte contre les passeurs, au sud de la Méditerranée, avec le peu de succès que l’on sait et même si elle lui a adjoint une mission de formation des gardes-côtes libyens, afin que ces derniers….retiennent les embarcations avant qu’elles atteignent les eaux internationales. Il suffit de prendre la mesure de l’incurie des autorités libyennes dans le contexte d’anarchie que l’on sait pour comprendre que rien n’est à attendre de ce côté.(Lire « Et pendant ce temps-là, les passeurs de migrants africains prospèrent  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/17/bulletin-climatique-quotidien-17-mai-2016-de-la-republique-francaise/)

Alors, y a-t-il une autre solution que de subir ?

Pourquoi pas la néo-colonisation ?

Ou comment a-t-on mis un terme à la piraterie barbaresque ?

Il y a d’abord l’absolue nécessité d’un découragement réel des tentatives de franchissement de la Méditerranée à la fois du côté des passeurs en détruisant systématiquement et sans état d’âme tous leurs moyens de navigation mais aussi du côté des migrants en leur faisant savoir qu’en matière d’immigration ce sera désormais la TOLERANCE ZERO : plus aucun secours en mer et destruction des rafiots après interception et remorquage jusqu’à leurs points de départ.

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Car la pression démographique et la pauvreté en Afrique comme le chaos au Proche-Orient, au Soudan ou au Maghreb ne sont pas conjoncturels et il nous faut accepter de vivre avec leur principale conséquence : de nouvelles  » Grandes Invasions « .

La géographie a mis l’Europe face aux rives sud de la mer Méditerranée, de l’Orient à l’Afrique. Face à un continent africain de près de 1 200 000 000 d’habitants (15,7 % de la population du monde) et qui avec un taux de fécondité moyen de 4,7 enfants par femme (7,6 au Niger) représentera pas loin de 40% de la population du monde en 2 100. Un continent sur lequel les économistes portent un verdict unanime : quelles que soient ses performances économiques, le continent noir sera dans l’incapacité de nourrir, loger et soigner une population aussi nombreuse. Une partie d’entre elle émigrera, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Afrique. En d’autres termes, ce mouvement en cours depuis des années ne va faire que s’accélérer.

Vous l’aurez compris, la TOLERANCE ZERO en matière d’immigration, toute  » musclée « qu’elle puisse être, ne suffira pas à y mettre un terme. Il va devenir rapidement nécessaire et même impératif de traiter la question migratoire à sa source, c’est-à-dire dans les pays mêmes qui en sont les points de départ comme dans ceux qui en sont les zones de transit. Cela passe par des accords contraignants entre l’Europe et ces pays, permettant de gérer à la fois les flux migratoires et l’aide au développement. Des accords évolutifs et régulièrement négociables en fonction des besoins et des capacités des uns et des autres. Mais il faut les nommer par leur nom : PROTECTORATS.

Car, souvenez-vous, au temps des protectorats des XIXe et XXe siècles, aucun indigène n’avait le désir ni même le rêve de quitter la terre de ses ancêtres  sur laquelle il vivait et faisait vivre sa famille de son travail….

Nous pouvons le faire puisque nous l’avons déjà fait. Ce n’est plus à la mode ? Ce n’est pas dans l’air du temps ? Qu’importe si c’est pour le bien de tous.

Il n’y aura bientôt plus de place en Israël

A l’occasion de son 68e anniversaire, mi-mai, Israël annonçait compter 8,5 millions d’habitants. Soutenue par une natalité insolente et l’immigration de juifs du monde entier, sa population a plus que décuplé depuis sa création en 1948. Et elle devrait encore quasiment doubler d’ici à 2050 pour atteindre 15 à 16 millions de personnes. Avec trois enfants par femme, le taux de fécondité de l’Etat hébreu est presque deux fois supérieur à la moyenne des pays industrialisés.

Mais, fin mai, le quotidien Haaretz s’interrogeait avec ironie : « Nation boîte de sardines : où Israël va-t-il trouver de la place pour 16 millions de personnes ? » Le pays n’est pourtant pas dépourvu d’espaces vides. Le désert du Néguev couvre plus de la moitié du territoire israélien et reste largement dépeuplé. Certains rêvent de voir sa seule grande ville, Beersheba, 200 000 habitants, se transformer en nouvelle Phoenix : la capitale de l’Arizona ne s’est-elle pas développée en véritable métropole malgré sa localisation peu avantageuse dans le désert brûlant de Sonora ?

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Israël s’est toujours réjoui de son dynamisme démographique, gage de survie dans un environnement hostile à son existence. Mais certains experts commencent à s’alarmer des conséquences sur un territoire exigu et aux ressources naturelles limitées. « Au rythme actuel, nous allons droit vers une catastrophe écologique et socio-économique », alerte Alon Tal, chercheur en sciences de l’environnement à l’université Ben-Gourion du Néguev. Fondateur d’un des deux partis verts du pays, il est l’auteur d’un livre à paraître en août sur les écueils de la surpopulation en Israël (The Land Is Full, Yale University Press, non traduit).

Plus petit que la Bretagne, Israël est déjà l’un des pays les plus densément peuplés du monde avec 366 personnes au kilomètre carré. « En empiétant constamment sur les habitats naturels pour pouvoir construire tous les logements dont nous avons besoin – 40 000 à 60 000 nouvelles unités chaque année – nous mettons gravement en danger notre biodiversité », insiste M. Tal. Peu à peu disparaissent des espèces entières de carnivores, d’amphibiens ou d’oiseaux. Actuellement, 56 mammifères y sont en voie d’extinction contre 17 seulement aux Etats-Unis.

Dans le même temps, les nappes phréatiques sont menacées d’épuisement. La mer Morte est en train de s’assécher, faute d’être suffisamment alimentée par un fleuve Jourdain surexploité. Et la consommation énergétique grimpe en flèche. La qualité de vie s’en ressent également, souligne le chercheur : jardins d’enfants, services d’urgences hospitaliers et tribunaux d’Israël sont les plus bondés parmi les pays de l’OCDE. Quant à la crise du logement, elle est devenue un sujet de polémique récurrent alors que l’offre ne parvient pas à suivre le rythme de la demande. Et ce malgré l’extension de la colonisation dans les territoires palestiniens, question qui n’a donc guère de chance de s’améliorer…

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Mais un autre problème ne va pas tarder à se poser : les locomotives de la démographie sont les communautés ultra-orthodoxe et arabe. Un défi pour l’économie alors que ces deux groupes sont mal insérés sur le marché du travail et souffrent d’un taux de pauvreté élevé. « La population israélienne va doubler, c’est certain, résume Alon Tal. Mais n’est-il pas temps de changer de discours et de politique pour éviter d’en arriver un jour à 30 millions de personnes ? »

L’équation démographique israélienne a des implications éminemment identitaires et politiques. Ainsi, la population est déjà composée à 20 % d’Arabes israéliens. Un constat qui interroge le fondement même de la définition d’Israël comme « Etat juif », chère au premier ministre Benyamin Nétanyahou. Mais la réalité démographique d’Israël est aussi celle d’une population juive toujours plus nombreuse à s’installer dans les territoires palestiniens occupés. Guidés par des causes idéologiques, religieuses ou économiques, plus d’un demi-million de colons vivent aujourd’hui à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, grignotant inexorablement les terres et captant de précieuses ressources telles que l’eau.

Les causes de cette vitalité ? Elles sont multiples, de la place centrale de la religion, avec l’injonction biblique « Soyez féconds et multipliez-vous », à la peur diffuse d’être surpassé en nombre par la population palestinienne, et à « l’optimisme d’un pays dont les habitants se déclarent en majorité satisfaits de leur vie », décrit Sergio Della Pergola, démographe à l’université hébraïque de Jérusalem.
Les politiques publiques arrivent en renforts, à coups d’allocations familiales, de subventions généreuses aux techniques de procréation médicalement assistée et de prise en charge des frais de scolarité dès 3 ans. Résultat, « nous sommes face au cas unique d’un Etat développé en termes d’indicateurs économiques mais dont la démographie est celle d’un pays en développement », décrit M. Della Pergola.

Jusqu’à présent, l’intendance a suivi. Menacé d’une pénurie d’eau, le pays a su mener une vraie révolution à base de dessalement d’eau de mer et de recyclage des effluents. Les besoins des foyers et des agriculteurs sont aujourd’hui largement couverts. Mais les écologistes rappellent le coût environnemental de ces techniques, très énergivores et qui accroissent la salinité des sols. C’est le prix à payer.

Mais cela fait aussi des envieux dans la région, ce qui n’est pas près de réduire les risques de conflits et leurs conséquences sur place comme au travers de la Méditerranée.

Nos soucis migratoires ne vont pas s’arranger.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Les émaux de Limoges à décor profane

sont à l’honneur au musée de Cluny à Paris

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Organisée en collaboration avec le Palazzo Madama-Museo Civico d’Arte Antica de Turin, cette exposition permet de découvrir, jusqu’au 26 septembre 2016, les émaux limousins profanes.

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Des médaillons, des boucles de ceintures ou des coffrets âgés de plus de 900 ans… tous ornés d’émaux à motifs profanes. Des émaux qui ont été réalisés au XIIe et XIIIe siècle à Limoges.

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A l’époque, Limoges était surtout réputée dans toute la Chrétienté occidentale pour sa production d’émaux à caractère sacré : des objets de culte qui voyageaient à travers toute l’Europe. Il faut dire que la ville était alors très bien située sur les voies de communication et aussi sur les chemins qui menaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

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La production profane des ateliers limousins, en revanche moins connue, est parvenue jusqu’à nous en plus petit nombre. Si les experts supposent que cette production fût importante, il semble malgré tout difficile d’en évaluer l’ampleur.

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Pièce majeure de l’Œuvre de Limoges, exécutée vers 1220-1225, le coffre de Guala Bicchieri, grand collectionneur et diplomate aguerri, est présenté pour la première fois hors d’Italie depuis son acquisition en 2004 et constitue le cœur de l’exposition.

Le 12 juillet 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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