Billet d’humeur du sieur Du Plessis : La mort dans l’âme ou comment tuer nos traditions populaires.

7 Août

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Martine Aubry a donné raison aux terroristes du prétendu Etat islamique en prenant la  » sage  » décision d’annuler la grande braderie de Lille.

«  Sage  » décision si l’on ne prend en considération que le principe de précaution cher à nos pouvoirs publics, terrorisés par le risque d’attentat non maîtrisé par nos services de renseignement. Mais néanmoins, et quoi qu’elle en dise, mise à mort de siècles de traditions populaires*. C’est ce que nos ennemis veulent. C’est ce qu’ils obtiennent.

Martine Aubry a annoncé, vendredi 5 août, l’annulation de la grande braderie de Lille, la plus grande d’Europe, pour des raisons de sécurité. L’événement devait se dérouler, comme chaque année, le premier week-end de septembre. « Je me suis dit que s’il y avait un mort, je m’en voudrais toute ma vie », a expliqué la maire PS de la municipalité, lors d’une conférence de presse aux côtés du préfet du département, Michel Lalande. Martine Aubry peut donc dormir tranquille. Mais que nous dira-t-elle le jour où un attentat «  ordinaire  » sera perpétré par les fous d’Allah qu’elle a très largement contribué à faire venir et à installer dans notre pays ? Nous lui poserons alors la question avant de l’accompagner à l’échafaud.

L’événement attire chaque année une foule dense de chineurs, badauds et autres « bradeux » amateurs de moules-frites et de bière. « Anglais, Belges et Hollandais » traversent la frontière pour y assister, deux jours durant, rapporte Claude Sohet, président de la Fédération lilloise du commerce, de l’artisanat et des services (FLCAS). En 2015, plus de 2,5 millions de personnes se sont pressées dans les rues de la ville. Bien que les conditions de sécurité aient été « revues à la hausse » depuis l’attentat de Nice du 14 juillet, le périmètre de ce grand vide-greniers à ciel ouvert qui s’étend sur 10 km carrés a été jugé trop difficile à sécuriser deux jours durant par les autorités locales.

Comme on pouvait s’en douter, la décision d’annuler cet événement plonge les commerçants et les professionnels du tourisme dans le désespoir. Fallait-il annuler ? « C’est une erreur. Tout annuler, c’est abandonner une partie de notre liberté », estime Thierry Grégoire, président de la branche des professions saisonnières de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). Ce responsable patronal régional rappelle que « ni l’Euro de football, ni le Tour de France n’ont été annulés ». Il aurait « fallu formater l’événement différemment », juge-t-il à juste titre. Mais que ne ferait-on pas pour la tranquillité d’esprit de Martine Aubry ?…

Commerçants et hôteliers s’inquiètent des conséquences économiques de cette décision. « La braderie de Lille, c’est un événement culturel et économique », observe Claude Sohet. Deux jours durant, les restaurateurs servent des litres de bière et des tonnes de moules. « Annuler est une catastrophe économique », affirme Thierry Grégoire.

A l’en croire, faute de braderie de Lille, le secteur de l’hôtellerie régionale devrait perdre une « bonne dizaine de millions d’euros ». Car, les jours de grande braderie se rangent « parmi les premiers jours d’activité pour les restaurateurs, qui effectuent alors 24 heures de service », rapporte Norman Lacquemant, président de l’Union commerciale du secteur piétonnier lillois.

Mais certains commerçants et beaucoup de Lillois s’inquiètent aussi de « l’image de la France donnée ainsi à l’étranger », note Thierry Grégoire. Et que dire alors du reniement culturel et d’une telle expression de terreur collective ?

Nous osons poser la question.

Le 7 août 2016.

Du Plessis.

La braderie de Lille est une manifestation populaire qui se déroule chaque année à Lille (Nord), le week-end du premier dimanche de septembre. Ses origines remontent au XIIe siècle et elle accueille chaque année entre deux et trois millions de visiteurs. La braderie de Lille est l’un des plus grands rassemblements de France et le plus grand marché aux puces d’Europe.

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Une Réponse to “Billet d’humeur du sieur Du Plessis : La mort dans l’âme ou comment tuer nos traditions populaires.”

  1. Richard août 7, 2016 à 6:23 #

    Je n’aime pas cette femme, mais, elle a raison d’avoir interdit cette manifestation populaire qui aurait pu tourner au carnage, s’il y avait eu un attentat islamique. D’ailleurs, si cela s’était avéré, ceux qui contestent se décision auraient été les premiers à l’accuser.

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