BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (27/28 août 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Août

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Le rat et l’huître

«  Cette Fable contient plus d’un enseignement.
Nous y voyons premièrement :
Que ceux qui n’ont du monde aucune expérience
Sont aux moindres objets frappés d’étonnement :
Et puis nous y pouvons apprendre,
Que tel est pris qui croyait prendre.« 

Jean de La Fontaine, dans sa fable  » Le rat et l’huître « , annonçait déjà que les apôtres républicains de la laïcité finiraient par mourir de leurs contradictions et de leur mauvaise foi. Nous en eûmes déjà maints exemples mais la farce du  » burkini  » est un sommet en la matière.

La polémique née autour de cette ânerie des dirigeants de notre pays doublée d’une provocation de leurs amis musulmans ne cesse de provoquer des déflagrations politiques, désormais jusqu’au sein du gouvernement et même de la plus haute juridiction de l’ordre administratif de France, le Conseil d’Etat.

Jeudi 25 août, plusieurs ministres ont exprimé publiquement leurs réserves par rapport à la position dictée par Manuel Valls. Dans un entretien accordé à La Provence, le 17 août, le premier ministre avait dit  » comprendre  » et  » soutenir  » les maires – pour la plupart membres du parti Les Républicains – de plusieurs villes balnéaires qui ont pris des arrêtés demandant l’interdiction du port de cette tenue de bain par certaines femmes musulmanes.

 » La prolifération – de ces décisions municipales – n’est pas la bienvenue « , a estimé, jeudi matin, sur Europe 1, la ministre de l’éducation dite nationale, Najat Belkacem (son nom étant en la matière tout un programme). Elle a considéré que la multiplication des arrêtés municipaux «  pose la question de nos libertés individuelles : jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes mœurs  » ? Ce qui, il faut en convenir, est piqué au coin du bon sens a condition de ne pas en faire un… » casus provocationis  » !

Pour la ministre, la focalisation du débat politique autour de ce sujet «  libère la parole raciste « .  » Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques « , a conclu Mme Belkacem, après la publication, mardi 23 août, des photos du contrôle par la police d’une femme voilée sur une plage de Nice.

 » Je pense que ces arrêtés ne sont pas une dérive « , lui a répondu M. Valls, quelques minutes plus tard sur RMC. Désavouant sa ministre, le chef du gouvernement a rappelé que «  ces arrêtés ont été pris au nom même de l’ordre public, à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice, dans un contexte particulier « . Quant à un risque de surenchère raciste, c’est  » une mauvaise interprétation  » pour M. Valls. Fermez le ban. Mais Najat Belkacem n’est pas le seul membre du gouvernement à avoir exprimé une divergence sur le sujet avec M. Valls.

Dans un texte publié jeudi sur son site Internet, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a, elle aussi, lancé une mise en garde contre une  » polémique de tous les dangers « .  » Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité « , a-t-elle écrit, précisant que  » la laïcité ne peut pas et ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays « . Bref et comme dans d’autres domaines trop de laïcité tue la laïcité !

En réalité, le gouvernement se trouve une fois de plus confronté à ses contradictions et ses divisions internes sur la question de la laïcité et sur celle de la place de l’islam en France.  » Sur ces sujets, il n’y a pas une seule position possible, donc c’est forcément le bordel « , se désole avec bon sens un haut dirigeant socialiste.

Pour Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès,  » ce n’est qu’une étape supplémentaire d’un débat qui traverse la gauche depuis Lionel Jospin et l’affaire du voile dans les années 1980. Pendant vingt ans, la gauche a choisi d’éluder cette question, soit parce qu’elle considérait qu’il s’agissait d’une diversion, les vrais sujets étant économiques, soit parce qu’elle redoutait sa division « .

Mais le «  style Valls  » crée aussi et comme souvent, des remous. «  C’est toujours la même chose, il balance une énormité sans prévenir personne et, comme il est premier ministre, cela engage l’ensemble du gouvernement « , s’agace un conseiller ministériel.

Fidèle à lui-même, François Hollande a tenté de contenter chacun sans prendre clairement position. Raminagrobis :

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Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.*

S’exprimant jeudi à l’issue d’une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens, le chef de l’Etat, dans une allusion claire au débat sur le burkini, a invité à ce que  » chacun se conforme aux règles et qu’il n’y ait ni provocation ni stigmatisation « .

Le lendemain, vendredi, le Conseil d’Etat rendait son arrêt. Car s’en est un…

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), il s’est prononcé contre l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). L’ordonnance du tribunal administratif de Nice qui l’avait validé, le 22 août, est ainsi annulée par la plus haute juridiction administrative française. L’exécution de l’arrêté est suspendue. Dans cette commune, porter des vêtements religieux à la plage n’est donc plus interdit. L’ordonnance du Conseil d’Etat précise notamment que « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

La décision du Conseil d’Etat concernant l’arrêté de Villeneuve-Loubet se veut un arrêt de principe, il fera donc autorité pour toutes les juridictions administratives de France, où une trentaine de communes ont interdit le port de tenues « manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse lors de la baignade et sur les plages ». Mais il faut noter aussi qu’il se veut une limitation des pouvoirs de police des maires (battus en brèche chaque jour davantage) « Si le maire est chargé (…) du maintien de l’ordre dans la commune, il doit concilier l’accomplissement de sa mission avec le respect des libertés garanties par les lois », écrit le Conseil d’Etat. En pratique, le Conseil d’Etat choisit donc de restreindre l’étendue du pouvoir de police des maires, qui ne peuvent réguler l’accès à un espace public en raison d’une tenue considérée comme manifestant une appartenance religieuse.

Finalement, le vrai caillou dans l’espadrille des gouvernements successifs de la République n’est autre que…la présence pléthorique et ostentatoire d’une communauté musulmane de plus en plus revendicative de sa religion et de ses pratiques dont ils ne savent plus comment se dépêtrer.

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La solution à ce problème est dans sa formulation.

* Jean de La Fontaine : Le chat, la belette et le petit lapin

Et les racailles du 9-3 qui font la loi 

Tous les soirs, cet habitant de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) va chercher sa femme à l’arrêt de bus Hôtel de Ville. Il ne veut pas la laisser seule dans le sombre passage de la Croix-Blanche qui mène à leur appartement. « Ça ne coûte rien de marcher 100m. C’est mieux que d’attendre quatre heures au commissariat pour porter plainte« , ironise ce Français originaire du Cambodge. Comme de nombreuses femmes asiatiques de Seine-Saint-Denis, son épouse a été victime d’une tentative de vol à la tire par une de ces innombrables « Chances pour la France » venues du Maghreb ou d’Afrique. « Ils étaient trois, près de l’arrêt de bus. Elle s’est accrochée à son sac, elle a été projetée au sol« , raconte son mari.

La faute à des préjugés coriaces, qui avait déjà fait de nombreuses victimes dans le quartier parisien de Belleville en 2011 : les Asiatiques transportent beaucoup d’argent liquide, ils parlent peu Français et ne portent jamais plainte. « Les jeunes attendent ici et là, explique cet informaticien, en pointant des recoins discrets. Parfois, des guetteurs les appellent depuis le tramway ou l’arrêt de bus, du genre ‘attention, vous allez réceptionner des asiatiques avec des sacs’« .Et d’ajouter : « On a parfois l’impression d’être un lapin dans la savane. Quand on sort du terrier, on regarde à droite, à gauche, s’il n’y a pas de prédateur. »

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A quelques kilomètres plus à l’Est, à Aubervilliers, une ville où se trouve une forte communauté chinoise, cette violence a fait un mort. Agressé le 7 août, Zhang Chaolin, un couturier de 49 ans, n’a pas survécu aux coups qu’il a reçus. Un drame qui ne surprend pas l’association pour l’amitié chinoise en France. Dans le petit local de la rue Henri Barbusse, de grandes photographies sont étalées sur la table. Visages tuméfiés, lèvres suturées, mains bandées, bras en écharpe… Il y a là une soixantaine de photos de victimes d’origine chinoise ou asiatique, agressées depuis le début de l’année. « Ici, tout le monde a subi au moins une agression« , résume Qian Chen, un assureur de 29 ans. Arrivé dans la commune il y a un mois, il a subi une tentative de vol dès la deuxième semaine.

A côté de lui, Zheng Jiqing, un étudiant en droit de 21 ans, a failli perdre un œil, le 15 janvier à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). « J’accompagnais ma sœur en mode escorte. Huit personnes nous suivaient, en se rapprochant de plus en plus. Je me suis retourné, j’ai pris un coup de batte dans la figure« , témoigne-t-il. Aujourd’hui, il a perdu 75% de la vision de son œil gauche. « J’ai de la chance d’être encore là« , commente-t-il. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, les vols avec violence ont triplé en un an à Aubervilliers, 105 contre 35 sur les sept premiers mois de l’année.

Face à ces violences, la communauté chinoise se sent pourtant abandonnée. « Lorsqu’on appelle la police, ils ne viennent pas. Et quand ils viennent, ils nous disent ‘c’est normal, bienvenue à Aubervilliers’« , s’agace Eric Ha, un restaurateur francilien. Les longues heures d’attente nécessaires à un dépôt de plainte reviennent régulièrement dans la conversation.

La police n’est pas la seule cible de leurs critiques. « A l’endroit où M. Zhang est mort, rue des Ecoles, on avait demandé à la mairie de mettre des caméras« , raconte Cao Huaqin, le président de l’association pour l’amitié chinoise en France. Résultat : RIEN. Ils dénoncent enfin le « laxisme » de la justice et du gouvernement. Les quelques mesures annoncées par la mairie et la préfecture – renforcement des effectifs policiers, vidéo surveillance – ne les convainquent qu’à moitié. Mais les médias et les associations ne sont pas oubliés. « Ils sont où SOS Racisme ? On est agressé, il y a un mort« , tonne Eric Ha, hors de lui.

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Au lieu de faire des  selfis avec ces voyous…

Alors, pour faire face, la communauté s’organise. Depuis la mort de M. Zhang, deux manifestations ont été organisées et une troisième est prévue le 4 septembre, à Paris. A Aubervilliers, l’association de M. Cao a mis en place des escortes autour des métros, ainsi qu’un groupe de discussion sur Wechat, le réseau social chinois. « Si quelqu’un se fait attaquer, il peut poster un appel au secours« , indique M. Cao. La victime est ensuite prise en charge par l’association, pour les soins et le dépôt de plainte.

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Manifestation contre les agressions dont ils sont victimes

A La Courneuve, plusieurs habitants ont pris une décision radicale, en septembre 2015, après l’agression d’une femme enceinte, rouée de coups en bas de son immeuble. Chaque soir, de 20h à 23h30, une vingtaine d’habitants du passage de la Croix-Blanche, en majorité asiatique, descendent passer la soirée au pied de l’immeuble, pour attendre les personnes qui rentrent tard et éviter les agressions.

On a pas monté une milice pour écraser les racailles, on veut juste leur montrer qu’on vit ici et qu’on veut vivre en paix. Et pourtant, ne serait-ce pas la meilleure solution ? Les débuts furent difficiles. « On se faisait caillasser, on recevait des œufs, des oignons, des bocaux en verre« , raconte Limiao, 31 ans, un des habitants à l’origine de cette initiative. Au bout d’un mois, la mairie a accept de leur prêter une salle, en bas de leur immeuble.

Un an après, cette présence a permis d’améliorer la situation. Ce lundi soir du mois d’août, une vingtaine de personnes d’origine asiatique papotent tranquillement dans la cour ou jouent aux cartes dans la salle. « Il y en a toujours qui viennent faire le guet, voir si on est là« , explique Limiao, en montrant les vélos qui tournent à quelques mètres de là. A l’exception notable d’une violente altercation le soir du 13 juillet, à coup de feux d’artifice, les violences dans le passage de la Croix-Blanche ont diminué. « Le problème s’est déplacé, mais il n’est pas réglé« , estime une habitante d’origine portugaise, qui préfère rester anonyme. Car les racailles sont toujours là et, en plus…elles se reproduisent !

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Quelques  » Chances pour la France « , au hasard

Surtout, la lassitude gagne certains des habitants, qui aimeraient bien que cette mobilisation ne soit que temporaire. « Je préférerais passer mes soirées chez moi, avec mes enfants, avoue Limiao, un peu agacé de faire « le travail de la police » en plus de son boulot de manutentionnaire à Paris. Notre présence est le symbole de leur inefficacité, alors que le commissariat n’est qu’à 100 mètres d’ici… »

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Il n’y a pas de doute, la solution à ce problème est bien dans sa formulation.

 

Croissance française en berne ; croissance espagnole en hausse

Cherchez l’erreur

La croissance économique a été nulle en France au deuxième trimestre, a confirmé vendredi l’Insee, rendant incertain l’objectif gouvernemental d’une hausse de 1,5% du PIB cette année. A l’origine de ce résultat décevant : un ralentissement de la consommation des ménages, mais aussi une baisse des investissements et un recul de la production, affectée par les mouvements sociaux contre la loi travail, précise l’institut statistique.

Moteur traditionnel de la croissance française, les dépenses des ménages ont ainsi stagné entre avril et juin (0,0%), avec une baisse dans les services (-0,1%), attribuée notamment à « un contrecoup après l’achat des billets de l’Euro 2016 de football au premier trimestre » ! La bonne blague…

Les dépenses d’investissement se sont pour leur part repliées (-0,2%), alors qu’elles avaient augmenté de 1,3% au premier trimestre. La production, enfin, a reculé de 0,1%, après une hausse de 0,7% en début d’année, avec une chute notable dans le secteur des biens manufacturés (-0,9%).

Pour le gouvernement, qui a fait de sa capacité à tenir ses engagements budgétaires un argument politique, ce coup d’arrêt est problématique, alors que Bercy doit trouver des marges de manoeuvre pour bâtir son budget 2017, qui prévoit quelques modestes baisses d’impôts pour les ménages, promises par François Hollande pour acheter quelques voix lors des élections à venir.

Jeudi, le Premier ministre Manuel Valls a assuré qu’il maintenait son objectif de croissance à 1,5% du PIB cette année. Pour cela, « il faut de la croissance au troisième et au quatrième trimestre. Nous avons le sentiment qu’il y en a« , a-t-il argumenté. Il se  » veut confiant « , selon l’expression consacrée directement inspirée par la méthode d’Emile Coué de la Châtaigneraie…

Mais « les conditions ne me semblent pas réunies pour réenclencher la reprise francaise sur des rythmes trimestriels qui permettraient d’atteindre 1,5%« , estime une analyste de BNP-Paribas qui rappelle quelques éléments négatifs : la « baisse de la fréquentation touristique« , mais aussi « les mauvais résultats de la production agricole » et « l’incertitude liée au Brexit« . Des obstacles de plus pour une réelle reprise de l’activité qui pèsent davantage que le contre-coup de l’après vente des billets de l’Euro 2016 de foot !

Et, pendant ce temps-là, la croissance de l’économie espagnole est restée vive au deuxième trimestre, grâce à une demande des ménages toujours aussi soutenue et à une hausse des exportations et ce malgré l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis la fin 2015.

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Mariano Rajoy

L’Espagne est privée de majorité parlementaire depuis les élections législatives de décembre dernier. Le scrutin anticipé de juin n’a pas permis de débloquer la situation, l’émergence de Ciudadanos, au centre, et de Podemos, à gauche, ayant privé le Parti populaire de Mariano Rajoy, arrivé en tête des deux scrutins, de la majorité absolue au Congrès des députés.

Le Premier ministre sortant a dit la semaine dernière qu’il se soumettrait à un vote d’investiture au Parlement, programmé pour le 31 août, mais rien ne garantit qu’il obtiendra cette investiture, ce qui fait planer la perspective de nouvelles élections d’ici Noël.

Et pourtant le blocage politique ne semble pas avoir à ce stade freiné la croissance. Au point que l’on peut s’interroger sur l’importance de la stabilité du pouvoir politique en France !

Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) espagnol a augmenté de 0,8% sur la période avril-juin, affichant ainsi l’un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro, selon les données définitives publiées jeudi par l’Institut national de la statistique (INE). Ce taux de croissance est similaire à celui enregistré au premier trimestre et est même supérieur de 0,1 point de pourcentage à une première estimation de l’INE.

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Sur un an, la croissance a été de 3,2% au deuxième trimestre. Quant à la consommation des ménages, elle a augmenté de 3,6% sur un an, avec notamment un pic des achats de biens durables. Sur l’ensemble de 2016, la hausse du PIB pourrait être de 2,9%, soit plus que l’objectif officiel de 2,7%, a déclaré le mois dernier le ministre de l’Economie Luis de Guindos. 

Un résultat à faire pâlir de jalousie François Hollande et ses sbires, Valls, Sapin et les autres.

 

Parlons-en d’ailleurs de Manuel Valls…

à propos de la fiscalité des ménages

Le Premier ministre a évoqué jeudi 25 août sur BFM TV et RMC une baisse de l’impôt sur le revenu en 2017, dont les modalités restent à préciser (nous avons vu ce qu’il fallait en penser plus haut). Il a, au passage, affirmé avoir fait diminuer la fiscalité sur le revenu des ménages depuis qu’il a pris la tête du gouvernement, le 31 mars 2014.

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Manuel Valls

CE QU’A DIT MANUEL VALLS :
« Nous avons fait baisser, depuis que je suis premier ministre, l’impôt sur le revenu. 12 millions de personnes des classes moyennes et des couches populaires ont vu leur impôt baisser. Dans mon discours de politique générale, j’avais dit que nous baisserions de 5 milliards l’impôt sur le revenu. Nous y sommes et nous allons poursuivre cette baisse. »

EN VERITE…C’EST UN MENSONGE.
Si l’on se réfère aux comptes de l’Etat de 2012 à 2015 et aux prévisions pour l’année 2016 mentionnées dans la loi de finances initiale, l’affirmation de Manuel Valls est fausse car l’impôt sur le revenu a augmenté chaque année depuis l’élection de François Hollande, quelque soit le Premier ministre.

En quatre ans, le produit régalien net de l’impôt sur le revenu (c’est-à-dire ce qu’il rapporte réellement à l’Etat une fois les déductions et erreurs prises en compte) est passé de 60,27 milliards d’euros en 2012 à 70,8 milliards en 2015. La prévision pour 2016 est de 72,3 milliards d’euros, ce qui représente au total une hausse de 20 % en quatre ans. Soit nettement plus que l’inflation (3,4 % selon l’Insee) ou que la hausse de l’ensemble des recettes fiscales (2,2 %) au cours de la même période.

Une partie de cette augmentation s’explique certes, par exemple, par des mesures fixées les années précédentes, dont les effets s’appliquent à retardement, comme la suppression de la déductibilité des intérêts d’emprunts immobiliers décidée en 2011 (qui a conduit à environ 500 millions d’euros de déductions en moins par an sur cinq ans depuis 2012).

Ou encore le remplacement de la prime pour l’emploi par la prime d’activité. Cette dernière est désormais versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et est donc sortie du champ des impôts, entraînant une hausse d’impôt compensée par ailleurs.

Il reste néanmoins faux de dire, comme le fait Manuel Valls, que l’impôt sur le revenu aurait baissé ces dernières années. Il est aussi trompeur d’occulter les hausses d’impôt décidées jusqu’en 2014, ce que le Parti socialiste a également fait récemment dans un tract sur le bilan du quinquennat.

Le Premier ministre a en revanche raison d’affirmer que certains contribuables ont bénéficié d’une baisse de leur impôt sur le revenu depuis sa nomination à Matignon. Au total, selon les chiffres du gouvernement, 12 millions de ménages ont vu leur contribution diminuer de 300 euros à 1 200 euros. Cela reste loin de représenter l’intégralité des 19,2 millions de foyers qui étaient redevables de l’impôt sur le revenu en 2013.
Il faut néanmoins rappeler que ces mesures visaient en grande partie à rectifier le tir après des hausses d’impôt qui avaient affecté des ménages parmi les plus modestes. 1,35 million de foyers, et pas des plus aisés, étaient par exemple devenus imposables en 2014 par l’effet de mesures décidées au début du quinquennat de François Hollande.

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Toujours Manuel Valls

Lorsqu’il avait fait ces annonces dans son discours de politique générale, le 8 avril 2014, le Premier ministre avait d’ailleurs bien précisé que ce geste, limité à certains contribuables, était destiné à « améliorer le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes », alors que son intervention, jeudi 25 août, laisse plutôt entendre, à tort, qu’il s’agit d’une baisse globale de l’impôt.

Mais, comme d’habitude avec Manuel Valls,  » il avalerait une souris et la queue dépasserait…il dirait que ce n’est pas vrai . »

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Grand projet au château de Chambord :

La renaissance du jardin à la française et de la grande perspective

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Dans sa stratégie de développement, le domaine national de Chambord fait de l’amélioration des conditions d’accueil du public une priorité. C’est ainsi que l’établissement public souhaite restituer les jardins à la française et la grande perspective dans leur état du XVIIIe siècle, afin de permettre aux visiteurs de découvrir le château non plus comme un objet isolé, mais comme l’élément d’une composition majestueuse mêlant des espaces naturels sauvages (le parc), aménagés (le jardin) et une construction architecturale exceptionnelle.

La restitution des jardins à la française est un projet à très grande visibilité, d’intérêt international. L’image de ces jardins est indissociable de la grande façade de Chambord, mondialement connue, car ils se situent aux pieds du château, dans un terrassement dessiné pour Louis XIV. Les axes fondateurs, la structure et les perspectives qui ont présidé à la composition de ces jardins au XVIIIe siècle sont toujours présents aujourd’hui. La plupart des prises de vue du château incorporent ces espaces.
La perception du visiteur en sera transformée : les jardins à la française offriront une transition entre le château et la forêt, remettant en majesté la façade d’honneur par deux lignes d’arbres qui dirigent l’œil dans sa contemplation.

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La perspective, longue de 4 560 mètres, traverse le château de part en part dans le strict alignement de l’escalier à doubles révolutions. Elle est le prolongement, en ligne de fuite, des bras de croix Nord et Sud comme une projection de l’architecture intérieure du château. Ces allées qui se fondent dans la forêt concourent à mettre le château en majesté. Elles participent à une meilleure perception du monument par le public. Le château impose sa géométrie aux espaces extérieurs à partir de 1680, à travers les axes Nord-Sud et Est-Ouest qui règlent la composition du jardin au Nord et à l’Est, mais également celle de la place d’armes et des écuries au Sud. La première conception de cette perspective figure dans des plans conçus pour Louis XIV en 1683 par Jules Hardouin-Mansart. L’installation de cet axe majeur, sous sa forme actuelle, s’effectue au XVIIIe siècle

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Le projet de Chambord est exemplaire dans la fidélité de la restitution et rare dans le croisement des données scientifiques : archives, plans anciens, gravures mais aussi prospection géophysique confirmant à quelques dizaines de centimètres près les emplacements figurant dans les plans. Le projet consiste à restituer le jardin installé en 1734, dans son évolution du milieu du XVIIIe siècle, qui correspond à l’état des abords le plus durable de l’histoire de Chambord.

Le 27 août 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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