BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

1 Sep

L’étonnant départ du gouvernement de George Pau-Langevin

La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a démissionné mardi 30 août, à la surprise générale, laissant son poste à Ericka Bareigts, précédemment secrétaire d’Etat chargée de l’égalité réelle (une invention de François Hollande du même goût que le redressement productif). L’Elysée a annoncé que la ministre avait souhaité « mettre un terme à ses fonctions ministérielles pour des raisons personnelles ». Elle a dit vouloir « retrouver le contact avec le terrain ». Entendez qu’elle souhaite surtout redonner vie à son cabinet d’avocat, délaissé depuis trop longtemps mais dont elle attend davantage que de sa carrière politique…

Le départ d’Emmanuel Macron mardi a précipité les choses, l’exécutif ne souhaitant pas faire deux remaniements à quelques mois d’intervalle et juste avant l’élection présidentielle. Sa démission a pourtant surpris car la ministre avait fait sa rentrée quelques heures plus tôt, annonçant les prochains dossiers, comme la création de la future Cité des Outre-mer, promesse de campagne de François Hollande, ou encore la loi « égalité réelle outre-mer », qui doit être examinée en séance publique le 4 octobre. Ce sera sans elle.

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Entre-soi guadeloupéen à l’Hôtel de Montmorin (George Pau-Langevin et Victorin Lurel)

Née à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Mme Pau-Langevin avait été sur la sellette lors du remaniement de février, mais elle avait finalement conservé son ministère, obtenu en avril 2014 après le départ du socialiste Victorin Lurel, parti tenter sans succès la bataille des régionales en Guadeloupe (avec quelques casseroles financières encombrantes). Avant les outre-mer, Mme Pau-Langevin avait été ministre déléguée à la réussite éducative, domaine où elle s’illustra avec son obsession des  » plans « : plan jeunesse, plan logement, plan santé, plan sécurité. Il ne lui manquait qu’un  » plan com  » !

A 49 ans, Ericka Bareigts, qui lui succède, est la première ministre des Outre-mer venue de La Réunion. Avant son entrée au gouvernement, en février, comme secrétaire d’Etat à l’égalité des chances, elle était une députée engagée de longue date au PS et active à l’Assemblée entre autres sur les sujets ultramarins. Elle a siégé au Conseil représentatif des français d’outre-mer (Crefom), puissant lobby, dont elle a été la vice-présidente. Quelques jours après les propos de Nadine Morano sur la France en septembre 2015 et qui reprenaient ceux du général de Gaulle (« pays de race blanche, de religion chrétienne… »), elle avait lancé : « Pour moi, députée noire de la République, la France décrite par Mme Morano, n’est pas la mienne », déclenchant une ovation debout de la gauche.

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Ericka Bareigts

Mais ne vous fiez pas à son sourire qui nous vient de la Réunion…comme le requin-bouledogue. Le 15 février 2015, fut voté à l’Assemblée un amendement permettant aux préfets des départements d’Outre-mer de remplacer les jours fériés catholiques (lundi de Pâques, l’Ascension, lundi de Pentecôte, l’Assomption et la Toussaint), par de nouveaux jours fériés de leur choix. Portée par la députée de La Réunion et nouvelle secrétaire d’État à l’égalité réelle, Erikca Bareigts, la mesure avait été adoptée par la majorité des députés. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée (toujours prêt à une action christianophobe) avait alors défendu « un amendement de bon sens », tandis que le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, avait exprimé les réticences du gouvernement qui considérait « qu’un travail approfondi (devait) encore être mené afin d’aboutir à un consensus aussi large que possible » [… ] Finalement, l’amendement avait été retiré par la Commission spéciale sur le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, qui estimait notamment que la mesure ne pouvait être mise en place dans le cadre de la loi Macron (Source : Valeurs Actuelles).

« [Mme Bareigts] s’attachera à répondre aux défis qui attendent les territoires ultramarins : bâtir une croissance plus inclusive et plus océanique grâce à une stratégie territorialisée, faire en sorte que les atouts des territoires et le potentiel des habitants puissent pleinement s’exprimer, rassembler les conditions du développement humain, combat intrinsèque de la gauche. Soixante-dix ans après la départementalisation des “quatre vieilles”, cinq ans après celle de Mayotte*, l’histoire des outre-mer doit continuer d’être écrite. Cette nouvelle page sera celle de l’égalité réelle », a-t-elle fait savoir sans pouffer

Comme toujours avec François Hollande : que du beau monde !

* Que l’on verrait bien rapidement rendue à la Fédération des Comores…

Et le bilan TRES contrasté d’Emmanuel Macron

Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a annoncé mardi 30 août sa démission du gouvernement. Secrétaire général adjoint de l’Elysée après l’élection de François Hollande, en mai 2012, il avait remplacé Arnaud Montebourg à Bercy le 26 août 2014.

Outre ses sorties parfois à rebours de la position du gouvernement, l’énarque de 38 ans aura principalement marqué son passage au gouvernement – deux ans et quatre jours précisément – par une loi qui porte son nom, votée en août 2015, mais dont on se demande encore ce qu’elle va bien pouvoir engendrer qui soit durablement positif.

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Passation de pouvoirs à Bercy le 31 août 2016

Tentons d’y voir clair parmi les principales réformes engagées et les chantiers inachevés.

Les principales réformes engagées
Arrivé au ministère de l’économie, Emmanuel Macron a repris le chantier de son prédécesseur pour relancer la croissance. Le texte, renommé « projet de loi pour la croissance et l’activité », est présenté en conseil des ministres en décembre 2014. En rupture avec une partie de la gauche (les « frondeurs »), ce texte « fourre-tout » de 308 articles, qui a fait l’objet de vives critiques, a nécessité le recours à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution pour être adopté à l’Assemblée nationale (adopté sans vote). Il a été promulgué le 6 août 2015. Que contient cette fameuse « loi Macron » ?
1/ La création de lignes de car nationales, alors qu’elles n’étaient possibles qu’à l’international auparavant, a rencontré un succès auprès de la clientèle (entre 3 et 4 millions de passagers transportés à travers 180 villes en France un an après, avec 1 500 emplois à la clé), mais elles peinent à être rentables.

2/ L’élargissement du travail du dimanche : l’ouverture des commerces n’est plus limitée à cinq dimanches dans l’année, mais peut être étendue à douze (soit un par mois), avec une majoration de salaire d’au moins 30 %. La règle est laissée à l’appréciation des élus locaux. Selon Christopher Dembik, économiste à la banque danoise Saxo, le travail du dimanche n’a pas entraîné d’augmentation significative du chiffre d’affaires : « Les dépenses de consommation sont apparemment réparties sur une durée plus longue. »

3/ La création de zones touristiques internationales, où le travail est possible le dimanche et le soir jusqu’à minuit, également avec des majorations de salaire dans des zones touristiques internationales (ZTI). Les négociations avec les syndicats, au niveau des branches ou des entreprises, sont difficiles ; certaines ont abouti (comme dans l’orfèvrerie, aux Galeries Lafayette Haussmann), d’autres ont échoué (comme à la Fnac).
4/ La libéralisation des professions réglementées. Notaires, commissaires-priseurs et huissiers étaient parmi les premiers à se mobiliser contre la loi Macron, qui créait davantage de concurrence dans leurs professions en facilitant les nouvelles installations et en abaissant certains tarifs. Finalement, ces baisses, instaurées en mai, ont été assez faibles (de 2,5 à 5 %, hormis pour les petites transactions immobilières), et l’arrêté sur l’implantation des nouveaux notaires n’a pas encore été publié.

5/ La réforme du permis de conduire. Autres professionnels dans le viseur de la loi Macron, les moniteurs d’auto-école. Pour libérer du temps aux inspecteurs et réduire les délais d’obtention du permis, la partie théorique peut désormais être passée dans des centres agréés de La Poste et de SGS, mais depuis juin seulement.

En résumé : beaucoup de bruit pour peu de chose.

Les chantiers inachevés
1/ La réforme des prud’hommes. Le texte du ministre de l’économie avait deux objectifs : réformer la procédure prud’homale pour accélérer les délais de jugement et plafonner les barèmes définissant les versements par les employeurs après un licenciement abusif. Le premier a été engagé par l’instauration d’un bureau de conciliation et d’orientation, élément central de la procédure, en mai, dont les effets n’ont pas encore été mesurés. Quant aux barèmes limitant l’indemnisation des salariés licenciés, ils ont été censurés par le Conseil constitutionnel, et l’idée n’a pas été remise à l’ordre du jour.

2/Stockage des déchets, loi Evin : deux autres dispositions de la loi Macron ont été rejetées, car considérées comme des « cavaliers législatifs » (articles non liés à l’objectif général de la loi). C’est le cas par exemple d’un assouplissement de la communication sur le vin et d’un article sur le stockage de déchets radioactifs à Bure.

3/ Pas de loi Macron 2. Après sa première loi, le ministre de l’économie projetait une nouvelle salve de mesures dans un projet joliment baptisé « nouvelles opportunités économiques » (NOÉ) et qui devait être présenté en janvier au conseil des ministres. Mais ce « Macron 2 » n’a jamais vu le jour, pour cause d’embouteillage législatif, entre la loi sur la transparence financière défendue par le ministre des finances, Michel Sapin, et la (complexe) réforme du droit du travail portée par Myriam El Khomri dont nous avons dit ce que nous pensions (Lire « Ils ont osé l’appeler ‘Loi El Khomri’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/25/bulletin-climatique-quotidien-25-aout-2016-de-la-republique-francaise/).

4/ Parmi les mesures contenues dans son projet, outre la finalisation de la réforme des prud’hommes, Emmanuel Macron prévoyait de réduire les « exigences excessives en matière de qualification professionnelle », comme le CAP dans le bâtiment, et de faciliter les microentreprises. D’autres mesures, sur le déploiement de la fibre par exemple, ont été introduites en amendement dans le texte sur la République numérique, porté par Axelle Lemaire.

Là encore : beaucoup de bruit pour peu de chose.

Et même s’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions complètes sur l’efficacité des mesures mises en œuvre par Emmanuel Macron pour « libérer la croissance », deux critères d’importance peuvent être déjà observés :

1/ Le produit intérieur brut (PIB) a connu des variations irrégulières, connaissant du mieux (+ 0,6 % au premier trimestre 2015 et 0,8 % au premier trimestre 2016) et du moins bon (0 % au deuxième trimestre de ces mêmes années). Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Euler Hermes, estime à seulement un « demi-dixième de point » (soit 0,05 %) l’apport de la loi Macron à la croissance de la France !

2/ Sur le front du chômage, le bilan est peu reluisant. A son arrivée, le pays comptait 3,415 millions demandeurs d’emploi de catégorie A ; ils étaient 3,506 millions à la fin de juillet. Pas plus que le reste du gouvernement, le ministre de l’économie n’aura réussi à « inverser la courbe du chômage » au cours du quinquennat.

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Emmanuel Macron ? Un gendre idéal pour quoi faire ?

 

 » Le Brexit veut dire le Brexit « 

Si les Britanniques ont été clairs dans leur volonté de quitter l’Union européenne (UE), le flou est en revanche total sur le modèle alternatif qu’ils veulent adopter. Theresa May, la nouvelle Première ministre, qui avait fait campagne pour le  » Remain « , a gagné du temps quand elle a déclaré en juillet :  » Le Brexit veut dire le Brexit.  » Une façon de dire qu’elle respectera la volonté du peuple et ne tentera pas de rester dans l’UE malgré tout. Cela lui a permis de passer la torpeur de l’été sans problème, sans dévoiler sa position.

Mais avec la rentrée politique, l’urgence revient. Mme May a convoqué ce mercredi 31 août les principaux membres de son gouvernement à Chequers, sa résidence de campagne du Buckinghamshire. Ordre de mission : chaque ministère doit apporter des propositions concrètes sur la meilleure façon de gérer le Brexit. Les vertes collines de la région et la météo estivale n’ont pas été de trop pour calmer les tensions. Car Mme May est sous la pression de deux groupes de ministres aux perspectives opposées : ceux qui veulent un Brexit  » light « , le plus proche possible du statu quo, et ceux qui préfèrent un Brexit  » hard « , avec un virage radical.

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Résidence d’été du Premier ministre britannique à Chequers

La première option, soutenue par Philip Hammond, le chancelier de l’Echiquier, consiste à rester dans le marché unique européen, sur un modèle proche de celui de la Norvège (Lire notre article « Un exemple pour les Britanniques : la Norvège  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/23/bulletin-climatique-quotidien-23-juin-2016-de-la-republique-francaise/). Cette position reflète celle du patronat et de la City. Mais elle nécessite de conserver la libre circulation des personnes avec le reste de l’Europe, l’un des principes fondateurs de l’UE.

En face se trouvent les «  brexiters  » du gouvernement : Boris Johnson, le médiatique ministre des affaires étrangères, étrangement silencieux cet été ; David Davis, le ministre du Brexit, chargé des négociations avec Bruxelles ; et Liam Fox, le ministre du commerce international, qui doit tenter de passer de nouveaux accords de libre-échange entre le Royaume-Uni et le reste du monde. Eux refusent de conserver la libre circulation des personnes. Ils estiment que les Britanniques ont voté pour limiter l’immigration européenne et qu’il est indispensable d’exécuter ce vœu. Et tant pis si cela signifie sortir d’un marché de 500 millions de consommateurs.

L’affaire est d’autant plus compliquée que ces trois mousquetaires du Brexit mènent en sous-main une lutte de pouvoir. M. Johnson a passé l’été à repousser les tentatives de MM. Fox et Davis de lui prendre des pans entiers de ses prérogatives. La diplomatie commerciale, traditionnellement menée par le Foreign Office, fait l’objet d’âpres négociations.
Les désaccords portent aussi sur le rythme du Brexit. En arrivant à Downing Street, Mme May a exclu de déclencher immédiatement le fameux article 50 du traité de Lisbonne, qui lancera officiellement les négociations de divorce entre Londres et Bruxelles. Elle a fait savoir qu’elle ne l’évoquerait pas avant début 2017. Mais des fuites dans la presse évoquent désormais mi-2017, voire fin 2017, après les élections françaises et allemandes. Cela repousserait la date effective du Brexit à fin 2019, la période de négociation prévue par l’article 50 étant de deux ans.

Cette temporisation commence à sérieusement agacer les gardiens du temple anti-européen.  » La première ministre doit expliquer ce qu’elle veut dire par “le Brexit veut dire le Brexit”, estime le député conservateur Andrew Bridgen. On a besoin de viande rouge. On ne peut pas attendre jusqu’à Noël.  » Le groupe Leave.eu, proche du parti d’extrême droite UKIP, a lancé cette semaine une pétition exigeant que Mme May fournisse un calendrier précis en vue du déclenchement de l’article 50. Celle-ci a déjà rassemblé 33 000 signatures.

A l’opposé du spectre politique, un mouvement se mobilise pour tenter de bloquer le résultat du référendum. Owen Smith, l’un des deux candidats à la direction du Parti travailliste, réclame l’organisation d’un second référendum au moment où l’accord final sera conclu avec Bruxelles, avec l’espoir que les Britanniques changent alors d’avis. M. Smith exige aussi que Mme May consulte le Parlement avant de déclencher l’article 50. Au pays de la démocratie parlementaire, il rappelle que le référendum du 23 juin n’était que consultatif, et que seuls les députés détiennent la souveraineté populaire, refaisant ainsi le vieux coup de la démocratie représentative primant sur la démocratie directe ! Selon le Daily Telegraph, Mme May aurait rejeté cette idée.

Le débat ne se limite pas aux travaillistes. Samedi 3 septembre, deux jours avant la rentrée parlementaire, une  » marche pour l’Europe  » est organisée à Londres et en province. Des milliers de Britanniques sont attendus, pour  » garder la Grande-Bretagne au cœur de l’Europe « . Difficilement crédible cependant pour une île…

A cela s’ajoute la création d’Open Europe, un nouveau groupe de pression, lancé par trois anciens ministres (Anna Soubry, une conservatrice ; Pat McFadden, un travailliste ; Norman Lamb, un libéral-démocrate). Si ceux-ci reconnaissent le résultat du référendum, ils demandent à ce que Mme May ne ferme pas les frontières,  » transformant la défaite en tragédie « . Bref une bande de mauvais joueurs.

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Theresa May et son gouvernement

Entre ces opinions radicalement opposées, Mme May va devoir trancher. Une caricature dans le Times résume bien la situation. Elle présente la première ministre au volant d’une voiture, bloquée dans les embouteillages de retour de vacances, devant un panneau indiquant  » article 50 « . A l’arrière, un groupe d’enfants turbulents incarnant ses ministres se chamaillent. Et l’un d’entre eux demande :  » On ne pourrait pas aller plus vite, maman ?  »

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Alors, les idées vont bon train. Le think tank bruxellois Bruegel a dévoilé, lundi 29 août, son idée d’un  » partenariat continental  » entre Londres et l’Union destiné à n’affaiblir ni le Royaume-Uni ni les Vingt-Sept, pour les  » dix, quinze ou vingt prochaines années « , précisent les économistes Jean Pisani-Ferry, Guntram Wolff et André -Sapir, coauteurs de l’étude.

Leur réflexion part du constat que les Britanniques, lors du référendum du 23 juin, ont exprimé leur rejet du projet  » politique  » européen : l’intégration toujours plus poussée et le sacrifice assumé par les Etats d’une partie de leur souveraineté au profit de structures supranationales (la Cour de justice de l’Union, la Commission). Le thème de la migration a aussi été au cœur de la campagne pour le  » Leave  » : les Britanniques remettent en cause la liberté de circulation des personnes, pourtant une des quatre libertés fondamentales du Marché commun (avec la circulation des biens, des services et des capitaux).

L’idée serait, en tenant compte de ces contraintes, de continuer à proposer à Londres un accès au marché intérieur et à ses centaines de millions de consommateurs, et d’autoriser le pays à limiter l’accès des citoyens européens à son territoire, en instituant des quotas annuels par exemple. Le Royaume-Uni devrait continuer à verser son écot au budget de l’UE, et à se soumettre à ses règles de fonctionnement – politique de concurrence, normes environnementales, protection des consommateurs…(http://bruegel.org/2016/08/europe-after-brexit-a-proposal-for-a-continental-partnership/)

Mais Londres aurait voix au chapitre concernant les lois liées au marché unique. Au sein d’une nouvelle structure de gouvernance, un  » conseil du partenariat continental « , dans lequel Londres continuerait d’être informé des projets de directives, pourrait les discuter et proposer des amendements.  » Le dernier mot continuerait de revenir à l’Union « , précise M. Pisani-Ferry.

Ces dernières semaines, les spécialistes ont beaucoup glosé sur les modèles norvégien ou suisse de coopération avec l’UE, se posant la question de savoir lequel serait le plus adapté au cas britannique. La Norvège peut accéder au marché unique, mais doit respecter pleinement la liberté de circulation des personnes et appliquer sans discuter les législations de l’Union. La Suisse dispose de davantage de latitude réglementaire, mais fait aussi partie de l’espace sans passeport Schengen.

Le sort que Bruegel propose de réserver à Londres serait à l’évidence plus avantageux. Mais dans un monde de plus en plus volatil, ni le Royaume-Uni ni l’Union à vingt-sept, si interdépendants après quarante ans de vie commune, n’ont intérêt à un divorce qui les affaiblisse s’ils veulent continuer à siéger à la table des grandes puissances, précise l’étude.

Le partenariat continental aboutirait à une Europe en deux cercles, celui des pays, comme le Royaume-Uni, ayant opté pour une union intergouvernementale, et les autres – le  » noyau dur  » –, qui poursuivraient l’aventure de l’intégration.

Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour accepter le projet du Conseil dans l’Espérance du Roi qui est celui d’une Europe vivante des nations laissant mourir par asphyxie et implosion les militants d’une Europe fédérale ?

Réponse le 16 septembre prochain lors du sommet de Bratislava* sur l’avenir de l’Europe (à vingt-sept , sans le Royaume-Uni).

* Lire « C’est pathétique! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/23/bulletin-climatique-quotidien-23-aout-2016-de-la-republique-francaise/

Ils ont enfin trouvé le filon…

Pour réduire les craintes de la population autant que celles des touristes :  » Mais non ! Il n’y a pas autant de terroristes que vous le pensez . Tout au plus quelques mabouls (مهبول)… »

L’idée leur a été donnée par les policiers allemands mais suisses aussi : PSYCHIATRISER LE TERRORISME (Lire « Mesdames, méfiez-vous des émules d’Anders Breivik » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/25/bulletin-climatique-quotidien-25-juillet-2016-de-la-republique-francais/ et « La psychiatrisation du terrorisme » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/23/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-la-psychiatrisation-du-terrorisme/).

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Jerôme Bosch : extraction de la pierre de folie

Un maghrébin a poignardé un policier dans les locaux de l’antenne toulousaine des renseignements intérieurs. Il a été aussitôt qualifié de « malade mental » car, désormais et devant le nombre d’agressions perpétrées par les innombrables  » Chances pour la France  » qu’héberge notre pays, il faut éviter toute stigmatisation de la population musulmane et la meilleure solution apparue aux autorité est la  » psychiatrisation  » des agresseurs. Ces autorités oublient simplement un détail qui met à mal leur tentative de sauvetage :

psychiatriser le terrorisme islamiste…c’est un pléonasme !

Voyons les faits.

14h15 ce mardi : un homme âgé d’une trentaine d’années se présente au comptoir d’accueil du commissariat toulousain de la rue du Rempart Saint-Etienne et déclare vouloir déposer plainte. Très vite, il tente de s’emparer de l’arme de service de l’adjoint de sécurité présent. N’y parvenant pas, il sort un couteau (comme dans les pires films de propagande du prétendu Etat islamique) et frappe le policier au cou, sans atteindre la carotide. Très vite maîtrisé, l’agresseur a été immédiatement placé en garde à vue. Hospitalisé, le policier s’en tire miraculeusement avec quelques points de suture, ses jours ne sont pas en danger.

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Abderrahmane A.

L’auteur de l’attaque, Abderrahmane A., 31 ans, était connu de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) mais ne faisait pas l’objet d’une fiche S.  » Souffrant de troubles psychiatriques « , il avait été arrêté une première fois en 2013 pour avoir tagué «SARKOZY = MERAH» sur les murs de ce même commissariat, siège de l’antenne toulousaine du service de renseignement intérieur. L’affaire avait été classée par le procureur de Toulouse compte tenu du profil psychiatrique de son auteur et trop content de se débarrasser de cette affaire délicate.

En 2014, ce dernier s’en prenait à coups de cocktails molotov à une synagogue du centre-ville de Toulouse. La folie, vous dis-je…Arrêté à nouveau en flagrant délit, il était astreint à un suivi médico-psychiatrique mais n’est pour autant pas passé par la case prison. On se demande surtout ce qu’il faisait encore en France.

Dans les rangs policiers, l’affaire a suscité «une véritable onde de choc», a indiqué Didier Martinez, secrétaire général régional du syndicat SGP-Police. «Cette attaque révèle l’absence de protection d’un commissariat abritant le siège de la DGSI. Il n’y a même pas un portique détecteur de métaux. Le type est rentré comme une fleur avec son couteau en sachant parfaitement où il venait», souligne une source judiciaire qui tient à l’anonymat !

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Dans son communiqué, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, jamais en reste d’une gélule de Padamalgame-5mg,  rappelle que les «policiers et les gendarmes exposent quotidiennement leur vie pour protéger celles des autres et qu’ils méritent à cet égard le respect et la considération de tous nos concitoyens». «C’est bien beau mais on aimerait que les commissariats soient mieux protégés», lâche la source judiciaire.

Pour notre part, nous nous contenterions de savoir que la France est gouvernée et tous ces mabouls, vrais ou faux, renvoyés systématiquement chez eux.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

À Grignan (Drôme)

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Participez à la reconstitution du cabinet d’écriture de la Marquise de Sévigné.

En prévision de l’exposition temporaire de 2017 consacrée à la marquise de Sévigné, le Conseil départemental de la Drôme, propriétaire du château de Grignan, a le projet de reconstituer un cabinet d’écriture et de lecture de l’aristocrate et femme de lettres du 17e siècle. Coût de l’opération : 200 000 euros. Il s’agit de recréer l’ensemble du décor du XVIIe siècle : boiseries, tapisseries, étoffes, mobilier …etc.

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Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné, a souvent séjourné au Château de Grignan. Elle a même passé les deux dernières années de sa vie.

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Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696)
Marquise de Sévigné

Le Département de la Drôme va financer une partie de la somme nécessaire. Pour l’autre partie de la somme, une « campagne de mécénat populaire » a été lancée. Le lancement officiel de la souscription, menée par la Fondation du patrimoine, a eu lieu fin mai à Grignan. Cet appel au don est disponible sur le site internet de la Fondation du Patrimoine. En trois mois, plus de 3000 euros ont été récoltés. La souscription s’achèvera en décembre.

Le 1er septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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