BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Sep

2017, l’année de tous les changements ?

Il n’y a pas que la France qui se prépare à un grand chambardement politique l’an prochain. Il y aura l’Allemagne où il faut s’attendre à une forte poussée de la droite radicale à la suite et à cause des terribles conséquences de l’immigration-invasion voulue et organisée par la chancelière Angela Merkel.

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Mais, ne l’oublions pas, il y aura aussi les Pays-Bas avec les élections législatives du 15 mars 2017 et les grandes ambitions de Geert Wilders, le chef du Parti pour la liberté (PVV). Le député populiste et anti-islam a lancé, le 25 août, une campagne électorale qui sera longue et probablement dominée par ses thèmes favoris : la  » désislamisation  » du pays, l’arrêt total de l’immigration, la sortie du royaume de l’Union européenne et une baisse généralisée des impôts. Seule sa dernière proposition paraît illusoire si l’on se réfère à la situation économique générale !

 » Les Pays-Bas doivent être à nouveau à nous  » : c’est le fil rouge du programme que M. Wilders a fait connaître par le biais de Facebook, surprenant tous ses rivaux par la méthode utilisée mais aussi par la virulence de son propos. Bien plus radical encore que celui qui lui a permis de glaner 12 sièges sur les 150 de la Chambre des députés en 2012.

Dans son esprit, la formule signifie d’abord un pays sans musulmans : le PVV entend fermer toutes les mosquées du pays, interdire le Coran et les écoles coraniques, empêcher l’entrée aux Pays-Bas de toute personne issue d’un  » pays islamique « . Au-delà, il veut fermer les centres d’asile, annuler les permis de séjour temporaires ou priver de leur nationalité néerlandaise, avant de les expulser, tous les délinquants ayant une double nationalité.

Le port du voile serait interdit dans la fonction publique – ce n’est pas le cas à l’heure actuelle – et toute personne s’étant rendue en Syrie ne serait pas autorisée à revenir aux Pays-Bas. Les individus identifiés comme  » musulmans radicaux  » devraient, eux, faire l’objet d’une mise en détention – dont la durée n’est pas précisée. Ils seraient apparemment invités à signer une déclaration indiquant qu’ils respectent la Constitution et, à défaut, expulsés ou enfermés.

Cette  » désislamisation  » devrait, selon le dirigeant du PVV, rapporter à terme 7,2 milliards d’euros. Une estimation qui n’est pas partagée par la plupart des observateurs. Parallèlement, la police et l’armée verraient leurs moyens largement renforcés afin de lutter contre  » le terrorisme, la violence et l’insécurité « .

Le deuxième axe de la campagne de M. Wilders concerne l’Europe, avec son projet de faire sortir son pays de l’Union européenne et de la monnaie unique. Une idée qu’il pourrait toutefois reléguer au second plan d’ici à mars 2017 : si la proportion de Néerlandais favorables à un  » Nexit  » semblait élevée – proche de 50 % – en juin, lors du vote britannique, elle semble moins importante depuis lors.

Le PVV devrait, en revanche, développer d’autres thèmes censés parler au Néerlandais moyen : le maintien de l’âge de la retraite à 65 ans (la coalition du libéral Mark Rutte entend le porter à 67 ans), la fin des mesures d’austérité dans le domaine de la santé et du troisième âge, le blocage des loyers ou l’instauration d’une  » démocratie directe qui devrait rendre le pouvoir aux citoyens « . Sans oublier la promesse d’une baisse généralisée de la fiscalité et la réduction de moitié des taxes sur les voitures.

Comment financer un tel programme ? Par la suppression de toute subvention pour le développement, la culture, l’innovation ou les énergies alternatives, propose le PVV. Ces propositions chocs de M. Wilders le serviront-ils ou vont-ils le pénaliser ? Il caracole, en tout cas, en tête des sondages depuis un an.

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Les derniers en date lui prédisent de 30 à 40 sièges, loin devant ses rivaux libéraux (24), chrétiens-démocrates (17) ou sociaux-démocrates (9). Des résultats qui, s’ils se confirment, lui donneraient la main pour la formation d’une coalition, mais pourraient plonger le pays dans une crise à l’espagnole car, a priori, aucune formation ne semble prête à engager des discussions sur la base d’un tel programme. Pour le moment.

 » Il est rassurant de voir que, par cette attitude, le parti de M. Wilders s’éloigne des responsabilités gouvernementales, écrivait d’ailleurs perfidement l’éditorialiste du quotidien NRC Handelsblad. Mais inquiétant de voir que non seulement son message est plus radical, mais qu’il est jugé acceptable par de larges franges de la société.  » Ce divorce entre la société civile néerlandaise et ses prétendues élites ressemble pourtant à ce que l’on observe de plus en plus souvent sur notre continent et amènera nécessairement à de profonds bouleversements politiques. Mais là comme ailleurs, le réveil des fêtards est difficile !

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Le premier ministre Mark Rutte, qui lui non plus n’a pas été avare de promesses non tenues, entend se positionner en principal adversaire de M. Wilders. Mais, jusqu’ici, il a seulement présenté ses excuses pour ce qu’il n’a pas pu réaliser !…

C’est facile mais la ficelle est un peu grosse.

 

Oui, le Front national a un projet de politique étrangère…

le (controversé) politologue Jean-Yves Camus l’a rencontré.

Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, analyse dans une note à paraître à la Fondation Jean-Jaurès le projet de politique étrangère du Front national, dont la finalité est de défendre l’ « essence  » de la France. Et, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, son analyse est judicieuse et même…porteuse d’espoirs.

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Ainsi, remarque-t-il de prime abord l’intitulé de ce programme de  » POLITIQUE ETRANGERE « . Il y voit le fait que la politique étrangère, c’est une autre conception des rapports entre Etats que le terme plus généralement utilisé de  » politique internationale « . L’un des reproches majeurs que le FN fait à la politique internationale, telle qu’elle est conçue et mise en œuvre par les gouvernements successifs de droite et de gauche, c’est d’avoir oublié ce que suppose cette politique : une primauté absolue de l’intérêt des Etats et la prédominance de la géopolitique, pas des choix moraux. Le Front intègre ainsi des dimensions sur lesquelles les autres formations font parfois l’impasse. Y compris la perspective de la guerre comme issue d’une opposition d’intérêts entre nations.

Et le fait que Marine Le Pen peut avoir des mots très durs sur le recours à la guerre, comme contre l’intervention en Libye en 2011 ou contre l’interventionnisme américain, ne le choque pas. Il n’y voit pas une contradiction car il ne faut pas confondre isolationnisme et non-interventionnisme. Le non-interventionnisme conçoit la primauté de l’intérêt national comme naturelle. Si l’on détermine la politique étrangère exclusivement à l’aune de notre propre nation, certaines guerres ne sont pas les nôtres, car elles engendrent pour notre pays des risques supérieurs aux bénéfices. C’est le point de vue du FN.

Dans son projet de politique étrangère, le FN conteste toute forme de supranationalité. Il veut sortir non seulement de l’Union européenne, mais aussi de l’OTAN, qui est perçue comme une coalition militaire dont les Etats-Unis dictent les objectifs et le fonctionnement. L’intervention en Libye, par exemple, a créé davantage de chaos que de stabilité. Etait-elle dictée par l’intérêt de la France ou par une politique moraliste, que Marine Le Pen pourfend ?

Jean-Yves Camus s’est aussi intéressé à la vision multipolaire des relations internationales par le Front national quel explique ainsi. La chute du communisme, au tournant des années 1990, a bouleversé la donne et la grande révolution de la politique étrangère frontiste date de cette époque : la chute de l’URSS a libéré un espace intellectuel extrêmement important qui permet aujourd’hui de penser la Russie comme étant l’un des pivots du monde multipolaire. Un contresens a prospéré ces dernières années sur l’idée que les liens financiers du parti de Marine Le Pen avec l’un ou l’autre secteur du pouvoir russe dictaient ses positions vis-à-vis de la Russie. Selon M. Camus, c’est tout le contraire. C’est parce que dans certains cercles proches du pouvoir on a compris que le FN voyait la Russie de Vladimir Poutine comme un modèle sociétal et un allié stratégique qu’il est possible qu’il bénéficie de cette aide. Et cette inclination détermine aussi les positions du FN sur la Syrie, la Turquie…Ainsi, sur la question syrienne on peut penser qu’il n’existe pas de solution politique sans la réintroduction dans le jeu de Bachar Al-Assadet c’est l’idée que défend Marine Le Pen, comme le fait Vladimir Poutine.

Un autre thème apparaît cher au Front national, celui de l’Eurasie…Cette question est souvent vue en France comme une lubie un peu désincarnée. Si elle est difficile à saisir depuis Paris, elle l’est nettement moins depuis Moscou ou quand on s’éloigne à l’est de la capitale russe. L’Eurasie est une réalité qu’il faut prendre en compte, ce qui ne veut pas dire pour autant que le projet eurasiste – qui postule une unité civilisationnelle des peuples européens et d’une partie du continent asiatique – doit être l’horizon de la politique étrangère française. Le FN met simplement (et avec pertinence) le doigt sur un sujet pour lequel il existe une relative déficience de la recherche stratégique en France, à la fois sur le rôle de cette région et sur la nécessité pour la France d’y être plus active.

En résumé, pour Jean-Yves Camus, le projet du FN a, au fond, pour objet de défendre l’  » essence immuable  » de la France. Le problème, c’est de savoir précisément quelle est cette essence pour le FN. Au sein du part, on ne donne jamais de définition claire, comme quand il s’agit de fonder une  » autre  » Europe. Partir du principe qu’il existe un fonds commun éternel, qu’il faut préserver la pérennité du pays, c’est une chose, mais on ne nous dit pas sur quoi tout cela est construit. Une France chrétienne ? Judéo-chrétienne ? Autre ? Et il en est ainsi, à nos yeux, parce que le Front national EST UN PARTI FONCIEREMENT REPUBLICAIN.

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Le FN ne pourra sortir de cette ornière qu’à la condition de s’ouvrir au royalisme. Sinon il ne restera qu’un parti républicain banal et ne pourra rien attendre de l’avenir. C’est probablement ce que pense Marion Maréchal-Le Pen.

 

Combien d’autres sont-elles cachées ?...

Une école coranique clandestine a été découverte (par le plus grand des hasards) à la mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), déjà connue pour avoir abrité une filière djihadiste vers la Syrie.

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La mosquée subversive de Villiers-sur-Marne

L’école clandestine réunissait, selon les informations du Parisien, entre 15 et 20 enfants de 6 à 12 ans venant principalement de Villiers et de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Ils suivaient des cours dans une grande salle située au premier étage de la mosquée Al-Islah.

« Il y a deux ans environ, précise le quotidien, l’école des Petites Abeilles avait vu le jour en toute illégalité dans les locaux de la mosquée, occupant la salle de classe les jours où l’association n’organisait pas ses propres cours de religion. »

Le quartier, apparemment, ne s’était pas ému des allers-retours des enfants. L’association qui gère les locaux de la mosquée et avait loué la salle aux responsables de l' »école » non plus. Ce qui vous donne une idée de l’importance de ce que nous dénonçons régulièrement : la taqiya(1). C’est « en remontant la piste d’un salafiste » qui avait fréquenté la mosquée de Lagny (Seine-et-Marne) que la préfecture a découvert cette école. Jugée radicalisée, la mosquée de Lagny avait été fermée en mai 2016 en vertu de l’état d’urgence.

Trois personnes ont été interpellées, dont l’imam de la mosquée, lors de la perquisition de la mosquée Al-Islah, survenue dans le cadre de l’état d’urgence, a précisé mercredi le ministère de l’Intérieur. Deux d’entre elles ont été placées en rétention administrative en vue d’un éventuel (sic) éloignement, et la troisième a été libérée, sans que l’on sache s’il s’agit de l’imam.

La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne était déjà connue pour avoir abrité douze personnes, condamnées en avril, ayant participé à une filière jihadiste vers la Syrie.

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L’enquête, confiée à un service spécialisé de la direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) du Val-de-Marne, a été ouverte pour « ouverture illicite d’un établissement scolaire« , « travail dissimulé« , « emploi d’étrangers sans titre » et « hébergement indigne« , a énuméré une source judiciaire…

La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne était déjà connue pour avoir abrité douze personnes, condamnées en avril, ayant participé à une filière jihadiste vers la Syrie.

Pourquoi n’était-elle pas fermée et ses animateurs expulsés ? En d’autres termes : qui sont les véritables responsables de l’islamisation de la France ?(2)

(1) La taqiya : désigne une pratique de l’islam consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Par extension : principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête, comme moyen stratégique guerrier.

(2) Qu’en pense le maire (LR) de Villiers-sur-Marne, Jacques-Alain Bénisti ?

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Sommaire du Lien légitimiste nº 70 !

 

— Pour un feu d’artifice… Gérard de Villèle.

— Les libres propos de Catoneo : Pour faire la guerre, il faut un chef…

— Actualités. Essai de géopolitique djihadiste. C.F.

— Vers la royauté. Le nécessaire réveil de la Foi et la réforme de la société civile. Gabriel Privat.

— Hopperies. L’urgent est de faire sécession… Hans Hermann Hoppe et Philippe Simmonot.

— Proche-Orient. En Turquie : le coup d’État et le contre-coup. Jean-Gilles Malliarakis.

— Note de lecture [13] de Philippe de Lacvivier : Trois livres de René Bazin pour la France catholique…

Demandez un exemplaire au format pdf !

Il vous sera envoyé par retour de courriel.

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LE LIEN LEGITIMISTE

Bimestriel : six numéros par an. 20 pages

Abonnement papier : 30 euros

Abonnement électronique (fichier pdf envoyé par courriel) : 10 euros

Abonnement couplé : 35 euros

Adresse postale : 2, Le Petit-Prix, 37240 La Chapelle-Blanche-Saint-Martin

Tél. 02 47 59 68 76

Courriel : gerard@villele.com

 

Le 2 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 2, 2016 à 4:14 #

    Marion… tiens bon !!!

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