Célébration « ad orientem »

4 Sep

ROME : soutien du cardinal Burke à la proposition du cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de célébrer “ad orientem”, face à l’autel .

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Lors d’une téléconférence de presse donnée lundi, le cardinal Burke a porté son entier soutien à la proposition faite récemment par le cardinal Robert Sarah de renouer avec la manière traditionnelle de célébrer le saint sacrifice de la messe : tourné vers l’autel, ad orientem, c’est-à-dire vers l’Orient, la direction du soleil levant. Et aussi vers le tabernacle, traditionnellement placé sur l’autel ou au fond du chœur de l’église, et vers le crucifix, alors que l’unique sacrifice du Christ est rendu actuel par les paroles de la consécration.

 « Je suis en total accord avec lui » a déclaré le cardinal Raymond Burke, soulignant que le prêtre qui célèbre la messe agit en la personne du Christ, et que toute l’attention du célébrant comme celle des assistants doit être précisément tournée vers Dieu.

Le cardinal Sarah a eu raison de proposer la célébration “ad orientem”
On se souviendra que le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, avait fait cette suggestion lors d’une conférence sur la sacrée liturgie à Londres en juillet. Retrouver la pratique d’avant Vatican II était un bon moyen de marquer l’entrée dans la nouvelle année liturgique au premier dimanche de l’avant de 2016, avait-il expliqué.

Ce n’était qu’une suggestion, une demande certes venue de haut, mais elle a provoqué des déclarations contraires et des désaveux violents, notamment de la part de la Salle de presse du Saint-Siège récusant toute idée d’une « réforme de la réforme » de la messe en forme ordinaire, alors même que celle-ci était appelée de ses vœux par le pape émérite Benoît XVI. La conférence des évêques des Etats-Unis avait minimisé la demande du cardinal africain, tandis que le cardinal britannique et archevêque de Westminster, Vincent Nichols, invitait les prêtres de son diocèse à n’en tenir aucun compte au motif fallacieux que les règles du Missel romain obligeraient les prêtres à célébrer face au peuple.

Le cardinal Burke, ancien préfet de la signature apostolique écarté au moment de la grande manipulation des synodes sur la famille pour devenir cardinal patron de l’Ordre de Malte, a soutenu la proposition de son confrère cardinal en assurant que les réactions négatives qui l’ont accueillie étaient « sans fondement, injustes et reposant sur des informations inexactes ».

Le soutien du cardinal Burke aux propositions liturgiques du cardinal Sarah
Il a souligné l’élément fondamental de la demande du cardinal Sarah : la position du prêtre lors de la célébration est essentielle, dans la mesure où le prêtre est à la tête de l’assemblée, « agissant en la personne de Notre Seigneur Jésus-Christ, offrant ce culte à Dieu », de telle sorte que tous sont tournés vers le Seigneur.

« Ce n’est pas qu’il tourne le dos à qui que ce soit. C’est bien souvent ce que disent les gens : “Eh bien voilà que le prêtre nous a tourné le dos.” Pas du tout : le prêtre, en tant que notre père spirituel, nous conduit lors de ce culte à élever nos esprits et nos cœurs vers Dieu », a-t-il expliqué.

Rien dans le concile Vatican II n’exige ni même suggère que la messe doive être célébrée face au peuple, a déclaré le cardinal Burke : « C’est une discipline qui a été introduite par la suite et dont je pense qu’elle faisait partie des fausses réformes liturgiques. »

Célébrer face à l’autel, c’est tourner le prêtre et les fidèles vers Dieu
« La tentation est grande, lorsque le prêtre est face au peuple, de voir en lui une sorte d’acteur, et alors, au lieu d’une relation du prêtre et le peuple ensemble avec Dieu, tout cela devient une sorte d’interaction entre le prêtre et le peuple. Le prêtre devient le protagoniste, ce n’est plus Notre Seigneur Jésus-Christ : c’est une erreur très fondamentale et grossière dont il faut venir à bout. Quant au cardinal Sarah, je ne pourrais pas être davantage en accord avec lui. Et j’ai confiance qu’avec le temps on comprendra que les critiques adressées à son encontre étaient complètement injustifiées », a-t-il poursuivi.

Il a également mis en cause la sincérité des critiques à l’encontre du cardinal Sarah en faisant observer que celui-ci avait dès juin 2015 fortement exprimé une position similaire appelant à un retour à une liturgie ad orientem : c’était dans L’Osservatore Romano, journal officiel du Saint-Siège. Il n’y avait pas eu la moindre réaction critique. « Voilà que subitement dans ce contexte il y a cette réaction, je ne le comprends pas », a déclaré le cardinal Burke.

Il a répété que la célébration vers l’Orient, vers l’autel constitue une expression davantage centrée sur Dieu de la Sainte messe, pour conclure : « Non, c’est le plus grand acte d’amour à l’égard du peuple que d’être à leur tête, et d’offrir pour eux la sainte messe. Car l’Eucharistie ne peut être offerte que par le Christ lui-même, et c’est le prêtre qui sacramentellement est le Christ qui offre la sainte messe. Alors, tournons-nous tous vers le Seigneur, comme c’est notre devoir. »

Rapporté par Anne Dolhein in TV Liberté.

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Une Réponse to “Célébration « ad orientem »”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 5, 2016 à 5:19 #

    L’abbé de Nantes, fondateur de la Contre-Réforme catholique au XXI° siècle, avait écrit en 1969:

    -Un jour se lèveront des phalanges de toute nations, de toute classe, pour la renaissance de l’Eglise et le salut du monde. Leur action s’inspirera nécessairement du patrimoine de sagesse que récapitulent nos 150 Points de religion catholique, d’Action Française, de vie communautaire. On aura beau voir et dire, on ne reconstruira rien en dehors ou au rebours de ces principes que nous tenons de nos pères.

    Dans le même N° de Juillet 1987 de Il est ressuscité, un disciple de l’abbé de Nantes précisait:

    -Le Père de Nantes ne choisi pas son roi: discuter du prince, c’est déjà être républicain! Il dépasse le clivage Orléaniste/Légitimiste. Sa conviction morale repose sur une croyance sincère en une Survivance possible de Louis XVII. Qu’un descendant de Louis XVI s’avance et l’unanimité des Français se fera! Quoi qu’il en soit et qui que soit le roi, Dieu nous le montrera!

    LES 150 POINTS DE LA PHALANGE (Catholique, Royale, Communautaire)

    POINTS 1 à 50: CATHOLIQUE

    -Notre Catholicisme est intégral. Il embrasse avec vertu toute la foi, la discipline de sacrement, la morale de l’Eglise Romaine sous leur forme la plus traditionnelle et la plus épanouie. Il rejette par conséquent tout ce qui lui est contraire ou par trop étranger ou ennemi. Il s’agit de “chercher le Royaume de Dieu avant tout et sa justice”, assuré de recevoir “le reste de surcroit”. ce qui n’empêche pas mais nous commande au contraire, de travailler au Bien Commun de nos familles, de nos métiers et communes, de notre Nation, dans un amour du prochain éclairé et fort, tout motivé par l’Amour de Dieu qui est Père de tous.Tel est notre “théocentrisme” si fort opposé au libéralisme au laïcisme, au sécularisme de ce temps. C’est le “Omnia instaurare in Christo” de saint-Paul (Ephésiens 1:10), choisi par Saint-Pie X, et c’est aussi la devise de Sainte-Jeanne d’Arc, qui est Patronne de la France: “Dieu premier servi!”.

    POINTS 51 à 100: ROYALE!

    -Notre nationalisme intégral est une autre face, pas du tout contradictoire, mais complémentaire, de notre charité. Elle considère en effet les choses humaines, les réalités temporelles où elle veut que règnent la grâce et la loi Divine, dans leurs natures et leurs fonctions, par expérience et raison. C’est une autre sagesse et un autre art. La science et l’art politiques ont pour objet la tranquillité de l’ordre temporel et la sauvegarde di Bien Commun qui sont le voeu profond de toute nation: en France, tout ce qui est national est Royal, et notre Royalisme vient de notre patriotisme.

    POINTS 101 à 150: COMMUNAUTAIRE!

    -Notre écologie spontanéiste, beaucoup moins connue, rarement bien comprise , renferme dans son harmonie naturelle tout le secret des paisibles bonheurs humains: membre d’une famille à laquelle il se doit le phalangiste se voue naturellement et quotidiennement à la prospérité de cette famille, tant corporelle que spirituelle, où le sort de chacun dépend de tous. La science et l’art de cette vie commune familiale, intrefamiliale, humaine, devrait s’appeler l’économie communautaire

    . La Noblesse, c’est la reconnaissance publique du rôle social de la famille.

    . La Royauté, c’est le couronnement de la Famille et de l’Etat.

    -DIEU FAMILLE, PATRIE, TROIS MOTS QUI SE COMPLETENT ET QU’ON NE DEVRAIT JAMAIS SEPARER. SI CHAQUE INDIVIDI VOULAIT CONSTRUIRE SUR CES TROIS BASES, TOUT IRAIT BIEN ( Bienheureux Marcel Callo -1921-1945).

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