L’Institut Montaigne jette le masque.

18 Sep

L’Institut Montaigne (un think tank créé en 2000) s’illustre depuis longtemps déjà dans la défense du libéralisme économique et de la mixité culturelle qui en permet l’épanouissement, pour le plus grand profit de quelques uns. Il rejoint, en ce sens, le grand mouvement mondialiste et sa conséquence désastreuse, la nouvelle traite négrière.

Nous en voulons pour preuve sa dernière publication d’une enquête intitulée « Un islam français est possible », et dont rendait compte le Journal du Dimanche, le 18 septembre.

Ce document, rédigé par Hakim El Karoui, conseiller en stratégie et ancien collaborateur de Jean-Pierre Raffarin à Matignon (ce qui en dit long sur les accointances dans ce domaine à l’intérieur de la droite parlementaire), s’appuie sur un gros sondage effectué par l’IFOP auprès de 1 029 personnes de confession (874) ou de culture (155, ayant un parent au moins musulman mais ne se disant pas musulman) musulmane, elles-mêmes extraites d’un échantillon de 15 459 personnes âgées de 15 ans et plus représentatif de la population française.

Ces données fournissent des renseignements sur les musulmans de France, dans un pays où le maniement des statistiques ethniques ou religieuses est très encadré par la loi. Elles frappent d’abord, et cela ne nous surprend évidemment pas, par l’ampleur de l’adhésion (près de 30%) à un islam d’affirmation, critique de la laïcité, d’abord soucieux de la loi religieuse, qualifié de « fondamentaliste » et de « sécessionniste » dans l’enquête. Et si le reste des musulmans prétendent ne pas s’y reconnaître (mettant ici en évidence l’importance de la pratique de la taqiya*, notion totalement inconnue du rapport de l’Institut Montaigne), pas moins de la moitié des 15-25 ans, eux, se rangent dans cette catégorie. Il s’agit donc d’une tendance lourde, qui touche les jeunes de manière puissante, dans un paysage religieux par ailleurs assez différencié.

Cette enquête (réalisée par téléphone du 13 avril au 23 mai) permet, selon ses auteurs, d’évaluer la part des personnes se disant musulmanes à 5,6 % de la population globale (soit environ 3,7 millions). Ce qui est très probablement, volontairement ou non, sous-évalué. Cette population est plus jeune que la moyenne, au point que la part des musulmans monte à 10 % chez les 15-25 ans. Elle est française de naissance à 50 %, par acquisition de la nationalité à 24 %. Et ceci met en évidence les conséquences dramatiques du droit du sol.

Les musulmans de confession ont en commun une pratique religieuse plus soutenue que le reste de la population. 31 % y vont au moins une fois par semaine à la mosquée. La pratique de la prière est encore plus fréquente : la moitié de ceux qui ne vont dans un lieu de culte que pendant le ramadan observent les cinq prières quotidiennes, ainsi que 45 % de ceux s’y rendant moins souvent.

Deux éléments apparaissent comme de véritables marqueurs de l’identité musulmane, pratiquante ou non, tant ils sont partagés. Il s’agit d’abord de la viande halal, consommée exclusivement par 70 % d’entre eux et occasionnellement par 22 %. L’attachement à cette pratique conduit huit musulmans sur dix à estimer que les enfants devraient pouvoir manger halal à l’école.

L’autre marqueur est le voile. Quelque 65 % des musulmans de confession ou de tradition se disent favorables au voile et 24 % sont favorables au port du voile intégral, les femmes étant un peu plus favorables que les hommes dans l’un et l’autre cas. Mais cette approbation n’entraîne pas nécessairement une pratique : les deux tiers des femmes disent ne pas porter le voile, tandis que 35 % le portent, soit « toujours » (23 %), soit sauf sur le lieu de travail ou d’étude (7 %), soit « rarement » (5 %). Mais, à n’en pas douter, il suffirait de circonstances favorables ou d’un ardent lobbying pour que cette pratique s’impose à la majorité.

Et voici qu’apparaît dans l’enquête la volonté de se dégager de ces évidences culturelles et sociologiques pour en venir au but recherché : OUI, UN ISLAM DE FRANCE EST POSSIBLE.

À travers le traitement statistique des réponses, les enquêteurs nous disent avoir identifié six catégories partageant un même système de valeurs construisant leur rapport au religieux. Ces groupes s’étagent des personnes les plus éloignées de la religion, favorables à la laïcité, ne formulant aucune revendication d’expression religieuse dans la vie quotidienne, à ceux ayant une vision plus engagée, présentant « des traits autoritaires », souvent favorables au port du niqab, à la polygamie, critiquant la laïcité.

In fine, soutiennent les auteurs, ces catégories pourraient être résumées en trois groupes. Le premier, représentant 46 % des musulmans de foi ou de culture, regroupe les personnes n’ayant pas ou peu de revendications d’expression religieuse dans le quotidien et plaçant la loi de la République avant la loi religieuse tout en conservant une pratique très supérieure à la moyenne nationale. Le rapport les qualifie de « soit totalement sécularisées, soit en train d’achever leur intégration dans le système de valeurs de la France contemporaine ». Ils sont qualifiés de « majorité silencieuse ».

Le second groupe, représentant un quart de l’effectif, se trouve dans une situation intermédiaire, avec une forte pratique, souvent favorable à l’expression de la religion au travail, mais ayant intégré la laïcité.

Le troisième groupe, ces près de 30% cités au début, ne considère pas que la foi appartienne à la sphère privée, est majoritairement favorables à l’expression de la religion au travail et contestent la laïcité. Le rapport de l’institut Montaigne se veut à leur endroit sévère. Il qualifie leur système de valeur de « clairement opposé aux valeurs de la République », de « sécessionnistes ». « L’islam est un moyen pour eux de s’affirmer en marge de la société », affirme l’enquête.

À travers cette classification, on voit donc se dessiner une double polarité au sein de la population musulmane, dont l’étude souligne qu’elle est étrangère à tout communautarisme (vous remarquerez que, pour les besoins de la démonstration, les auteurs sont passés de six à seulement deux catégories : les « bons » et les « mauvais« ). Et, comme par hasard, la plus nombreuse, « s’inscrit dans un système de valeur et dans une pratique religieuse qui s’insèrent sans heurts dans le corpus républicain », deux tiers de l’échantillon jugeant que la laïcité permet de vivre librement sa religion. L’autre, très présente chez les jeunes générations, fait de la religion un élément structurant de son identité, valorisant les pratiques qu’il lui associe, parfois en opposition avec la loi (niqab, polygamie).

Hakim El Karoui appelle évidemment à combattre cette progression d’une lecture jugée « fondamentaliste » de l’islam en France, notamment parmi les jeunes générations. Il propose des réformes concernant à la fois l’Etat et les musulmans eux-mêmes. Il demande ainsi l’enseignement de l’arabe à l’école, la réforme des institutions du culte musulman afin de mettre fin à la tutelle des Etats étrangers dont sont originaires les générations d’immigrants, de faire émerger de « nouveaux cadres » nés en France, de favoriser la formulation et la diffusion d’un discours théologique ouvert, de permettre la création d’une faculté de théologie en Alsace-Moselle, à la faveur du concordat.

Douterez-vous encore que la Cinquième colonne est à l’oeuvre ?

Le sondage a été conduit auprès de 1 029 personnes de confession ou de culture musulmane (dont 874 se déclarant musulmanes), extraites d’un échantillon de 15 459 métropolitains âgés de 15 ans et plus.

* La taqiya : désigne une pratique de l’islam consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Par extension : principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête, comme moyen stratégique guerrier.

Le 18 septembre 2016.

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Une Réponse to “L’Institut Montaigne jette le masque.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 20, 2016 à 10:09 #

    Aussi incroyable que celà puisse sembler, il y a 500 ans, le Mage de Salon a prévu le retour de la Royauté en France. Nostradamus a appellé notre Roi le Grand Chiren -de Henri, Henririch, Chiren, Cyrénen, le Lys qui aide à porter le poid de La Croix- ou le Lorrain V. Il connaitrait sa propre identité depuis Juillet 1999 : selon Raspail, ce Roi incognito, Bourbon inconnu et masqué aux yeux du monde comme l’est Benoit XVI depuis sa démission, pourrait avoir commencé à régner dans l’ombre, ce qui créerait un sentiment de grande frayeur parmi les ennemis de la France et de la Chrétienté, ayant déjà commencé à consulter, bâtir, organiser -et même conspirer!- à tisser sa toile, comme une Chouannerie moderne et, d’allégeance en allégeance, instituer un Royaume parallèle, invisible aux yeux d’Yves-Marie Adelyne mais pas à ceux de Jean Raspail, et dont la trame irriguerait silencieusement le corps encore sain de la Nation.
    En certaines circonstances, l’Eglise s’est revivifiée de cette manière là…
    Notre Roi caché : Catholique d’une haute élévation de sentiments, tel un Chevalier de Malte au service des déshérités, incollable sur les Ordres de Chevalerie antiques ou encore existants comme sur les hauts lieux d’apparitions Mariales, suivant silencieusement les déplacements de la Jet Set, possédant un passeport de l’Ordre Souverain de Malte, ayant ses entrées à la cour Royale d’Angleterre et usufruitant d’un bolide de rêve -une corvette Stingray modèle 1965 de couleur noire- résultant enregistré au parc automobile de la Maison Blanche, où personne là-bas ne semble rien savoir…
    Immaginons un Roi inconnu comme un nouveau pauvre bien né qui hante les pèlerinages mariaux, les cercles Royalistes, les salons Aristocratiques, les Ordres de Chevalerie, les permanances politiques, les chancelleries diplomatiques, tel Ulysse déguisé en mandiant ! Un Français sur deux voudrait un Roi de nouveau en France, un sur trois voterait pour un candidat Royaliste et attendent un Roi ayant des pouvoirs et un sur 4 que ce Roi soit constitutionnel.
    Notre Roi caché n’est pas un super-héros de cinéma holiwoodien. Tout juste un résistant. Un peu comme le Fantôme de l’opéra, qui fait parfois entendre sa voix mais sans qu‘on le voit. C’est une sentinelle Française, à la Franck Abed. Une présence invisible, qui veille sur la France. Un gardien silencieux. Un Chevalier Blanc dans l’obscurité…
    Une précision cependant : aujourd’hui, les Princes Jean et Louis-Alphonse décrochent leur téléphone et appellent quand ils veulent les Princes étrangers, aussi bien issus de Familles régnantes que prétendantes: le Prince Jean, en particulier, possède un statut reconnu internationalement, étant apparenté avec toutes les Familles Royales d’Europe, ce qui lui ouvre toutes les portes!
    Le Roi caché, qui qu’il soit, est selon la tradition prophétique le Roi Blanc, le Roi du Miracle tenu Providentiellement en réserve pour la régénération future de la France et il mènerait en attendant une vie retirée et pénitente : le Roi futur n’aurait d’ouverture Princière que comme descendant de Louis XVII, et ce vers les Habsbourg comme peut-être, à travers eux, vers les Bourbons d’Espagne, de Naples et de Parme.
    Il serait relativement isolé auprès des Cours, sa seule force ne pourra être que politique. La théorie successorale ne résout plus rien aujourd’hui, car, à l‘heure où notre Etat est bradé, nos ville souillées, nos Eglises vidées, notre jeunesse brimée, abandonnée, livrée, il est n‘est pas impossible que les Français ne se ressaisissent et réclament avec force qu‘une haute et Sainte Légitimité vienne consacrer l‘Etat Français, et le Prince, qui qu‘il soit, devra être à la hauteur de sa Naissance : seule l’action politique peut donner du poids au futur Grand Monarque, comme elle en donna au Comte Henri de Chambord.
    Une silencieuse action Conterévolutionnaire reconstructrice, ne voyant comme le Comte de Chambord de destin Français que dans le cadre de la Chrétienté, de Mission Française que dans la fidélité de la France à son baptême et ne voulant de salut national que dans l’esprit de justice, et soutenant les causes Royalistes étrangères citées plus haut qui lui sont proches…
    Le jeu du Roi : une action Royale que nous pouvons aider, relayer -même si nous ne connaissons pas l’identité du Roi caché, même si nous savons pas s’il connait ou pas lui-même sa propre identité, mais seulement parce que nous savons que Dieu nous l’a promis et annoncé, et tout en restant chacun à son poste- par une action politique Royaliste Providentialiste consacrée au double Coeur de l’Amour surmonté de la Croix du Sacrifice qui est la représentation des Coeurs-Unis, action qui serait en cela une véritable Joie de Dieu.
    Prions pour notre Roi caché et applanissons-lui les chemins par une action Catholique et Française, Royaliste et Providentialiste, à la manière de l’Abbé Georges de Nantes ou du Vicomte Pierre d’André…

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