BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

19 Sep

 

I. La Prétendue  » identité heureuse  » de Juppé

Voilà la justification irréfutable de l’ex-ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en mars 2011, pour obtenir son feu vert à la folle intervention militaire en Libye : » La situation sur le terrain est plus alarmante que jamais. Il nous reste très peu de temps, c’est peut-être une question d’heures. »

Et voici maintenant l’argumentation imparable du même personnage, brillant candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2017 et défenseur de ce qu’il appelle «  l’identité heureuse  » de la France :  » La France serait-elle la France sans Marie Curie venue de Varsovie, Apollinaire né sujet polonais de l’empire russe, Picasso qui vit le jour en Espagne ?  » (source : http://www.atlantico.fr). Cette déclaration nous montre, s’il en était besoin, la perspicacité du personnage et combien il a compris l’ampleur et l’écart civilisationnel de la menace d’aujourd’hui au travers des nouvelles  » Grandes Invasions barbares « .

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Alain Juppé :  » Tous ensemble, nous allons conduire une campagne joyeuse et porter une espérance ! Car je ne connais pas de campagne victorieuse dans la tristesse ou la morosité.  » Ça se lit sur son visage…

 

Celui dans lequel les médias veulent voir le favori de la primaire à droite a pourtant décidé de faire de ce concept un des axes majeurs de sa campagne, avec l’éducation ou l’économie. Mais un concept  » recyclé  » puisqu’il remonte à 2014. Alors avec la fausse naïveté de ceux qui n’on décidément rien compris, il enfonce le clou, en portant fièrement ce sujet. Avec l’objectif de transformer ce point faible présumé en un atout. Puisque son principal rival veut faire de l’identité le thème central de la campagne de la primaire, autant marquer sa différence et assumer le fossé entre deux lignes opposées sur l’immigration et l’islam.

C’est dans cette optique que l’ex-premier ministre a tenu son premier grand meeting, mardi 13 septembre, à Strasbourg, sur  » l’identité de la France « . Manière de montrer qu’il ne craint pas la confrontation avec M. Sarkozy sur ce sujet sensible.

Devant près de deux mille personnes, réunies dans le palais des congrès de la ville, M. Juppé a de nouveau réaffirmé son objectif d’établir une  » identité heureuse « , qu’il conçoit comme «  une ambition collective  » et non  » un état de fait « .  » Je persiste et je signe : oui, l’identité de la France, l’identité heureuse, c’est ce vers quoi je veux conduire le pays « , a-t-il lancé, en disant  » non au pessimisme, au déclinisme ou au renoncement « . Mais c’est quoi au fait son  » ambition collective  » ? Une prochaine république islamique ?

En réalité, il n’a dans son viseur que les thèses développées par le Front national (FN) et par les plus droitiers de son parti ainsi que par des personnalités, à l’instar du philosophe Alain Finkielkraut ou du journaliste Eric Zemmour. Déterminé à se  » battre contre la tentation du repli « , M. Juppé entend tracer une perspective au pays :  » Aujourd’hui, contre tous les prophètes de malheur, je veux redonner aux Français une espérance.  » Avec la perspicacité que nous exposions au début de notre article, il n’y a aucun doute, nous pouvons lui faire confiance !

Alain Juppé veut recréer de la confiance.  » Le rôle d’un responsable politique n’est pas d’en rajouter sur le malheur des temps ou de noircir encore un peu plus la situation. C’est au contraire de montrer que la France a tous les atouts pour repartir de l’avant « , a-t-il déclaré à des journalistes avant le meeting. Avant d’insister :  » Un vrai leader politique, il tire vers le haut, il ne tire pas vers le bas.  »

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Ce n’est pas Al Capone, c’est Ali Juppé

Dans son esprit, l’identité heureuse est avant tout une manière de se projeter vers l’avenir de manière positive, sans tomber dans la sinistrose, avec l’ambition d’améliorer la cohésion sociale en France. Quitte à  » se planter « , comme en Libye en 2011. Et avec un projet de société reposant sur une idée forte : la nécessité d' » intégrer  » les immigrés, en respectant leur diversité et leurs origines, à condition qu’ils s’inscrivent dans  » le partage d’un bien commun  » que sont la langue, les valeurs de la République, la laïcité…

Plus naïf tu meurs !

Mais avec une petite note de prudence. On ne sait jamais… » J’ai une vision claire de la France et de ce que vivent et ressentent les Français « , a-t-il assuré, en citant  » l’aggravation du chômage « , «  la montée de l’insécurité  » ou  » l’affaiblissement de l’école républicaine « .

Et d’ajouter, pour faire bonne mesure, que pour lui les immigrés ont «  le devoir  » de  » montrer une volonté véritable et sincère de s’intégrer à la communauté nationale « . Un processus qui ne peut se réaliser qu’à  » trois conditions  » : la maîtrise des flux migratoires, le refus des tentations communautaristes et, enfin,  » la volonté de partager et de transmettre un bien commun, sans lequel il n’y a pas de nation « . Alors, là, qu’il se rassure. Ils l’ont ses immigrés, cette  » volonté de partager et de transmettre  » leur bien commun.

Elle s’appelle l’islam.

 

II. Centres d’accueil pour migrants : les boniments de Bernard Cazeneuve

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Le contraire de l’identité heureuse

Dans une lettre adressée aux maires et révélée samedi 17 septembre par l’Agence France Presse, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse assurent que l’ouverture de centres d’accueil pour les migrants de Calais se fera en concertation avec les élus et n’aboutira pas à la dispersion de « mini-campements ». Ils essayaient ainsi de rattraper leur bourde de début septembre lorsqu’ils envoyèrent aux préfets de la République leur feuille de route pour organiser l’accueil des migrants venant de Calais et précisèrent qu’il faudrait  » SE PASSER SI NECESSAIRE DE L’ACCORD DES ELUS LOCAUX ET LES METTRE DEVANT LE FAIT ACCOMPLI ! » (Lire « Les nouveaux représentants de la République en mission » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/14/bulletin-climatique-quotidien-14-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Se disant « très soucieux que l’insertion de ces centres dans le tissu local qui les accueille continue de se réaliser dans la sérénité », les ministres de l’intérieur et du logement soulignent l’« importance du dialogue avec les élus et les acteurs locaux ». C’est ce qui s’appelle «  manger son chapeau  » ! En réalité, c’est grâce à la révélation de leur imposture.

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Dans la perspective du démantèlement de la « Jungle » de Calais, l’État cherche à créer 12 000 places dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO) en régions, ce qui provoque des remous. L’Association des maires de France (AMF), choquée par le procédé, avait demandé jeudi que l’objectif de répartition des migrants sur l’ensemble du territoire soit atteint « dans une démarche de dialogue et de concertation préalable ».

« Après un premier recensement technique des capacités potentielles d’accueil », les préfets « engageront naturellement une concertation avec les élus locaux », ajoutent les ministres dans leur lettre. Et que se passera-t-il si ces élus refusent ?

Ces centres d’accueil, notamment rejetés par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et président par intérim des Républicains, Laurent Wauquiez, « ont été conçus pour s’insérer pleinement dans le tissu local grâce à leur taille raisonnable, la mobilisation du tissu associatif de proximité et des élus locaux », précisent-ils. Mais ils ajoutent aussitôt : « Le démantèlement définitif (…) doit s’inscrire dans un cadre de solidarité nationale ». Vous avez compris. Circulez, il n’y a rien à voir.

D’ailleurs, dans une seconde lettre envoyée aux députés, Mme Cosse et M. Cazeneuve appellent les parlementaires à « contribuer à réaliser un travail d’information, de sensibilisation et de pédagogie auprès des élus locaux de (leurs) territoires ».

Après les Représentants en mission, voici venir les Parlementaires en mission. Autant de missionnaires du  » Grand Remplacement « .

 

III. UE : l’échec du sommet de Bratislava

Comme on devait s’y attendre et comme nous l’avions annoncé, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, qui s’est tenu à Bratislava (Slovaquie) vendredi 16 septembre fut un échec.

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François Hollande et Angela Merkel à Bratislava

La famille européenne, ébranlée par le Brexit, se voulait pourtant unie, pour tenter de surmonter l’onde de choc suscitée par le résultat du référendum britannique en juin. La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, avaient même mis en scène, lors d’une conférence de presse commune éminemment symbolique, un moteur franco-allemand qu’ils promettaient de faire fonctionner. Mais le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a cassé l’ambiance en refusant de se joindre à l’exercice : « Je n’ai pas pu [y] participer, je ne peux pas me contenter de suivre un script pour laisser penser aux gens que je suis d’accord. »

Il est vrai que cette réunion dans l’un des pays du groupe de Visegrad, ces pays d’Europe centrale et de l’Est eurosceptiques et viscéralement opposés à la politique migratoire d’Angela Merkel, était une provocation.

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Groupe de Visegrad

Les Vingt-Sept étaient pourtant tombés d’accord sur une déclaration commune, une « feuille de route » – ce qui n’était pas gagné d’avance, à en croire les diplomates –, indiquant : « Nous nous sommes engagés à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d’une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu’ils pourront soutenir. » Patatras !

Alors, on se rattrape aux branches : Bratislava est le « début d’un processus » qui se poursuivra par un autre sommet informel à vingt-sept à Malte, pour s’achever en Italie en mars 2017, à l’occasion des célébrations du soixantième anniversaire des traités fondateurs de l’Union…Déclarèrent-ils. Paris et Berlin « vont très intensément s’engager dans les prochains mois pour faire de tout ça un succès », a même promis la chancelière aux côtés du président français ! Nous vous l’avions dit : c’est, en réalité, le début de la fin.

M. Renzi aurait-il réagi par dépit, regrettant de n’avoir pas été convié à la conférence franco-allemande, lui qui serait si soucieux de rester dans la « cour des grands » en s’affichant aux côtés de Mme Merkel et de M. Hollande, comme lors de la conférence de Ventotene (Italie), fin août ? ( Lire « C’est pathétique ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/23/bulletin-climatique-quotidien-23-aout-2016-de-la-republique-francaise/). A moins que l’Italien n’ait pas apprécié que la « relance » de l’Europe se fasse à coups de gages donnés aux pays de l’Est ? « Je ne suis pas satisfait des conclusions du sommet sur la question [des relocalisations de réfugiés], mais aussi concernant la croissance », a-t-il déclaré en quittant Bratislava.

Il faut dire que les sujets sur lesquels ont insisté les dirigeants correspondaient plus aux priorités du « groupe de Visegrad » (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie) qu’à celles exprimées lors du sommet des « pays de la Méditerranée » organisé début septembre (Lire « Le prochain sommet de l’UE à Bratislava s’annonce tendu » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/12/bulletin-climatique-quotidien-12-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Voici d’ailleurs la conclusion de notre article à l’époque :

«  Ces passes d’armes augurent-elles d’un pugilat au sommet à 27 (sans les Britanniques) censé relancer l’Europe, à Bratislava, le 16 septembre ? C’est probable, montrant ainsi combien les Britanniques ont eu raison de voter pour le Brexit. »

Quasiment pas un mot n’a été prononcé sur l’économie et la relance budgétaire réclamée par Rome et Athènes, un sujet très sensible en Italie, alors que le président du conseil italien met son poste en jeu dans les mois qui viennent, lors d’un référendum sur une réforme constitutionnelle.

Par ailleurs, la relocalisation des demandeurs d’asile entre pays européens, pour soulager l’Italie et la Grèce, n’apparaît même plus. Les pays de l’Est avaient très mal digéré « l’imposition » de quotas de réfugiés par la Commission, avec le soutien de la plupart des Etats en 2015, et depuis, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, multipliait les marques de défiance à l’égard de Bruxelles.

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Il n’y a pas que les coquelicots qui fleurissent dans nos champs de blé

La Commission elle-même a changé sa rhétorique. Son président, Jean-Claude Juncker, n’a pas parlé de cette relocalisation dans son discours de l’Union, mercredi 14 septembre, préférant évoquer une « solidarité qu’on ne peut pas imposer » – presque ce que le groupe de Visegrad énonce dans sa position commune, publiée en plein sommet, vendredi. Ses quatre membres y parlent de « solidarité flexible ». « Les relocalisations restent nécessaires pour soulager l’Italie et la Grèce. Mais il est vrai que la solidarité doit être encouragée et accompagnée plutôt qu’imposée », confie un diplomate européen.

Bref, l’UE n’est manifestement pas sortie de l’auberge. Mais il est urgent que la France en sorte.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Derniers jours à Bordeaux :

Baccarat, Cristal de légende

jusqu’au 27 septembre 2016 

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Fondée en 1764, la Maison Baccarat a traversé les époques pour devenir un symbole de l’art de vivre à la Française, séduisant les cours d’Europe, de Russie ou d’Orient. Les merveilles de cristal ont paré les plus belles tables, pour devenir aujourd’hui de véritables icônes, emblématiques de la manufacture Lorraine.

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Les pièces majeures du savoir faire de la maison Baccarat s’installent dans l’écrin merveilleux que constitue le Château Labottière et ses jardins à la française. L’élégance intemporelle du cristal aux milles reflets dialoguera avec l’architecture contemporaine du lieu, pour un parcours onirique à travers l’histoire de cette grande maison aux œuvres légendaires.

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Le 19 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. hathoriti septembre 19, 2016 à 3:19 #

    cazeneuve, la grosse cosse, hollande, vals, taubira, cambadélis, duflot, etc… dignes descendants (spirituels) des robespierre, barère, st just, danton, cambacérès, hébert et autres monstres qui ont plongé la France dans le chaos d’où elle ne sortira que par le retour du ROI !

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