BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

20 Sep

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I. Nouveau camouflet pour Angela Merkel

Son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), n’a recueilli que 17,5 % des voix aux élections régionales à Berlin, dimanche 18 septembre. Il accuse un recul de cinq points par rapport au précédent scrutin, tandis que la formation de droite eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) fait son entrée au parlement local avec un score de 14 %. Tout en restant le premier parti de la capitale allemande, le parti social-démocrate (SPD) est lui aussi en repli, avec un score de 22 %.

Georg Pazderski, top candidate of the populist AfD (Alternative fuer Deutschland) party is pictured during the electoral evening after Berlin's state elections on September 18, 2016 at the state parliament of Berlin. Some 2.5 million eligible voters in Berlin will choose both a new city-state parliament and 12 local district assemblies. / AFP PHOTO / STEFFI LOOS GERMANY-VOTE-BERLIN

Georg Pazderski, dirigeant local de l’Afd

Dimanche 4 septembre déjà, lors des élections régionales en Mecklembourg-Poméranie, la CDU avait été humiliée par l’AfD, qui avait réalisé un meilleur score que le parti d’Angela Merkel, elle-même élue de la région. Un an après avoir ouvert largement les portes du pays aux hordes migrantes venues du Proche-Orient et d’Afrique mais à un an des prochaines élections législatives, le recul régional de la CDU sonne comme le tocsin pour la chancelière.

Même si le parti d’Angela Merkel est traditionnellement faible à Berlin, jamais il n’avait connu pareille débâcle dans la capitale allemande. Son repli vient compliquer la tâche de la chancelière, qui fait face aux critiques de son propre camp et particulièrement de son allié bavarois, la CSU. Celle-ci réclame de longue date un durcissement de la politique d’accueil de réfugiés de la CDU.

L’arrivée de la droite populiste au parlement de la capitale allemande, cosmopolite et branchée (l’équivalent de la population bobo de Paris), jusqu’alors fière de résister aux tendances populistes, a valeur de symbole. Dans certains quartiers, l’AfD, qui dénonce l’accueil des migrants, a réalisé des scores dépassant 20 %.

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Arrivée de hordes migrantes à la gare de Munich

Et nous n’en sommes qu’au début du cycle électoral en Allemagne…

II. Le casse-tête de Fabienne Buccio

La préfecture du Pas-de-Calais est fin prête. Fabienne Buccio, la préfète, attend du ministre un feu vert qu’elle espère imminent pour la énième tentative d’évacuation du bidonville de Calais.

Mme Buccio prétend avoir tiré les leçons du démantèlement de la zone sud, en février. Elle sait que tous les volontaires au départ doivent être très vite pris en charge, avant qu’ils ne changent d’avis.  » Je souhaite disposer d’un maximum de cars, afin que tous les migrants qui le souhaitent puissent partir tout de suite. Nous allons mettre en place un sas de départ depuis lequel il ne sera plus possible de retourner dans la “jungle” et à partir duquel nous dirigerons chaque personne, chaque famille avec le plus de finesse (sic) possible vers le centre qui conviendra le mieux à sa situation.  »

Certains centres d’accueils et d’orientation (CAO) disposent en effet de logements assez grands pour les familles, d’autres de dortoirs pour les hommes seuls.  » En aucun cas nous ne mettrons les gens dans des gymnases « , martèle la préfète. Utilisée en Ile-de-France, cette formule n’a pas été un succès et les exilés sont revenus rapidement sur les campements.

Mme Buccio demande de disposer d’assez de cars afin d’évacuer 2 000 personnes dès les premières heures de l’opération, même si celle-ci devrait durer  » une semaine  » voire davantage, selon certains observateurs.  » En montant dans les bus, chacun donnera son nom, son âge et sa nationalité, rappelle Mme Buccio, afin que les associations, à l’arrivée, sachent qui elles vont accueillir.  » Mais Mme Buccio rêve. Sachant que la plupart de ces migrants illégaux  n’ont aucun papier d’identité, comment pourra-t-elle faire vérifier leurs allégations ?

Au 1er septembre, la répartition prévoyait que le plus gros contingent file vers la région Auvergne-Rhône-Alpes (1 800). La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie devraient en prendre en charge 1 400 chacune. Ces données chiffrées représentent le nombre de places que le gouvernement voudrait imposer aux régions. Pour l’heure, l’Auvergne-Rhône-Alpes n’en a à ce jour débloqué qu’un quart, la Nouvelle-Aquitaine un tiers et l’Occitanie un cinquième…Vous pouvez imaginer le brillant résultat de l’opération. Et, même si celle-ci se déroulait dans les meilleures conditions (on peut aussi rêver), soyez persuadés que la majorité des migrants déplacés retourneront très vite dans le Calaisis puisque c’est de là qu’ils espèrent passer au Royaume-Uni.

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Retour sur Calais

En attendant leur retour, et pour que l’évacuation se passe au mieux, Mme Buccio dit avoir quadrillé le campement. Elle a découpé le bidonville en zones de 600 réfugiés qui seront vidées une à une après les départs volontaires. «  Nous demanderons à chacun de démonter sa tente en partant « , dit la préfète (dans un éclat de rire…intérieur), qui veut éviter au maximum les images de destruction d’habitat. Celles-là mêmes qui, relayées par les télévisions du monde entier lors de l’éviction de la zone sud, avaient donné le ton de l’opération et empêché la Place Beauvau de continuer dans la foulée l’évacuation de la partie nord. L’amateurisme de nos responsables politiques nous sidèrera toujours !

La préfète, qui a réuni les associations jeudi 15 septembre, espère les convaincre de travailler avec elle et de persuader les exilés de leur intérêt à partir. Une inconnue toutefois et de taille : qui sera conduit en centre de rétention administrative (puisque la majorité de ces migrants ne sont pas éligibles au statut de réfugié et donc théoriquement expulsable) ? En novembre 2015, des places avaient été réservées dans sept CRA en France. A l’époque, il y avait eu autant de pseudo-réfugiés en rétention qu’en centre d’accueil…

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Voulez-vous notre avis ? Aucun ne sera expulsé tant que nous ne serons pas au pouvoir.

 

III. Et les rats continuent de quitter le navire

Nous avons déjà rapporté les petites combines du personnel ministériel comme des députés pour trouver des points de chute après la défaite annoncée de 2017. ( Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/14/bulletin-climatique-quotidien-14-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Eh bien sachez que le mouvement s’accélère.

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A quelques mois des élections présidentielle et législatives, les vannes des cabinets ministériels et de l’Elysée sont grandes ouvertes dans le sens du départ. Certes, la période préélectorale est toujours propice à des reclassements – ou à des promotions pour services rendus – avant une éventuelle alternance. Néanmoins, les départs enregistrés au cours de l’été excèdent largement les habituelles reconversions. Ce qui en dit long sur la pérennité espérée du pouvoir en place. Et voici ce que nous livre le Journal officiel de la République française depuis le 1er juin 2016. Le résultat est saisissant.

En l’espace de cent jours, pas moins de 57 membres de cabinets ministériels et de la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, soit un peu plus de 10 % des effectifs. Par comparaison, ce nombre était de 28 en 2011 sur une période identique. Le nombre de départs a tout simplement doublé !

Et ce sans tenir compte de la démission du ministre de l’économie Emmanuel Macron, qui a entraîné dans son sillage la vingtaine de collaborateurs qui composaient son cabinet .

De même que le départ de George Pau-Langevin du ministère des Outre-mer, et son remplacement par Ericka Bareigts, ont occasionné la suppression du secrétariat d’Etat à l’égalité réelle, créé à peine six mois plus tôt. Du coup, une dizaine de collaborateurs se sont retrouvés le bec dans l’eau ; plusieurs d’entre eux ont suivi leur patronne aux Outre-mer, provoquant d’autres départs.

Indépendamment de ces mouvements inopinés liés à la réorganisation du gouvernement, on retiendra donc ces 57  » cessations de fonctions « . Plus étonnant encore, le nombre de départs concernant des hauts responsables des cabinets, occupant donc des fonctions plus politiques, supposant une adéquation avec les politiques conduites. Depuis le 1er juin, huit directeurs de cabinet ont mis fin à leurs attributions, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Là aussi, c’est le double du nombre de départs de cette nature enregistrés cinq ans plus tôt.

L’Elysée, depuis le début de l’année, n’a pas été épargné par les départs. Le chef du protocole, Laurent Stefanini, a été nommé ambassadeur à l’Unesco, après que l’Elysée eut voulu le nommer, sans succès, à l’ambassade de France auprès du Saint-Siège. Mais, son homosexualité ayant été révélée, le Vatican n’a pas voulu de sa nomination et François Hollande a fini par céder à l’oukase du pape François (Lire « N’en jetez plus, la cour est pleine » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/13/bulletin-climatique-quotidien-13-mai-2016-de-la-republique-francaise/). La conseillère économie, Laurence Boone, est partie chez Axa. Le conseiller finances, Jean-Jacques Barbéris, a rejoint l’entreprise de gestion de fonds Amundi. La conseillère justice, Françoise Tomé, a réintégré le Conseil d’Etat. La conseillère climat, Marie-Hélène Aubert, a été nommée à l’Inspection générale du développement durable. Le conseiller agriculture, Philippe Vinçon, a été promu directeur général de l’enseignement et de la recherche. Et là non plus…N’en jetez plus, la cour est pleine !

Cet été, le  » dircab  » de François Hollande, Thierry Lataste, a, à son tour, quitté l’Elysée. Il a été nommé haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, poste qu’il avait déjà occupé de 1999 à 2002, après avoir été l’un des négociateurs de l’accord de Nouméa, en 1998. Le président de la République a également perdu son aide de camp, Patrice Huguet, et son chef d’état-major, Benoît Puga, promu grand chancelier de la Légion d’honneur. Sa conseillère pour les affaires intérieures, Annabelle Vandendriessche, est devenue commissaire de police. Enfin, la conseillère Afrique, Hélène Le Gal, nommée ambassadrice en Israël, a quitté ses fonctions le 11 septembre. Un peu plus de quatre ans après le début du quinquennat, des trente-sept collaborateurs dont François Hollande s’était entouré en mai 2012, il n’en reste plus que six.

Sept autres directeurs de cabinet ont cessé leurs fonctions. A peine un peu plus de trois mois après sa nomination, le  » dircab  » d’Ericka Bareigts à l’égalité réelle, Stéphane Le Hô, a démissionné, avant même que le secrétariat d’Etat soit supprimé. Le directeur du cabinet de Jean-Vincent Placé au secrétariat d’Etat à la réforme de l’Etat, Pascal Otheguy, a, lui aussi, mis un terme à ses fonctions. Le  » dircab  » de Stéphane Le Foll au ministère de l’agriculture, Philippe Mauguin, a obtenu scandaleusement la présidence de l’Institut national de la recherche agronomique. Claire Waysand, qui dirigeait le cabinet de Michel Sapin au ministère des finances, est partie à l’Inspection générale des finances (IGF). De même que Pierre-André Imbert qui, à la direction du cabinet de la ministre du travail, Myriam El Khomri, avait été un des principaux artisans de la loi travail. Ont également quitté leurs fonctions l’ancienne directrice du cabinet au secrétariat d’Etat au développement et à la francophonie, Sandrine de Guio, et son homologue du secrétariat d’Etat à la ville, Sébastien Lime.

La tentation du privé n’épargne pas les serviteurs de l’Etat. Au cours de ces dernières semaines, plusieurs d’entre eux ont trouvé un point de chute dans des entreprises où leur expérience et leur carnet d’adresses pourront être mis à profit. Radia Ouarti est ainsi passée directement du secrétariat aux transports à Euro Cargo Rail, entreprise ferroviaire de transport de marchandises, filiale de DB Schenker Rail. Hugo Richard, le chef de cabinet adjoint du ministre de la défense, est désormais directeur des affaires publiques chez Airbus Safran Launchers.

Après deux années passées au cabinet de Stéphane Le Foll au ministère de l’agriculture, où elle s’occupait de la sécurité sanitaire, Anne-Laure Fondeur, sur nomination de son ministre, a rejoint le Groupement national interprofessionnel des semenciers (GNIS), une structure mi-publique, mi-privée, généralement considérée comme le  » lobby des semenciers « . François Coën, ancien conseiller presse de Michel Sapin au ministère des finances, pointe désormais chez Majorelle PR, une agence de communication dirigée par Anne Hommel.

La plupart, cependant, regagnent les rangs de la haute fonction publique ou les sphères qui lui sont proches. Ainsi, le conseiller pour la réforme territoriale de Manuel Valls à Matignon, Jean-Luc Combe, a été nommé au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Tandis qu’un autre membre du cabinet du premier ministre, Jérémie Pellet, a été promu directeur général délégué de l’Agence française de développement (AFD).

L’ancienne directrice adjoint du cabinet du ministre de l’aménagement du territoire et des collectivités territoriales, Sophie Duval-Huwart, a, elle aussi, rejoint les rangs de l’IGF. Christine Julien, ex-conseillère au secrétariat d’Etat aux sports, a atterri à l’Inspection générale de la jeunesse et des sports. Quant à Christophe Musitelli, auparavant conseiller diplomatique au ministère des affaires étrangères, il a obtenu le prestigieux poste de conseiller culturel à l’ambassade de France en Italie…

Sophie Martinon, qui a quitté le cabinet du ministre des finances, où elle s’occupait des comptes sociaux, a été nommée directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap). Saïd Acef a quitté le cabinet de Ségolène Neuville au secrétariat d’Etat aux personnes handicapées et dirige à présent un réseau de santé en Seine-et-Marne, Aura 77, travaillant en direction des personnes autistes. Arnaud Lunel, ancien membre du cabinet du secrétaire d’Etat au budget, a été nommé chef du département de la stratégie financière et patrimoniale à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

D’autres ont retrouvé des affectations dans la fonction publique ou l’administration territoriale. Comme Jonathan Morice, qui a quitté le cabinet du ministre des collectivités territoriales pour la direction de l’aménagement à la région Bretagne. Ou Anne Festin, passée du secrétariat d’Etat à la ville à la fonction de directrice générale adjointe de la ville de Lyon. A peine quitté le ministère des collectivités territoriales, Bruno Daller est, quant à lui, devenu directeur financier de la ville et de la communauté de Reims-Métropole. Venu du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, Jérôme Fournier occupe désormais les fonctions de directeur de la jeunesse et des sports à la Réunion.

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A l’approche des élections, cette hémorragie dans les cabinets ministériels est révélatrice des doutes et des inquiétudes qui taraudent bon nombre de conseillers à la veille d’une possible alternance. Classique bien sûr. Mais son ampleur témoigne aussi du malaise – exprimé par certains d’entre eux sous couvert d’anonymat – qu’ils ressentent de voir des politiques publiques pour la mise en œuvre desquelles ils n’ont pas ménagé leur peine et leur temps, insuffisamment reconnues, voire dénigrées.

Sans nécessairement renoncer à leur engagement ou à leurs convictions, ils ressentent comme un sentiment d’échec.  » Quand je suis arrivé dans ce ministère, j’étais tout feu, tout flamme, confie un conseiller parti dans le privé. Je me suis défoncé sans compter mes heures, parce que la vie de cabinet veut ça. J’ai défendu bec et ongles les décisions du ministre. Ces derniers mois, j’ai dû me rendre à l’évidence : j’avais perdu la foi. Il valait mieux que j’aille voir ailleurs.  » Mais de préférence en bénéficiant de quelques prébendes républicaines.

Le temps des reclassements, des recasages et des promotions n’est cependant pas terminé. Il risque même de s’amplifier encore dans les semaines et les mois à venir. C’est ça la République.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Ce dimanche 18 septembre 2016 avait lieu la messe annuelle commémorant la Fondation de l’Hôtel des Invalides dans une Cathédrale Saint-Louis comble. Les portes drapeaux entouraient l’allée centrale et, sur l’estrade du Choeur, dix sonneurs du Rallye Atlantique se tenaient en formation, le dos à l’assemblée, prêts à sonner.

A 11h00 précises, Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et Chef de la Maison de Bourbon, entra dans la Cathédrale et fut conduit par un officiel dans les stalles de chêne sculpté situées à la droite de l’Autel. Sitôt après, les sonneurs sonnèrent « Chant d’Entrée » de la messe de Saint-Hubert, les portes drapeaux et l’assemblée se lèvèrent et la procession se présenta avec des chevaliers des Ordres de Malte et du Saint-Sépulcre, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, Gouverneur des Invalides et le collège clérical précédé de la Croix, des cierges et de l’encens. Les Ordres hospitaliers et militaires se placent à la gauche de Monseigneur le duc d’Anjou, le Gouverneur des Invalides à sa droite et Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées françaises, prit place sur la cathèdre située dans le Chœur. C’est alors qu’arriva Madame la duchesse d’Anjou, conduite par un officiel, qui rejoignit sa place au côté de son époux dans les stalles.

Puis, au temps de Pénitence, succéda le temps de la Parole et Monseigneur Ravel prononça une fort belle Homélie.

Plus tard, les sonneurs du Rallye Atlantique gratifièrent les fidèles de la sonnerie « Offrandes » au moment de la quête. Une sonnerie « à réponse » où deux sonneurs sonnent d’abord du haut de la tribune d’orgues et reçoivent une réponse des dix autres qui se trouvent aux pieds de la tribune, devant la porte d’entrée de la Cathédrale.

Lors de l’instant culminant de la Sainte Messe, à chaque élévation, la sonnerie « la Prière » emplit la Cathédrale de l’éclatante voix de ses cuivres.

Puis, la communion achevée, Monseigneur Ravel prononça la bénédiction d’envoi et l’assemblée se tourna vers le pilier de la travée se trouvant à la gauche de l’Autel pour entamer un Salve Regina en adressant son regard à la statue de la très Sainte-Vierge.

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou (cliché Vexilla Galliae)

Le Rallye Atlantique sonna le « Chant final » , donnant le signal de la procession de sortie : d’abord les porte-drapeaux, puis les Invalides, le collège clérical, les Ordres hospitaliers et militaires, Monseigneur le duc d’Anjou et Madame la duchesse d’Anjou, les personnalités civiles, les ordres constitués et enfin le reste de l’assemblée.

Dans une vaste salle annexe, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux*, Gouverneur des Invalides, entama son discours par ces mots : « Monsieur l’amiral…, représentant de Monsieur le président de la République, Monseigneur, Madame,… » Et vous constaterez que la première place, exceptée celle institutionnelle réservée à la tête du régime en place, est réservée par une haute autorité de l’Etat au duc et à la duchesse d’Anjou, incarnation du Sang sacré de nos Rois et du Principe royal attaché à l’Aîné des Capétiens, auxquels un respect séculaire reconnaît encore la préséance sur les représentants de tous les corps de l’Etat…

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou au milieu des sonneurs. A la droite de Monseigneur, le Médecin général inspecteur Christian Plotton. A la gauche de Madame, le général Ract-Madoux (cliché Vexilla Galliae)

Le Gouverneur des Invalides présenta ensuite au duc et à la duchesse d’Anjou plusieurs invalides en fauteuil que le couple princier salua, l’un après l’autre, d’une poignée de main éclairée d’un chaleureux sourire.

Ce fut ensuite la longue procession des hommage de tous les royalistes fidèles présents. Monseigneur le duc et Madame se retirèrent enfin sous les applaudissements et des voix proclamant, devant des officiers quelque peu interdits, « Vive le Roi ! », « Vive la Reine ! ».

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Monseigneur et Madame la duchesse d’Anjou en compagnie du général Ract-Madoux

* Lire « La grande muette retrouve la voix » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/03/bulletin-climatique-quotidien-3-fevrier-2014-de-la-republique-francaise/

Le 20 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 20, 2016 à 11:02 #

    & IV. En attendant le Roi, le Prince présente bien…

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