BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (24/25 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Sep

I. On commence à en prendre la mesure

Nous avions prévenu. La France allait connaître une prolifération de jeunes candidats au terrorisme à partir de sa pléthorique communauté musulmane. Les chiffres d’aujourd’hui (forcément sous-évalués car tout le monde y a intérêt) le confirment.

C’est ainsi que l’on nous annonce mille neuf cent cinquante-quatre mineurs qui sont signalés en France pour leur radicalisation islamiste, un chiffre qui a augmenté de 121 % depuis janvier, précise Le Figaro du vendredi 23 septembre. Et ces mineurs constituent 18 % du total des individus repérés depuis 2014 pour leur radicalisation (qui seraient plus de 10 000) précise le quotidien, qui cite un bilan effectué au 15 septembre.

À ceux-là, il faut hélas ajouter le millier de ressortissants français actuellement en Irak et en Syrie dans les rangs des djihadistes (dont 17 mineurs y sont déjà morts).

Soit un total avoué d’au moins 12 000 musulmans dangereux et potentiellement criminels vivant sur notre territoire !

Après l’attentat de Nice et l’assassinat du Père Jacques Hamel cet été, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le démantèlement récent d’une cellule djihadiste constituée de femmes et l’arrestation de plusieurs mineurs radicalisés ont illustré le caractère diffus et multiforme de la menace terroriste en France.

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C’est pourquoi nous prétendons, à l’inverse de nos dirigeants politiques, que plus les musulmans sont nombreux dans un pays et plus le danger terroriste augmente. Nous y ajoutons que…l’inverse est nécessairement vrai aussi.

II. TAFTA : surtout, ne leur faites pas confiance

Il y a un mois déjà nous mettions en garde contre les faux-semblants d’un prétendu renoncement des dirigeants européens à poursuivre les négociations sur le Traité de libre échange transatlantique – TAFTA – (Lire « TAFTA : prenez-garde à l’attrape-nigauds » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/29/bulletin-climatique-quotidien-29-aout-2016-de-la-republique-francaise/).

Or, il semble bien que la mystification se précise. Les ministres du commerce des Etats membres de l’UE devaient avoir  » une discussion franche  » sur le sujet à Bratislava, en Slovaquie, vendredi 23 septembre. A moins de deux mois de l’élection présidentielle américaine et alors que les discussions sur le traité piétinent, plus personne ne veut croire aux chances de parvenir à un accord d’ici à la fin de l’administration Obama. Et pourtant…

En avril, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président américain avaient bien tenté de forcer le destin, mais ont renoncé face à l’opposition, notamment, de François Hollande :  » la France, à ce stade, dit non  » au TAFTA, avait déclaré le président de la République.

Alors qu’un quinzième round de négociations débute à New York, le 3 octobre, dans un climat plus que morose, il s’agit désormais pour les ministres européens de clore proprement cette phase de trois ans particulièrement frustrante, qui a heureusement mobilisé les opinions publiques comme jamais. Dans certains pays (l’Allemagne, l’Autriche, la France ou la Belgique), la gauche, les populistes et la société civile sont clairement contre.

Pour cette conclusion, deux écoles s’affrontent. Celle, radicale, de Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au commerce français. Il a assuré qu’il demanderait à Bratislava  » la fin des négociations parce que les Etats-Unis n’ont fait aucune proposition sérieuse. Il n’y avait pas de volonté de leur côté de parvenir à un accord « . Il précise même que  » La France ne soutiendra plus politiquement le mandat de négociation confié à la Commission européenne – en 2013 – , nous considérons que le TAFTA a vécu.  »

Pourtant, il n’est pas question de rompre les discussions avec les Etats-Unis, mais M. Fekl souhaite que l’UE reparte sur de nouvelles bases.  » Cette négociation est trop mal engagée pour donner des résultats. Il faut poser des règles communes, exiger comme préalable la fin de l’extraterritorialité du droit américain qui empêche les entreprises françaises d’aller travailler dans d’autres pays simplement parce que les Etats-Unis ne le veulent pas. Je voudrais que l’Europe s’affirme avec une vraie stratégie commerciale, comme elle est en train de s’affirmer dans la lutte contre l’évasion fiscale.  »

Et d’ailleurs, cette position est loin d’être majoritaire : mi-septembre, les ministres de douze Etats membres de l’UE, dont l’Irlande, l’Italie, la Finlande, la République tchèque, le Royaume-Uni et l’Espagne, ont adressé une lettre à Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, pour rappeler leur soutien au TTIP. Ces membres seraient, eux, plutôt partisans d’une simple pause qui laisserait passer les prochaines élections en France et en Allemagne, histoire de ne pas donner de grain à moudre à la droite eurosceptique.

Le but serait qu’au cours du quinzième round, Européens et Américains parviennent à mettre au propre des textes consolidés (prenant acte de l’état des discussions), voire à clore des chapitres de négociation (notamment ceux concernant l’harmonisation des normes dans l’automobile, assez avancés), afin que le futur président des Etats-Unis puisse, s’il le souhaite, reprendre le travail. Le problème, c’est qu’il semble, selon deux sources diplomatiques, que M. Hollande penche davantage pour l’option d’une  » pause  » que son secrétaire d’Etat.  » Il faut réfléchir à deux fois avant de dénoncer le mandat de négociation confié à la Commission en 2013. A l’époque, Paris avait bataillé pour qu’en soit exclu, par exemple, tout le domaine de la culture « , souligne l’une de ces sources.

La décision finale sur la marche à suivre sera prise lors du Conseil européen des chefs d’Etat, fin octobre. A Bruxelles, on estime que c’est la  » conclusion soft  » qui devrait s’imposer, sachant qu’à deux semaines de la présidentielle américaine, il sera peu probable que les dirigeants européens envoient un message très négatif aux Etats-Unis de peur de favoriser la candidature de M. Trump.

Mais un autre danger se profile. Concernant l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada, M. Fekl, en revanche, est sur la même longueur d’onde que la plupart des autres ministres présents à Bratislava : il soutient à 100 % cet accord de libre-échange, conclu entre la Commission européenne et Ottawa à l’automne 2014. Il n’est toutefois pas encore ratifié, ni par les Etats membres de l’UE, ni par le Parlement européen, ni par les parlements nationaux.

 » C’est un bon accord : les PME européennes vont avoir accès aux marchés publics canadiens, pas moins de quarante-deux appellations d’origine protégée françaises seront reconnues au Canada, avec la possibilité que d’autres le soient à l’avenir si des problèmes de fraudes apparaissaient dans le pays « , détaille M. Fekl.

Les ministres européens ont déjà en tête un agenda «  idéal  » pour l’accord avec le Canada : une ratification en grande pompe par les gouvernements européens et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, le 27 octobre à Bruxelles. Dans la foulée, un vote du Parlement européen puis l’application provisoire du CETA, comme c’est l’usage dans la plupart des accords commerciaux de l’Union en attendant la ratification des parlements nationaux, qui prend des années. Mais, d’ici là, nous serons peut-être aux affaires !

A Bratislava, l’enjeu devait être de définir le périmètre de cette application provisoire :  » Il faut en exclure la proposition sur les cours d’arbitrage – réglant les contentieux entre les multinationales et les Etats – « , prône M. Fekl. C’est l’option qui devait être retenue par les ministres, estime une source proche des discussions.

Les mondialistes sont à la manoeuvre et tôt ou tard ils nous ressortiront leur projet car ils y ont beaucoup, beaucoup d’intérêts.

 

III. Le (très) discret adieu au FAMAS

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Le FAMAS en situation

L’annonce par le ministère de la Défense de la conclusion du marché visant au remplacement du fameux fusil d’assaut français FAMAS a été annoncé en catimini vendredi soir, éclipsé par les cocoricos qui ont entouré la vente de 36 avions Rafale à l’Inde. Somme toute le meilleur moment pour minimiser les retombées politiques négatives sur la décision de choisir un fusil d’assaut étranger pour équiper les trois armées. Nous l’avions pourtant annoncé dès le mois de mars 2015 (Lire « Et ça, ce n’est pas un scandale ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/03/16/bulletin-climatique-quotidien-16-mars-2015de-la-republique-francaise/).

L’Allemand Heckler & Koch (HK) a gagné dans le cadre d’un appel d’offres européen la compétition haut la main face au belge FN Herstal, qui proposait le Scar, l’italien Beretta (ARX 160), le suisse Swiss Arms, ex-SIG Arms (MCX) et, enfin, le croate, HS Produkt (VHS-2). Hélas, aucune entreprise française n’était en lice puisque la Manufacture d’armes de Saint-Etienne est fermée depuis 2001 et que personne (pas même l’Etat) n’a pris la relève. « Il n’y a plus en France ce type d’activités« , avait d’ailleurs rappelé en juin 2014 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le débat sur la souveraineté nationale sur les armes de petit calibre aurait dû se tenir il y a plus de quinze ans…Mais, comme de plus en plus souvent en France, il n’y a plus personne aux commandes !

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Le HK 416

« Le HK 416 a été supérieur aux autres fusils d’assaut. C’est la rolls des fusils d’assaut et la meilleure arme du monde. Il va équiper les soldats de l’armée française« , se réjouit-on au sein du ministère, oubliant que l’on n’a rien fait pour mettre au point en France la meilleure arme d’assaut du monde.

En outre, Heckler & Koch a fait une proposition financière très compétitive dans le cadre du programme « Arme Individuelle Future » (AIF) que le ministère de la Défense ne pouvait pas refuser. Considéré en général comme cher, le fabricant allemand, qui remporte un marché de 100 000 fusils d’assaut au calibre 5,56 mm OTAN (contre 90 000 prévus), aurait fait une proposition d’environ 200 millions d’euros… alors que le budget du ministère était de l’ordre de 350 millions d’euros. Soit une économie de 150 millions environ.

Cette arme est destinée aux trois armées, dont 70 000 pour l’armée de terre et 10 000 dédiées à l’opération Sentinelle. Elle équipera également le commandement des opérations spéciales (COS). Les livraisons sont prévues dès 2017 et s’échelonneront sur une dizaine d’années. Outre les 100 000 armes, cette commande concerne des accessoires, des munitions et diverses prestations permettant notamment d’assurer la qualification, le soutien initial et la formation des utilisateurs. Ce fusil d’assaut possède également la capacité de tirer les grenades à fusil et peut recevoir un lance-grenades de 40 mm pour augmenter sa puissance de feu.

« Ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l’Allemagne et la France dans la Défense et dans l’industrie de l’armement en particulier« , a expliqué le ministère de la Défense dans son communiqué ! Ce qui n’a pas empêché Berlin de tout faire pour écœurer DCNS (notre constructeur naval) qui souhaitait participer au renouvellement des frégates de la marine allemande, au point que le groupe naval français a fini par jeter l’éponge…

C’est ce qui s’appelle une saine gestion non seulement des deniers publics mais aussi de l’honneur de la France. Mais savent-ils encore ce que cela signifie ?

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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La ville de Plaisance (Italie) a accueilli la famille princière de Bourbon Parme pour le baptême du jeune prince Carlos, titré prince de Plaisance par son père, le prince Carlos-Javier de Bourbon, duc de Parme et de Plaisance.

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Le duc et la duchesse de Parme avec le prince Carlos

Pour cette cérémonie, le duc et la duchesse de Parme étaient accompagnés, en particulier, du prince Javier de Bourbon ( frère du duc de Parme et ambassadeur des Pays-Bas auprès du Vatican) et de son épouse, des princesses Maria-Margarita et Maria-Carolina (soeurs du duc de Parme) ainsi que des princesses Maria-Teresa, Cécile et Maria de las Nieves de Bourbon Parme (tantes du duc de Parme), du roi Willem-Alexander des Pays-Bas, du duc de Bragance, etc.

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Le duc de Parme et sa tante Maria-Teresa devant le prince Jaime

Le prince Carlos de Bourbon Parme, prince de Plaisance, est le premier fils du duc et de la duchesse de Parme. Selon les règles dynastiques, il est dynaste en France.

Le 24 septembre 2016.
Jean-Yves Pons, CJA.

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4 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (24/25 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. alaintexier septembre 25, 2016 à 9:31 #

    IV. Le prince Carlo de Bourbon Parme, prince de Plaisance, est le premier fils du duc et de la duchesse de Parme. Selon les règles dynastiques, il est dynaste en France..
    Pourrait-on savoir quel est -en gros- son rang parmi les successibles au trône de France?

    • conseilesperanceduroi septembre 25, 2016 à 10:35 #

      Le prince Carlo de Bourbon Parme, prince de Plaisance, devrait être (sauf erreur) 34e sur cette liste. Pour mémoire, le prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, devrait être 74e.

  2. Hervé J. VOLTO septembre 26, 2016 à 4:11 #

    Désolé d’intervenir… mais le baptême du Prince Carlos-Henrique/Charles-Henri de Bourbon-Parme a eu lieu à Parme, Dimanche 25 Septembre 2016, à la cathédrale dite du Duomo, en présence du Roi et de la Reine des Pays Bas, parrains et marraines du petit Prince. D’où un imposant dispositif de sécurité.

    Pour cette cérémonie, le duc et la duchesse de Parme étaient accompagnés, en particulier, du prince Javier de Bourbon ( frère du duc de Parme et ambassadeur des Pays-Bas auprès du Vatican) et de son épouse, des princesses Maria-Margarita et Maria-Carolina (soeurs du duc de Parme), splendides et élégantes soeurs du Duc de Parme, ainsi que des princesses Maria-Teresa, Cécile et Maria de las Nieves de Bourbon Parme (tantes du duc de Parme).

    Le prince Carlos de Bourbon Parme, prince de Plaisance, est le premier fils du duc et de la duchesse de Parme. Selon les règles dynastiques, il est dynaste en France.

    Etaient présent les enfants du couple Royal.

    C’est une petit reception qui a eu lieu à Plaisance, d’où un joyeux cortège de belles cilindrées entre Parme et Palisance.

    A peine les photos développées, j’enverrai un petit article sur le sujet au blog de la Charte de Fontevrault, à l’intention de Monsieur Texier, Président fondeteur de la Charte.

    Les mères du Prince Carlos-Xavier de Bourbon-Parme et du Roi William-Alexander des pays bas sont soeurs, ce qui fait du Prince de Parme, père du Baptisé, le cousin germain du Roi des Pays-Bas, parrain du Baptisé.

    • conseilesperanceduroi septembre 27, 2016 à 5:37 #

      Tout ce que vous nous dites est parfaitement exact. En réalité c’est la présentation du petit prince de Plaisance qui eut lieu dans sa  » bonne ville « . Le reste est dans notre article.

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